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MAIS JE DEBLOGUE...

"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire.

C'est une intoxication indolore".

J. C. Guillebaud

Responsable de la Publication :  jmdarmian@club-internet.fr

Mardi 25 mars 2008

On pourrait croire que la France a pris conscience de l’absurdité manifeste de la guerre en enterrant sous le honneurs à l’insu de son plein gré à Lazarro Ponticelli. Extraordinaire paradoxe que personne n’a évidemment trop souligné que cette cérémonie qui a vu tous ceux que l’Etat Républicain compte comme personnalités de Droite, le lendemain d’une défaite électorale sans précédent. Dans un pays qui effectue la chasse aux sans papiers elle a honoré par des obsèques nationales un homme qui avait une histoire absolument contradictoire avec tout ce qu’affirment ostensiblement les personens qui lui rendaient hommage. Lazzaro Ponticelli, né à Bettola en Italie était officiellement le dernier Poilu de la Grande Guerre… alors qu’il n’avait combattu en France qu’un an pour être expulsé manu militari vers son pays encadré par des gendarmes français. Mais qui connaît véritablement son histoire que n’importe quel immigré clandestin pourrait raconter sans être forcément couvert de louanges.

Il avait grandi comme la plupart de ceux que pourchasse actuellement Brice Hortefeux dans une famille très pauvre de sept enfants qui vivait à Cordani un village de montagne. Son père travaillait sur les foires et était aussi à l'occasion menuisier et cordonnier. Sa mère cultivait le petit lopin de terre familial et trois fois par an descendait travailler comme journalière dans les rizières de la plaine du Pô. Elle partit en France pour essayer de gagner plus d'argent alors que son fils Lazare n'avait que deux ans. Son père et son frère aîné décédèrent brutalement quelques temps après. Le reste de la famille décida alors de tenter aussi sa chance à Paris et laissa le petit Lazare chez des voisins… Dommage que l’on n’ait pas davantage détaillé cette enfance qui pouvait largement éclipser la période 1914-1915 passée sur le front !

Lazaro commença à travailler dès l'âge de six ans, capturant des volatiles et fabriquant des sabots. Il utilisa l'argent gagné pour prendre le train et se rendre à Paris sans savoir sir ses maigres économies seraient suffisantes pour acquérir à 9 ans un billet de train Piacenza-Paris. Il décida donc de courir derrière le train, sur la voie ferée jusqu'à la frontière française, avec ses sabots sur l'épaule pour ne pas les user. Il débarqua Gare de Lyon en 1906, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler un mot de français et bien évidemment sans aucun papier ! Il campa trois jours et trois nuits dans la gare, jusqu'à ce qu'un chef de gare le remarque. Celui-ci tenta de l'interroger sur sa présence ici mais Lazaro, ne connaissant pas le français, ne put que lui répéter le nom d'un bistrotier, point de passage des Italiens de son village travaillant à Paris et dont on lui avait vaguement parlé avant son départ. Par chance, le chef de gare reconnut le nom et le conduisit chez le cafetier dont la femme le prit sous son aile.

LE SANS PAPIERS AU FRONT

Il commença à travailler comme ramoneur à Nogent sur Marne où résidait alors la plus importante colonie des Ritals en proie à une forme de racisme similaire à celle qu’on connut toutes les autres vagues d’immigration. Il devint crieur de journaux à Paris et gardait d'ailleurs un souvenir vif du 31 juillet 1914 jour de l’assassinat de Jean Jaurés car, à cette occasion, les gens s'arrachèrent ses journaux. Ce parcours est au moins aussi glorieux que celui qu’il a accompli sous l’uniforme du premier régiment de la Légion Etrangère à moins de 17 ans où il retrouva d'ailleurs l'un de ses frères, et fut envoyé sur le front à Soissons

En mai 1915, il se trouve près de Verdun alors qu’il n’est soldat français que depuis moins de 9 mois. En effet, avec l'entrée en guerre de l'Italie, il doit rejoindre l'armée italienne. Refusant de quitter l'uniforme français, c'est accompagné de deux gendarmes qu'il est amené à Turin ; Il est enrôlé de force dans le 3e régiment de chasseurs alpins, les Alpini, et combat les Autrichiens dans les Dolomites.

Il connut alors les fraternisations entre troupes autrichiennes et italiennes (beaucoup d'Alpini des Dolomites parlaient l'allemand). Sa compagnie fut sanctionnée et envoyée dans une zone de combats plus rude. En charge d'une mitrailleuse il est blessé sérieusement à la joue par un éclat d'obus lors d'une sanglante offensive italienne contre les positions ennemies. Il fut opéré sur place à vif et envoyé en convalescence à Naples. Il retourna au front en 1918 à Monte Grappa où il est confronté aux attaques au gaz, qui tuent des centaines de ses camarades : " Des hommes, touchés par les gaz, gonflaient et mouraient par paquets. Ceux qui arrivaient derrière étaient obligés de leur marcher dessus. Les corps éclataient comme des ballons..." C'est là qu'il apprend la signature de l'armistice. En fait Lazaro Ponticelli n’était pas un Poilu comme les autres car il avait peu connu les tranchées françaises et surtout combattu pour défendre son propre pays de naissance contre les envahisseurs autrichiens. Lui le " sans papier " arrivé à moins de 10 ans sur ce sol qu’il allait ensuite retrouver n’avait pas forcément le sentiment qu’il méritait l’hommage d’une nation qui en fit l’un de siens que vingt ans plus tard !

UN AFFRONT A TOUS LES AUTRES

Il fallut en effet une seconde guerre mondiale pour que Lazaro Ponticelli devienne officiellement Lazarre Ponticelli grâce à une voyelle qui changeait sa vie ! Etrange destin que celui qui aura vu un certain Max Gallo transfuge de la Gauche la plus moralisatrice (en son temps il fut le chantre du Ceres et pratiqua la chasse aux sorcières rocardiennes au sein du PS) faire son panégyrique en passant sous silence ce parcours ayant fait d’un immigré clandestin le " héros " d’une Grande Guerre par la longévité exceptionnelle de sa vie !

Désormais dévoué à Sarkozy, Max Gallo ne pouvait pas s’offrir une pareille description ressemblant étrangement à la sienne mais qu’il a vite oubliée pour les ors et les fastes d’un pouvoir qui l’a toujours fasciné et dont il ne peut pas se passer. Dommage que cette " guerre " sociale faite par Lazaro Ponticelli n’ait pas été lue dans les classes en complément du message de Guy Mocquet, trouvaille idéologique dont on a oublié la scandaleuse exploitation. Le dernier Poilu n’était qu’un " sans papier " qui refusait les honneurs qu’il jugeait abusifs d’un pays ayant oublié le sacrifice de seins !

" Cette guerre, on ne savait pas pourquoi on la faisait. On se battait contre des gens comme nous..."

" Je refuse ces obsèques nationales. Ce n'est pas juste d'attendre le dernier poilu. C'est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu'ils méritaient. On n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi

4000 MORTS SUR ORDONNANCE

Le président George W. Bush a appris avec " chagrin " que le nombre d'Américains tués en Irak avait atteint 4.000 morts et assume la responsabilité des décisions qu'il a prises, a déclaré, hier, la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. " Evidemment, il éprouve du chagrin en cet instant, mais il pleure chacune des vies perdues, de la toute première dans ce conflit à celles d'aujourd'hui ", a dit devant la presse Dana Perino après avoir parlé avec George W. Bush plus tôt dans la matinée. " Et il porte la responsabilité des décisions qu'il a prises, et il porte aussi la responsabilité de continuer à se consacrer à réussir ", a-t-elle ajouté.
Le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l'invasion de mars 2003 a atteint la marque symbolique des 4.000 après la mort de quatre soldats dimanche dans le sud de Bagdad. Pour l'armée américaine, ce cap symbolique est purement arbitraire. " C'est artificiel dans le sens où on différencie la quatre millième perte tragique de la première ", déclarait récemment le porte-parole Greg Smith très cynique dans une interview à Reuters. Ceux qui sont contre la guerre y verront pourtant une nouvelle raison d'y mettre fin. Ceux qui la soutiennent insisteront sur les progrès militaires et affirmeront qu'à l'avenir, les victimes seront moins nombreuses. Aucune certitude dans ce domaine. George W. Bush a dit ne rien regretter de sa décision de déclencher la guerre, qui a fait plonger sa cote de popularité au fil des années, tout en admettant un " coût élevé en vies ".
Comme c’est quasiment le cas dans tous les conflits Bush a lancé la guerre en espérant une victoire rapide avec un minimum de pertes. En mai 2003, il annonçait la fin des grandes opérations de combat mais l'armée américaine s'enlisait dans les mois suivants face à l'insurrection. Le millième soldat américain allait mourir en septembre 2004, 18 mois après l'invasion, peu avant la réélection de Bush pour un second mandat. Le bilan grimpait à 2.000 morts en octobre 2005, en pleine guérilla sunnite contre le gouvernement de Bagdad, puis à 3.000 en décembre 2006, avant que Bush ne décide d'envoyer 30.000 hommes en renfort pour réduire une violence ayant fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils et des millions de déplacés.

Dans quel camp s’engagerait maintenant Lazaro Ponticelli : celui des gens défendant leur terre contre une envahisseur venu de l’extérieur ou dans celui des soldats supposés apporter la paix et la démocratie à un peuple. Je suis certain qu’il aurait pensé à ces 4 000 morts anonymes auxquels on rendra un hommage appuyé l’espace d’une cérémonie mais qui dans le fond sont moins importants que les survivants. Les uns ne votent plus. Les autres resteront électeurs.

Mais je déblogue…

On pourrait croire que la France a pris conscience de l’absurdité manifeste de la guerre en enterrant sous le honneurs à l’insu de son plein gré à Lazarro Ponticelli. Extraordinaire paradoxe que personne n’a évidemment trop souligné que cette cérémonie qui a vu tous ceux que l’Etat Républicain compte comme personnalités de Droite, le lendemain d’une défaite électorale sans précédent. Dans un pays qui effectue la chasse aux sans papiers elle a honoré par des obsèques nationales un homme qui avait une histoire absolument contradictoire avec tout ce qu’affirment ostensiblement les personens qui lui rendaient hommage. Lazzaro Ponticelli, né à Bettola en Italie était officiellement le dernier Poilu de la Grande Guerre… alors qu’il n’avait combattu en France qu’un an pour être expulsé manu militari vers son pays encadré par des gendarmes français. Mais qui connaît véritablement son histoire que n’importe quel immigré clandestin pourrait raconter sans être forcément couvert de louanges.

Il avait grandi comme la plupart de ceux que pourchasse actuellement Brice Hortefeux dans une famille très pauvre de sept enfants qui vivait à Cordani un village de montagne. Son père travaillait sur les foires et était aussi à l'occasion menuisier et cordonnier. Sa mère cultivait le petit lopin de terre familial et trois fois par an descendait travailler comme journalière dans les rizières de la plaine du Pô. Elle partit en France pour essayer de gagner plus d'argent alors que son fils Lazare n'avait que deux ans. Son père et son frère aîné décédèrent brutalement quelques temps après. Le reste de la famille décida alors de tenter aussi sa chance à Paris et laissa le petit Lazare chez des voisins… Dommage que l’on n’ait pas davantage détaillé cette enfance qui pouvait largement éclipser la période 1914-1915 passée sur le front !

Lazaro commença à travailler dès l'âge de six ans, capturant des volatiles et fabriquant des sabots. Il utilisa l'argent gagné pour prendre le train et se rendre à Paris sans savoir sir ses maigres économies seraient suffisantes pour acquérir à 9 ans un billet de train Piacenza-Paris. Il décida donc de courir derrière le train, sur la voie ferée jusqu'à la frontière française, avec ses sabots sur l'épaule pour ne pas les user. Il débarqua Gare de Lyon en 1906, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler un mot de français et bien évidemment sans aucun papier ! Il campa trois jours et trois nuits dans la gare, jusqu'à ce qu'un chef de gare le remarque. Celui-ci tenta de l'interroger sur sa présence ici mais Lazaro, ne connaissant pas le français, ne put que lui répéter le nom d'un bistrotier, point de passage des Italiens de son village travaillant à Paris et dont on lui avait vaguement parlé avant son départ. Par chance, le chef de gare reconnut le nom et le conduisit chez le cafetier dont la femme le prit sous son aile.

LE SANS PAPIERS AU FRONT

Il commença à travailler comme ramoneur à Nogent sur Marne où résidait alors la plus importante colonie des Ritals en proie à une forme de racisme similaire à celle qu’on connut toutes les autres vagues d’immigration. Il devint crieur de journaux à Paris et gardait d'ailleurs un souvenir vif du 31 juillet 1914 jour de l’assassinat de Jean Jaurés car, à cette occasion, les gens s'arrachèrent ses journaux. Ce parcours est au moins aussi glorieux que celui qu’il a accompli sous l’uniforme du premier régiment de la Légion Etrangère à moins de 17 ans où il retrouva d'ailleurs l'un de ses frères, et fut envoyé sur le front à Soissons

En mai 1915, il se trouve près de Verdun alors qu’il n’est soldat français que depuis moins de 9 mois. En effet, avec l'entrée en guerre de l'Italie, il doit rejoindre l'armée italienne. Refusant de quitter l'uniforme français, c'est accompagné de deux gendarmes qu'il est amené à Turin ; Il est enrôlé de force dans le 3e régiment de chasseurs alpins, les Alpini, et combat les Autrichiens dans les Dolomites.

Il connut alors les fraternisations entre troupes autrichiennes et italiennes (beaucoup d'Alpini des Dolomites parlaient l'allemand). Sa compagnie fut sanctionnée et envoyée dans une zone de combats plus rude. En charge d'une mitrailleuse il est blessé sérieusement à la joue par un éclat d'obus lors d'une sanglante offensive italienne contre les positions ennemies. Il fut opéré sur place à vif et envoyé en convalescence à Naples. Il retourna au front en 1918 à Monte Grappa où il est confronté aux attaques au gaz, qui tuent des centaines de ses camarades : " Des hommes, touchés par les gaz, gonflaient et mouraient par paquets. Ceux qui arrivaient derrière étaient obligés de leur marcher dessus. Les corps éclataient comme des ballons..." C'est là qu'il apprend la signature de l'armistice. En fait Lazaro Ponticelli n’était pas un Poilu comme les autres car il avait peu connu les tranchées françaises et surtout combattu pour défendre son propre pays de naissance contre les envahisseurs autrichiens. Lui le " sans papier " arrivé à moins de 10 ans sur ce sol qu’il allait ensuite retrouver n’avait pas forcément le sentiment qu’il méritait l’hommage d’une nation qui en fit l’un de siens que vingt ans plus tard !

UN AFFRONT A TOUS LES AUTRES

Il fallut en effet une seconde guerre mondiale pour que Lazaro Ponticelli devienne officiellement Lazarre Ponticelli grâce à une voyelle qui changeait sa vie ! Etrange destin que celui qui aura vu un certain Max Gallo transfuge de la Gauche la plus moralisatrice (en son temps il fut le chantre du Ceres et pratiqua la chasse aux sorcières rocardiennes au sein du PS) faire son panégyrique en passant sous silence ce parcours ayant fait d’un immigré clandestin le " héros " d’une Grande Guerre par la longévité exceptionnelle de sa vie !

Désormais dévoué à Sarkozy, Max Gallo ne pouvait pas s’offrir une pareille description ressemblant étrangement à la sienne mais qu’il a vite oubliée pour les ors et les fastes d’un pouvoir qui l’a toujours fasciné et dont il ne peut pas se passer. Dommage que cette " guerre " sociale faite par Lazaro Ponticelli n’ait pas été lue dans les classes en complément du message de Guy Mocquet, trouvaille idéologique dont on a oublié la scandaleuse exploitation. Le dernier Poilu n’était qu’un " sans papier " qui refusait les honneurs qu’il jugeait abusifs d’un pays ayant oublié le sacrifice de seins !

" Cette guerre, on ne savait pas pourquoi on la faisait. On se battait contre des gens comme nous..."

avouait Lazare Ponticelli quand les journalistes lui demandaient de raconter " sa " guerre. " On ne voulait pas faire la guerre, on nous a obligé à la faire sans qu'on sache pourquoi ", en effet, toute désobéissance conduisait au mieux selon lui des tranchées de Verdun au bagne de Cayenne ou au pire valait le peloton d'exécution.

" Je refuse ces obsèques nationales. Ce n'est pas juste d'attendre le dernier poilu. C'est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu'ils méritaient. On n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi

". Il estime que le travail de mémoire arrive trop tard. " On s'en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n'était plus nombreux et qu'on était fatigués. ". Ces phrases prennent toute leur signification le jour où l’on annonce le quatre millième mort en Irak dans la camp américain (one ne compte plus les centaines de milliers de morts irakiens). Dommage que George W. Bush le dernier grand ami de la France sarkozyste !

4000 MORTS SUR ORDONNANCE

Le président George W. Bush a appris avec " chagrin " que le nombre d'Américains tués en Irak avait atteint 4.000 morts et assume la responsabilité des décisions qu'il a prises, a déclaré, hier, la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. " Evidemment, il éprouve du chagrin en cet instant, mais il pleure chacune des vies perdues, de la toute première dans ce conflit à celles d'aujourd'hui ", a dit devant la presse Dana Perino après avoir parlé avec George W. Bush plus tôt dans la matinée. " Et il porte la responsabilité des décisions qu'il a prises, et il porte aussi la responsabilité de continuer à se consacrer à réussir ", a-t-elle ajouté.
Le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l'invasion de mars 2003 a atteint la marque symbolique des 4.000 après la mort de quatre soldats dimanche dans le sud de Bagdad. Pour l'armée américaine, ce cap symbolique est purement arbitraire. " C'est artificiel dans le sens où on différencie la quatre millième perte tragique de la première ", déclarait récemment le porte-parole Greg Smith très cynique dans une interview à Reuters. Ceux qui sont contre la guerre y verront pourtant une nouvelle raison d'y mettre fin. Ceux qui la soutiennent insisteront sur les progrès militaires et affirmeront qu'à l'avenir, les victimes seront moins nombreuses. Aucune certitude dans ce domaine. George W. Bush a dit ne rien regretter de sa décision de déclencher la guerre, qui a fait plonger sa cote de popularité au fil des années, tout en admettant un " coût élevé en vies ".
Comme c’est quasiment le cas dans tous les conflits Bush a lancé la guerre en espérant une victoire rapide avec un minimum de pertes. En mai 2003, il annonçait la fin des grandes opérations de combat mais l'armée américaine s'enlisait dans les mois suivants face à l'insurrection. Le millième soldat américain allait mourir en septembre 2004, 18 mois après l'invasion, peu avant la réélection de Bush pour un second mandat. Le bilan grimpait à 2.000 morts en octobre 2005, en pleine guérilla sunnite contre le gouvernement de Bagdad, puis à 3.000 en décembre 2006, avant que Bush ne décide d'envoyer 30.000 hommes en renfort pour réduire une violence ayant fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils et des millions de déplacés.

Dans quel camp s’engagerait maintenant Lazaro Ponticelli : celui des gens défendant leur terre contre une envahisseur venu de l’extérieur ou dans celui des soldats supposés apporter la paix et la démocratie à un peuple. Je suis certain qu’il aurait pensé à ces 4 000 morts anonymes auxquels on rendra un hommage appuyé l’espace d’une cérémonie mais qui dans le fond sont moins importants que les survivants. Les uns ne votent plus. Les autres resteront électeurs.

Mais je déblogue…

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Lundi 24 mars 2008

La flamme olympique n’éclaire plus le monde de la manière dont le souhaitait le Baron Pierre de Coubertin. Nous ne sommes plus en effet dans un siècle des lumières mais plu sûrement dans celui d’un obscurantisme rampant. Le mythe olympique, car il s’agit bel et bien d’un mythe et non d’une réalité, a du plomb commercial et politique dans les ailes. La blanche colombe s’envolant au-dessus d’un site hanté par les Dieux de l’Olympe sert de cible à tous les tireurs d’élite de la planète.

" La force de l’olympisme est la puissance de la dramaturgie contemporaine " explique Jean Pierre Augustin professeur à l’université de Bordeaux 3. Le mythe sacralise les jeux. Ce mythe met en scène l’épopée de l’Homme sur notre planète. Elle se perçoit parfaitement dans les cérémonies d’ouverture des jeux qui revête une importance symbolique destinée à effacer les différences sociales pourtant terribles existant sur la planète. Si les pays se battent pour obtenir ce moment planétaire c’est souvent pour faire oublier leurs turpitudes liées à un régime discutable, une pratique sociale discutable, un comportement écologique discutable. Ils veulent se conférer une virginité par le feu : celui de la flamme olympique.

Le second volet de l’olympisme se traduit par la force politique d’une gouvernance mondiale que la politique est incapable actuellement d’imposer en raison du système de fonctionnement de l’ONU. Toutes les nations sont inscrites aux Jeux Olympiques et donc peuvent se rassembler en faisant semblant de se respecter. C’est la seule organisation internationale qui réunit les 200 nations du monde.

Le troisième point fort de ce mouvement sportif est ostentatoire grâce à une médiatisation outrancière de ses compétitions dont certaines n’oint véritablement qu’un intérêt extrêmement limité. Les J.O demeurent la seule grande manifestation de la planète. Ce phénomène est largement amplifié avec l’essor des retransmissions télévisées qui inondent les chaumières, les cases, les igloos ou les appartements. C’est ce barnum que les nations (voire les nationalistes) s’arrachent à prix d’or pour en tirer un bénéfice en terme d’image.

QUATRE PERIODES DIFFERENTES

L’historique de l’olympisme se classe en quatre grandes périodes. La naissance à la fin du XIXème siècle, grâce au combat de Pierre de Coubertin, qui n’a pas lâché prise devant les Anglais mais qui n’a pas toujours été aussi clair qu’on le prétend dans la " légende " sur ses objectifs.

La deuxième époque surgit pendant l’entre-deux guerre. Le communisme affronte les fascismes. L’URSS refuse l’olympisme, le considérant comme une vitrine de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Elle décide donc de créer des jeux " parallèles " plus populaires (ou populistes, exactement). En revanche, les fascismes investissent l’olympisme (1936, les J.O de Berlin, où les équipes doivent défiler avec le bras levé, si les jeux J.O auraient eu lieu en 1940 ils se seraient déroulés au Japon, etc.).

On en connaît les conséquences

La troisième période apparaît avec l’après-guerre. L’URSS décide de rentrer dans l’olympisme. Son entrée se fait à Helsinki. Elle y envoie énormément d’athlètes féminines, pour insister sur l’idéologie d’égalité. Après la chute du mur, une quatrième phase naît. L’olympisme est alors accaparé par l’économie qui l’exploite sans vergogne au nom de la mondialisation galopante. Enfin, les jeux olympiques mettent en évidence un autre point très important en géopolitique actuelle : la domination des pays du Nord sur ceux du Sud. Tous les pays ne sont pas à égalité et les JO le démontrent amplement. Depuis près de 20 ans, pour tenter de remédier à ces déséquilibres patents, les pays francophones ont instauré les " jeux de la francophonie " et les anglophones ceux du Commonwealth. Les pays du Sud sont aussi nombreux que ceux du Nord. De plus l’organisation se fait en alternance. Une fois sur deux, ils se déroulent dans un pays pauvre (sur les quatre jeux de la francophonie, un a eu lieu à Madagascar et un autre à Niamey) mais ils sont encore très éloignés de la notoriété olympique. On peut même craindre que les difficultés économiques actuelles de la France et des autres pays européens finissent par " tuer " cette alternative peu populaire !

La cérémonie d'allumage de la flamme olympique a lieu aujourd’hui, sur le site d'Olympie, en Grèce. Les images ont bien entendu été vendues aux partenaires privilégiés. Le porte flamme n’a pas encore de logos mais ça ne saurait tarder. Gazprom ou GDF vont s’intéresser de près à l’énergie de cette flamme portée de mains en mains et qui va tenir lieu de fil conducteur à la vie sportive. En raison d'un temps couvert, la torche n'a pas été allumée à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition, mais par une flamme obtenue selon ce procédé il y a plusieurs jours, et conservée depuis lors.
L'allumage devrait se faire de la même façon car les prévisions météorologiques sur la région sont mauvaises, incitant les autorités grecques à avancer d'une heure la cérémonie, qui eu donc lieu à 9h 00 au lieu de 10h 00. Au cours d’un cérémonial ayant peu évolué depuis les JO de Berlin de 1936, lorsque cette manifestation eut lieu pour la première fois à Olympie, la flamme a été allumée par une " grande prêtresse " entourée de danseuses.
La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis. Il l’a confiée à la nageuse chinoise Luo Xuejuan, médaillée d'or la même année, lançant un relais de 137.000 km à travers les cinq continents jusqu'à son arrivée à Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux. En fait c’est ce jour là que se jouera la réalité de la mondialisation. Bine plus que les épreuves sportives, la cérémonie d’ouverture risque bel et bien d’être l’enjeu politique réel de ces JO. Les absences seront scrutées, les présences seront admirées. En effet on pourra être dans la vitrine ou éviter d’y être ! Difficile actuellement de prévoir quelle sera la position de Speedy Sarko alors que l’on connaît déjà celle de George W. Bush : il sera de la fête car ils e voit mal critiquer les Chinois pour leur intervention au Tibet alors que les troupes US ont envahi au nom des mêmes principes l’Irak ! Quant à la France son silence actuel s’explique pour plusieurs raisons. La France, membre comme la Chine du Conseil de sécurité de l'ONU, a besoin de soutien sur plusieurs question cruciales : le Darfour, le Liban, l'Iran, l'élargissement du Conseil de Sécurité et surtout qu’en Afrique les Chinois ont pris le contrôle d’une bonne part d’un continent sur lequel la France n’a plus d’influence forte comme autrefois.
Par ailleurs en novembre dernier, lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Pékin, Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, a signé un contrat faramineux: la vente de deux réacteurs de deuxième génération EPR à la Chine, contrat considéré comme le plus important de l'histoire du nucléaire civil. Et, dans la foulée, (vous ferez le lien) Areva est devenue partenaire officiel des Jeux Paralympiques de Pékin en 2008.L 'encre de Chine sèche lentement, c’est bien connu. Si Paris se montrait un peu trop critique, les autorités chinoises pourraient bien reprendre leur signature qui s’efface sans problème dans un pays où lé vérité commerciale d’un jour n’est pas celle du lendemain ! Alors que se multiplient donc les appels au boycott, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a estimé que les Jeux constituaient au contraire une opportunité d'ouverture pour la Chine.
" Nous pensons qu'en ouvrant la Chine au regard du monde à travers les 25.000 représentants des médias qui assisteront à la manifestation olympique, le pays changera. Les jeux Olympiques sont une force au service du bien "

Tout le monde va tenir le même langage en expliquant que le fait qu’ils soient des milliers à Pékin aux frais de leurs médias, des gouvernements, des fédérations, de l’organisation, choyés dans des hôtels de luxe construits à la hâte constitue une avancée positive pour les Droits de l’Homme en Chine ! On verra quand ils auront fini les agapes olympiques quelles seront les retombées… pour le Peuple !

"ON INVOQUERA COUBERTIN

" Cause toujours tu ne nous intéresses pas "

Il suffira alors de revenir aux fondamentaux : pour Coubertin, il s'agissait de magnifier aux yeux du monde la supériorité de l'Occident, et surtout de prouver dans le cadre des jeux, la perfection de " l'homme blanc ", autant sur le plan physique que spirituel. Pour cet homme d’une Droite pure et dure, la beauté des corps répondant à l'antique esthétique des athlètes grecs ne pouvait se retrouver que chez des compétiteurs Européens. Cette supposée perfection européenne devait donc se manifester de façon éblouissante par une supériorité de performances, cela au détriment des autres "races" considérées comme inférieures. " À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance ", se plaisait à alléguer sentencieusement notre preux humaniste de Coubertin, sûr de son fait. Sa vision on ne peut plus simpliste des peuples de la planète ne faisait guère place à la demi mesure : " Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! C'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. " (Cf son ouvrage : " Education anglaise "). Voici le véritable cadre idéologique de la renaissance des jeux Olympiques modernes : les femmes interdites d'accès, les Nègres, Indiens et autres métèques tolérés dans le rôle de faire valoir. On retiendra d'ailleurs que pour la troisième olympiade de 1904 à St Louis (USA), les compétitions furent organisées séparément, ceci en fonction de la "race" des compétiteurs. Les organisateurs américains considéraient en effet les Pygmées, Turcs, Syriens et autres Sioux comme des trublions exotiques, indignes d'être comparés à la fine fleur de l'athlétisme WASP (suprématie anglo-saxonne blanche).

Quant à Coubertin, malgré le succès grandissant des J.O modernes, il ne cessa de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l'éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Il y voyait un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition… Sur ces bases là il sera aisé de démontrer que ce qui se passe au Tibet n’est pas si grave que l’on veut bien l’écrire. L’important sera donc bel et bien de ne pas participer… à la cérémonie rituelle d’ouverture mais il serait bien étonnant que Nicolas Sarkozy et Carla aient le courage de se priver de ce moment de gloire !

Mais je déblogue…

 

La flamme olympique n’éclaire plus le monde de la manière dont le souhaitait le Baron Pierre de Coubertin. Nous ne sommes plus en effet dans un siècle des lumières mais plu sûrement dans celui d’un obscurantisme rampant. Le mythe olympique, car il s’agit bel et bien d’un mythe et non d’une réalité, a du plomb commercial et politique dans les ailes. La blanche colombe s’envolant au-dessus d’un site hanté par les Dieux de l’Olympe sert de cible à tous les tireurs d’élite de la planète.

" La force de l’olympisme est la puissance de la dramaturgie contemporaine " explique Jean Pierre Augustin professeur à l’université de Bordeaux 3. Le mythe sacralise les jeux. Ce mythe met en scène l’épopée de l’Homme sur notre planète. Elle se perçoit parfaitement dans les cérémonies d’ouverture des jeux qui revête une importance symbolique destinée à effacer les différences sociales pourtant terribles existant sur la planète. Si les pays se battent pour obtenir ce moment planétaire c’est souvent pour faire oublier leurs turpitudes liées à un régime discutable, une pratique sociale discutable, un comportement écologique discutable. Ils veulent se conférer une virginité par le feu : celui de la flamme olympique.

Le second volet de l’olympisme se traduit par la force politique d’une gouvernance mondiale que la politique est incapable actuellement d’imposer en raison du système de fonctionnement de l’ONU. Toutes les nations sont inscrites aux Jeux Olympiques et donc peuvent se rassembler en faisant semblant de se respecter. C’est la seule organisation internationale qui réunit les 200 nations du monde.

Le troisième point fort de ce mouvement sportif est ostentatoire grâce à une médiatisation outrancière de ses compétitions dont certaines n’oint véritablement qu’un intérêt extrêmement limité. Les J.O demeurent la seule grande manifestation de la planète. Ce phénomène est largement amplifié avec l’essor des retransmissions télévisées qui inondent les chaumières, les cases, les igloos ou les appartements. C’est ce barnum que les nations (voire les nationalistes) s’arrachent à prix d’or pour en tirer un bénéfice en terme d’image.

QUATRE PERIODES DIFFERENTES

L’historique de l’olympisme se classe en quatre grandes périodes. La naissance à la fin du XIXème siècle, grâce au combat de Pierre de Coubertin, qui n’a pas lâché prise devant les Anglais mais qui n’a pas toujours été aussi clair qu’on le prétend dans la " légende " sur ses objectifs.

La deuxième époque surgit pendant l’entre-deux guerre. Le communisme affronte les fascismes. L’URSS refuse l’olympisme, le considérant comme une vitrine de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Elle décide donc de créer des jeux " parallèles " plus populaires (ou populistes, exactement). En revanche, les fascismes investissent l’olympisme (1936, les J.O de Berlin, où les équipes doivent défiler avec le bras levé, si les jeux J.O auraient eu lieu en 1940 ils se seraient déroulés au Japon, etc.). On en connaît les conséquences

La troisième période apparaît avec l’après-guerre. L’URSS décide de rentrer dans l’olympisme. Son entrée se fait à Helsinki. Elle y envoie énormément d’athlètes féminines, pour insister sur l’idéologie d’égalité. Après la chute du mur, une quatrième phase naît. L’olympisme est alors accaparé par l’économie qui l’exploite sans vergogne au nom de la mondialisation galopante. Enfin, les jeux olympiques mettent en évidence un autre point très important en géopolitique actuelle : la domination des pays du Nord sur ceux du Sud. Tous les pays ne sont pas à égalité et les JO le démontrent amplement. Depuis près de 20 ans, pour tenter de remédier à ces déséquilibres patents, les pays francophones ont instauré les " jeux de la francophonie " et les anglophones ceux du Commonwealth. Les pays du Sud sont aussi nombreux que ceux du Nord. De plus l’organisation se fait en alternance. Une fois sur deux, ils se déroulent dans un pays pauvre (sur les quatre jeux de la francophonie, un a eu lieu à Madagascar et un autre à Niamey) mais ils sont encore très éloignés de la notoriété olympique. On peut même craindre que les difficultés économiques actuelles de la France et des autres pays européens finissent par " tuer " cette alternative peu populaire !

La cérémonie d'allumage de la flamme olympique a lieu aujourd’hui, sur le site d'Olympie, en Grèce. Les images ont bien entendu été vendues aux partenaires privilégiés. Le porte flamme n’a pas encore de logos mais ça ne saurait tarder. Gazprom ou GDF vont s’intéresser de près à l’énergie de cette flamme portée de mains en mains et qui va tenir lieu de fil conducteur à la vie sportive. En raison d'un temps couvert, la torche n'a pas été allumée à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition, mais par une flamme obtenue selon ce procédé il y a plusieurs jours, et conservée depuis lors.
L'allumage devrait se faire de la même façon car les prévisions météorologiques sur la région sont mauvaises, incitant les autorités grecques à avancer d'une heure la cérémonie, qui eu donc lieu à 9h 00 au lieu de 10h 00. Au cours d’un cérémonial ayant peu évolué depuis les JO de Berlin de 1936, lorsque cette manifestation eut lieu pour la première fois à Olympie, la flamme a été allumée par une " grande prêtresse " entourée de danseuses.
La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis. Il l’a confiée à la nageuse chinoise Luo Xuejuan, médaillée d'or la même année, lançant un relais de 137.000 km à travers les cinq continents jusqu'à son arrivée à Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux. En fait c’est ce jour là que se jouera la réalité de la mondialisation. Bine plus que les épreuves sportives, la cérémonie d’ouverture risque bel et bien d’être l’enjeu politique réel de ces JO. Les absences seront scrutées, les présences seront admirées. En effet on pourra être dans la vitrine ou éviter d’y être !
 Difficile actuellement de prévoir quelle sera la position de Speedy Sarko alors que l’on connaît déjà celle de George W. Bush : il sera de la fête car ils e voit mal critiquer les Chinois pour leur intervention au Tibet alors que les troupes US ont envahi au nom des mêmes principes l’Irak ! Quant à la France son silence actuel s’explique pour plusieurs raisons. La France, membre comme la Chine du Conseil de sécurité de l'ONU, a besoin de soutien sur plusieurs question cruciales : le Darfour, le Liban, l'Iran, l'élargissement du Conseil de Sécurité et surtout qu’en Afrique les Chinois ont pris le contrôle d’une bonne part d’un continent sur lequel la France n’a plus d’influence forte comme autrefois.
Par ailleurs en novembre dernier, lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Pékin, Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, a signé un contrat faramineux: la vente de deux réacteurs de deuxième génération EPR à la Chine, contrat considéré comme le plus important de l'histoire du nucléaire civil. Et, dans la foulée, (vous ferez le lien) Areva est devenue partenaire officiel des Jeux Paralympiques de Pékin en 2008.L 'encre de Chine sèche lentement, c’est bien connu. Si Paris se montrait un peu trop critique, les autorités chinoises pourraient bien reprendre leur signature qui s’efface sans problème dans un pays où lé vérité commerciale d’un jour n’est pas celle du lendemain ! Alors que se multiplient donc les appels au boycott, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a estimé que les Jeux constituaient au contraire une opportunité d'ouverture pour la Chine.

Tout le monde va tenir le même langage en expliquant que le fait qu’ils soient des milliers à Pékin aux frais de leurs médias, des gouvernements, des fédérations, de l’organisation, choyés dans des hôtels de luxe construits à la hâte constitue une avancée positive pour les Droits de l’Homme en Chine ! On verra quand ils auront fini les agapes olympiques quelles seront les retombées… pour le Peuple !

ON INVOQUERA COUBERTIN

" Cause toujours tu ne nous intéresses pas " pensent sûrement les Chinois. Ils savent pertinemment que les enjeux financiers sont tels que personne ne pourra courir le risque de boycotter cette manifestation. Les multinationales ont davantage de pouvoir que le conseil permanent de l’ONU. Les Fédérations sous perfusion des sponsors ne peuvent plus reculer. Les médias qui lorgnent vers le pactole que représentent la pub durant la durée des JO vont éluder le problème. Aucun pays n’ayant réellement la conscience tranquille en matière de Droits de l’Homme les Chinois sauront se montrer patient ! pensent sûrement les Chinois. Ils savent pertinemment que les enjeux financiers sont tels que personne ne pourra courir le risque de boycotter cette manifestation. Les multinationales ont davantage de pouvoir que le conseil permanent de l’ONU. Les Fédérations sous perfusion des sponsors ne peuvent plus reculer. Les médias qui lorgnent vers le pactole que représentent la pub durant la durée des JO vont éluder le problème. Aucun pays n’ayant réellement la conscience tranquille en matière de Droits de l’Homme les Chinois sauront se montrer patients !

Il suffira alors de revenir aux fondamentaux : pour Coubertin, il s'agissait de magnifier aux yeux du monde la supériorité de l'Occident, et surtout de prouver dans le cadre des jeux, la perfection de " l'homme blanc ", autant sur le plan physique que spirituel. Pour cet homme d’une Droite pure et dure, la beauté des corps répondant à l'antique esthétique des athlètes grecs ne pouvait se retrouver que chez des compétiteurs Européens. Cette supposée perfection européenne devait donc se manifester de façon éblouissante par une supériorité de performances, cela au détriment des autres "races" considérées comme inférieures. " À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance ", se plaisait à alléguer sentencieusement notre preux humaniste de Coubertin, sûr de son fait. Sa vision on ne peut plus simpliste des peuples de la planète ne faisait guère place à la demi mesure : " Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! C'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. " (Cf son ouvrage : " Education anglaise "). Voici le véritable cadre idéologique de la renaissance des jeux Olympiques modernes : les femmes interdites d'accès, les Nègres, Indiens et autres métèques tolérés dans le rôle de faire valoir. On retiendra d'ailleurs que pour la troisième olympiade de 1904 à St Louis (USA), les compétitions furent organisées séparément, ceci en fonction de la "race" des compétiteurs. Les organisateurs américains considéraient en effet les Pygmées, Turcs, Syriens et autres Sioux comme des trublions exotiques, indignes d'être comparés à la fine fleur de l'athlétisme WASP (suprématie anglo-saxonne blanche).

Quant à Coubertin, malgré le succès grandissant des J.O modernes, il ne cessa de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l'éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Il y voyait un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition… Sur ces bases là il sera aisé de démontrer que ce qui se passe au Tibet n’est pas si grave que l’on veut bien l’écrire. L’important sera donc bel et bien de ne pas participer… à la cérémonie rituelle d’ouverture mais il serait bien étonnant que Nicolas Sarkozy et Carla aient le courage de se priver de ce moment de gloire !

Mais je déblogue…

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Dimanche 23 mars 2008

J’ai toujours été persuadé que dans le monde politique la notoriété indirecte est au moins aussi importante que celle que l’on construit sur son territoire. Les spécialistes qui accompagnent à l’Elysée Nicolas Sarkozy le savent parfaitement. : pays chauvin et nombriliste, la France aime que son Président ait une image positive hors de ses frontières. C’est l’unique raison qui a conduit le Président de la République à vite aller rencontrer les hommes d’Etat qui voulaient bien le… rencontrer et se construire ou se reconstruire, grâce à lui, une honorabilité perdue.
Ce comportement de Speedy Sarkozy, parcourant la planète avec avidité et fastes, a vite démontré ses limites car il confortait son image d’agité du bocal survolant les problèmes mais ne les abordant jamais quand il fallait de faire avec détermination et sincérité. Il a perdu des plumes en allant favoriser la résurrection de Phénix plus ou moins en difficulté : Poutine, Kadhafi, Bush, Déby, Hu Jintao, Bouteflika… Mais désormais après seulement un dizaine de mois de périples plus ou moins glorieux la perception qu’en ont les étrangers semble irrémédiable d’autant qu’il continue à se comporter comme un velléitaire n’allant jamais à l’essentiel. Mutisme quand il faudrait parler haut et fort, suivisme quand il faudrait se démarquer, attentisme quand il faudrait agir vite : il n’a aucune crédibilité internationale.

D’ailleurs la presse étrangère (peu lue et commentée en France) ne se prive pas de stigmatiser un activisme que nous avons pris en France pour du dynamisme. Dans un éditorial intitulé " Président Bling-Bling ", le New York Times recommande hier, un peu plus de " discipline " dans la conduite des affaires au président français Nicolas Sarkozy. Une rude leçon infligé par le quotidien référence de ses nouveaux amis américains !
Evoquant comme un " camouflet " pour le président le résultat des récentes élections municipales et cantonales françaises, l'influent quotidien estime que "  Sarkozy a été puni pour toutes les bouffonneries médiatisées (sic) et peu présidentielles qui lui ont valu le sobriquet de président Bling-Bling ". Quel journaliste français aurait osé écrire pareille phrases ans être cloué au pilori pour crime de lèse-majesté ? La synthèse est dramatiquement réelle ! Et dire que les municipales et les cantonales ne sont pas des références politiques nationales. Dommage que ce soit aux Etats-Unis que la presse prétende le contraire !

L’EDITO QUI DERANGE

" Pour un homme politique qui a travaillé si longtemps et si dur pour arriver à l'Elysée, M. Sarkozy a démontré de curieuses notions sur comment se conduire une fois dans la place ",

LE MARIAGE QUI DERANGE

En Europe ce n’est pas mieux. Il est en effet indécrottable. La " grandeur de la France " portée par la mise en service d’un sous-marin nucléaire ne résiste pas au gâchis culturel que la Président de la République a lui-même créé avec ses affaires de cœur (pour ne pas employer un mot … déplacé plus cru). En effet outre Atlantique on ne va causer en ce week-end pascal que du remariage de l’année entre Cécilia Ciganer-Albéniz, son ex-épouse, avec le publicitaire Richard Attias ont débuté vendredi !

Ces invités, qui ont requis l'anonymat, ont indiqué se rendre à une fête privée organisée dans la soirée de vendredi dans la maison que possède le publicitaire à Greenwich, réputée être une des villes américaines aux plus hauts revenus située dans le Connecticut (nord-est). J’espère qu’ils auront eu la gentillesse de convier à leurs épousailles Alain Genestar, l’ex-directeur de Paris Match qui avait eu l’audace incroyable de publier une photo de ce nouveau couple à la une de ce magazine et qui s’était ensuite fait virer pour cette décision. Il le mérite car… il n’avait en définitive qu’avoir de l’avance sur l’actualité ! Les convives du couple, environ 150 personnes, étaient tous logés au Regency Hôtel, un hôtel chic sur Park Avenue à New York, d'où un autobus les a conduits dans la propriété du patron de Publicis Events World dans le Connecticut. Ils ont eu une pensée émue pour l’ex-directeur limogé !

Hier soir, Cécilia Ciganer-Albéniz et Richard Attias se sont rendus à Broadway avec leurs amis pour assister à la comédie musicale "Mamma mia", après un dîner dans un restaurant mexicain, ont déclaré les invités interrogés. Enfin des décisions culturelles de haute importance et surtout le choix de la cuisine étrangère représente un geste fort de solidarité envers les minorités brimées dans tous les pays du monde. Enfin on peut le voir ainsi ! Dimanche, après la cérémonie de mariage, une réception est prévue au Rockefeller Plaza en plein coeur de Manhattan. Je suis certain que Paris Match ne pourra pas faire autrement que bâtir sa une sur un tel événement car c’est un magazine libre et indépendant !
Les détails de la cérémonie restent en effet secrets mais certaines rumeurs font état d'une cérémonie religieuse dans une synagogue de New York. Il sera donc beaucoup plus difficile d’obtenir des clichés de ce moment clé qui mériterait en cette période d’attaques en règle contre la laïcité pourtant une large diffusion puisqu’il s’agira d’un mariage " mixte " que le Chanoine de Latran ne saurait approuver! La France qui travaille plus pour gagner plus sera ravie de savoir que tout s’est bien passé… et que durant le même week-end Carla et Nicolas cherchaient des œufs de Pâques dans les jardins de La Lanterne avant de préparer leurs valises pour Londres où un pince-fesse les attend avec la Reine ! C’est tout de même autre chose !

LE COPAIN QUI DERANGE

Question valises, il y en a d’autres qui les bouclent faute d’avoir su se taire ! Un certain Georges-Marc Benamou doit quiiter l’Elysée pour cause de disgr^pace présidentielle. L'affaire a un parfum de scandale car il devrait être recasé dans l’un des lieux les plus prestigieux pour l’image culturelle française à l’étranger : la fameuse Académie de France à Rome plus connue sous le nom de Villa Médicis.
Ce qui met aujourd'hui en émoi, c'est l'intention affirmée de l'Élysée de nommer à ce poste cet enfant de la gauche et dernier confident de François Mitterrand, cet ancien journaliste recruté l'an dernier par Nicolas Sarkozy pour être son conseiller aux… Affaires culturelles. Premier à s'indigner, Olivier Poivre d'Arvor, le frère de PPDA. Pour une raison simple : il est lui-même candidat et s'estime plus compétent que le conseiller élyséen, haï pour ses trahisons multiples dans tous les camps ! D'autant que ce dernier aurait déclaré que cette villégiature romaine lui permettrait de retourner à ses premières amours : l'écriture et le cinéma. Autrement dit qu’il n’a rien à cirer de la Villa Médicis ! Directeur de CulturesFrance, organisme public chargé de la diffusion internationale de la culture française, Olivier Poivre d'Arvor adresse donc une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy : " Imaginer que la Villa Médicis est un lieu de repli pour conseiller en disgrâce, [...], une retraite pour convenance personnelle, c'est donner un signe bien négatif ", estime le plaignant qui avait cru comprendre, il y a quelques mois, de la bouche même de M. Benamou, que le poste lui était promis.
Hier, la polémique prend un autre tour et dépasse la simple rivalité de personnes. Dans Le Monde, une quarantaine d'artistes et d'intellectuels déclarent " incongrue, voire méprisante "
la nomination possible de Georges-Marc Benamou à Rome. Les signataires, dont Jane Birkin, Patrice Chéreau, Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner, Sophie Calle, François Bon et Olivier Rolin, rappellent que diriger l'Académie de France " requiert un lien fort avec l'Italie et sa langue " et qu'il ne doit en aucun cas s'agir d'un

" lot de consolation ".

Quel week-end mes aïeux pour l’image de la France. C’est à désespérer des médias pourtant contrôlés par des amis. Mais que fait la police médiatiQue qui contrôle désormais internet ? Mais que font les conseillers en ommunication ? Mais que Fait François Fillon  qui n’est allé soutenir que des battus aux municipales ? Ils attendent le retour des cloches et la bénédiction urbi et orbi du Pape. Un dernier recours pour sauver ce qui peut l’être encore !

Mais je déblogue…

ajoute le journal. " Son divorce tumultueux et son remariage presque immédiat à une chanteuse- mannequin glamour ont été quelques unes des initiatives les plus sensationnelles qui ont valu à Sarkozy la couverture de 252 magazines en 2007 ", indique l'éditorial. quand c’est moi qui écrit que les journaux politiques français sont devenus Paris Match Pravda, VSD, Closer, Point de Vues et images du Monde, Nous Deux, Gala, Voici…je suis taxé par quelques commentaires virulents d’anti-sarkozysme primaire  mais si c’est le New York Times qui le prétend c’est déjà plus sérieux et plus inquiétant car c’est l’image de notre pays dans sa globalité qui se trouve dans cet édito assassin !
Le NYT rappelle également comme des preuves " de mauvais jugement " sa décision de " mettre fin abruptement " à une interview avec la chaîne américaine CBS, de " qualifier son porte-parole d'imbécile " NDLR : d’ailleurs il a été depuis viré sans ménagement) ou " sa remarque grossière à un type refusant de lui serrer la main ". Ils savent donc tout ça de l’autre coté de l’Atlantique ? Etonnant qu’ils résument un an de mandat à ces faits peu glorieux.
" Ces potins sensationnels ont été assortis de messages confus du gouvernement de M. Sarkozy, le président et ses conseillers souvent parlant et agissant en porte-à-faux avec les ministres ", ajoute l’éditorialiste du quotidien. Nicolas Sarkozy " est de loin trop bouillonnant pour devenir un clone de ses pompeux et graves prédécesseurs mais lorsque la conduite d'un homme politique interfère avec sa mission, il est temps d'appliquer une dose de discipline ", conclut l'éditorial. Fermez le ban ! Pour des amis, les Américains ont véritablement ses amis !
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Samedi 22 mars 2008

L'épisode des vacances américaines de l'ex-couple présidentiel a été soigneusement effacé de l'album de la première année du règne sarkozyste. La luxueuse villa dont on ne saura jamais comment elle a été louée, les escapades en bateau sur le lac sous le regard des objectifs des photographes , les cachoteries autour de la présence de Rachida Dati, la fausse quiétude familiale de ce séjour de milliardaire et surtout... le splendide pique-nique chez Bush père et fils resteront tout de même de grands repères sur... la vision politique internationale de celui qui représentait la France. Obsédés par l'absence de Cécilia à cette cérémonie d'allégeance les médias français n'ont jamais mesuré le pas vers la philosophie extrémiste américaine que venait d'accomplir la Président de la République.

George W. Bush et son homologue français avaient pourtant souligné la primauté de l'amitié sur les désaccords, avant le déjeuner de hot dogs et de hamburgers qui les attendait à Kennebunkport, sur la côte Atlantique du Maine, dans la résidence de famille des Bush. Alors qu'il attendait le président français, en vacances actuellement à une centaine de kilomètres de là au bord d'un lac du New Hampshire, Bush a qualifié Nicolas Sarkozy d'ami. " Nous avons de bonnes relations avec la France, même si, c'est clair, il y a des désaccords ", avait affirmé Bush. A ce sujet, Nicolas Sarkozy, accueilli par Bush à son arrivée, avait abondé dans le même sens: " Est-ce qu'on est d'accord sur tout ? Non, parce que dans une famille, on peut avoir des désaccords. On peut être des amis et ne pas être d'accord sur tout ". Avec son aplomb habituel il avait même osé ce mensonge destiné à s'appuyer sur l'histoire comme il sait le faire. " Je viens de lire la biographie de La Fayette. Ça fait jamais pratiquement que 250 ans que la France et les Etats-Unis sont des alliés. A la naissance des Etats-Unis, la France a choisi les Etats-Unis, à l'époque il y avait quatre millions d'Américains. La France était l'amie des Américains. Et après, quand nous, les Français, nous avons été en guerre, les Américains étaient avec nous ",

Qu'avait-on retenu de cette partie de barbecue :Cécilia, n'avait pu se rendre au déjeuner avec Bush car elle souffrait d'une angine blanche. "  j'ai deux de mes enfants et ma femme qui ont eu une angine blanche ", a-t-il dit. " C'est moi qui la leur ai passé ", a-t-il ajouté. " Cécilia a eu Madame Bush ce matin ", pour l'informer de son empêchement, avait précisé sans que son nez s'allonge son mari. " C'est une femme très dynamique, nous sommes impatients de la voir elle aussi, ainsi que les enfants ", a tenu à préciser le président Bush. Elle se remarie demain à New-York et il ne la connaîtra jamais comme femme du Président de la République... Toute cette comédie people pour citoyens gogos illustre a posteriori les réalités féroces de la gouvernance du maître de l'Elysée : que des mensonges déguisées en un spectacle dissimulant la vérité des actes
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TAPIS ROUGE POUR MC CAIN
 Hier il a déployé le tapis rouge devant John MC Cain qui prendrait ses fonctions à l'âge de 73 ans s'il était élu Président des Etats Unis. Elu depuis 25 ans à la Chambre des représentants puis au Sénat, il est ce que l'on appelle un " maverick ", c'est-à-dire un électron libre. Il est respecté pour son intégrité, son franc-parler et son courage. Fils d'un militaire de haut rang, et ancien pilote de guerre, il a été prisonnier pendant la guerre du Vietnam et n'a jamais cédé devant ses geôliers qui l'ont torturé pendant 5 ans et demi. Mais il est un piètre stratège politique. Après un brillant début de campagne en 2000, sa candidature s'est effondrée en quelques jours, sous les attaques des partisans de son rival, George Bush. En 2007, il a eu du mal à positionner sa campagne, qui s'est retrouvée rapidement à court d'argent. Pour les primaires 2008, John MC Cain est un miraculé des votes du New Hampshire, où il est apparu comme un recours entre deux candidats déconcertants comme Mitt Romney et Mike Huckabee.

Ce candidat républicain porte une orientation profondément conservatrice : pro-life, c'est-à-dire hostile à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), le sénateur est favorable au financement public de la recherche sur les cellules souches d'embryons. Evidemment, ce vieux candidat reste opposé au mariage gay, au contrôle des armes à feu comme à la suppression de la peine de mort. En revanche comme républicain indépendant et franc-tireur, McCain s'est mis à dos une partie de son camp en déposant au Sénat un amendement contre la torture, en faisant adopter une limitation des dépenses électorales et en votant contre les réductions d'impôts du président George W. Bush pour ne pas creuser le déficit budgétaire.

Supporter de la guerre en Irak en 2003 et du renversement de Saddam Hussein, il a toujours contesté la stratégie mise au point par le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, exiger la démission de ce dernier dès le début des difficultés de l'occupation de l'Irak pour l'impréparation matérielle des troupes. Il a très tôt prôné un renforcement des troupes militaires qu'il n'obtient qu'à partir de janvier 2007. Lors de sa campagne électorale pour la présidence des États-Unis en 2008, il est le seul candidat à brandir l'Irak comme un argument électoral, se refusant de s'engager sur un calendrier de retrait, " même si c'est dans cent ans ! ".

 LE GUEPIER AFGHAN

 Le candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, a rendu hommage, à l'énergie du président Nicolas Sarkozy qui l'a reçu à l'Elysée, se félicitant d'une " ère d'amitié et de coopération " entre les deux pays qui va " continuer à s'améliorer ".
" Je crois que c'est un homme qui a énormément d'énergie ", a déclaré le sénateur de l'Arizona, à sa sortie d'un entretien d'un peu plus de trois quarts d'heure avec le président français. John McCain a dit " apprécier " sa " conduite face à un certain nombre de problèmes, d'enjeux " et sa
" détermination à y faire face ".
Il a aussi évoqué " le changement climatique, son aide dans notre lutte contre l'extrémisme radical islamiste et sa profonde préoccupation pour l'économie mondiale ". Il a exprimé sa " reconnaissance " à la France pour son engagement militaire... en Afghanistan aux côtés des troupes américaines.

D'ailleurs pour être fidèle à ses promesses électorales (émission " A vous de juger " du 26 avril 2006) il va annoncer, sur ce sujet le contraire de son engagement public que la télévision pourrait rediffuser. Nicolas Sarkozy s'était prononcé pour un... retrait des soldats français d'Afghanistan. "Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive"

Le sénateur républicain de Caroline du sud Lindsey Graham, qui accompagnait John McCain, a en effet " remercié " la France pour " l'envoi de plus de moyens en Afghanistan ". Comment le sait-il ? Qui a bien pu lui faire cette confidence ? Qui a promis aux visiteurs américains une telle décision qui engage la France sur un théâtre extérieur d'opération militaire dangereux ? Conscient de cette bévue l'Elysée a été obligé de préciser que Nicolas Sarkozy n'annoncerait aucune décision sur le sujet avant le prochain sommet de l'OTAN à Bucarest, début avril. On verra le degré actuel d'indépendance de la France dans une quinzaine de jours. Mais il y a fort à parier que cette annonce à de futurs " amis " ne soit pas démentie par les faits.
QUELLE UTILITE REELLE ?

 Le président français semble en effet décidé à répondre aux appels de ses alliés de l'OTAN et envoyer des renforts en Afghanistan. Un officier militaire français a indiqué à l'Associated Press, sous le couvert de l'anonymat, que Nicolas Sarkozy rencontrera jeudi prochain des officiers de l'armée qui lui présenteront différentes options, dont l'envoi de forces spéciales ou celui de formateurs pour les troupes afghanes. M. Sarkozy a parlé de sa volonté de donner un rôle moins effacé à l'Hexagone dans l'Alliance atlantique, et sa décision sur l'Afghanistan devrait montrer son engagement à ce sujet. Pour le président français, l'Afghanistan est une occasion de passer de la parole aux actes et, possiblement, d'obtenir des concessions des États-Unis pour que l'Europe soit plus libre quant à ses propres politiques de défense.

Le monde militaire n'a donc pas à s'inquiéter d'une quelconque réduction des crédits contrairement à l'éducation, à la culture, au sport ou à la couverture sociale. Le chef de l'Etat a en effet assuré que le budget de la Défense, qui représente aujourd'hui 1,8% du PIB, "ne baissera pas". La dissuasion nucléaire compte pour 10% de ce budget. "Chaque année, la dissuasion nucléaire coûte aux Français la moitié du budget de la Justice", a assuré le président de la République. "Ce coût, il doit être maîtrisé tant que possible (...) Mais je suis déterminé à assumer ce coût. Ce n'est ni une affaire de prestige, ni une question de rang. C'est tout simplement l'assurance-vie de la Nation", a-t-il ajouté.

La France veut ainsi prôner la non-prolifération tout en confirmant sa force de dissuasion et en envoyant des contingents renforcés à l'étranger alors que tous les autres pays se désengagent peu à peu comme pour l'Euroforce du Tchad où la France a eu toutes les peines du monde à dénicher des soldats européens pour la seconder.
De juillet 2003 à décembre 2006, un contingent de plus de 200 membres des forces spéciales a opéré en Afghanistan dans la région de Spin Boldak (sud-est), puis brièvement de Jalalabad (est) avant d'être retiré de ces secteurs. Les conditions de leur retrait, d'abord. Elles n'ont jamais été expliquées d'un point de vue militaire. L'état-major des armées le souhaitait depuis plus d'un an et les choses ont traîné, essentiellement pour ne pas trop mécontenter les Américains. Les forces spéciales ont perdu sept hommes. Pour quel résultat ? S'il était aussi important de tenir le secteur de Spin Boldak, l'une des portes d'entrée depuis le Pakistan, pourquoi l'avoir abandonné à la mi-2006 ?
Le détachement Arès devait en effet tenir ce secteur géographique. Il n'a pas participé à des opérations communes avec les Américains et leurs alliés - tous parfaitement anglophones, ce qui n'est évidemment pas le cas des unités françaises. En revanche, il était placé sous le commandement des... Américains et devaient faire appel à leurs hélicoptères, faute de voilures tournantes françaises. C'est la triste réalité d'une France qui veut jouer dans la cour des grands de ce monde alors qu'elle ne peut plus faire que de la figuration.

Mais je déblogue...

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Vendredi 21 mars 2008

Durant les deux mois de campagne, sur le terrain, au quotidien, j'ai eu la désagréable impression que les cantonales ressemblaient à des élections sans intérêt pour les citoyens. Elles étaient écrasées par une médiatisation outrancière des municipales qui constituaient selon les exégètes habituels un enjeu de politique nationale. Du moins au début car peu à peu sous l'influence des sondages la donne a été modifiée. Lentement mais sûrement le navire amiral UMP a viré de bord expliquant à loisir sur les ondes faute de pouvoir émettre des SOS que la dimension locale devait prendre le pas sur toute autre considération. Mais des cantonales on n'a jamais causé au niveau national comme si ce scrutin était encore plus apolitique que l'autre. C'était délibéré car en fait, cette élection, bien que ne concernant que la moitié des cantons du pays, était bien la seule qui ait véritablement valeur de test. Autant pour les municipales, dans les petites villages, les candidats peuvent dissimuler leurs opinions derrière un brillant « sans étiquette » autant pour devenir conseiller général il faut afficher une étiquette politique claire et précise. Du moins à gauche car cette fois, pour éviter d'en porter le fardeau, les gens de droite avaient malencontreusement oublié le sigle UMP... A l'arrivée les comparaisons sont pourtant indiscutables.
En fait si l'on veut avoir une idée objective de la situation sarkozyste il faut seulement se référer aux résultats globaux des élections cantonales et ne pas focaliser sur des conquêtes pléthoriques de mairies par la gauche ou la perte faible de quelques-unes par ce même camp. La bataille n'est pas très significative. Elles est plutôt symbolique. Le Ministère de l'Intérieur devrait par exemple pour offrir une analyse objective en publiant le nombre de sortants de droite et le nombre d'élu(e)s et de réélu(e)s de ce camp et ainsi on pourrait comparer sans risque d'être abusé par des statistiques bâtardes la réalité d'un scrutin. Malheureusement on n'aura pas dans les journaux télévisés qui comptent ce type de bilan car ils ont tous nié la "vague rose" des cantonales et ils seraient contraints de le reconnaître preuves à l'appui. Enfin presque parce qu'il y a d'étranges procédures dans les décomptes officiels.
La tonalité de la première soirée électorale fut ainsi donnée par ces deux « surprises », qui dominèrent également les lignes éditoriales de la presse écrite du lendemain. Pour la majorité des Français, la messe du premier tour était dite : forte participation et maintien surprise de l'UMP. Pourtant, dès le mardi, puis tout au long de la semaine, des informations d'une toute autre tonalité ont commencé à se faire jour. Des informations capitales dont ont été privés la grande majorité des Français, qui n'ont porté attention à ces élections que le dimanche soir ou dans la presse écrite du lundi. Ainsi, il a fallu attendre le vendredi, ce qui ne s'était jamais vu depuis la dernière guerre, pour enfin connaître... les chiffres officiels de la participation. Surprise : il n'est plus du tout question d'une hausse mais d'un effondrement historique : jamais depuis 1959 la participation n'avait été aussi basse : 66,54% au total et 61,07% dans les communes de plus de 3500 habitants. Dans la capitale, c'est même 43% des électeurs qui ont refusé d'aller voter.

LE SERVEUR AYANT PEU SERVI

Que s'est-il passé le soir de l'élection pour que l'information et la perception de la situation politique réelle soient ainsi faussées ? Un début de réponse nous a été donné par un article stupéfiant du journal le Monde. On y apprend les causes de la "panne" : « Les résultats ont d'abord parcouru le chemin traditionnel : les mairies les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans les préfectures, qui les ont communiqués via un système Intranet au ministère. "La synthèse s'est faite tout à fait normalement" (...) Mais les serveurs, hébergés par une société externe, dont le ministère n'a pas voulu divulguer le nom, se sont écroulés à plusieurs reprises. » On peut en tirer la conclusion que les serveurs du ministère de l'intérieur ne sont pas gérés par les fonctionnaires habilités à cette fin mais par « une société externe » dont le ministère de l'intérieur refuse de communiquer l'identité de la société qui a désormais la haute main sur les élections françaises. Ce n'est pas tout : « Le système étant engorgé, les services de l'intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux de participation définitif n'a été établi que... lundi après-midi. Le prestataire, qui avait traité les élections présidentielle et législatives de 2007, utilise "ce que l'on peut trouver de plus puissant", assure Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d'information du ministère. (...) M. Maréchaux confiait, lundi soir, n'avoir toujours pas trouvé "de véritable explication technique". Mme Alliot-Marie, rompant avec l'habitude de la plupart de ses prédécesseurs, s'est refusée dimanche à toute apparition publique pour donner les résultats et s'est contentée d'un communiqué diffusé à 23 h 13. 

On peut en déduire que le mystérieux prestataire privé a eu également la haute main sur les présidentielles et les législatives, premières élections françaises où étaient utilisées les machines à voter, qui, elles aussi, suscitent de nombreuses et justifiées interrogations et que le directeur des systèmes d'information du ministère de l'intérieur avoue n'avoir reçu aucune explication de ce mystérieux prestataire extérieur. Etrange système pour la République Française dont « le système intranet » du ministère français de l'intérieur est hébergé par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS, situé à Denver, Colorado, USA. Un détail qui a son importance!


DES AMERICAINS CACHES

 La soirée électorale, donc l'élément décisif de la campagne du second tour, a été complètement faussée par une nouvelle panne informatique d'un système que les fonctionnaires payés à cet effet ne gèrent pas du tout. Ce travail fondamental pour la démocratie française est confié non seulement à une société privée, mais, mieux encore, à une société américaine
Vérifications faites à partir d'informations ouvertes disponibles sur Internet, cette importante société américaine se trouve avoir des liens très étroits avec les deux principaux partis politiques américains, le Parti Républicain et le Parti Démocrate, qu'elle finance l'un et l'autre avant chaque élection présidentielle ! La société en question n'a fourni aucune explication sur la panne. Personne n'est donc en mesure de garantir que cette panne n'a pas été volontairement provoquée, à la demande d'un mystérieux commanditaire, pour aboutir aux résultats faux de dimanche soir. Circulez, il n'y a rien à voir !
Mis à part l'article du Monde, aucun média ne s'est interrogé sur ce grave et troublant dysfonctionnement qui entachent le résultat officiel des élections. Personne ne s'interroge non plus sur la fiabilité et les contrôles réels de l'ensemble "machines à voter ajoutés aux serveurs hébergés par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS" qui a également produit les résultats des présidentielles et des législatives. On nous présente un scénario rocambolesque à base de « serveurs qui s'écroulent » puis « d'adresse de délestage ». Mais ce scénario ne tient pas la route une seconde pour qui connaît un minimum l'informatique : collecter les votes de 25 millions d'inscrits, préalablement centralisés dans une centaine de préfectures, c'est bien le minimum que doit pouvoir faire n'importe quel serveur informatique bon marché. Du reste, on n'a pas attendu mars 2008 pour gérer ce type de situations et les Français ont connu suffisamment de soirées électorales télévisées depuis 40 ans pour savoir que la collecte des résultats ne posait aucun problème par le passé, avec des ordinateurs pourtant infiniment moins puissants que de nos jours.
Comme par ailleurs le ministère précise avoir recours à "ce qu'on peut trouver de plus puissant", on est en droit de se poser de très graves questions sur la cause réelle de la « panne ». En fait un simple papier et un pointage département par département du nombre de votants ce matin pour l'élection des Présidents d Conseil généraux donnerait un résultat peut-être plus fiable... et éviterait une manipulation médiatqiue organisée.


LA REALITE DU TERRAIN

Tenez prenez la Corrèze symbole d'une page politique qui se tourne et de la poussée du Parti socialiste cet ancien fief politique de Jacques Chirac, est passée aux mains de François Hollande. Avant le scrutin, la gauche détenait 51 des 102 conseils généraux. Le nouveau rapport de forces devrait s'établir à 58/44 après le scrutin reporté à dimanche à la Réunion. Pour la gauche, cela représente un gain de 34 départements depuis 1998 c'est que la droite n'a jamais présenté dans son bilan politique un soir d'élection. D'ailleurs je serai ravi qu'un débat soit organisé maintenant que l'on des résultats fiables !
On pourrait parler de la parité puisque, au total, seul quatre départements seront dirigés par des femmes (trois de gauche et une DVD, Anne d'Ornano dans le Calvados), notamment en Indre-et-Loire où la socialiste Claude Roiron a ravi la présidence à l'UMP alors que dans le Puy-de-Dôme, acquis à la gauche, c'est finalement un homme qui a été élu, Jean-Yves Gouttebel, alors que les militants socialistes avaient choisi la veille de présenter la candidature de Michelle André, ancienne secrétaire d'Etat aux droits des femmes dans le gouvernement Rocard.
Dans un communiqué, l'UMP précise que la majorité enregistre huit "pertes" - Ain, Allier, Corrèze, Indre-et-Loire, Lot-et-Garonne, Deux-Sèvres, Somme, Val d'Oise - et "trois gains" soit un "solde différentiel de cinq".
Dans les Hautes-Alpes, le candidat UMP Jean-Yves Dusserre a été élu et le conseil général des Pyrénées-Atlantiques a basculé du MoDem vers l'UMP. Il faut aller chercher le troisième à Mayotte, dont le conseil général était aux mains d'un élu sans étiquette, c'est finalement un conseiller général UMP qui a été élu président à la faveur d'une coalition inédite entre l'UMP, le PS et le Mouvement « départementaliste mahorais » (MDM).
Dans l'Aveyron, la Côte d'Or et les Pyrénées Atlantiques, « la droite, dans sa diversité, s'est rassemblée pour empêcher le basculement de ces conseils généraux à gauche », constate de son côté le secrétaire national du PS chargé des élections, Bruno Le Roux. Dans les Deux-Sèvres, le socialiste Eric Gautier a mis fin à près de trente ans de gestion de droite. Dans la Somme, après la victoire du PS aux municipales à Amiens, Abbeville et Péronne, le PS a également fait basculer le conseil général.
Il n'est pas besoin de mobiliser des ordinateurs américains pour constater que les médias français ne sont pas très fiables et sérieux. Aucune analyse profonde, aucun reflet de la réalité, aucune pédagogie, aucune mesure réelle de l'évolution sociale. Ils se gavent de sondages comme ils l'ont fait sur les municipales mais ne regardent avec mépris les réalités des cantonales.
Mais je déblogue...
 

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mercredi 19 mars 2008
Il y a dans l’histoire d’étonnantes ressemblances à travers les siècles dans le comportement des personnes détenant le pouvoir. Ainsi, ce matin, après la " branlée " reçue par son propre camp Nicolas Sarkozy se comporte comme Marie Antoinette à quelues encablures de ses déboires avec le Peuple. Le 1° octobre un nouveau scandale éclate : lors d'un banquet donné par les gardes du corps de la Maison militaire au Régiment de Flandre qui vient d'arriver à Paris la reine est acclamée, des cocardes blanches sont arborées, et selon la presse révolutionnaire des cocardes tricolores auraient été foulées. Paris est outré par ces manifestations contre-révolutionnaires, et par la tenue d'un banquet alors que… le pain manque. Le 5 octobre une manifestation de femmes marche sur Versailles, réclamant du pain, disant aller chercher " le boulanger " (le roi), " la boulangère " (la reine) et le " petit mitron " (le dauphin). De nombreux hommes armés se sont glissés dans le cortège. C'est alors qu'on attribue à Marie-Antoinette cette citation que l’on dit totalement erronée mais qui appartient au patrimoine révolutionnaire : " S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ! ". C’est un peu la réponse que Nicolas Sarkozy vient de faire après la " manifestation " d’hostilité politique de dimanche dernier… marquée par le manque de pouvoir d’achat dans notre pays. Peu importe. Il n’en a que faire. Il est installé dans sa royauté démocratique comme ses prédécesseurs et il a répondu avec un bras d’honneur en… augmentant la liste des secrétaires d’Etat payés par la République confirmant a contrario que ce n’est pas nécessairement la Gauche qui augmente le nombre des fonctionnaires et qui dilapide l’argent public. Il a envoyé un message fort à celles et ceux qui manquaient de pain en leur offrant la chance d’avoir à leur disposition le gratin du sarkozysme ! Peu importe les manquements caractérisés aux promesses antérieures avec des décisions largement critiquées sabordant leur pain quotidien…on leur propose de se régaler avec de la brioche !
Nicolas Sarkozy répond à un style présidentiel ostentatoire avec un mépris exceptionnel en offrant des maroquins supplémentaires à ses plus fidèles partisans. Un peu comme un entêté qui s’enfermerait dans ses certitudes sourd aux appels montés de l’électorat qui l’a fait Prince. Tenez prenons un exemple concret pour illustrer ce propos. Le motard pressé qui a conquis Nice annonce avec une certaine emphase qu’il va se consacrer à sa ville et qu’il renonce donc à son porte feuille lui ayant permis de découvrir la France d’Outre Mer. Bien évidemment tous les médias oublient de préciser que durant le même temps entre au gouvernement…sa compagne Nadine Morano, mère de ses deux filles.
Largement battue dimanche aux élections municipales à Toul, en Meurthe-et-Moselle, la porte-parole de l'UMP a fait valoir qu'entrer au gouvernement n'était " pas un acte de félicitations, ou des remerciements ". on veut bien la croire : c’est certainement pour faire bouillir la marmite ! Rien ne vaut ce jeu extravagant d’un clan qui s’auto-congratule et se nourrit d’apparences trompeuses mais efficaces. Encore de l’esbroufe pour gogos fascinés par les titres et absolument pas par des faits.
UNE REFORME ILLUSOIRE
Premier ministre François Fillon a par exemple présenté une mesure phare destinée à répondre aux enjeux actuels : destruction de l’économie productive par le niveau de l’Euro, destruction des services au public par un refus d’assumer l’égalité, création d’une insécurité sociale ! Il a en effet présenté les grandes lignes de la future réforme des institutions, qui sera examinée dans " les prochaines semaines " devant le Parlement.
Le texte sera aujourd’hui au conseil d'Etat et sera soumis à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et du Sénat pour … résoudre les problèmes quotidiens du peuple qui manque de pain 
Il vise à " bâtir une démocratie plus équilibrée, garantissant des droits nouveaux aux citoyens, sans que soient remis en cause les traits essentiels de la Ve République qui a montré son efficacité et sa stabilité ", a poursuivi le nouveau secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation.
Ce texte devrait d'abord accorder des prérogatives nouvelles au Parlement, notamment par " une plus grande maîtrise du travail législatif et de l'ordre du jour ", " limiter les cas de recours possibles à la procédure du 49-3 " aux projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale, " valoriser le travail en commission " ou encore
" renforcer le pouvoir du Parlement en matière de politique internationale ".
Il souhaite enfin " accorder des garanties nouvelles aux citoyens " en créant un " défenseur des droits du citoyen qui pourra être saisi par toute personne s'estimant lésée par le fonctionnement d'un service public ". Avouez que cette dernière mesure va réjouir celles et ceux qui cherchent désespérément un logement à loyer modéré, celles et ceux qui verront une classe supprimée en milieu rural pour leur enfant, celles et ceux qui devront faire des dizaines de kilomètres pour accéder à une maternité, celles et ceux qui ne pourront pas se plaindre des services publics puisqu’ils n’en auront plus chez eux ! ce n’est en fait qu’une promesse de brioche pour des affamés d’égalité de traitement par une République dispendieuse pour les uns et ruinée pour les autres.
L'avant-projet a cependant. Ii a été dépouillé de plusieurs propositions phare, dont celles qui devaient faire du gouvernement le maître d'œuvre de la politique " définie " par le président, limiter le cumul des mandats et introduire la proportionnelle.
UN CRIME DISCRET
Le pitoyable réajustement ministériel masque aussi des pratiques d’une autre époque. Ainsi, Omar Bongo Ondimba, le grand démocrate du Gabon, vient d’ajouter un nouveau trophée à son riche tableau de chasse: la dépouille du ci-devant secrétaire d’Etat à la coopération Jean-Marie Bockel, qui jouxte désormais, un quart de siècle plus tard, celle du tiers-mondiste Jean-Pierre Cot (l’un des hommes les plus intelligents et les plus sincères que j’ai connus en politique) débarqué par François Mitterrand à la demande de ce grand chasseur qu’est le prince du Gabon.
Il a été aidé en cela par Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée. Le tout sous le regard impavide, sinon amusé, de Nicolas Sarkozy… qui en limogeant le fragile maire de Mulhouse qui se croyait intouchable car rallié au nom de l’ouverture. Le voici en charge des Anciens… combattants  pour avoir claironné sa volonté de " signer l’acte de décès de la Françafrique ", stigmatisant sans les nommer les potentats qui dilapident leur pactole pétrolier, pourtant grossi par la flambée du baril. Allez savoir pourquoi, Bongo et son cadet et néanmoins beau-père Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), se sont sentis visés. Depuis lors, ils n’ont eu de cesse d’obtenir la tête de l’imprécateur, catho de gauche et officier de réserve soudain sorti de la sienne. Un reportage -au demeurant remarquable- diffusé voilà peu au 20h de France 2, chaîne de service public, a aggravé le contentieux: il dépeignait, documents à l’appui, le patrimoine immobilier hexagonal -et colossal- des caïds du Golfe de Guinée. Impardonnable dans un contexte où le pétrole est le pain béni des dictateurs.
L’insistance discrète mais omniprésente de Bongo a suffi à faire chuter celui qui se présentait jadis comme le chevalier blanc de la République. La leçon de ce piteux lâchage est claire : Nicolas Sarkozy a une fois encore trahi ses promesses et il n’est pas prêt à payer le prix politique d’une rupture authentique avec les turpitudes de l’ère chiraquienne. Entre deux maux, il a choisi le pire.
Quant à Bockel, le voici titulaire du portefeuille très envié des Anciens combattants. Sarkozy et Guéant ont profité des dégâts collatéraux de la bataille municipale pour discrètement régler leurs problèmes africains. Par contre il remplace Alain Marleix, le Monsieur Elections de l'UMP, qui passe à l'Intérieur. Un poste qui lui permettra de préparer… le futur redécoupage des circonscriptions et des cantons pour les législatives. Car c’est là l’essentiel. En effet quand le Peuple vous déplaît il reste les meilleures solutions : changer le Peuple ou s’arranger pour au moins diluer son ire !
LES REPONSES REELLES
Voici les vraies réponses au vote des Françaises et des Français : ravaler la façade en la peignant encore plus massivement aux couleurs sarkozystes, recaser une dépitée du suffrage universel, destituer un secrétaire d’Etat pour plaire aux " pétroliers " africains, dédommager une ancienne présidente de la SNCF écartée au profit de son adjoint qui fut secrétaire d'Etat d'Alain Juppé, en la chargeant des travaux de Sisyphe consistant à boucher le trou du Commerce extérieur, décevoir un aussi zélé admirateur que Claude Allègre en fermant le robinet de l’ouverture, donner des gages à l'UMP en nommant plusieurs fidèles. De la brioche dorée mais amère pour celles et ceux qui sont restés à la maison sur leur canapé dimanche dernier en se disant que l’avertissement du premier tour avait été suffisant et que ce n’était pas la peine de se déplacer !
Dans le fond ce n’est que la résultante d’un comportement extrêmement clair : votez toujours, vous m’avez installé, vous me subirez ! C’est la devise sarkozyste qui devient la plus efficace face à celles et ceux qui ne réclament que du pain ! Le pire c’est que selon les sondages, les Françaises et les Français se contenteront de ces miettes pour, c’est une certitude, pour relancer vers le haut la cote de popularité de celui qui a inventé ce rafistolage bidon. On retrouvera Fillon au pinacle et son employeur requinqué. Il est vrai que pendant ce temps les Socialistes se disputent sur la date de leur Congrès ce qui passionne aussi les foules. On adore ce type de débat car il correspond à l’attente des gens qui ont faim, qui n’ont pas de logement décent, qui attendent une emploi à temps complet stable, qui redoutent la perte de leur maigre pouvoir d’achat, qui subissent le déménagement du territoire, qui se " surendettent " vertigineusement pour accéder à la société de toutes les consommations ! On reparlera de ces réponses quand le tsunami des réformes promises aura, avant la prochaine rentrée scolaire, ravagé les rivages rassurants de nos certitudes.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mardi 18 mars 2008
Je n’ai jamais aimé les soirées électorales. Quel qu’en soit le résultat, j’ai beaucoup de mal à me situer en ces moments où l’on côtoie le gouffre ou les sommets. Je pense toujours que le résultat d’une élection tient parfois à tellement peu de choses qu’il faut absolument relativiser. Le suffrage universel aussi favorable soit-il est probablement la moins pire des méthodes de vie sociale mais pas obligatoirement la plus juste. En effet, depuis maintenant quelques années entrent en jeu des paramètres n’ayant plus rien à voir avec ceux de la démocratie et dont l’influence devient décisive. Mais ce que je déteste par dessus tout ce sont ces plateaux avariés de télévision où chacun vient effectuer de la stratégie de bazar convenue d’avance. Elle consiste à ceux qui ont perdu de dire que la défaite ne les touche pas, qu’elle n’existe pas, qu’elle n’est pas si terrible qu’on veut bien le dire, qu’elle a toutes les allures d’une… victoire !
Le constat est invariable et touche n’importe quel parti à tour de rôle ! Et comme l’on retrouve toujours les mêmes porte parole on en arrive à connaître les dialogues au mot à mot ; Dimanche soir, rien de sincère, rien de bien nouveau mais simplement le camp de ceux qui proclament leur victoire face à d’autres qui nient leur défaite. Certains s’en prennent immédiatement à l’arbitre (le peuple) en l’accusant de se laisser manipuler, de s’être laissé acheter par les uns ou les autres ou bien évidemment de n’avoir rien compris aux règles du jeu. Seuls les vainqueurs le traitent avec les égards dus à son rang… avant de le vouer aux gémonies lors de la " rencontre " suivante si le résultat n’est pas conforme à leur attente. Ces soirées n’ont alors plus rien à voir avec la politique mais avec des comédies orchestrées par le monde mal pensant de la communication qui donne à chaque acteur les phrases clés d’un discours imposé. La langue de bois devient la mieux pratiquée !
Et pourtant jamais on a eu une situation plus claire : l'ampleur de la victoire de la gauche,qui échoueà deux sièges près à Marseille, colore la carte de France des pouvoirs locaux en rose n’a été aussi évidente. Elle est indiscutable et pas un seul commentateur "genre " je sais-tout " pour plateau de " C’ dans l’air " n’arrive à le nier sauf à effectuer des contorsions exceptionnelles.
DE LA RACLEE AU REEQUILIBRAGE
La Droite a alors sorti des " mots clés " qui ne sont que des rideaux de fumée médiatiques. Ainsi on a eu droit au " rééquilibrage après la poussée bleue de 2001 ", comme l'affirme le Premier ministre François Fillon et comme l’ont inlassablement répété tous les beaux parleurs de l’Ump. On a aussi parlé " d’installation de contre-pouvoirs " qui seraient un peu illégitimes après 10 mois de politique gouvernementale qui " n’auraient pas été aussi rapides que la souhaitaient les Françaises et les Français ". On a également éludé la dimension politique de la sanction en soulignant discrètement que le résultat ne reflétait que la " déception sur le comportement personnel du Président ". On a tenté surtout d’expliquer que le rôle des facteurs locaux dans le choix des maires avait été décisif et qu’il fallait bien noyer le poisson rouge de la vision sociale de leur rôle dans la gestion du quotidien.
Le président a laissé les siens prendre la gifle de plein fouet et il est resté bizarrement absent de cette journée post-électorale et ne devrait pas faire de déclaration dans les prochains jours. Le Président a été présidentiel en présidant l'hommage au dernier poilu démontrant qu’il étaient loin de ces luttes de pissotières ayant agité les villages de France. Il prend de la hauteur pour survoler ces manants qui se sont entretués sur le terrain. Il se rend, aujourd'hui, au plateau des Glières (Haute-Savoie), haut lieu de la Résistance ne cessant ainsi de faire référence à cette époque symbolique. Vendredi, il sera à Cherbourg, pour présider le lancement du premier sous-marin lanceur d'engins de troisième génération, le Terrible pour récupérer la dimension gaulliste de ce volet de l’indépendance franaçise. Des rendez-vous de nature à satisfaire les 58 % de Français qui réclament " un style plus présidentiel ", avant une visite officielle en couple, à Londres, la semaine prochaine, où l'éclat risque d'être à nouveau étalé puisqu’il fera le baise main à la famille royale en compagnie de Carla ! C’est plus rentable pour l’image qu’une augmentation du SMIG de 0,5 % !
REFORMER LA COMMUNICATION
À l'Élysée, des ajustements s'opèrent ainsi dans la communication. Exit David Martinon, l'ancien " chouchou " de Cecilia Sarkozy, débarqué des municipales à Neuilly et, hier, de ses fonctions de porte-parole ; il serait nommé consul de France à New York où il pourra donner libre cours à son goût pour les réceptions. Son poste à l'Élysée est supprimé mais la stratégie ne sera que modifiée aux marges. Un pôle politique est créé " pour mieux expliquer les réformes ", autour de Catherine Pégard, ancienne journaliste du Point. Le secrétaire général, Claude Guéant, et le conseiller diplomatique Jean-David Lévitte se partageront les risques liés aux prises de parole officielles. Ce qui en semble exclure Henri Guaino, la plume du Président dont on sait qu’il est à l’origine de toutes les attaques frontales contre la laïcité. Il jouera les abbés Dubois dans l’ombre !
À l'UMP,Patrick Devedjian affirme que le président de la République lui a renouvelé sa confiance, malgré l'échec électoral et les divisions de la majorité. L'équipe dirigeante du parti majoritaire sera réorganisée rapidement. L'absence d'équipes et de candidats locaux efficaces et enracinés a pesé lourd dans la défaite. La voix de Jean-Pierre Raffarin s'est à nouveau élevée pour réclamer un élargissement de la majorité vers le centre. Ce sera probablement la grande offensive de l’Ump dans les prochains mois en raison de l’arrivée des municipales. On va donc offrir à quelques " notables " de l’Ump une place éligible afin de rendre les listes le moins à droite possible et tout va être fait pour tenter de se refaire une virginité démocratique passablement écornée par le comportement présidentiel des prochains mois. Il faut s’attendre à un ripolinage général de ma maison avec des teintes plus pastels que celles qu’elle a affichée depuis son arrivée au pouvoir !
Hervé Morin appelle déjà les déçus du MoDem à rejoindre le Nouveau centre, à côté de l'UMP. Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, dénonce " l'échec de la stratégie d'autonomie ", " l'impasse stratégique " du mouvement créé à l'automne. Il " n'imagine pas rester au sein du MoDem " et veut " faire revivre l'UDF ". Tous les efforts vont porter sur une recomposition avant les prochaines régionales. Il y a fort à parier en revanche que le duo Bayrou-Juppé va s’attacher à contrer cette offensive car ils ont scellé un pacte anti-Sarkozy qui va progressivement monter en puissance. Le résultat de Bordeaux servira d’exemple à cette stratégie ! Si la situation s’aggrave ils comptent bien en tirer les bénéfices rapidement !
IL Y A AU MOINS 45 COCUS
Les députés UMP ont en effet déjà vidé leur sac en tirant les leçons de la défaite de la droite aux municipale face au plus populaire des collaborateurs présidentiels François Fillon.
Les députés UMP attendaient de pied ferme l'hôte de Matignon, auquel ils se raccrochent comme à une bouée de sauvetage depuis que Nicolas Sarkozy a dévissé dans les sondages. Sur les 227 députés candidats aux municipales pas moins de… 45 ont été battus ce qui bien évidemment a été passé sous silence par les médias bien pensants le soir du scrutin ! Les interventions critiques se sont multipliées pendant cette réunion d'une heure et demi, plus longue qu'à l'accoutumée. Les échanges ont été " très libres ", a reconnu le président du groupe Jean-François Copé. Certaines critiques s'adressaient directement à Nicolas Sarkozy.
Les plus contestataires ont été logiquement les battus, à l'image de Claude Goasguen. Dans une longue intervention, le député de Paris a dénoncé la politique d'ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy. " Je ne suis pas très favorable à une ouverture à des gens qui sont un petit peu des brontosaures de la vie politique ", a-t-il lâché, en pensant à Jacques Attali ou Claude Allègre. " Le mitterrandisme n'incarne pas l'ouverture ". Un autre parlementaire dont les dépêches ne donnent pas le nom (et pour cause) a même incriminé " l'attitude de Nicolas Sarkozy, qui a rendu la situation plus difficile ".
Pour le reste, M. Fillon a réaffirmé sa volonté de "tenir le cap des réformes" pour que "les résultats soient au rendez-vous en 2012". En plus de la modernisation économique, il a cité la réforme du marché du travail, l'intéressement et la participation, la conditionnalité des allégements de charges, l'assurance-maladie, les retraites, la dépendance, la réforme de l'Etat et celle des institutions. Le Premier ministre doit présenter ce matin une communication en conseil des ministres sur cette dernière réforme, transmise dans la foulée en Conseil d'Etat, ce qui prouve que rien ne changera véritablement.
Le rééquilibrage qui avait précédé sur les plateau de télé la " branlée " (le qualificatif est de Moscovici sur Canal +) de lundi matin a laissé des traces mais pas encore assez brûlantes, selon moi pour que Sarkozy change véritablement de politique. La magie des mots ne va pourtant pas opérer longtemps car la mondialisation économique présentée comme la solution miracle pour la croissance va se transformer en mondialisation de l’échec et la France rééquilibrée de Fillon se dirigera vers une crise sans précédents quarante ans après mai 68. Vous savez ce mois durant lequel on a rééquilibré, pour certains d’entre nous, la société du profit !
Mais je déblogue…

Avec mes excuses pour ce retard mais... les élections m'ont un peu occupé ces derniers temps !
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE