Le bureau politique de l'UMP (ça fait un peu stalinien cet instance) a pris de nombreuses sanctions, (autour de 80) et douloureuses pouvant aller de quelques mois à trois ans contre les dissidents aux municipales. Imaginez que chez eux aussi il existerait des « dissidents » comme en Chine. Des femmes et des hommes qui auraient risqué leur carrière par désaccord avec le « comité central ». Ah ! Si c'était au PS que cette situation avait eu lieu, on aurait pu en faire la « une » du Figaro, le sujet de l'entretien d'Europe n°1 ou l'ouverture du 20 heures de TF1 en invitant François Hollande à venir s'expliquer !
Le bureau politique (oui, ça existe encore !) devra statuer sur « un certain nombre de sanctions à l'encontre de ceux qui nous ont conduits dans un certain nombre de villes à connaître un échec que nous n'aurions jamais dû supporter », a expliqué Dominique Paillé, l'un des nombreux porte-parole de l'UMP « rénovée » mais surtout prompte à se débarrasser de ses brebis galeuses. « Les sanctions sont faites pour être douloureuses car elles doivent être exemplaires et inciter à ne pas recommencer », a-t-il souligné comme un « surgé » un jour de rentrée des classes. Interrogé sur leur nombre, sur la radio BFM, il a indiqué qu'il y en aurait beaucoup précisant : « cela tournera autour de 80 ». Le pire c'est que parmi eux il y a pas mal de vaincus à qui on va infliger la double peine : ce qui va à leur douleur de la défaite va s'ajouter l'humiliation d'être expulsé comme un sans papier !
LES SANS CARTES VIRES
« Il y a eu beaucoup de dissidences à droite », qui « ne peuvent pas rester sans lendemain. L'heure n'est plus à la réintégration de ceux qui nous ont fait perdre sans rien dire », a sentencieusement proclamé Dominique Paillé sur la radio BFM. Il a notamment indiqué qu'Arnaud Teullé « fera l'objet ce soir d'une sanction » car il « a entravé la conquête de Neuilly » par Jean-Christophe Fromentin qui avait finalement été investi par l'UMP après une série de psychodrames. Il n'aura plus le droit d'entrer à... L'Elysée et de manger avec le Président. Pire il ne sera plus son conseiller pour Neuilly ! Imaginez cette situation chez les Socialistes et imaginez les papiers dans la presse !
Catherine Vautrin fait aussi partie de ceux qui ont été sanctionnés. Elle s'était présentée en candidate dissidente au premier tour des municipales à Reims alors que... l'ancien ministre des PME, Renaud Dutreil avait été investi par l'UMP. Finalement investie par l'UMP pour le second tour, Renaud Dutreil s'étant retiré, elle avait été battue par la socialiste Adeline Hazan.
La liste serait longue mais dans le fond elle n'offre aucun intérêt car ce qui compte c'est qu'elle illustre l'état piteux dans lequel se trouve le parti du Président. Il n'y aurait plus qu'un nombre très réduit de militants qui n'auraient pas d'activité réelle mais rassurez vous vous n'aurez pas de journalistes" immergés" dans un groupe Ump pour faire un état des lieux un an après car ce n'est pas le moment : il entendrait trop de reproches sur le gouvernement et le Président ! Et c'est réservé au PS !
On n'y croît plus dans les rangs et on s'autorise à l'exprimer alors autant en expédier une partie vers la sortie et de ne pas réunir les autres. Inimaginable au sein d'une majorité présidentielle mais bien évidemment immédiatement pointé du doigt dans les rangs d'une opposition médiatiquement raillée pour ses divergences idéologiques.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas arrangé l'ambiance en disjonctant après les coups tordus dont elle a été victime de la part de ses copains de l'Assemblée. Elle a jouté à la morosité ambiante la désastreuse réalité : même les députés jouent au Sarkozy et ne respectent pas les engagements publics du gouvernement.
LACHETE ET INELEGANCE
Dans un entretien au Monde, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, en pointe depuis des années dans le combat pour la préservation de l'environnement, avait donné libre cours à son amertume à l'égard du chef de file des députés UMP et de son ministre de tutelle. « Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum. J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches", ajoute celle qui exhorte « chacun à prendre ses responsabilités ».C'était clair et ça visait le remarquable Copé et le dynamique Borloo car on l'a laissé seule, véritablement seule pour soutenir le Grenelle de l'Environnement dont plus personne ne souhaite parler car l'effet médiatique initial est effacé. Maintenant on ne va pas tout de même se fâcher avec les industriels de l'agriculture, les semenciers et la FNSEA !
Le Premier ministre François Fillon a exigé devant le groupe UMP à l'Assemblée que Nathalie Kosciusko-Morizet fasse des excuses publiques, faute de quoi il en tirerait « toutes les conséquences », selon des participants à la réunion. Une manière transparente de menacer de limoger la secrétaire d'Etat. Ce gars là à un boulot fou qui consiste à obliger ses ministres à rester sur la réserve. Toutes ne savent plus ce qu'elles disent devant la presse. Après s'être exprimée sur les Jeux Olympiques Rama Yade a été contrainte à expliquer que ce galeux de journalistes n'avaient rien compris. Démenti ! Fadela Amara avait été obligée à la même reculade et Christine Boutin a frôlé la disgrâce. Il n'y a que Kouchner, Besson, Bockel à qui ça ne peut pas arriver.
JURISPRUDENCE CHEVENEMENT
La coupable de « non langue de bois » a immédiatement été privée de questions d'actualité à l'Assemblée et de voyage au Japon avec Monsieur Fillon, premier collaborateur du Président. Elle n'a pas eu le choix et s'est exécutée dans la foulée, présentant des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé, et assurant que ses propos reproduits dans Le Monde avaient « été déformés ». On le croît volontiers car ils n'ont pas été assez sévères sur l'attitude de l'Ump durant la discussion de la loi sur les OGM ! Finie le fameuse jurisprudence Chevènement énoncée dans les années 80: « un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne » avait déclaré le « Ché », qui s'est appliqué sa propre doctrine... trois fois.
« Avec Chirac, ça aurait été réglé en 15 minutes », assure le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé. Sous-entendu, Mme Kosciusko-Morizet aurait dû démissionner illico. De nombreux députés UMP souhaitent pourtant le départ de la secrétaire d'Etat mais elle ne viendra pas. On ne l'exclura pas davantage d'un parti... qu'elle doit relancer avec Xaveir Bertrand. Celui qui a dû se marrer ce soir c'est le sieur Devedjian qui a été encadré pour que l'on mettre fin à son incurie politique supposée. C'est vrai que Kosciusko-Morizet a parfaitement débuté dans sa mission en flinguant des Chiraquiens ou des défenseurs de de Villepin !
Le secrétaire général de l'UMP a réaffirmé aujourd'hui son hostilité à l'existence de courants au sein de la formation majoritaire. "Je suis hostile aux courants. Autant je suis d'accord pour que toutes les sensibilités puissent s'exprimer autant je suis hostile aux courants parce que le courant c'est tous les inconvénients d'un parti et pas les avantages". Il a intérêt à ce que ça ne se fasse pas car ce serait bientôt pire qu'au sein du PS et il y aurait enfin matière à écrire ou à dire sur ce grand parti démocratique, dynamique, solidaire qu'est devenue l'Ump ! Les tendances n'existent pas! Tout le monde est d'accord. Les éléphants ne se monternt pas. Les querelles sont inexistantes. Mais dans le fond il a de la chance car du temps de Mitterrand le moindre battement d'aile d'un papillon ministériel faisait s'écrouler l'édifice. Là il en va autrement : on lutte contre l'exclusion et on efface les risques du travail précaire et c'est mieux pour les médias complaisants. Les journalsites n'auront pas de coups de fil courroucés de l'actionnaire principal!
Mais je déblogue...
Je serai fonctionnaire dont le poste est supprimé j'entamerai donc un recours pour « licenciement économique » et surtout je réclamerai un « plan social ». Il est vrai que les promesses présidentielles dans le domaine social valent pipette. Les métallos de Gandrange viennent de se réveiller. Leur sort illustre un virage très net dans la politqiue gouvernementale : on n'a plus les moyens de faire du social, laissons s'installer la loi de la jungle économique, on comptera les morts dans un ou deux ans , avant une autre échéance électorale !
On se souvient du déplacement, qui a été aussi spectaculaire que volontariste du président Sarkozy, sur ce site que le numéro 1 mondial de l'acier prévoit de fermer partiellement. Promesse avait alors été donnée aux sidérurgistes qu'ils ne resteraient pas en rade et que l'Etat prendrait, s'il le fallait, cette unité de production sous son ombrelle. Cette promesse ne sera pas tenue : les 575 licenciements prévus sur les 1.108 salariés seront appliqués, et l'aciérie fermera ses portes comme annoncé par Mittal... Les élections sont passées et elles se ont mal passée donc inutile de sauver des emplois qui coûteraient à l'Etat et que nous ne pouvons plus maintenir financièrement et économiquement. Le signe est fort et tout le monde la boucle !
Lund prochain, la procédure liée au plan social et aux obligations de revitalisation économique du site sera engagée. Une trentaine de millions pour des actions de formation, de développement et d'investissement seront mobilisés pour ces programmes. Seul véritable lot de consolation, 124 emplois industriels, encore non définis précisément, devraient être créés sur ce site. Et encore tout le monde se demande bien où vont être créés ces emplois et surtout dans quel but ! Le sort de l'aciérie de Gandrange semble donc scellé. En est-il de même pour toute la sidérurgie de la vallée.
ON NE VEND QUE DES PROMESSES
On évoque l'implantation par Powéo d'une centrale électrique ainsi que le combiné, celle d'un centre de recherche et de développement dans l'acier. Et puis, plus hypothétique, bien sûr, un centre de captation et de stockage des émissions de gaz carbonique. Mais c'est vrai que le choc sera rude car, au-delà des 575 emplois supprimés, il y a aussi près de 700 emplois de sous-traitance qui vont disparaître. Le tout verrait le jour (jamais le conditionnel n'a été aussi adapté) dans... 2 ou 3 ans ! Le gouvernement français vend des promesses mais est incapable de freiner seulement le réel ! Il n'a aucun poids face à une multinationale qui pique les subventions avant les élections puis licencie comme bon lui semble quand il a pressuré le citron ! Socialement la recette se rénouvelle sans cesse mais personne n'a encore décidé de trouver une solution contraignante pour y mettre fin !
Tout simplement parce que les incantations distillées lors des visites présidentielles n'ont jamais fait plier le réel. Derrière le volontarisme des discours, il n'y avait ni plan ni solution de reprise crédible : c'est cela la réalité !
Arcelor-Mittal ne veut plus de cette aciérie électrique qui perd 36 millions d'euros par an, et qui exige 45 millions pour être remise sur pieds. Mais il ne veut pas non plus de concurrent sur place. Comme les industriels ont, eux, des stratégies bien définies et de la suite dans les idées, il n'a, évidemment, jamais été question que l'industriel indien cède aux injonctions élyséennes. Il n'en a rien à faire sachant fort bien que le libéralisme intégral prôné par le gouvernement le met à l'abri de toutes représailles. Mittal sait que la nationalisation de usines qui perdent de l'argent n'a jamais été à l'ordre du jour. Il suffit donc de les mettre volontairement dans le rouge pour s'en débarrasser et éliminer un site concurrent de ceux que l'on bâtit en douce ailleurs !
Mittal a tout simplement montré sa puissance mondiale dans cette affaire. Seul l'émir de Barein ami de notre président qui paye les rançons de la France aurait pu sauver le site Je pense qu'il va même poursuivre son avantage en agitant le spectre d'une fin de cycle, vers 2012, pour les hauts fourneaux voisins de Florange. Arcelor-Mittal pose d'ailleurs, d'ores et déjà, les conditions de leur pérennité : obtenir des droits à polluer au meilleur coût, c'est-à-dire subventionné par le contribuable français, comme il vient de le faire avec succès en Belgique. Pour le reste... c'est l'affaire des Françaises et des Français qui préfèrent les toilettes de Carla aux bleus de travail de leurs métallos.
AUSSI INDISPENSABLE QUE LE PAQUET FISCAL
Mais le ton monte dans d'autres secteurs réputés « non rentables ». Un désastre social s'annonce sans tambours ni trompettes de ma renommée sarkozyste. Le président de la République a durci le ton à Cahors, sur les politiques sociales, en partie responsables selon lui du déficit et de la dette. Il a prévenu que le RSA, âprement défendu par Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, serait « calibré » en fonction des finances de l'Etat. Autant annoncer franchement qu'il ne sera pas mis en œuvre car il n'y aura pas un sou vaillant pour le financer. « Les dépenses sociales sont indispensables pour notre pays, mais si le poids des prélèvements obligatoires est tel que les emplois se délocalisent, ça crée des chômeurs en plus et ça fait exploser les dépenses sociales », a fait valoir le chef de l'Etat. Comment peut-on avec un tel aplomb expliquer que l'on a fait un cadeau fiscal de 15 milliards d'euros aux plus riches et tenter ensuite de faire admettre que l'on n'a pas les moyens de soutenir les plus faibles ? Personne ne pourrait le faire mais Sarkozy le fait !
Quatre jours après avoir présenté la deuxième étape de sa politique de la modernisation des politiques publiques, destinée à réduire les dépenses de l'Etat, Nicolas Sarkozy est venu dans le Lot, unique département à expérimenter, depuis un an environ, une nouvelle organisation de son administration, pour y prononcer un discours sur la réforme de l'administration territoriale de l'Etat. Cette visite était destinée à annoncer que les politiques sociales ne peuvent, selon lui, « continuer ainsi à alimenter le déficit et la dette » car enfin il reconnaît comme ancien Ministre de l'Economie que la France emprunte pour son fonctionnement et pas pour ses investissements. « Transmettre à nos enfants la facture de nos dépenses de santé et de retraite, via la dette, alors même que la population française vieillit est profondément immoral. Nous reviendrons à l'équilibre de nos régimes sociaux, là encore par la réforme », a-t-il promis, lors de son discours prononcé devant quelque 500 fonctionnaires du Lot. Selon lui, « il ne peut pas y avoir une société dans laquelle il y a des droits sans contrepartie de devoirs ». Chiche : je lui propose un axiome simple : j'ai le droit de faire des profits mais j'ai aussi le devoir de contribuer à la vie collective.
PAS UN KOPEK DISPONIBLE
Nicolas Sarkozy est longuement revenu sur le sujet du revenu de solidarité active (RSA), actuellement en préparation et raison pour laquelle Martin Hirsch, ancien président d'Emmaus France classé à gauche, avait accepté d'entrer au gouvernement. Il va découvrir qu'il y a un virage qui vient d'être pris et que l'ouverture n'a plus aucun sens ! En effet il y a une différence entre le RSA est « une idée extrêmement intéressante », a-t-il affirmé mais « il faut le calibrer en fonction des disponibilités financières qui sont les nôtres », a-t-il dit. Je traduis : on n'a pas les moyens de nos ambitions donc à va chercher à les faire payer par d'autres. Et là vous allez voir que le rapport Atalli qui suggérait la disparition... des conseils généraux ne sera plus d'actualité !
Le RSA comme la fusion des minima sociaux « sont des engagements que j'ai pris et que je tiendrai. Ce ne sont pas les plus faciles, ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas les faire » a-t-il assuré avec la même aisance que quand il parlait du... pouvoir d'achat ! Voici la recette : on explique que le RSA est meilleur que le RMI car il met les fainéants au travail précaire et donc on explique que le financement doit continuer à en être assuré par
Le RSA garantit à un allocataire de minimum social une augmentation de ses revenus lorsqu'il trouve un emploi. La vérité ne tardera pas à venir : les départements vont trinquer car on leur promettra une compensation sur la base d'une évaluation théorique et ensuite... ils règleront la différence ! Martin Hirsch veut en effet généraliser son « bébé » social en 2009, ce qui coûterait entre 2 et 3 milliards d'euros... que le gouvernement n'a pas puisqu'il lui faut sabrer 10 à 12 millions d'euros Mais Le Figaro affirme, de source gouvernementale, que le coût du RSA « devra tourner autour de 1 milliard d'euros ». Qui paiera la différence ?
Ce sera « un RSA un peu différent de celui imaginé par Martin Hirsch », selon cette source, car « Matignon veut le calibrer et le reconfigurer et exclut qu'il soit pérenne, c'est-à-dire qu'il puisse être versé à quelqu'un ad vitam aeternam ». Pressentant les difficultés auxquelles il pourrait se heurter pour imposer son idée phare, Martin Hirsch a de son côté affirmé, également le 8 avril, dans "le Pélerin" qu'il ne voulait pas d'un RSA « au rabais », tout en convenant qu'il n'avait pas reçu l'assurance d'avoir le budget souhaité. Une armée de lâches dont il est un supplétif complaisant.
Mais je déblogue...
Quelques gros projets de construction ou d'aménagement, pourtant annoncés vont se volatiliser. C'est le cas du Centre de création dévolu à l'art contemporain, qui doit voit le jour sur l'île Seguin, à Boulogne-Bilancourt, et de l'aménagement des espaces en friche au Palais de Tokyo, à Paris, qui devrait accueillir des "artistes français confirmés".
"On ne pourra probablement pas faire les deux (en 2008). On a mis un minimum de crédit pour maintenir les équipes", explique-t-on au ministère de la culture. Service minimal aussi au Musem, le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, à Marseille (2 millions d'euros de crédits de paiement). Deux projets semblent en revanche assurés d'un soutien politique : le Centre national des archives de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), qui va "bénéficier de la création de 60 postes", et le futur auditorium de La Villette que Nicolas Sarkozy "souhaite voir aboutir", a précisé la ministre. "En dehors des deux grands projets de Pierrefitte-sur-Seine et de La Villette, j'ai veillé à ce que le budget laisse ouverts tous les choix, et permette de prendre le temps de la réflexion", a confirmé Mme Albanel, en ajoutant que les "décisions définitives" seraient prises fin janvier 2008.
Les Monuments historiques enregistrent une "consolidation" de leurs moyens à hauteur de 304 millions d'euros, loin des... 350 millions réclamés par le Parlement. A l'intérieur de cette somme, les monuments appartenant aux collectivités locales et aux propriétaires privés obtiennent un coup de pouce, avec 20 millions d'euros de plus que l'an passé.
L'enveloppe allouée au spectacle vivant était attendue, à la suite des « obligations de résultat », demandées au secteur par M. Sarkozy. Elle reste stable à 640 millions d'euros. « Le secteur n'est pas exonéré d'effort, mais il n'est pas sacrifié », traduit-on Rue de Valois. Les scènes subventionnées en région bénéficieront d'un petit coup de pouce : une augmentation de 1 % de leurs crédits, « ciblés prioritairement sur les investissements ». Car ces institutions "n'ont pas forcément aussi aisément accès que les opérateurs nationaux à de nouvelles ressources propres", a justifié Mme Albanel. La ministre a par ailleurs confirmé le lancement d'une « réflexion sur la création » afin que les aides « soient mieux structurées, moins fragmentées ». Elle a aussi rappelé sa volonté d'"optimiser l'allocation des moyens". Je ne vois vraiment pas pourquoi elle se tracasse car il lui suffit de regarder le niveau culturel actuel. Tenez voici un exemple de ce qui nous attend.
LA METHODE PARFAITE
Sous l'œil de sa co-présentatrice d'un soir, Liane Foly, et d'un jury de professionnels composé de Véronique Genest, de Nikos Aliagas et de Christine Bravo, l'émission « Qui sera le meilleur sosie ? » a reçu vendredi soir une candidate au titre de « meilleur sosie de Pamela Anderson ». Vous imaginez le niveau intellectuel de cette télévision ! Elle ne coûte pas cher et surtout rapporte gros à ceux qui la possède. Comment aller réclamer de l'argent pour faire vivre un cinéma de proximité, une bibliothèque, une école de musique, un atelier de pratiques artistiques ?
Eliminée, la jeune femme qui concourait pour ce fabuleux titre de « meilleur sosie de Pamela Anderson » a abattu sa dernière carte : elle n'a pas hésité à enlever le haut de son maillot de bain rouge, dévoilant une imposante poitrine, signe irréfutable de sa ressemblance avec la star d'Alerte à Malibu. « Bye bye » était inscrit sur les seins de la jeune femme. Effet du direct ou pas, la poitrine de Pamela Anderson a entraîné une très belle performance pour l'émission qui a permis à TF1 de se hisser très largement en tête des audiences avec... 6,97 millions de téléspectateurs. Les parts de marché ont atteint... 33,7 % et 35,8 % sur les fameuses ménagères de moins de cinquante ans.
Avouez que la recette est simple. Elle a même débordé sur la gouvernance actuelle. Inutile de vous faire un dessin ou de joindre une photo à cette chronique.
Selon un sondage CSA réalisé pour Le Parisien paru dimanche, une très large majorité des personnes interrogées trouve Carla Bruni-Sarkozy élégante (92%), moderne (89%), sympathique (73%). Mais 64% jugent pourtant qu'elle ne contribuera pas à améliorer l'image qu'ils ont de Nicolas Sarkozy. Celle qui a épousé le chef de l'Etat le 2 février dernier a réussi à séduire les Français même si seulement 43% pensent qu'elle représente bien la France à l'étranger, très loin derrière les 81% recueillis par Bernadette Chirac mais devant les 36% de Cécilia Sarkozy. Sur les 1000 personnes interrogées, 60% pensent que Carla Bruni-Sarkozy va moderniser l'image de la France à l'étranger, 47% qu'elle contribuera à la promotion de la culture française. Laquelle ? Celle du Ministère ayant en charge ce secteur de la vie sociale ou celle portée par les meilleurs amis de son époux ? Elle connaît la chanson mais la base culturelle moderne qui reflète l'état d'un pays a toujours été son cinéma.
FINANCEMENTS MANQUANTS
A l'initiative de la réalisatrice Pascale Ferran, un groupe de treize professionnels du cinéma (tous métiers confondus : réalisateurs, scénaristes, producteurs) a rendu un rapport qui propose de rénover un système de financement public jugé inadapté. Entre films à gros budget formatés pour le prime time et le cinéma d'auteur qui rencontre des difficultés, existent des films au financement intermédiaire, qui témoignent d'une ambition artistique déterminée mais peinent à exister. L'enjeu est de maintenir est de développer une diversité caractéristique de l'exception culturelle française. Les mesures d'accompagnement ne viennent plus en aide aux films qui en ont le plus besoin. Dysfonctionnements structurels, dispositions obsolètes, financements ridicules, malversations parfois, ainsi que l'évolution du marché et la position dominante de certains acteurs du secteurs comme les diffuseurs TV, ont fini par handicaper un système dont chacun souhaite cependant la pérennité. Piloté par le Centre national de la cinématographie (CNC), ce système d'aides conçu après... 1945 pour instaurer une « solidarité entre les films » ne fait plus aujourd'hui qu'accentuer la violence des lois du marché et la bipolarisation de la production.
Après avoir constaté une baisse de qualité de la production française ainsi que sa bipolarisations (films riches et films pauvres), il décrit un monde professionnel qui, en dépit d'encadrements législatifs protecteurs, a perdu ses repères. Pas moins de 228 films ont été produits en France en 2007, dont 185 qui sont majoritairement des productions d'initiative française et 43 des coproductions incluant des capitaux étrangers. Ces films ne représentent pourtant que 44,7% du marché du cinéma en 2006. Les films américains représentent 44,2%, les films européens 9%, et ceux des autres pays 2,2%. Signalons que les chiffres liés à l'évolution des budgets traduisent bien une fracture budgétaire : 24 films avaient un budget de plus de 10 millions d'euros en 2006, contre 6 en 1996. Entre 4 et 7 millions : 19 films en 2006 contre 40 en 2000. Moins de 2 millions : 63 en 2006 contre 39 en 1996.
En fait il suffirait de faire des films avec des sosies qui enlèvent le haut pour faire descendre le niveau culturel plus bas. Ils coûteraient moins cher et plus encore ils seraient vus par des millions de spectateurs ce qui réconforterait tout le monde. D'ailleurs il serait cofinancé par TF1 !
Mais je déblogue...
L'ensemble des sénateurs de la série A actuelle soit 102 sièges (à noter qu'actuellement, la série A ne se compose que de 101 sénateurs, à la suite du décès de M. Jacques Pelletier, sénateur de l'Aisne, dont le siège n'est pas pourvu) : 98 sièges dans les départements métropolitains, de l'Ain à l'Indre, sauf l'Essonne et les Hauts-de-Seine, la Guyane, la Polynésie française et Wallis et Futuna, ainsi que 4 sièges de sénateurs représentants les français de l'étranger; 10 sièges correspondant à un accroissement graduel de l'effectif sénatorial pour tenir compte des changements démographiques (un siège supplémentaire étant attribué aux départements et collectivités suivants : Ain, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Drôme, Eure-et-Loir, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Guyane et Polynésie française) ; 2 sièges à Saint-Barthélémy et Saint-Martin, collectivités nouvellement créées.
On a entendu des bruits divers : candidature de Jacques Chirac en Corrèze pour obtenir une immunité nouvelle, candidature d'Alain Juppé pour s'installer dans le fauteuil de Poncelet, candidatures partout où des Modem sont sortants pour laminer définitivement Bayrou... En fait des stratégies sont à l'étude partout alors qu'au PC on se voit mal en point, que chez les Verts on ne voit pas d'ouverture et qu'au PS on essaiera à quelques semaines du congrès de placer ses pions !
On va donc assister des reclassements divers. Il est certain que François Bayrou va se trouver coincé entre ses contradictions car le nombre de départements dans lesquels il pourra glisser un de seines vont se compter désormais sur les doigts de la main droite car il n'a rien à espérer à gauche ! Hier l'hémorragie a débuté puisque le sénateur de Mayenne Jean Arthuis, président de la Commission des Finances du Sénat, a annoncé sa décision de quitter le Mouvement démocrate (MoDem), aujourd'hui "inaudible", dans un entretien au Journal du Dimanche. « Je ne reviendrai pas sur ma décision. Je quitte le MoDem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi », dit-il.
Le président du conseil général de Mayenne ne rejoint pas pour autant le Nouveau Centre, créé entre les deux tours de la présidentielle par les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. « Il n'en est pas question », dit-il. « Je n'irai pas au Nouveau Centre, pas plus qu'à l'UMP. Je suis centriste, viscéralement attaché à l'existence d'un centre indépendant en mesure de nouer des alliances dans la clarté. » Le groupe centriste au Sénat, présidé par Michel Mercier, est composé de trente membres. Après le départ de Jean Arthuis, ils ne sont plus que dix (dont Michel Mercier) à faire partie du bureau exécutif du MoDem. Cinq sont membres du Nouveau Centre, les autres ne s'étant pas clairement déterminés... mais qui devraient selon les circonstances et leur situation vis à vis de l'échéance de septembre 2008 choisir plus ou moine vite leur camp. Cette attitude est beaucoup moins anecdotique qu'on le pense car pour moi c'est la fin du Modem qui se détricote lentement comme un pull-over orange démodé !
SE RECONCILIER AVEC L'UMP
« L'UDF n'est pas morte, contrairement à ce que certains tentent de faire croire », ajoute le Président du Conseil général de la Mayenne , demandant de nouveau « que soit rapidement convoqué le comité directeur de l'UDF ». Il fait partie des élus qui avaient pris leurs distances avec le président du MoDem François Bayrou ces derniers mois. Au lendemain des municipales, il avait jugé que ces élections montraient « l'échec de la stratégie d'autonomie » du MoDem et réaffirmé sa volonté de faire revivre l'UDF... et de redonner cette étiquette du bon vieux temps à quelques-uns de ses collègues pour essayer de les sauver ! Et lui en l'occurrence il doit sauver sa peau de Président de la prestigieuse commission des finances du Sénat. Il la doit à l'Ump et il lui faut donc absolument se désolidariser de Bayrou. Mais on trouve toujours des arguments terriblement idéologiques pour expliquer ses défaillances. Il sait que la chasse au Modem va battre son plein et il préfère se mettre hors du ring de catch !
« J'ai plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte », dit-il au JDD. « Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire. Un parti doit avoir une ligne politique claire assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns et des autres. »
Evoquant la « crise financière mondiale qui nous menace », il dit attendre « une expression publique forte sur le sujet que je n'entends pas chez François Bayrou. Cela ne peut plus durer ». Le Modem avec lequel certains rêvent encore de s'allier au PS ne sera bientôt plus qu'une coquille vide d'autant que les régionales relanceront le sketch des alliances à géométrie variable. Il restera bientôt une poignée de sénateurs, un trio de députés, quelques conseillers généraux et aucun maire de ville importante. Autant dire que la traversée du désert va être terriblement épuisante et il y aura des renoncements successifs qui réduiront des forces déjà très faibles.
LES NOUVEAUX ADHERENTS
« La démission de Jean Arthuis, en attendant peut-être d'autres démissions de sénateurs conduira nécessairement les instances dirigeantes du Modem à faire des choix clairs. La situation actuelle résulte de ce que une partie des élus UDF, qui doivent pour beaucoup leur élection à l'UMP ne sont pas d'accord aux stratégies d'autonomie à l'égard de la droite. Ils se sentent d'autant plus forts pour exiger la renaissance de l'UDF que François Bayrou est affaibli non pas tant en raison de son échec à Pau ou du résultat des élections municipales, qui n'est pas aussi mauvais que la presse veut bien le dire, mais par un manque de soutien exprimé par la base du mouvement, par les nouveaux élus, par les nouveaux militants par ce que en l'état actuel nous ne leur donnons pas ce qu'ils souhaitent. » confirme Corinne Lepage sur son blog ce qui dénote de sa part une capacité d'analyse objective de qualité ! Elle devrait adhérer au PS pour se pencher sur l'attitude de ces nouveaux adhérents(e)s s'étant fondus dans la nature ! « L'absence de communication en direction des militants, l'absence de mise à disposition de moyens d'échange par internet sont en définitive encore plus gênantes que l'absence d'instances organisées. Si dans certaines fédérations, tous les acteurs ont joué le jeu, il n'en va pas de même dans d'autres où les structures anciennes ont perduré interdisant aux nouveaux militants d'accéder à la communication, à la définition de la stratégie, à la capacité de participer aux réunions. Ils sont également venus au Modem pour travailler sur le fond des sujets, lesquels ne manquent pas. Dire qu'on est ni de droite et de gauche n'a pas d'intérêt en soi, hormis bien évidemment démontrer que l'on n'est pas sectaire. Le seul intérêt de ce positionnement consiste à avoir la liberté nécessaire pour établir un projet autonome, sans avoir à satisfaire un clientélisme de droite ou de gauche, projet qui ne peut être qu'au-delà de la droite et la gauche dans la mesure où les réponses de l'un comme de l'autre ne sont pas adaptées aux enjeux contemporains ». Le diagnostic peut se transposer rue de Solférino car le retard pris devient extrêmement préoccupant dans l'organisation de ces débats sur d'autres thèmes que celui des parcours personnels.
DROIT DANS SES BOTTES
Le président du MoDem François Bayrou a immédiatement écarté la réactivation de l'UDF souhaitée par le sénateur centriste Jean Arthuis, estimant que l'UDF s'était « transformée en MoDem », après avoir de toute façon trouvé son terme en 2002. Il a estimé que l'UDF avait politiquement « trouvé son terme en 2002 quand les neuf dixièmes de ses élus (sont partis) avec Jacques Chirac pour faire le parti unique de la droite. Ce jour là, on a vu que l'UDF n'était pas une famille politique de solidité, mais une famille politique de ralliement: ce jour là, j'ai su qu'il faudrait une forme politique nouvelle. Je ne reviendrai pas en arrière » et « je ne céderai rien ». Il y a un peu de tempérament suicidaire dans une telle position. Le président du Modem s'est aussi exprimé sur la motion de censure PS et PRG qui doit être débattue mardi au Palais Bourbon. Sa position est aussi claire que de l'eau de boudin du Barn : « Je réfléchis, je n'en sais rien ».
« Sur la politique économique et sociale », il s'agit de dire « grosso modo qu'il ne faut pas faire d'économies », et « je suis en désaccord » avec la motion de la gauche, a déclaré M. Bayrou. Sur la question de l'envoi de troupes en Afghanistan, « je pense que c'est une question complexe », a-t-il ajouté M. Bayrou, qui avait expliqué auparavant qu'il n'était « pas choqué qu'on s'interroge sur l'appel au secours » d'un « certain nombre de nos alliés » sur le terrain. Par contre « je suis profondément d'accord avec la partie de la motion qui condamne le retour de la France dans le commandement militaire de l'Otan », a ajouté Bayrou. « Si elle ne portait que sur l'Otan, je la voterais », a-t-il indiqué, en fustigeant la « dérive atlantiste » de l'exécutif donnant ainsi raison à la position de Laurent Fabius... qui a été désavoué, malgré la majorité obtenue au sein du groupe socialiste par des camarades désireux de faire un méli mélo politique. Il reste à savoir combien de temps encore le MoDem tiendra en effectuant un grand écart au dessus du précipice.
Mais je déblogue...
« Cette augmentation (...) ne remet pas en cause l'objectif de dépenses pour l'ensemble de l'année voté en loi de finances », indique Bercy dans un communiqué en précisant qu'à ce stade de l'exécution budgétaire, les comparaisons d'une année sur l'autre restent peu significatives. Les recettes nettes s'établissent de leur côté à 27,75 milliards contre 27,77 milliards à fin février 2007. Plus rien ne fonctionne puisque les dépenses augmentent alors que la suppression de milliers de postes devaient les réduire et la baisse affichée triomphalement du chômage n'a créé aucun sursaut des recettes puisque la précarité n'implique pas la participation financière à la vie sociale. La chandelle se consume par les deux bouts. Objectivement jamais depuis un demi-siècle la France n'a été dans un tel état.
Toutes les annonces gouvernementales ne constituent que des cache misère pour un peuple anesthésié par des futilités présidentielles alors que son avenir est en passe de basculer vers la paupérisation massive.
La seule satisfaction que peuvent afficher les penseurs du Ministère des Finances c'est que la consommation demeure encore productive de recettes. A périmètre constant, les recettes fiscales nettes s'inscrivent, en effet à la fin du mois de février, en hausse de 4,1% par rapport à la même période de 2007, du fait d'un bon niveau des recettes de TVA (+7,3%). On lorgne donc de plus en plus vers cette fameuse TVA qui passe mieux que tout le erste car personne ne semble en mesurer le poids sur son pouvoir d'achat. On prépare même le terrain d'un hausse quis era durant le quinquennat inévitable ! « Cette évolution reste toutefois peu significative et ne préfigure pas l'évolution des recettes fiscales sur l'ensemble de l'année », précise Bercy.
DEUX AXIOMES EXPLOITES
Toutes les propositions de Sarkozy, dont plus personne ne rappelle qu'il a été lui-même Ministre d'Etat, de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, dans le troisième gouvernement de Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe, avec grand fracas, dans un premier temps sa politique sur la... réduction du déficit (déjà) et il annonce en 2005 le respect par la France du pacte de stabilité avec un déficit de 2,9 % du PIB ; Plus personne explique qu'il est parti en grand seigneur sans avoir atteint aucun des deux objectifs, laissant à son successeur le soin de boucher les trous qu'il avait tenté de masquer en vendant une part des réserves d'or de la Banque de France et surtout le capital public de France Télécom. Il avait aussi promis qu'il faudrait lui passer sur le corps avant de privatiser EDF avant de laisser faire le contraire.
Et comme le passé ne compte plus pour construire l'avenir et comme on ne juge l'action que par l'impact que lui donne le système médiatique, il échappe à toutes les mises en cause. Les Ministres continuent à « taper » sur des axiomes déclinés sans cesse sur les plateaux de télés ou devant les micros : « socialisme = augmentation des impôts » et « libéralisme = exonération de participation à la vie collective ». En dehors de ces principes de base ressassés comme des vérités. Et le pire c'est que ça marche en raison tout simplement de l'ignorance citoyenne absolue en matière de fiscalité. Dramatique car on ne vit que sur des clichés, des poncifs, des approximations. Nul ne sait véritablement qui paye quoi et surtout combien... et mieux personne ne veut faire de lien entre ce qu'il verse et les services qui en découlent. Il exige « tout » et croît facilement que le financement de « tout » sera nul ! Il ya joute une dose de mauvaise foi lui permettant simplement d'affirmer qu'il est trop imposé (alors que souvent il ne paye pas ce qu'il devrait payer) et trouve un coupable dans la proximité mais jamais sur son écran de télé !
La France est en perdition sur le plan de ses finances car Sarkozy a fait des choix dans l'euphorie de sa victoire qui vont peser sur l'avenir. Il a fait non pas du « développement durable » mais de « l'effondrement durable » !
NE PAS PARLER DES RECETTES
Lorsqu'il est arrivé au pouvoir en mai 2007, il a lancé une politique qui, aujourd'hui, ne produit pas d'effet. La première décision qui découle de cette erreur originelle a été de ne plus distribuer les crédits votés pour les divers ministères et qui seront donc congelés avant d'être purement être supprimés. La deuxième décisions est relative au futur budget 2009. L'Etat doit revoir les dépenses publiques en réduisant le nombre de fonctionnaires notamment, par le biais du diagnostic de révision générale des politiques publiques qui ne sera qu'un prétexte. Il s'agit d'améliorer l'administration en faisant fusionner certains pôles qui font doublons et d'en supprimer d'autres. Par ce biais, le gouvernement souhaite mieux gérer le service public (vérité officielle) mais surtout à diminuer provisoirement ses dépenses. Il a décidé de tromper l'opinion publique en espérant des jours meilleurs en expliquant qu'un déficit se réduit uniquement pas la baisse des dépenses alors que sur le terrain il exige des collectivités locales des capacités d'autofinancement qu'il n'a jamais dégagées !
Dans les pratiques antérieures, un plan de rigueur équivalait à la combinaison de deux décisions complémentaires : une réduction des dépenses publiques et l'augmentation des impôts ou des prélèvements sociaux. Le plan de rigueur était mis en place lorsque les déficits publics et sociaux étaient insoutenables. On y est mais on ne peut pas après le cadeau du paquet fiscal présenté comme la panacée annoncer un effort fiscal. Question d'orgueil mal placé et... le retour au pays de Johnny en dépend !
Actuellement, les déficits dérapent, la dette publique augmente ainsi que les déficits sociaux. Mais le gouvernement préfère sciemment laisser filer le déficit plutôt que d'augmenter les impôts. Une absurdité que nous allons payer très cher. Une hérésie économique. Et même si la tentation est grande pour le gouvernement de les augmenter, il ne le fera pas pour des raisons de... communication. Il sait que ce serait condamner le pouvoir d'achat des classes moyennes qui participeraient le plus à cette effort. Nicolas Sarkozy pense que cette mesure serait désastreuse pour son image et que son quinquennat s'achèverait dans le chaos. Il trichera aussi longtemps que possible (2010 à mon humble avis) pour ne pas en arriver à ce qui... sera inévitable. A l'heure actuelle l'Etat diffère les dépenses mais demain, il faudra solder l'addition. Les augmentations ne sont remises qu'à plus tard mais elles viendront. D'abord par la fiscalité locale , ensuite par la TVA et enfin par les cotisations sociales !
UN CHOIX A FAIRE
L'Etat n'a pas le courage de dire aux Français qu'ils ne paient pas le coût exact de ce que valent réellement les dépenses de santé. Le gouvernement a peur de dire aux Français qu'il faudrait se serrer la ceinture. Les difficultés économiques surviennent alors qu'il y a des problèmes de monnaie et des problèmes financiers. Dans ce contexte, la France connaît davantage de difficultés que bien d'autres pays à cause d'une croissance moindre et d'une dette importante. Dans une semaine seront annoncées les suppressions de postes dans l'Education nationale et les parents vont s'agiter localement, découvrant que des fonctionnaires en moins c'est aussi des effectifs plus lourds dans les classes, le non remplacement des enseignants malades. Les hôpitaux prennent des allures d'établissements roumains avec une pénurie de personnel que l'on ne mesure que... quand on est malade mais dont on se moque quand on est riche et bien portant ! Les gendarmeries vont être rayées de la carte (un plan confidentiel est en cours) afin d'améliorer la sécurité des gens des zones périurbaines ou rurales. Et la liste va s'allonger pour sûrement la plus grande satisfaction des... contribuables mais pas pour celles des usagers ! Il faudra faire un choix citoyen : se débrouiller seul face au quotidien ou compter sur la solidarité républicaine. Se rend-on compte que les étudiants qui vont se retrouver avec des concours aux IUFM réduits à la portion congrue, des CAPS avec des quotas minables, des écoles d'infirmières sans places disponibles, des postes de gendarmes réduits... C'est un bon moyen de résorber le chômage à échéance 2010 !
Comme l'explique parfaitement le remarquable André Santini, Ministre de la fonction publique : « ces réformes étaient dans le programme de Nicolas Sarkozy, ce n'est donc pas une surprise ! » Le problème c'est que je ne suis pas encore certain que tous les malades potentiels, tous les parents des élèves, tous les étudiants, tous les fonctionnaires, tous les élus locaux qui ont voté en sa faveur aient eu conscience de ce qui les attendait. Ils ont entendu moins d'impôts et ça aura suffi à leur bonheur ! Maintenant dans le fond qu'ils assument les conséquences de leur vote, c'est assez logique. Mais en sont-ils fiers ?
Mais je déblogue...
D'abord il n'existe plus aucune ligne directrice globale solide opposable à toutes les prises de position individuelles. Ensuite s'organise une sorte de montée au mât de cocagne qui laisse croire aux électrices et aux électeurs que seul le pompon qui est au sommet a un intérêt dans les parcours individuels. Enfin on assiste à un spectacle permanent de tir à la corde : chacun recherche à gonfler son équipe pour entraîner l'autre soit vers la droite, soit vers la gauche. Et en fait, on imagine bien que quelques uns aimeraient bien que le tout demeure au centre ! Tout cela a pris un tour angoissant cette semaine avec des affrontements et des affirmations n'ayant plus aucun rapport avec le partage d'une orientation commune.
Confortés par leurs succès locaux sur des territoires divers les agitateurs permanents de la lutte des clans se déchaînent afin de se positionner, comme les potaches, face au self-service. Ils savent que la politique n'est qu'un rapport de forces internes ou externes. Il est donc indispensable d'occuper le terrain. De quelle manière ? Surtout pas par des propositions fortes mais des positions globales très larges dans lesquelles le maximum de personnes pourrait se reconnaître.
Ainsi la double offensive du PS n'aura pas lieu à l'Assemblée nationale. Avant d'annoncer le dépôt d'une motion de censure contre l'envoi de troupes françaises en Afghanistan, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, et une bonne partie des socialistes, ne cachaient pas leur intention de profiter de l'occasion pour interpeller le gouvernement sur sa politique économique et sociale. Au terme d'une rude bataille interne, François Hollande a finalement décidé de concentrer son propos sur l'Afghanistan et la politique étrangère, même s'il doit commencer son discours par tous les sujets qui auraient pu être, eux aussi, évoqués : suppressions de crédits, gonflement de la dette...
DESAVOUER FABIUS
Cette marche arrière de Hollande résulte d'une opération de forcing menée, tout au long de la journée, par Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Jean Glavany et leurs troupes. En fait on assiste à la lutte du politique et du médiatique. Lors d'une réunion du groupe socialiste pour préparer la motion, l'ancien premier ministre a plaidé pour que les socialistes se concentrent sur la seule question de l'Afghanistan. Selon Laurent Fabius, cela présenterait plusieurs avantages. Le premier concerne la lisibilité des débats auprès des Français qui, interpellés sur l'Afghanistan, ne comprendraient pas que les socialistes en profitent pour parler d'autre chose. Deuxième avantage : faire tanguer la majorité UMP.
Laurent Fabius a expliqué qu'en centrant la motion sur la dérive atlantiste de Nicolas Sarkozy, cela permettait d'enfoncer un coin dans la majorité en allant "chatouiller" les gaullistes historiques et les souverainistes hostiles à l'Otan . Un point de vue partagé par Pierre Moscovici, peu séduit par l'idée d'une motion fourre-tout. « C'est après les municipales qu'il aurait fallu provoquer un débat économique et social. Glisser cela derrière l'Afghanistan donnerait l'impression que les socialistes cherchent une session de rattrapage », ajoute-t-il. À l'issue de la réunion de groupe, les partisans de la motion Afghanistan dont la Députée de la Gironde Martine Faure pensaient que leurs arguments l'avaient emporté. Mais dans l'après-midi, après la séance de questions au gouvernement, Jean-Marc Ayrault revenait à la charge en assurant qu'il serait un peu surréaliste qu'on ne parle que de la politique étrangère et pas de la vie des Français. Les positions politiques claires, simples, lisibles pour les opposants à cette décision de va-t-en guerre dangereuse étaient éliminées.
L'analyse de Laurent Fabius volait en éclats car on venait d'apprendre que le débat serait... télévisé en direct sur France 3. L'Ump avait senti le piège et insistait là où ça fait mal : la multiplicité des positions socialistes ressemblant à une mauvaise chorale ! C'est quotidien au PS : ne jamais répondre simplement et clairement aux positions sarkozystes au prétexte que la diversité allant des partisans de l'ouverture aux défenseurs de l'alliance avec la LCR serait un atout !
CONVAINCRE LES FRANCAIS
François Hollande, a au moins le mérite de s'être aperçu de cette situation d'une absolue confusion. Il a appelé les socialistes à « être moins candidats à sa succession qu'à convaincre les Français », au lendemain du lancement par Ségolène Royal d'une « consultation participative » des adhérents en vue du congrès de novembre. Une série de questions qui a dû être préparée par un spécialiste des sondages car elles permettent à tout le monde de se reconnaître dans leur énoncé. « Je pense que les socialistes doivent être moins candidats à ma succession que candidats à convaincre les Français qu'il faut nous faire confiance », a déclaré le nouveau président du Conseil général de la Corrèze, tout en se refusant à commenter directement l'initiative de son ex-compagne. « Ce que je dis aux socialistes, et ça vaut pour tous, c'est que c'est au mois de juin qu'il faut déposer des textes qu'il faut que ces textes aient une clarté, puissent permettre une vraie délibération, un vrai choix d'orientation, de stratégie ». Il en tirera la leçon en respectant la position majoritaire du groupe socialiste de l'Assemblée. « Jusqu'au mois de juin, occupez vous des Français. Ils attendent de vous des propositions, des réactions qui permettent d'être une opposition utile. Le reste doit être plus un travail souterrain qu'un travail public, » a ajouté celui qui sait fort bien que le leadership du PS sera pris par celle ou celui qui saura tout simplement le mieux communiquer... à l'extérieur du parti car à l'intérieur plus personne ne dit rien ! Silence radio dans les réunions.
« Ce que doivent faire les socialistes, c'est moins des actes de candidature que des positions politiques qu'il faut prendre pour éclairer ce que doit être le chemin de la gauche et, j'espère, celui de la reconquête », a déclaré François Hollande, qui ne sollicitera pas un nouveau mandat à la tête du parti au prochain congrès. « Le vrai problème que le PS, aujourd'hui, a, c'est qu'il n'est pas au pouvoir. Donc il doit chercher les projets, les idées, les forces qui doivent le conduire à être demain aux responsabilités, » a-t-il expliqué avec aucune chance d'être entendu puisque tout le monde trace sa route sans se soucier des dégâts collatéraux.
CET ESPECE DE MATCH
Le premier secrétaire finit même par trouver encore une fois un allié chez les Fabiusiens pourtant peu solides en ce moment car jugés nettement trop à gauche. Claude Bartolone qui ne passe pas pour avoir la langue dans la poche a en effet posé clairement les bases des enjeux actuels du PS. Ou il vire une fois encore à la Star'Ac politique ou il engage un débat de fond sur sa ligne directrice. Le bras droit de Laurent Fabius, s'est déclaré hostile à « la politique fast-food », en réaction aux déclarations de Jean-Louis Bianco qui a souhaité mardi que le PS choisisse un leader et un projet avant l'été et que Ségolène Royal fasse acte de candidature.
« A l'inverse de Jean-Louis Bianco, je ne suis pas pour la politique du vite cuisiné, vite consommé. Il faut qu'on ait le temps de préparer un projet qui puisse séduire les Français », a déclaré le député de Seine-St-Denis. Selon lui il ne faut « surtout pas quelqu'un qui ait un profil de présidentiable à la tête du PS », et le prochain congrès ne doit pas être « cette espèce de match qui semble vouloir être organisé tout de suite entre des présidentiables ». La leçon qu'il faut tirer des élections municipales et cantonales, c'est pour cet adepte du franc-parler que « c'est plus le projet qui compte que la tête d'affiche ». Il en a voulu pour preuve la victoire de Martine Lignières-Cassou à Pau ou de Pierre Cohen à Toulouse. Les victoires de la gauche les 9 et 16 mars sont « la preuve par l'exemple que ce n'est pas une question de popularité, c'est une question de projet ». Il lui faudra beaucoup de persuasion pour dissuader tout ce beau monde de la tentation d'une caméra ou d'un micro qui se pointent, d'un canapé chez Drucker, d'une place autour de la table chez Ardison, d'une interview par Apathie... Face à ces réalités la notion de projet a déjà du plomb dans l'aile puisque plus que jamais ce sont les sondages qui imposeront les choix des militants. Et dans un tel contexte médiatico-politique seule une réponse fortement ancrée à gauche peut sauver d'une dérive qui conduira une fois encore sur les écueils habituels. Au PS on n'a pas encore compris que les électrices et les électeurs préféraient toujours les originaux aux copies.
Mais je déblogue...
L'agence de presse colombienne ANNCOL, proche des Farc, a qualifié d'ailleurs hier « d'ingénu » le président français Nicolas Sarkozy, en commentant sa décision d'envoyer une mission humanitaire pour secourir l'otage Ingrid Betancourt sans accord préalable avec la guérilla. « Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge accompagne cette aventure dangereuse », soutient ANNCOL. Cette appréciation peu glorieuse pourrait en fait être fatale à... Ingrid Betancourt. En effet elle va inciter les FARC à se protéger au maximum de toute tentative d'exploitation militaire de ce périple dont on peut imaginer que, quoi qu'il advienne, il ne restera pas secret. La puissance des moyens techniques de repérage d'un groupe aussi discret soit-il vont bien évidemment peser sur l'initiative française un peu trop médiatisée.
L'agence souligne « que le souvenir, que ce fut l'appel téléphonique de membres du gouvernement français qui a permis de localiser le camp de Raul Reyes, numéro deux de la guérilla, et de le bombarder, est encore très frais ».
Raul Reyes est mort le 1er mars dans une attaque de l'armée colombienne contre le campement de la guérilla établi en Equateur. La sénatrice colombienne Piedad Cordoba avait laissé entendre le 19 mars que le camp des Farc avait été localisé grâce à un appel d'un émissaire français, ce que l'ambassade de France a catégoriquement démenti par la suite à Bogota. En fait ce démenti n'a convaincu personne car les milieux spécialisés s'accordent sur un fait indiscutable : Paul Reyes entretenait bien des liens réguliers avec les représentants de la France et il est certain que ceux-ci ne pouvaient être que par téléphone satellitaire. Un système très aisément repérable !
DES PIEDS DE PLOMB
« Nous ne savons pas si les FARC ont connaissance de la mission », indique l'agence soulignant que dès qu'ils en auront connaissance, les chefs rebelles « avanceront avec des pieds de plomb ». Une manière de préciser que la mission humanitaire risque bien de revenir sans avoir améliorer la santé de cette pauvre otage et surtout après avoir contraint les FARC a s'isoler encore plus ! « Nous ne devons pas oublier que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite (......) et que nous ne savons pas quelles sont les limites de la sincérité de Sarkozy », poursuit ANNCOL. L'agence affirme également que les coordonnées permettant de localiser Ingrid Betancourt ne sont pas parvenues aux délégués de la mission française ce qui leur donne autant de chance de trouver l'otage que la personne qui chercherait une épingle dans une meule de foin !
« Où iront les délégués du président français et les volontaires du Comité de la Croix-Rouge internationale?, Qui leur donnera les coordonnées?, Qui les recevra? », s'interroge ironiquement ANNCOL qui passe pour bien connaître le comportement et els décisions des FARC. Impossible de parler recherche pétrolière, usine nucléaire pour la dessalinisation de l'eau de mer, déploiement de militaires protecteurs, d'indemnisation en millions d'Euros...
La mission française a pourtant été lancée au lendemain d'un nouvel appel solennel de Nicolas Sarkozy pour que la guérilla marxiste libère l'otage franco-colombienne que le chef de l'Etat a décrite comme en « danger de mort imminente ». On peut s'étonner de cette agitation médiatico-politique qui dans le fond repose surtout sur une méconnaissance réelle du contexte colombien. Certes tous les efforts sont les bienvenus. Certes la France doit prendre sa place dans les efforts internationaux pour libérer celle qui ne mérite pas le sort qu'on lui réserve. Certes rien ne doit être négligé en sa faveur.
COUP DE FROID
Mais quand hier, l'avion de la mission humanitaire lancée par la France pour tenter de venir en aide à Ingrid Betancourt est arrivé en Colombie on se pose des questions sur ce déploiement qui met quasiment les FARC en situation de réponse positive rapide et obligatoire. Ils ne courront pas le risque de faire tuer des dizaines de leurs soldats pour faire plaisir à un Président avide de reconnaissance nationale ou internationale. Interrogée sur la possibilité pour cette mission d'entrer en contact avec Ingrid Betancourt, un proche des FARC a répondu: « nous n'avons pas de réponse ». Et pour cause on se méfie beaucoup de l'agitation française contraire aux soucis des guérilleros. L'ancien mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye a estimé jeudi que la mission humanitaire devait se poursuivre « dans le secret ». Le premier objectif de cette mission, c'est de réussir à approcher Ingrid et de la soigner. Par la suite, ses initiateurs espère que les émissaires pourront avoir la possibilité de discuter avec les FARC et envisager la sortie d'Ingrid de la jungle.
C'est malheureusement mal parti. Rodrigo Granda, considéré comme le ministre des Affaires étrangères des FARC, a en effet exclu toute libération unilatérale d'otages, déclarant qu'aucun ne serait libéré autrement que dans le cadre d'un échange avec des guérilleros emprisonnés. Cette déclaration rendue publique sur le site Web de l'Agence bolivarienne de presse, qui diffuse régulièrement des communiqués des Forces armées révolutionnaires de Colombie, intervient alors que la mission attend un signe positif de ceux qu'elle doit contacter. « Ceux qui sont prisonniers dans nos campements ne seront libérés que dans le cadre d'un échange de prisonniers », déclare Rodrigo Granda. « Il n'est pas admissible qu'on nous demande encore des gestes de paix, quand après tant de preuves concrètes de notre volonté politique de trouver des issues au conflit, on nous répond par l'infamie », ajoute-t-il. Il ne mentionne même pas la mission humanitaire française.
« Ils sont nombreux à demander la libération des 'otages' mais nombreux aussi à oublier que les nôtres, les fils des pauvres qui ont lutté comme combattants de l'armée du peuple pour la justice sociale, sont dans des conditions pires que les prisonniers aux mains des FARC », lance cet homme important dans le dispositif des FARC ;
Cette déclaration a refroidi tout le monde et semble détruire les maigres espoirs d'une libération d'Ingrid Betancourt.
CHAVEZ ENCORE EFFICACE
La soeur de l'otage franco-colombienne, a compris et a appelé hier à « ne pas délaisser » le canal de négociation que représente le président vénézuélien Hugo Chavez en misant uniquement sur l'envoi d'une mission humanitaire en Colombie. « On fait un appel aux FARC pour qu'elles puissent réagir positivement à la mission humanitaire lancée par la France en Colombie, a déclaré Astrid Betancourt. Mais cette initiative n'est pas le dernier espoir », a-t-elle dit. Il faut « ne pas délaisser le front d'une négociation de libération d'Ingrid et de tous les otages par le canal du président Chavez », a-t-elle ajouté.
Elle a surtout souligné que « le président Chavez avait un contact direct avec Ivan Marquez qui est celui à travers qui les libérations unilatérales des autres otages ont pu réussir ». Or Ivan Marquez est un des chefs des FARC. Le président Chavez est le seul jusqu'à présent à avoir obtenu des rebelles la libération de six otages colombiens. Le gouvernement colombien a annoncé mercredi qu'il n'envisageait pas "de participation directe" du président du Venezuela Hugo Chavez à la mission humanitaire française visant à secourir Ingrid Betancourt.
Le président français Nicolas Sarkozy a cependant appelé Hugo Chavez, après avoir annoncé l'envoi d'une mission humanitaire, pour « faire le point avec lui sur la situation des otages en Colombie ». Hugo Chavez a alors affirmé le 25 mars n'avoir plus d'information concernant Ingrid Betancourt, et avoir perdu les contacts avec les Farc, depuis la mort du numéro deux de la guérilla marxiste Raul Reyes lors d'une incursion militaire colombienne en Equateur dont on connaît la cause ! Une manière comme une autre de renvoyer son interlocuteur à ses contradictions.
N'empêche qu'Ingrid Betancourt durant ces affaires plus ou moins compliquées souffre et risque de mourir de manière cruelle et injuste. Elle doit biens e moquer de la solution pourvu qu'elle retrouve cette liberté qui lui allait si bien. On peut seulement se demander si parfois on pense sincèrement à son triste sort !
Mais je déblogue...




