Les promesses seront tenues. Le message a été maintes fois répété. Nicolas Sarkozy le maintient et François Fillon le ressasse chaque fois qu’il fait un pas de premier Ministre VRP de l’UMP. Celles qui concernent les salariés attendront des concertations, des Genelle plus ou moins éloignés, des ajustements budgétaires indispensables. Au nom de la concertation toutes les décisions sont habilement renvoyées après le législatives selon le principe : il est urgent d’annoncer, de promettre, de gratifier mais il est prévu d’attendre la concrétisation car si toutes les commissions mises en place ne corroborent pas la vision sarkoziste on en rendra responsable les partenaires réfractaires aux réformes ! Le tout c’est de communiquer, de communiquer, de communiquer !
" Je ne me suis pas avancé un peu vite, mais il fallait très très vite pouvoir débloquer les transactions ", a expliqué Eric Woerth sur RTL. " Ce n'est pas un arbitrage gouvernemental, c'est une opinion personnelle et c'est aussi une piste lancée ".
La veille, il avait annoncé que " les intérêts d'emprunt pour des biens immobiliers pourront être déduits des revenus, à hauteur de 20%, ce qui correspond au taux d'imposition moyen des ménages. Elle sera applicable aux résidences principales, dont l'acte authentique de vente a été signé après le 6 mai 2007 ". Dommage pour celles et ceux qui ont cru à cette bonne nouvelle. Il leur faudra patienter derrière le bouclier UMP, placer l'argent pour se faire une rente et espérer être touché par l'ISF. Voter pour les députés sarkoziens c'est surtout ne pas se montrer trop exigeant sur la vérité.
C'était avant les municipales et les cantonales d'il y a maintenant 2 mois. Chronqiue écrite et publiée le 14 mai 2007.... A
méditer après les résultats enregistrés le 16 mars dernier !
Quand on fait le point sur la situation du système médiatique français on s’accorde généralement à reconnaître qu’il n’existe véritablement, à l’échelle nationale, que 4 journaux que l’on peut qualifier de réellement indépendants du pouvoir politico-économique. Attention il ne s’agit pas de mettre en doute le contenu des autres mais tout simplement de constater que leur survie dépend essentiellement des fonds injectés par des financeurs plus ou moins intéressés. Le mal gagne également la province et il faut bien avouer que des régions entières sont désormais sous contrôle par la situation de monopole ou par la constitution de réseaux apparemment diversifié mais, dans les faits, monolithique.
t-ce que l’éthique ne leur imposait pas d’écrire au fur et
à mesure de leur " enquête " faite dans le cadre de leur boulot quotidien ce qu’elles savaient et qui visiblement était décisif dans le cadre de la campagne interne du Parti
socialiste ? Ont-elles proposé à leur brillant directeur de la rédaction des papiers sur le sujet ? Les a-t-il refusés ? Dans quel but ? Le fondement même d’un support
médiatique est en cause puisque ses salariées utilisent un autre support pour livrer des informations capitales pour comprendre la manière dont s’est déroulée un période réputée démocratique de
la vie politique nationale. N’a-t-on pas passé un marché avec elles en leur demandant d’attendre les résultats du second tour avant de dévoiler ce que bon nombre de personnes savaient mais ne
pouvaient dévoiler sous peine d’être traduit devant un tribunal populaire…vengeur ?
la partie visible d’un iceberg beaucoup plus retors.
"Soutenir Denis Robert, c'est organiser un cordon sanitaire autour de ceux dont le métier est d'informer et montrer que les journalistes savent aussi se mobiliser et résister aux pressions qui s'intensifient pour contrôler l'information", estime le comité. Il a en effet eu le mérite de lancer une véritable débat sur la protection de sources d’information car toute le fameux " courant clair " aura tourné autour de ce fondement du journalisme. Il paie cher, très cher son audace d’avoir transgressé le silence des agneaux du journalisme.
couples plus proches des gens que des événement mettant en cause les fondements de la démocratie.
En fait on constate que ce sont aussi des heures supplémentaires exonérées de charges sociales mais dont le produit vont intégralement dans les caisses vides d'un Etat qui n'en est pas à une entourloupe près pour récupérer sur le dos des seuls salariés les fonds accordés à ceux qui se gavent de profits financiers. Alors qu'il dispose de moyens plus équitable de fournir les fonds indispensables à la couverture du handicap et de la dépendance comme la CSG qui pourrait être « dosée » différemment entre les divers revenus le gouvernement a mis en place une usine à gaz bidon dont nul ne sait véritablement quelle est la rentabilité.
« Nous continuons de contester qu'il faille demander aux salariés de renoncer à la durée légale du temps de travail à chaque fois que nous identifions un besoin de solidarité », a déclaré Bernard Thibault le secrétaire général de la CGT. Pour lui comme pour moi, « il y a une impasse à demander aux seuls salariés, sur tous les sujets, de réunir les moyens correspondant au financement de la protection sociale. »
Appelée Journée de solidarité envers les personnes âgées entre 2004 et 2007 sous l'action du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, suite à la canicule de 2003 qui entraîna la mort d'environ... 15 000 personnes sans aucun sanction pour le gouvernement d'alors pourtant fortement « responsable mais pas coupable » de cette catastrophe.
Le Conseil d'État avait néanmoins réaffirmé le 3 mai 2005 le caractère férié de ce lundi de Pentecôte bien qu'il ait été travaillé par solidarité. La manière de payer cet impôt est en revanche désormais à définir pour chaque entreprise. En pratique, les entreprises payent une taxe supplémentaire correspondant à la valeur d'une journée de salaire brut, sans charge. Les résultats chiffrés ou estimés obtenus prêtent à discussion. Le premier ministre Dominique de Villepin les a jugés satisfaisants, déclarant le 1er juin 2006 que les bénéfices tirés de cette journée en matière de solidarité étaient pourtant... « incalculables ». Depuis on attend surtout la répartition de sommes collectées.
DIPSARITION DES CREDITS NON AFFECTES
En 2007, la journée de solidarité aurait rapporté 2,2 milliards d'euros. Sur cette somme, plus de 1,3 milliard est destiné aux personnes âgées, dont plus de 800 millions d'euros aux établissements d'accueil. Mais tous les crédits n'ont pas été dépensés, en 2007 comme en 2006, et l'Etat refuse de mettre ces sommes en réserve. Elles servent, selon M. Champvert, président de l'AD-PA à qui regroupe 1 800 directeurs de maisons de retraite et services à domicile, a boucher artificiellement le déficit de l'assurance maladie. Ces sommes subtilisées légalement atteignent, "200 millions en 2006 et près de 400 millions en 2007". Elles sont intégrées dans l'Ondam" (l'objectif national de dépenses de l'assurance maladie) l'année suivante. Cet objectif est voté chaque automne par le Parlement et le tour de passe-passe est facile.
"En 2006, le quart du budget personnes âgées a servi à diminuer les budgets de l'assurance maladie, et cela risque d'être la moitié sur 2007", affirme encore l'AD-PA, qui dénonce une "astuce" similaire des pouvoirs publics sur le financement du Plan Alzheimer, assuré en partie par le produit des franchises médicales. Les lectrices et lecteurs assidus de L'AUTRE QUOTIDIEN le savent déjà car à Créon nous attendons les postes promis pour l'ouverture de la section expérimentale spécialisée dans le traitement des malades Alzheimer ou équivalents. Les décrets qui répartissent le produit des franchises médicales... n'a en effet toujours pas été pris.
L'AD-PA demande en effet d'affecter « tous les crédits à l'aide aux personnes âgées et handicapées » via la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie qui garderait les excédents annuels pour des actions futures qui ne vont cesser de croître. Par ailleurs, selon l'AD-PA, les franchises médicales mises en place depuis le 1° janvier dernier « n'ont apporté aucun crédit supplémentaire par rapport aux années précédentes et le plan Alzheimer affiché n'est que le recyclage de mesures anciennes ». Mais sûrement que ces directrices et directeurs d'établissements ou d'aide à domicile sont d'affreux gauchistes anti-Sarkozy qui n'ont pas encore compris que le Président pratiquait le « coup d'éclat permanent » sans effets concrets.
LE FAMEUX CINQUIEME RISQUE
« L'utilisation des fonds par la caisse de solidarité autonomie a fait l'objet d'un rapport de la cour des comptes qui a bien validé le fait que la totalité des moyens était bien affectée aux
personnes âgées et handicapées et à rien d'autre », a rétorqué la secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité Valérie Létard sur France-Info. « Je trouve dommage que l'on mette en doute
le fait que la Journée de solidarité ne soit pas utilisée exclusivement à cette dépendance ». C'est exact mais ce qu'elle oublie de préciser c'est que la Cour des Comptes vérifie la réalité
des dépenses affectées. Elle a simplement constaté que les crédits dépensés via la CNSA avaient bel et bien été affectés aux objets définis dans sa mission mais elle n'a pas pu vérifier ce que
devenait les excédents non affectés ! C'est ainsi que l'on détourne en permanence de leurs objectifs des mesures dont on peut penser qu'elles ont un objectif louable de solidarité active.
Dans les prochaines semaines on va repartir sur une troisième piste avec la couverture du fameux « 5° risque ». Il faudra revoir certains points dans les discussions sur ce sujet capital
pour l'avenir. Par exemple le vocabulaire doit évoluer : il s'agit d'aider des personnes à aller vers l'autonomie et non de stigmatiser des « dépendants ». La prestation de compensation pour
l'autonomie doit s'appuyer sur un plan personnalisé quel que soit l'âge de la personne, - de 60 ans ou + de 60 ans.
Il est par ailleurs indispensable d'anticiper les problèmes à venir en augmentant le nombre de professionnels, d'établissements et services et baisser les coûts supportés par les personnes âgées.
En fin et surtout la couverture du risque doit s'inscrire dans la solidarité nationale et si une démarche « assurantielle » est possible, elle doit être complémentaire et soumise aux règles de
base de la prestation qui est à financer sur un budget d'Etat afin de maintenir l'égalité républicaine.
FORTE PROGRESSION
Sur l'ensemble de l'année, il y aura au total 253 jours ouvrés soit un de plus que l'an dernier car le 1er mai est par exemple tombé le jeudi de l'Ascension. Au total, le calendrier 2008 des
jours fériés pourrait se traduire par un tout petit coup de pouce à la croissance. En réalité, le rythme de travail dans les entreprises n'est pas plus efficace, mais il tient de plus en plus des
montagnes russes. Ca bourre en juin, ça mollit en juillet, ça dégringole en août, ça repart mollo en septembre puis en accélérant en octobre avant de ralentir sérieusement à la fin de l'année...
et l'affaire du lundi de Pentecôte travaillé n'avait rien changé à cette réalité et le fait qu'il soit férié ne modifiera pas la donne générale. La solidarité mérite une mise à plat générale de
son fonctionnement en France et pas des ajustements ponctuels dictés par les circonstances. L'évolution démographique sera en effet implacable et s'il n'y pas une anticipation globale on se
retrouvera avec des situations catastrophiques.
Une première accélération aurait lieu vers 2010 et une seconde à partir de 2030. Sur la période 2000-2020, la hausse serait de l'ordre de 16 % dans le scénario optimiste, 25 % dans le scénario
central ou 32 % dans le scénario pessimiste. En terme d'effectifs, on passerait de 800 000 personnes âgées dépendantes en 2000 à... 980 000 en 2020.
Entre 2020 et 2040, leur nombre augmenterait dans des proportions légèrement supérieures, les effectifs nombreux des baby-boomers atteignant alors des âges avancés.
Au total, sur les quarante années, l'augmentation serait d'environ 35 % dans le scénario optimiste, 55 % dans le scénario central ou 80 % dans le scénario pessimiste.
Cette hausse serait concentrée sur les personnes de 80 ans ou plus. Personne ne peut imaginer un seul instant que le financement de cette situation est possible dans le contexte économique actuel
car même la suppression de tous les jours fériés ne suffira pas à faire face aux besoins ! En attendant profitez bien de votre lundi férié car il est en voie de disparition !
Mais je déblogue...
Depuis belle lurette, le « politique » a voulu contrôler à son profit ce qu'ils estime être un pouvoir capital pour sa réussite. Il ne rêve que d'adresse directe aux électrices et aux électeurs sans le filtre du contre pouvoir journalistique. A toutes les époques cette tendance a existé.
Dans tous les pays cette captation du pouvoir « d'informer » a tenté les gouvernants. En toutes circonstances la tentation de détourner le système à son profit existe. En fait il faut bien constater que l'obsession des grands de ce monde réside dans leur influence sur l'opinion via des médias plus ou moins à la botte. La seule différence selon les lieux et les moments réside dans la méthode d'appropriation de ce pouvoir. Elle peut être économique comme en Italie où Berlusconi n'est devenu un homme politique que par sa seule capacité à se construire un réseau médiatique personnel. Sa puissance économique l'a conduit au poste qu'il occupe. Bien évidemment cette méthode est réputé... démocratique. Elle ne l'est plus en Chine, en Russie, dans le pays de n'importe quel potentat africain puisqu'ils imposent leur volonté par un contrôle des moyens de diffusion et plus encore par un contrôle absolu des contenus.
L'enjeu essentiel quotidien de tout gouvernement consiste d'abord à fournir quotidiennement de la « nourriture » prédigérée à l'Hydre de Lerne qu'est un système médiatique pour qu'il accepte de le restituer à l'identique. Ensuite il lui faut s'installer régulièrement dans un dialogue direct avec les lecteurs, les auditeurs ou les téléspectateurs pas trop souvent pour créer l'événement mais régulièrement pour éviter de ne le faire qu'en situation de crise. Enfin la mise en place d'un réseau de « partenaires », susceptibles de devenir des « complices » occupe une place importante dans les préoccupations de l'entourage des « puissants » de tous ordres. Il n'y a pas une minute sur la planète où l'on ne devrait rediffuser en boucle le fameux film « Citizen Kane »... même en France !
DES ATTAQUES CONCERTEES
En France au cours de la semaine écoulée, qui rappelons le aura été celle des « ponts » avec démobilisation citoyenne évidente, on aura assisté à de véritables attaques potentielles contre les fondements d'une démocratie reposant sur le pluralisme de l'information. Bien entendu, le débat n'aura pas davantage passionné les foules que le risque de descente du Paris Saint Germain. Or en quelques jours c'est le socle de la démocratie actuelle qui s'est fissuré avec les attaques frontales du Président de la République envers des supports médiatiques qui selon lui n'ont pas accompli leur rôle de transmetteurs des élucubrations sarkozistes. Or ces remarques formulées devant les élus devant représenter tous les électeurs et les électrices de leur circonscription quels que soient leurs choix politiques dénotent un vision extrêmement dangereuse.
« Il est singulièrement 'abracadabrantesque' de constater que Nicolas Sarkozy attaque ainsi les journalistes en privé, alors que le bilan tiré par le Syndicat National des Journalistes (SNJ) de sa première année de présidence est particulièrement accablant... pour la liberté de la presse », indique le syndicat. « Au lieu de continuer à vouloir faire des journalistes les boucs émissaires de ses déboires dans les sondages, le président de la République serait mieux inspiré d'écouter les inquiétudes grandissantes d'une profession en crise. Et de l'aider à retrouver les conditions d'exercer pleinement, et en toute indépendance, sa mission d'informer auprès des citoyens de ce pays », ajoute le SNJ.
Le problème c'est que vous n'avez pas entendu sur TF1, France Télévisions ou les radios le moindre commentaire sur cette position des professionnels de l'information. Si l'on peut faire confiance aux déclarations des parlementaires présents, les propos tenus publiquement (plus de 260 personnes présentes) par le garant constitutionnel de la liberté de la presse. Que Poutine, Castro, Berlusconi, Kadhafi, Hu Jintao, Mahmoud Ahmadinejad, Bongo... et tous leurs autres potes s'offrent ce type de proclamation n'auraient rien d'étonnant mais que l'on ait droit à ces déclarations en France pose évidemment quelques questions.
MOBILISATION ANTI-JOURNALISTE
Le SNJ-CGT inscrit donc ses propos dans le cadre d'une offensive des « patrons » politiques et économiques de la droite. Cette tendance serait portée notamment par le plan de licenciements au quotidien Le Monde, le guichet "départ" ouvert au quotidien Le Figaro, ou encore la nomination d'Antoine Arnault, fils de Bernard Arnault, au comité d'indépendance éditoriale du journal Les Echos. Le syndicat cite également l'opération policière visant la rédaction de Radio Frequenza Amora (station corse du réseau de radios locales France Bleu), les critiques du président Nicolas Sarkozy contre plusieurs organes de presse, et finalement les attaques du député Frédéric Lefebvre contre l'Agence France-Presse (AFP). Le SNJ-CGT « appelle tous les démocrates à réagir contre cette volonté de confiscation de l'information pluraliste, vérifiée, recoupée et mise en perspective » et « appelle les rédactions à refuser toutes les mesures visant à empêcher les journalistes de remplir totalement leur responsabilité sociale ». Il lui faudrait « hurler » pour réveiller un pays inconscient ! Il faut en effet être bien conscient que le président lance ses anathèmes dans un contexte de grave crise économique et financière pour la presse, notamment la presse quotidienne.
Ce mélange entre fragilité économique et pressions politiques risque de se révéler détonnant : un média peut hésiter à froisser le président s'il appartient à un grand groupe industriel dépendant de la commande publique comme c'est le cas pour Bouygues et TF1 ous si son Président dépend de l'humeur présidentielles comme à France Télévisions dont Copé s'occupe en secret ! En fait on assiste à une confusion volontaire et orchestrée visant à confondre le journalisme et la communication. Par définition, le journaliste doit faire des choix éditoriaux. Il n'est pas la courroie de transmission du pouvoir. La preuve que c'est bien la voie choisie par la Droite via les positions prises par la Ministre de la Culture...
BATAILLE SUBALTERNE DES COMMUNIQUES
Christine Albanel suggère dans Le Journal du dimanche que l'Agence France Presse (AFP) pourrait diffuser l'intégralité des communiqués de presse des partis (et notamment ceux de l'Ump) et des organisations syndicales. Selon le JDD, mis en cause par Nicolas Sarkozy, le principe de ce « service supplémentaire » de l'AFP est inclus dans le projet de loi autorisant les journalistes à ne pas divulguer leurs sources. Ces communiqués apparaîtraient « sur un espace spécifique et facilement accessible, selon des modalités à préciser et à organiser », précise-t-elle, avant d'ajouter qu'elle soumettra cette idée au directeur de l'AFP vendredi.
Christine Albanel assure maladroitement que ce service ne se substituerait « en aucun cas au travail de rédaction et d'éditorialisation des journalistes de l'AFP sur les sujets politiques ou sociaux quand ils le jugent nécessaires et pertinents ». Imaginez un peu le boulot passionnant des journalistes qui consisterait à mettre en ligne des communiqués de presse, outils de communication partisans ! Ces communiqués sont d'ailleurs mis en ligne intégralement sur les sites des partis ou des syndicats et sont donc déjà accessibles à tous les citoyens qu'ils passionnent !
Christophe Beaudufe, représentant de la Société des journalistes (SDJ) de l'AFP, s'est élevé contre un mélange des genres. « Notre travail de journaliste, c'est de faire une information vérifiée, recoupée et remise dans son contexte », a-t-il rappelé sur France-Info, on « ne publie jamais un communiqué, on traite un communiqué ». Mais l'Ump n'a que faire de la déontologie d'une profession. Elle n'a les yeux rivés que sur les... sondages !
Pendant ce temps on ne débat pas un seul instant des « volumes » déjà massivement accordés à un camp au détriment de l'autre. Dans le fond ce qui choque Nicolas Sarkozy c'est qu'il n'ait pas 100 % des médias au service de sa communication quotidienne. « C'est un scandale ! » aurait dit Georges Marchais ! Les socialistes se plaignent en effet d'être « inaudibles car ils sont « au pain sec et à l'eau médiatiques », selon Arnaud Montebourg, dans le même JDD. « Aujourd'hui, l'expression en faveur de l'UMP, président de la République et collaborateurs compris, a augmenté de 256 % sur TF1 et 196 % sur France 2 », selon le député PS de Saône-et-Loire, qui cite des chiffres du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Dommage que ces statistiques n'aient pas figurées dans le communiqué de l'Ump car elles auraient simplifié la tâche des journalistes chargés de le traîter.
Mais je déblogue...
En fait la dangerosité de l'automobile (ou du camionneur) relève davantage dans une vision sociale des interdits que d'une action déterminée. Ainsi tous les jours on constate sur le terrain que c'est en définitive les petites infractions qui révèlent la manière dont se comportent ensuite les conducteurs. Pas un jour où dans le cœur modeste de la ville bastide l'on ne constate pas une infraction réputée bénigne commise par une conductrice ou un conducteur « bien sous tous rapports ».
Le stationnement est rarement respecté par des gens pourtant prompts à réclamer des sanctions terribles contre... les autres ! Les sens interdits sont empruntés sans vergogne pour économiser une centaine de mètres de déplacement supplémentaire. Les stops ne sont que rarement respectés quand on se sent en sécurité. La vitesse ne se maîtrise que quand on a un doute sur une possible sanction. Encore aujourd'hui en zone trente j'a constaté à la demande d'une personnes âgée qu'elle avait simplement failli être fauchée sur le passage piétons par une voiture roulant à 90 ! Une trace de freinage de plus de 10 mètres s'arrête au milieu des bandes blanches ! C'est faits constituent la base de comportements qui deviendront beaucoup plus dangereux.
D'ABORD UN COMPORTEMENT CITOYEN
Il suffit de se placer paisiblement à un carrefour, sur un parking, dans une rue pour vérifier que nous continuons à téléphoner au volant, à ne pas mettre sa ceinture, si l'on a un 4x4 monumental à monter sur les trottoirs sans aucune retenue, pour les jeunes motocyclistes ou de quads confondre défonçages de la nature avec promenades bucoliques et pour les plus récalcitrants l'absence de casque... Tant que l'on ne parviendra pas à rétablir ce respect ordinaire on aura bien du mal à maîtriser les attitudes « extraordinaires ». En effet souvent les enfants sont les témoins de ce que le conducteur affirme n'être qu'une faute bénigne. En cas de sanction il criera devant eux à l'injustice, à l'acharnement, à la bêtise répressive... surtout, j'ai remarqué, quand il a les moyens financiers de faire face à la sanction !
Les encarts de quatre pages dans la presse régionale récapituleront parait-il les causes classiques de mort sur la route, en énumérant le nombre de vies qui auraient pu être sauvées en 2006 si tous les conducteurs avaient respecté les règles : 1.271 pour l'alcool, 950 pour la vitesse et la distance de sécurité, 424 pour le port de la ceinture, en passant par le téléphone, la fatigue et la drogue. Ils comportent en outre une planche couvrant quasiment une page entière sur laquelle de petites silhouettes noires figurent les 4.615 tués sur la route en 2007, une baisse de 2% par rapport à 2006, qui contraste avec une augmentation du nombre de blessés : 104.601 (+2,4%). Renforcement du nombre des radars et des contrôles sur les routes, extension des éthylotests anti-démarrage qui pourraient devenir à terme obligatoire: la campagne auprès de l'opinion vient compléter une série de mesures à la fois répressives et préventives ; Mais pour ma part je regrette qu'elle ne soit pas incluse dans une politique plus vaste de réhabilitation du comportement citoyen.
Neuf accidents sur 10 sont imputables au seul comportement des conducteurs et les motocyclistes (scooters et motos plein air) ne sont pas les plus appliqués en matière de respect des contraintes de sécurité. Le dénoncer ce n'est pas faire de l'anti-motards c'est tout bonnement constater que parfois certains d'entre eux se prennent davantage pour des « diables » de la route que des « anges ».
SE TUER EN DORMANT
Nous sommes tous des accidentés ou des « tueurs » potentiels. Le nier c'est s'absoudre de toute faute. Pare xemple même sans avoir bu, même sans rouler vite, même en respectant le code de la route on peut basculer dans un comportement néfaste. Selon une enquête nationale publiée hier par la Prévention routière et l'Association des sociétés françaises d'autoroutes, près de 30 % des automobilistes disent avoir souffert de somnolence au moins une fois dans l'année. Lorsqu'ils conduisent de nuit, ils sont la moitié à l'affirmer. Un phénomène inquiétant à l'heure des départs en vacances de printemps et à la veille du retour de ce week-end prolongé du mois de mai. La somnolence, qui n'est pas répréhensible, augmente en effet de huit fois le risque d'accident et représente 15 à 20 % des pertes de contrôle et collisions sur les routes des pays occidentaux.
« Il ne faut pas confondre fatigue et somnolence », explique Pierre Philip, médecin spécialiste du sommeil au CHU de Bordeaux. « La fatigue se reconnaît à une nuque qui se raidit, une position de conduite qui devient inconfortable et le besoin d'ouvrir les fenêtres pour avoir de l'air. » Le problème c'est que la loi ne punit pas la conduite en « dormant » pas plus qu'elle ne l'interdit après absorption de médicaments antidépresseurs dont on sait combien ils peuvent être dangereux sur les réflexes.
Le coup de pompe peut survenir à n'importe quel moment au cours d'un long voyage. Le plus sage est de s'arrêter et de s'offrir un double expresso. Selon votre réactivité à la caféine, cette pause-café permet de repartir « en forme » pour deux à quatre heures de conduite. Plus grave, l'état de somnolence traduit « une incapacité ou une difficulté extrême à conduire, poursuit Pierre Philip. C'est aussi l'état dans lequel tout le monde se trouve chaque soir juste avant de s'endormir. Elle arrive par vagues successives qui s'amplifient jusqu'à assoupir le conducteur. Les paupières se ferment de manière prolongée et il est impossible de lutter contre », précise Pierre Philip, qui compare cet état à l'ivresse au volant. Seul « traitement » efficace : le sommeil. Une sieste d'au moins vingt minutes permet de reprendre la route pour environ deux heures. Quand je réclame la réhabilitation de la « sieste » qui devrait être institutionnalisée on ne me croît pas !
HANDICAPES EN HAUSSE
La société actuelle ne s'intéresse nullement au quotidien mais elle surfe sur l'événement qu'elle créée. Ainsi les statistiques focalisent sur le nombre de morts alors que dans ce domaine l'évolution est extrêmement défavorable pour les handicapés à vie ! On sait que les accidents de la route tuent en effet chaque année moins de 5 000 personnes (4 615 en 2007). Mais ils transforment aussi chaque année des milliers d'individus valides en handicapés moteurs.
Pour la première fois, une évaluation complète de la morbidité routière entre 1996 et 2004 a donc été publiée par l'Institut national de veille sanitaire (INVS). Ce document montre notamment que les chiffres des forces de l'ordre sous-estiment gravement le nombre de blessés et de blessés graves dans les accidents de la route. Pour la première fois depuis sa création en 1995, le registre médical des victimes d'accidents de la circulation routière du département du Rhône unique en son genre en France , a effectué avec l'aide des services interministériels et les forces de l'ordre, une estimation nationale plus proche de la réalité que les chiffres officiels.
L'étude publiée permet d'affirmer que le risque d'être lourdement handicapé suite à un accident de la circulation est égal au risque d'être tué sur la route (tous modes de transports). Pour les cyclistes et les usagers de deux-roues motorisés, le risque de handicap lourd est beaucoup plus élevé que celui d'être tué. Les spécialistes de l'INRETS ont utilisé une échelle des séquelles majeures persistant un an après l'accident : c'est grâce à elles qu'ils ont pu s'apercevoir qu'il existe plus de blessés avec séquelles majeures chaque année (7 479) que de victimes décédées dans les six jours suivant l'accident (7 344). Mais ces nombres là ne sont pas clamés sur les ondes car ils mettent en cause le rôle néfaste de l'automobile reine de la route qui souvent détruit la vie des autres au nom du droit conférer par un permis de mal se conduire.
Mais je déblogue...
Le baril de pétrole a battu de nouveaux records se rapprochant des 124 dollars après l'annonce par le Département américain de l'Energie des chiffres sur les stocks. Le baril de brut léger pour livraison en juin a atteint les 123,90 dollars lors des échanges hors séance, après une clôture record à 123,53 dollars, en hausse de 1,69, sur le marché des matières premières à New York. Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont augmenté de 5,7 millions de barils, à 325,6 millions de barils au total, au cours de la semaine s'étant achevée le 2 mai, d'après les chiffres publiés mercredi par le Département américain de l'Energie.
Ces chiffres seront probablement dépassé mardi matin au moment où Monsieur tout le monde montera dans son véhicule pour aller contraint et forcé de son pavillon, perdu dans la nature, sur un terrain réputé superbement isolé vers son travail. personnellement j'ai déjà rencontré les premiers salariés qui restent chez eux car ils ne peuvent pas acheter le carburant indispensable pour se rendre dans les diverses propriétés viticoles. L'autre nuit quand je suis sorti pour un feu de poubelles sur Créon j'ai échangé avec les gendarmes qui revenaient d'une planque autour d'un parking pour camions régulièrement délestés de leur plein de gazole. Les fuites sans payer aux stations automatiques se multiplient. Les signes d'une crise se profilent car il n'y a eu aucune anticipation du phénomène. Avant même les dégâts dus au réchauffement proprement dit, ou à l'épuisement des réserves pétrolières, il faut craindre de violentes ruptures sociales, une insécurité et une inégalité croissantes, un épuisement de la chaîne alimentaire. C'est-à-dire, comme au « bon vieux temps », encore et toujours des famines et des guerres. On le sait mais comme les 3 célèbres singes on ne veut ni entendre, ni dire, ni voir.
DE CRISE EN CRISE
La flambée de l'or noir ne fait que commencer. Certes, le baril à 1500 euros n'est pas forcément pour tout de suite mais c'est pour dans un très proche avenir. D'ici la fin de l'année, la hausse des prix est inéluctable. Et sans doute même... souhaitable. Pour des raisons environnementales, d'abord. C'est l'avis de Denis Baupin, adjoint vert au Maire de paris avec lequel j'entretiens des liens amicaux puisque je siège avec lui au conseil d'administration national du Club des Villes cyclables dont il est président. « Le responsable que je suis se désole surtout de la démagogie des politiques qui demandent une baisse des taxes sur l'essence. Encourager à la consommation de pétrole alors que cette énergie devient inéluctablement plus rare et plus chère, c'est aller dans le mur. Et en accélérant ! Nous avons dilapidé ce que l'humanité a mis 300 millions d'années à produire. Utilisons la hausse actuelle pour nous réorganiser. Economisons l'énergie, repensons l'économie et les modes de vie, développons les offres de transports collectifs ! » explique celui qui est haï par les automobilistes parisiens qui lui reprochent sans cesse sa volonté de développer les obstacles à leur merveilleux véhicule !
Dans son dernier rapport annuel, l'Agence internationale de l'Energie (AIE) tire la sonnette d alarme et lui donne pleinement raison : « Les pays doivent impérativement faire évoluer leur système énergétique, s'ils veulent éviter de nouvelles perturbations de l'approvisionnement, des désastres écologiques ou les deux.» Claude Mandil, le directeur de l'Agence, a prévenu : « Nous allons vers un système énergétique cher et sale qui ira de crise en crise.»
Le consultant Jean-Marc Jancovici, considéré comme l'un des meilleurs spécialistes sur le sujet fait également des constats durs que nous ne
sommes pas encore disposés à admettre : « A 120 dollars, le baril n'est pas encore assez cher. Rendez-vous compte : un litre de pétrole vaut moins cher que la moindre bouteille d'eau minérale
dans un restaurant !» Au Grenelle de l'environnement, ce polytechnicien iconoclaste a carrément défendu l'idée d'une taxe supplémentaire sur les énergies fossiles. «Quand il y a un
problème, il faut faire monter le prix de ce problème plus vite que le pouvoir d'achat. Et pour l'instant, celui-ci repose largement sur une énergie trop bon marché.» Horrible, politiquement
inacceptable... et pourtant nous n'aurons pas le choix sous peine de résoudre le problème des retraites par la disparition prématurée de bon nombre de celles et ceux qui pourraient y prétendre
!
DES CIRCONSTANCES AGGRAVANTES
Chaque ménage ne pourra pas avoir deux grosses voitures. Non, le transport aérien ne progressera pas éternellement de 4% l'an. Non, il ne sera pas toujours rentable de délocaliser des produits à
faible valeur ajoutée à l'autre bout de la planète. Ni même de prendre sa voiture pour remplir un chariot de supermarché, dans un centre commercial... ou pour venir acheter, en voiture, une
baguette de pain à l'ancienne ou pour conduire son enfant prodige à l'école alors qu'elle se situe à moins de 500 mètres de son domicile.
Villes de plus en plus étalées, domiciles de plus en plus éloignés des lieux de travail, agriculture de plus en plus spécialisée, gares qui ferment, infrastructures qui privilégient la route et,
pour finir, un pétrole qui s'inscrit dans chaque moment de la vie quotidienne, des sacs-poubelles aux bouteilles d'eau minérale... Tout est à repenser, à modifier.
Le secrétaire chargé des Transports, Dominique Bussereau, a donc présenté les grandes lignes d'un futur « plan d'action en faveur du véhicule propre », dans le cadre du Grenelle. Ce plan
devra « bien identifier et chercher à lever les obstacles » au développement des véhicules propres. « Les recherches sur les véhicules propres sont de première importance" compte tenu du fait
que le mode de transport routier "restera prépondérant », a-t-il insisté, en mentionnant les véhicules électriques, les hybrides rechargeables et « tout ce qui est plus économe en énergie
fossile ». Bien sûr, on peut toujours parier sur le relais des énergies nouvelles. Mais en ce qui concerne le transport où l'énergie doit être disponible en permanence, il n'y aura pas de
miracle. Il n'existe pas de solutions à la situation actuelle et la réaction de l'Europe durant les six mois de présidence française devrait être... énergique si l'on veut mettre un véritable
programme de coopération en route.
ALTERNATIVES RARES
Le charbon ? Encore faut-il le liquéfier. C'est techniquement possible : les Allemands l'ont bien fait durant la guerre pour faire rouler leurs chars ! Mais c'est hors de prix : deux fois le prix
d'un réacteur EPR pour une même quantité d'énergie.
L'électricité ? Sachant qu'un kilo de batterie permet de produire 40 Wh, et un litre de pétrole, 10 kWh, difficile d'imaginer que l'électricité puisse prendre le relais du pétrole. Certes, les
batteries deviendront plus performantes. Mais encore faudra-t-il les alimenter. Les unités de production tournent à pleine capacité. Et l'opinion publique ne semble pas prête à accepter de voir
les centrales nucléaires se multiplier sur le territoire. On n'acceptera plus facilement de payer le carburant à son prix fort mais on se refusera à accepter un équipement collectif près de chez
soi. C'est une constante sociale de la période actuelle !
Les biocarburants ? John Lipsky, numéro deux du Fond monétaire international (FMI) a estimé hier que le développement des biocarburants serait responsable à 70% de la hausse récente des prix du
maïs et 40% de celle des graines de soja. « En ce qui concerne l'alimentation, les politiques de promotion des biocarburants dans certains pays développés ont des répercussions sur le prix de
denrées alimentaires de base, en particulier le maïs et les graines de soja », a observé l'adjoint de DSK. « Les estimations du FMI indiquent que l'augmentation de la demande pour les
biocarburants compte pour 70% dans la hausse des prix du maïs et pour 40% de celle des graines de soja », a-t-il expliqué. Dans le même temps, c'est vrai les prix du pétrole auraient
probablement été plus élevés en l'absence des biocarburants ce qui rend compliqué tout jugement d'ensemble", La pile à combustible ? Avec les technologies disponibles, il faudrait plus d'un
siècle pour remplacer le parc automobile existant. Alors ? Alors une seule solution : économiser. Avant qu'il ne soit trop tard... Enfin on peut toujours y croire. Mardi matin pensez-y tout de
même un peu en montant dans votre voiture.
Mais je déblogue...




