L'Autre Quotidien page d'accueil

 
Jeudi 3 avril 2008
Actuellement le monde agricole est agité par un vaste débat sur la valeur de l'Union européenne. Malheureusement malgré la visite du Président de la République il ne mobilise pas l'opinion alors que son contenu même rappelle étrangement celui des prises de position sur le traité constitutionnel européen et sur le récent traité de Lisbonne. Dans le premier cas le refus populaire très mal vécu par les élites de tous bords reposait essentiellement sur une vision de l'Europe exclusivement basée sur la concurrence facteur de profits. Dans le second cas la négation absolue, en France, de la valeur fondamentalement démocratique du suffrage universel, aura permis d'éviter le débat de fond sur l'utilité de textes réputés indispensables pour relancer une structure ayant explosé sous l'influence d'intérêts socio-économiques différents. Jamais la politique agricole n'aura pas en effet mérité son qualificatif de « commune ». Le paradoxe extraordinaire réside dans le fait que la droite libérale devant porter le principe même de la non intervention étatique face à la loi du marché se rend brutalement compte de l'absurdité de ses positions dans le contexte européen actuel. Elle veut bien d'une concurrence échevelée mais... jamais dans sa filière de production !
Le premier syndicat agricole de France, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles. a demandé par exemple hier le maintien des « outils de gestion de marché » (jachère, subventions, quotas), après le « bilan de santé » de la Politique Agricole Commune (PAC) qui doit être adopté au second semestre 2008 lors de la présidence française de l'Union européenne. Autant dire qu'il réclame un maintien d'une politique dirigiste destinée à atténuer les ravages que devrait faire dans le monde agricole français une libéralisation élargie du système productif.
« La volatilité des marchés n'est pas supportable et la puissance publique doit pouvoir intervenir avec efficience quand la situation l'exige », estime le principal syndicat agricole dans une motion adoptée lors de son 62ème congrès à Nantes. Il faut bien comprendre qu'il ne s'agit pas d'un syndicat de gauche mais bel et bien le plus marqué à droite de tous ceux qui existent en France.
La FNSEA estime sans sourciller que « pour le cas particulier des quotas laitiers, il faut que leur évolution jusqu'en 2015 reste liée à l'état du marché et non à des considérations d'arbitrage aveugle entre les uns et les autres ». Une motion sur les traités européens en cours qui ne reposent en fait que sur des arbitrages « économiques libéraux » s'imposeraient mais ils ne l'ont pas fait et ils ne le feront pas !
LBERAUX SAUF POUR EUX
Le principal syndicat agricole reconnaît qu'il y certes une majorité des pays de l'UE qui considèrent que les aides directes de Burxelles, constituent cependant une assurance tous risques, une réponse à toutes les difficultés et aléas rencontrés par les exploitations. Encore un exemple de ce hiatus entre des gens votant majoritairement pour un système social sans contraintes environnementales, réglementaires avec souvent du travail dissimulé, sans cotisations sociales mais qui veulent une Europe qui leur garantit des revenus et une pérennité de leur situation avec les impôts payés par les autres.
Mais pour la FNSEA, le système initié en 2003, lors de la réforme de la PAC à Luxembourg, non seulement ignore le modèle agricole européen mais en plus porte en germe des conflits permanents entre paysans, entre systèmes de production, entre régions et affaiblit la légitimité des soutiens apportés à l'agriculture. mais diable pourquoi ont-ils accepté que Sarkozy ne les consultent pas sur le traité de Lisbonne si cette Europe ne leur convient pas. Ne savaient-ils pas ces braves paysans que tout se retournera contre ce choix ?
A quelques semaines d'un présidence française de l'UE qui s'annonce mouvementée compte tenu de la faiblesse économique de la France ruinée par les cadeaux fiscaux de 2007, Nicolas Sarkozy est allé en... campagne séduire les agriculteurs bien pensants. Le chef de l'Etat a souhaité « une véritable simplification durable » de la Politique agricole commune (PAC). Dans son discours au salon de l'agriculture, il avait déjà souhaité que la présidence française de l'UE soit l'occasion d'une « refondation » de la PAC, le principal défi pour la France, principal bénéficiaire de la PAC, étant de préserver la majorité de ses aides en provenance de Bruxelles, 10 milliards d'euros par an. Et ça c'est pas gagné d'avance car les autres nous guettent au coin du bois !
Le président Sarkozy a presque avoué qu'il n'était plus pour la loi du marché car il a également affirmé que « les négociations au sein de l'Organisation mondiale du Commerce doivent repartir sur des bases saines et des objectifs clarifiés ». il n'est pas encore altermondialiste mais ça va venir. « Je m'opposerai fermement à tout accord qui ne servira pas les intérêts de notre pays », a-t-il déclaré. Et alors que pèse une France ruinée dans un concert des nations de plus en plus égoïste et dans une Europe non protégée au nom du libre échange productif ?
Il vient d'écrire au président de la Commission européenne Manuel Barroso pour lui rappeler cette ligne. « Je ne veux pas que l'Europe fasse preuve de naïveté », a-t-il dit comme s'il se méfiait déjà des positions qu'il serait conduit à assumer au nom de ses amis anglais, polonais ou luxembourgeois ou pour porter les revendications allemandes ou espagnoles.
RETRAITES PAUVRES
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a promis une revalorisation des petites retraites agricoles avant fin juin. « Au cours de la campagne électorale, j'ai pris deux engagements très clairs et je tiendrai tous mes engagements: revaloriser le minimum vieillesse et porter de 54% à 60% le taux des pensions de réversion sur la durée du quinquennat », a lancé le président au risque d'être démenti par son premier Ministre dans quelques jours ! La réalité est simple la Mutualité Sociale agricole doit rire jaune en enregistrant cette promesse alors qu'elle vient de supprimer les heures d'aide ménagères à ses ressortissants car elle est incapable de les payer. Alors si leur retraite augmente ils pourront toujours s'offrir des prestations payantes plein pot de substitution. Du délire électoraliste... dans un contexte où l'on n'a aucune perspective sur un monde agricole qui « s'industrialise », qui réduits es cotisants, qui se transforme en outil de spéculation financière sur les matières premières et sur le foncier !
« Ces engagements seront tenus avec méthode et sans démagogie, car on ne peut pas continuer de payer des retraites à crédit », a-t-il poursuivi a celui qui vit non pas encore à crédit mais sur l'incrédulité générale. Bon nombre des quelque 2 millions de retraités agricoles (pour seulement 570.000 actifs) que compte en effet la France touchent de très faibles retraites car ils ont des carrières incomplètes en tant que veuves, conjoints ou ayant longtemps travaillé sur l'exploitation familiales sans avoir été déclarés. Mais à qui la faute ? On oublie que durant ces périodes personne n'a réagi et mieux à laissé faire en toute connaissance de cause au nom de la rentabilité incertaine de l'agriculture subventionnée.
Devant un auditoire qu'il a eu beaucoup de mal à réveiller, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois tenté de séduire le monde agricole, après le Salon de l'élevage, en septembre à Rennes, et celui de l'agriculture à Paris en février. Il sait que si cet électorat le quitte il ne pourra plus compter sur une part importante des forces historiques de la Droite. Et il fera la danse du ventre s'il le faut pour le conserver !
TRES CONTENTS DES ANNONCES
D'ailleurs si les adhérent(e)s sont restés modérés, les dirigeants proches du sarkozysme ambiant ont vite applaudi aux... effets d'annonces présidentiels ! « Les propos que nous a tenus le Président de la République nous ont rassurés sur la volonté de la France de maintenir la préférence communautaire et sur sa fermeté dans le cadre des négociations à l'OMC », s'est félicité le président du plus important syndicat agricole lors du discours de clôture du 62è congrès qui s'est terminé jeudi à Nantes. Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, qui doit être reconduit à la tête de l'organisation, a même qualifié d'historique la visite mercredi du Président, une première dans un congrès d'un syndicat agricole, estimant que Nicolas Sarkozy avait fait siennes les positions que la FNSEA défend depuis de longues années. Il reste au gouvernement du collaborateur Fillon à passer aux actes, et en particulier après la promesse renouvelée par Nicolas Sarkozy d'une prochaine revalorisation des petites retraites agricoles. Et ce ne sera pas chose facile. En effet l'objectif d'une retraite minimale à 75% du SMIC figurait dans la loi créant la retraite complémentaire obligatoire mais le problème est complexe pour les finances publiques car la France compte désormais 2 millions de retraités agricoles pour seulement 570.000 actifs dans ce secteur. C'est dons quasiment un régime... spécial à recréer !
L'adoption, hier à l'Assemblée, d'un amendement qui encadre l'utilisation des OGM, notamment dans les zones d'appelation d'origine contrôlée (AOC), a provoqué la colère des promoteurs des cultures d'organismes génétiquement modifiés. « C'est un amendement dangereux », a immédiatement déclaré Christophe Terrain, président de l'Assemblée générale des producteurs de maïs (AGPM).
« Avec cet amendement on peut faire une interprétation très exhaustive, mettre des restrictions, voire des interdictions de productions commerciales OGM dans toutes les zones AOC, comme par exemple dans tout le département de la Dordogne qui est en AOC Noix du Périgord. Nous allons demander aux sénateurs de modifier le texte de loi en deuxième lecture pour revenir à la rédaction initiale » a affirmé sûr de lui le président des maïsiculteurs. Il est vrai que le président de la FNSEA est producteur laitier et céréalier en Ille-et-Vilaine. C'est donc un sujet qui le concerne particulièrement.
Le lobby qui œuvre dans l'ombre peut trouver, si l'on en croit les conversations de couloirs du congrès des arguments plus forts à l'égard des sénateurs renouvelables dans 5 mois que chez des députés élus pour encore 5 ans ! Mais bien évidemment comme pour tout le reste il faudra attendre...pour vérifier fin 2008 si les promesses n'engagent que celles et ceux qui les écoutent !
Mais je déblogue...
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mercredi 2 avril 2008
Bertold Brecht avait réclamé de la vigilance à tous les peuples après le drame mondial de la montée du nazisme. « Le ventre est encore fécond, d'où est sortie la bête immonde" avait-il averti. Or jamais cette prévision n'aura été aussi utile à rappeler. C'est au stade de France où qu'on le veuille ou non, qu'on l'escamote ou non, qu'on l'utilise ou non, qu'une banderole a rappelé que le racisme, l'incitation à la haine pouvaient à tout moment toucher tout le monde. On cherchera par tous les moyens à excuser cette terrible attaque qui n'a aps été prise avec suffisamment de vigueur par un Président d'une République plus indulgente pour les uns que pour les autres. Impossible de se contenter d'une version affirmant que ce sont des « isolés », des « incontrôlés », des « idiots », des « inorganisés » car ce sont les qualificatifs qui préparent l'indulgence et plus encore l'enterrement d'une attitude dépassant le simple fait divers.
Il suffit de rassembler quelques dépêches d'actualité pour vérifier que le « ventre est encore fécond » et qu'il ne se passe pas un jour sans qu'elle donne naissance à des monstres anonymes. Ces gens réputés « ordinaires » pour un « racisme » diversifié « ordinaire » s'accroît sans que personne n'ait le courage de réagir globalement. La situation beaucoup moins perceptible que quand Le Pen occupait les médias ne cesse de s'aggraver. Le mal gagne du terrain mais plus discrètement, plus sournoisement et personne ne s'en offusque.
Une enquête a par exemple été ouverte contre trois jeunes militaires du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban photographiés faisant le salut nazi, vêtus de leurs treillis et derrière une bannière à croix gammée.
Le Canard Enchaîné, qui publie la photo incriminée dans son édition du mercredi 2 avril affirme qu'un ex-sergent de cette unité, Jamel Benserhir, avait dénoncé les agissements de ces militaires, sans être entendu, auprès de ses chefs de corps et dans une lettre au ministre de la Défense Hervé Morin écrite en novembre 2007. Selon le Service d'informations et de relations publiques de l'armée de terre (SIRPA-Terre), le ministère avait répondu en décembre à ce courrier qui portait essentiellement sur un recours contre le non renouvellement du contrat du sergent Benserhir.
UN TRIO PHOTOGENIQUE
Deux des trois soldats incriminés sont toujours membres du régiment et ont été « immédiatement consignés » à l'ouverture de l'enquête le 28 mars, a indiqué le colonel Benoît Royal, chef du SIRPA-Terre, précisant qu'ils étaient « sous le coup d'une enquête menée par la direction de la protection et de la sécurité de la défense ». bizarre qu'un courrier datant de 6 mois ait attendu sa publication pour déclencher une action concrète.
« Ils sont passibles de sanctions et une plainte pourrait être déposée par le chef de corps », a-t-il précisé. Celui-ci, toujours selon le colonel Royal, avait diligenté cette enquête de la DPSD après avoir été alerté par un aumônier juif. Selon le colonel Royal, « la photo est sans doute antérieure à octobre 2005, le troisième soldat ayant quitté le régiment à cette date ». En fait on s'aperçoit que de tels faits suscitent des réactions moins rapides qu'un pseudo SMS mais il en va ainsi dans notre société ! Mais c'est probablement moins grave pour la démocratie.
Comme la cour d'appel de Versailles a reconnu, mercredi 23 mars, Renault coupable de discrimination raciale à l'encontre de deux ex-salariés qui estimaient avoir eu des carrières moins intéressantes que leurs collègues blancs à cause de leur origine on peuts e poser des questions sur la philosophie rampante en France. L'entreprise a été condamné à verser à Lucien Breleur, employé comme électricien automobile de 1971 à 2003, 80.000 euros de dommages et intérêts et 8.000 euros au titre du préjudice moral, en réparation du blocage de carrière et du maintien de sa rémunération à un niveau inférieur à ce qu'il aurait dû être. Le constructeur a également été condamné à verser à Daniel Kotor, ouvrier spécialisé puis agent administratif de 1983 à 2004, 60.000 euros de dommages et intérêts et 8.000 euros au titre du préjudice moral.
UNE ATTITUDE PARMI D'AUTRES
Il arrive aussi que sortent des affaires plus ou moins scandaleuses qui témoignent que la bête immonde garde des géniteurs haut placés. Une vidéo montrant le président de la fédération internationale de l'automobile (FIA), Max Mosley, dans une séance sado-masochiste évoquant, selon la presse britannique, un camp de concentration nazi, a provoqué un scandale après sa diffusionpar un tabloïd. L'indignation a fait rage parmi les associations juives.
Dimanche, le tabloïd britannique News of the World a publié des photographies et mis en ligne une vidéo de Max Mosley dans une séance sado-masochiste à Londres. On le voit en compagnie de cinq jeunes femmes, dont certaines sont vêtues d'un uniforme rayé de prisonnier. « Orgie nazie », commente le Times, qui précise que Max Mosley s'exprime en allemand dans la vidéo et joue tour à tour le rôle d'un détenu et d'un gardien de camp de concentration.
Il est vrai que Max Mosley a derrière lui un lourd passé familial, qui n'a pas échappé à certaines associations juives. Son père n'est autre qu'Oswald Mosley, fondateur...de la British Union of Fascists (BUF) et leader, dans les années 1930, des « chemises noires » britanniques. C'est à Berlin, en 1936, chez Joseph Goebbels, que les parents de Max Mosley se sont mariés. Pendant la Seconde guerre mondiale, Oswald Mosley a été emprisonné par les autorités britanniques et son fils semble avoir des souvenirs d'enfance traumatisants !
« C'est une insulte à des millions de victimes, de survivants, ainsi qu'à leurs familles. Il devrait s'excuser. Il devrait démissionner », a réagi l'Holocaust Centre... sans être tès audible compte tenu du « poids » de Mosley !
Karen Pollock, directrice générale de l'Holocaust Educational Trust, juge, dans le Times, que le fait que Max Mosley soit « dans une telle position d'influence et de pouvoir dépasse l'entendement. C'est cinglé et dépravé », ajoute-t-elle. « Si quelqu'un m'avait dit ça sans preuve, j'aurais eu du mal à le croire », a reconnu le patron de la F1 et associé de longue date de Max Mosley, Bernie Ecclestone. Mais il faut bien reconnaître que durant le scandale les affaires continuent et que le grand cirque de la F1 ne va pas s'arrêter pour si peu. On dit comme au stade de France qu'il s'agit de... sport, organisé par des gens responsables et fiables dont l'influence est au mois équivalente à celle de certains chefs d'Etats ! Max Mosley ne risque donc rien : sa vie privée ne nous regarde pas. Que ce charmant personnage joue au nazi comme les trois bidasses français ne prête pas à conséquences.
PROGRES DISSIMULES
Ce type de comportement est certes interdit par la loi (article R.6451 du Code Pénal), à laquelle les militaires sont soumis. Leur statut militaire leur donne des droits et des devoirs supplémentaires. Ils ne peuvent pas adhérer à des partis politiques, ils ne peuvent pas exprimer d'opinions religieuses ou philosophiques. Ils sont soumis à un droit de réserve. L'article 7 du statut général des militaires de juillet 2005 stipule que leur opinion est libre mais qu'elle ne peut être exprimée qu'en dehors du service et des casernes. Par ailleurs, sur la photo, ils sont en treillis de service, ce qui les soumet à un certain nombre d'obligations. En uniforme, ils représentent aussi l'institution militaire. Or, le port de l'uniforme répond à des règles précises. Ces braves garçons ne risquent pas plus qu'un blâme qui renvoie au fameux sketch de Coluche. Max Mosley ne sera pas détrôné. Il se cachera seulement un peu plus et son conseil d'administration jouera aux singes qui n'ont rien vu, rien entendu et surtout rien dit.  C'est la loi du genre.
Le problème c'est que cette tendance révélée par de multiples incidents dans les stades, dans les entreprises, bientôt à l'extérieur des établissements scolaires ne faiblit pas. Elle est beaucoup plus discrète car elle se sait tout de même condamnable. Les faits racistes, antisémites et xénophobes ont marqué un net recul en 2007 (- 23,5%), mais la propagande raciste connaît une véritable explosion sur le net que les autorités semblent impuissantes à endiguer. Selon le rapport annuel que la Commission nationale consultative des droits de l'Homme a remis au Premier ministre, un total de 707 faits racistes, xénophobes et antisémites a été dénombré en 2007 contre 923 en 2006, soit une baisse de 23,5%. Ces chiffres s'inscrivent dans la baisse amorcée en 2005 mais restent plus élevés que ceux recensés au cours de la période 1990-2000. En 2004, les faits de racisme et surtout d'antisémitisme avaient connu un pic (près de 1.600) alors qu'à la fin des années 90, ils s'établissaient à quelque 200 par an.
Parallèlement à cette baisse, on assiste en revanche sur le net, depuis plusieurs années, à une « véritable explosion de la propagande raciste, antisémite, négationniste et djihadiste », a dénoncé Marc Knobel, chercheur.
Au cours des 11 premiers mois de 2007, 671 signalements concernant des faits de racisme et d'antisémitisme sur internet ont été transmis à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information, a-t-il dit, mais il n'y a eu « pratiquement pas de bascule vers le Parquet ». Le chercheur a de toute façon jugé que ces 671 signalements étaient bien en deçà de la réalité et que « plus personne n'est aujourd'hui en mesure de faire la comptabilité des sites racistes ». A méditer avec le rappel des faits ci-dessus.
Mais je déblogue
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mardi 1 avril 2008

De tous temps l’engagement des troupes françaises sur un théâtre extérieur d’opérations a été soumis à l’avis ou à la décision du parlement. Il s’agit en effet d’une décision qui engage fortement la nation même si le service militaire par conscription n’est plus là pour faire des ravages parmi les couches de la population. Or aujourd’hui pour un poisson d’avril ce sera la journée car le débat sur l'engagement des troupes françaises en Afghanistan portant notamment sur les objectifs de l'Otan et les options pour garantir la stabilité et la paix dans ce pays va tourner à la plaisanterie. Le Président de la république a en effet pris la décision, il l’a annoncée à ses partenaires privilégiés, il s’est exprimé de l’étranger sur le sujet, il a mis tout le monde devant le fait accompli… et poisson d’avril il consulte les représentants du Peuple pour la forme mais surtout pas sur le fond.

L’offensive sur l’Afghanistan pour renverser le régime des talibans et traquer Oussama Ben Laden a été déclenchée en octobre… 2001, un mois après les attentats du 11 septembre aux États-Unis revendiqués par Al-Qaida. Mis à part l’action des forces spéciales, la France y est engagée depuis décembre 2001 avec le déploiement de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Fias), passée en 2003, sous commandement de l’Otan.

La Fias est forte de 47 000 hommes appartenant à 39 pays, mais devrait passer à 50 000 hommes grâce aux renforts promis par 11 pays dont la France. Actuellement notre pays compte 2 200 soldats français engagés sur le théâtre d’opérations afghan, dont 1 500 en Afghanistan même et le reste dans des pays limitrophes. Elle est le septième pays contributeur. On trouve 1.600 militaires français dans le pays dans la capitale Kaboul et sa région, 280 militaires effectuent des missions d'instruction pour l'Armée nationale afghane, 170 militaires de l'armée de l'air sont présents sur la base de l'Otan de Kandahar, trois Rafale et trois Mirage 2000 D qui apportent un soutien aérien aux soldats de la coalition internationale aux prises avec les talibans. On comptabilise aussi trois navires, le BCR (bâtiment de commandement et de ravitaillement) " Marne ", la frégate " Guépratte " et l'aviso " Commandant Bouan ", qui participent dans l'océan Indien aux opérations maritimes.

UNE ARDOISE SALEE

En visite à Londres la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a annoncé pour faire preuve de sa bonne volonté l’envoi prochain, sous conditions, de soldats français supplémentaires en Afghanistan, sans doute à hauteur d’un millier d’hommes. Ils pourraient être basés dans l’est du pays, dans les provinces du Wardak et du Logar. Alors que le bilan financier de l’opération française en Afghanistan était estimé à 169,80 millions d’euros en 2007 et prévu à 139 millions d’euros en 2008, les renforts annoncés représenteraient un surcoût de 100 à 200 millions d’euros pour la France… alors que les caisses sont vides pour effectuer les remplacements des enseignants malades ou pour donner un coup de pouce aux Allocations d’Adultes Handicapés. Il faudra aussi se préoccuper de savoir si nous avons suffisamment de matériel et d’hommes pour effectuer simplement les relèves indispensables sur les théâtres extérieurs. Or voici que sans rallonge budgétaire, en une période où le premier Ministre gèle tous les crédits des Ministères on s’offre sans consulter les Députés et les Sénateurs une augmentation de notre corps expéditionnaire au pays des Talibans.

Le " pacte pour l’Afghanistan ", lancé en janvier 2006 à l’issue de consultations entre le gouvernement afghan et la communauté internationale, fixe pour cinq ans un cadre dans lequel sont recensés des objectifs destinés à améliorer la sécurité, la primauté du droit et des droits de l’homme, et le développement économique et social. À cette fin, la Fias a déployé 25 équipes de reconstruction provinciales dans différentes régions du pays.

Le sommet de l’Otan, qui se réunit à partir de ce matin à Bucarest, devrait adopter une " déclaration " sur les objectifs de l’organisation pour les cinq prochaines années dans ce pays. Ils devraient souligner l’importance d’" une coordination améliorée entre l’ONU, l’Union européenne et l’Otan ", sous le nom d’" approche globale ".
 "La nécessité de placer progressivement les Afghans aux commandes"
sera aussi affirmée, ce qui sous-entend un objectif de sortie des troupes étrangères… à une date très lointaine ce qui supposera que l’effort soit de la même durée. En fait avec les impôts des contribuables, Nicolas Sarkozy offre un cadeau aux pays de l’OTAN les plus engagés et espère ainsi retrouver la cour des grands alors que nous sommes au plus mal économiquement et financièrement. Il applique la principe selon lequel " rien ne vaut mieux qu’une guerre pour reconstituer sur son nom la solidarité d’un peuple ". Ce qui se passe en Afrique n’est pas assez glorieux pour atteindre cet objectif de communication interne.

DEJA BEAUCOUP DE FRONTS

En Côte d’Ivoire la légalité internationale de l’opération Licorne a été consacrée a posteriori en février 2003 par une résolution du Conseil de sécurité autorisant l’intervention d’une force ouest-africaine (d’ailleurs largement équipée par la France) et des " forces françaises qui les soutiennent ". En février 2004, les militaires africains, appuyés par d’autres contingents, ont été intégrés sous casque bleu au sein de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), qui compte aujourd’hui 8 000 hommes, tandis que la force Licorne, qui reste sous commandement autonome, joue à son égard le rôle de force de réaction rapide en instance de repli puisque la base d’Abidjan devrait être fermée dans les prochains mois.

" Il n’est pas question de maintenir quatre mille hommes sur le terrain au coût de 250 millions d’euros par an, sans aucune perspective de retrait ",

La très délicate opération de restauration de la paix au Kosovo a fait que depuis 1999, l’Otan est omniprésente pour préserver la sécurité avec la Force de paix internationale au Kosovo (Kfor). La question des réfugiés et des déplacés, plus de 300 000 essentiellement des Albanais du Kosovo, a été au centre da création de cette force d’interposition.

Elle est constituée de 15 900 hommes. chargés d’assurer la sécurité des biens et des personnes. La Kfor a divisé le territoire en quatre zones. La France assure le commandement du nord-est où se trouve Mitrovica avec 2 269 hommes ; les États-Unis, sont à l’est ; l’Allemagne et l’Italie au sud-ouest. Le chef-lieu Pristina et le centre de la province sont sous le contrôle d’un contingent suédois. La Russie, opposée à l’indépendance du Kosovo survenue le 17 février 2008, avait retiré ses troupes en juillet 2003. Ces opérations de maintien de la paix au Kosovo coûtent cher à la France : après l’Afghanistan et la Côte d’Ivoire, c’est le Kosovo qui arrive en troisième position avec en prévision, pour cette année 2008, un coût de 85 millions d’euros.
On atteindra donc au minimum pour ces trois contingents déployés loin de nos frontières la bagatelle d’un peu plus de 500 millions d’Euros par an ! Une réalité qui devrait rassurer quand on annonce une charrette de 35 000 suppressions de postes dans la fonction publique en 2009 !

DE GAULLE OUBLIE

Jack Lang, vice-président du Comité pour la Révision constitutionnelle et qui fut un chantre de la cogestion voire de l’ouverture a même osé écrire à Nicolas Sarkozy pour sui signifier que pas sa décision de ne pas faire voter les Parlementaires choquait sa conscience. Alors que la décision a été prise d'envoyer en Afghanistan de nouvelles troupes françaises, " dans les autres pays démocratiques, aucune opération de ce type ne pourrait être envisagée sans un vote préalable du Parlement ", estime Jack Lang. En France même, " le Parlement avait été appelé à se prononcer par un vote sur la Guerre du Golfe en 1991 " rappelle le député un tant soit peu socialiste du Pas-de-Calais. François Mitterrand avait pour sa part convoqué l'Assemblée en session extraordinaire le 16 janvier 1991 pour que les députés se prononcent sur l'engagement des troupes françaises dans le conflit.

Par ailleurs, Henri Emmanuelli a protesté hier contre l'organisation d'un débat parlementaire sans vote sur le renfort de troupes en Afghanistan, estimant qu’ " un débat sans vote n'a pas de sens. Le Parlement est élu pour contrôler et décider, et pas pour organiser des causeries ". Il n’aura même pas l’occasion de s’exprimer sur le sujet puisque les temps de parole sont bien évidemment limités compte tenu de la rapidité avec laquelle le sujet doit être traité !

" Renforcer la démocratie, faire en sorte que l'aide arrive, définir une stratégie militaire, voilà ce qu'il faut faire au préalable, faute de quoi on peut craindre que nous ne partions pour un nouveau Vietnam ",

Mais je déblogue…


ajoute Jean-Louis Bianco. Pour le député PS, Nicolas Sarkozy, " oubliant l'action de De Gaulle " semble " prêt à rentrer " dans l'OTAN " sans obtenir de garantie sur le rôle " de l'Alliance atlantique " et celui qu'y jouerait la France ". Bien entendu rien de tout cela ne sera présenté par les médias et l’on ira an Afghanistan avec le sentiment de participer à une nouvelle forme de croisade. Le Chanoine de Latran y gagnera probablement quelques points dans les sondages. Et n’est-ce pas là l’essentiel. On en reparlera dans un an et on verra où cette farouche volonté de plaire aux Américains aura conduit notre pays. Déjà 13 morts français au " Talibastan "… avait en effet déclaré Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Encore un engagement qui n’aura pas été tenu mais comme c’est devenu une constante plus personne ne s’y arrête !
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Lundi 31 mars 2008
Je ne me souviens plus exactement du contenu et plus encore de la date de publication d'une chronique que j'avais consacrée au scandale que représentait le comportement de pseudos supporteurs dans les stades de football. J'ai fréquenté durant deux décennies ces enceintes qui ressemblent de plus en plus à des arénes où peuvent éructer toutes les idéologies les plus abjectes en toute impunité. Je devrais me contenter de la rechercher parmi les 900 textes publiés et effecteur un simple copier coller tant les événements de samedi illustrent cette déviance dramatique du sport numéro un dans le monde et notamment en Europe. Comment ne pas être révolté par le nouveau dérapage, prétendument totalement incontrôlé, d'une frange très connue du public parisien dont la qualité intellectuelle s'est une fois encore étalée à la face d'un football français de nouveau pris de court. "Pédophiles, chômeurs, consanguins: Bienvenue chez les Ch'tis": voilà le message ignoble et ouvertement raciste qui s'étalait samedi, aux yeux de tous et du Président de la République, Nicolas Sarkozy y compris, sur vingt-cinq bons mètres du virage Nord où était installé le public du PSG.
Personne n'a véritablement réagi et surtout on a évité les incidents en expédiant immédiatement dans la zone concernée des forces de l'ordre pourtant très nombreuses. Il n'y a même pas eu un responsable qui ait eu l'idée de bloquer la sortie des travées concernées par cette odieuse insulte. Ces policiers qui arrêtent en un clin d'œil des sans papiers et leurs enfants dans... les Préfectures n'ont pas eu le réflexe de se mobiliser pour interpeller en flagrant délit ceux que l'on a déjà parfois repérés depuis des mois et des mois mais qui ont... leurs papiers ! Il ne fallait surtout pas gâcher une fête télévisée par le service public et sponsorisée par des firmes respectables. On a attendu patiemment le lendemain pour s'indigner de ce que l'on avait parfaitement vu mais que l'on avait oublié l'espace d'un match de football à l'issue d'ailleurs douteuse !
Il est vrai qu'à l'occasion de cette finale, la Ligue professionnelle (LFP), pour mieux illustrer son partenariat officialisé la veille avec la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra), avait disposé tout autour de la pelouse dyonisienne des panneaux "Tous ensemble contre le racisme"... On a donc pas vu de suite où était le danger avec cette banderole quasiment néo-nazie dans ses fondements. Il a fallu de longues minutes avant que l'objet du délit ne soit retiré.
DU BEAU MONDE PASSIF
Cette humiliation pour des milliers de personnes dont le maire de Lens, très ému samedi soir après la rencontre, entend faire « une affaire d'Etat » puisque des plaintes devraient être rapidement et conjointement déposée au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Béthune ainsi qu'au TGI de Paris avec les citations en tant que témoins de Nicolas Sarkozy en personne, mais aussi de la Ministre de la Justice, Rachida Dati, et du Secrétaire d'Etat aux Sports et à la Jeunesse, Bernard Laporte, tous présents au stade... mais qui n'ont pas exigé la décision qui s'imposait : ne pas faire débuter le match tant que la banderole existait et surtout tant que ces initiateurs n'avaient pas été arrêtés ! le spectacle à tout prix a visiblement supplanté la morale et l'éthique.
Gervais Martel, lui, a été beaucoup plus net, après avoir dit sa façon de penser à l'arbitre de la rencontre, M. Duhamel qui lui aussi n'a rien vu et surtout ne s'est posé aucune question dans un contexte où les actes racistes dans les stades ne cessent de se multiplier. Il ne mâchait pas ses mots douze heures plus tard dans le cadre de l'émission France 2 Foot: "C'est une banderole dégueulasse. Je suis né dans la région Nord-Pas-de-Calais qui a apporté beaucoup à la France. Des gens ont laissé leur vie dans les mines. C'est un viol. Un écrit, cela reste toujours." Et le président lensois, solidaire de son homologue parisien, Alain Cayzac, d'en appeler à la Ligue comme aux pouvoirs publics afin que les auteurs de tels agissements soient lourdement punis: "Il faut prendre des sanctions extraordinaires pour les supporters qui ont rentré une telle banderole." On s'interroge en effet pour savoir comment, dans le contexte actuel, une banderole d'une telle taille a pu être introduite dans une enceinte dont l'entrée faisait l'objet de fouilles a priori minutieuses: "J'ai été fouillé, ma femme avec qui je suis venu au Stade de France également, expliquera Guy Delcourt. Il va aussi falloir que l'on m'explique comment des supporters peuvent rentrer avec une banderole de 25 mètres. Il faut demander des comptes aux responsables du Stade France". Troublant en effet... mais certainement pas le fait du hasard. On peut à tout moment être pris en flagrant délit par un radar automatique ou par une paire de... jumelles mais au stade de France on ne voit pas l'évidence pour éviter les incidents préjudiciables à ce que je n'ose plus appeler du sport ! De là à imaginer que ces agissements inadmissibles ont pu faire l'objet de complicités, il y a un pas que les investigations permettront de déterminer. Enfin on peut le croire ! Les effets d'annonce se sont multipliés. L'indignation rétroactive enfle. Mais n'empêche que le mal est fait !
BASTIA, SAINT ETIENNE, METZ ...
Il ne s'agit pas pourtant d'une nouveauté. Les précédents existent, à l'image de la récente affaire du jouer du club voisin de Libourne Saint Seurin Kébé, qui n'a valu à Bastia...qu'un match à huis-clos c'est à dire la perte des recettes de la buvette ! il y avait eu aussi la banderole du derby ASSE-OL de mars dernier qui avait révulsé déjà les gens un tant soit peu soucieux de citoyenneté et de sport. L'association de supporters stéphanois "Magic Fans" avait brandi une banderole portant l'inscription: "La chasse est ouverte, tuez-les", illustrée d'un chasseur blanc vêtu aux couleurs de Saint Etienne et poursuivant un personnage noir à l'effigie de Lyon. Chacun des joueurs Lyonnais faisait l'objet d'une comparaison avec un animal de la jungle (singe, rhinocéros, éléphant...) ce qui bien évidemment n'avait pas été considéré comme une injure à caractère racial, juste une bonne plaisanterie de potaches verts ! Le président Thiriez a lui affiché la plus grande détermination dans ce domaine en faisant appel de la sanction infligée à Bastia. On a eu les incidents de Metz avec des injures racistes venues également des tribunes. On a des injures scandées dans tous les stades...italiens, roumains, espagnols, allemands mais l'essentiel c'est partout de jouer pour la télé alors on attend le pîre.
Alain Cayzac adoptait un profil bas de circonstance car il sait parfaitement pourquoi il n'y a pas eu de réactions rapides : "Je ne sais pas si le PSG doit être sanctionné sportivement en lui retirant des points au championnat par exemple. C'est un autre débat. Cette banderole est arrivée sauvagement (sic). Les coupables doivent être condamnés sévèrement. C'est cela qui compte aujourd'hui. C'est blessant pour la population lensoise, et les Ch'tis dans leur ensemble, a reconnu Cayzac. Et cela porte aussi préjudice au PSG. Nous n'avions pas besoin de ça. J'ai honte. Je présente mes excuses à Gervais Martel et aux Lensois en général." Décidément, la joie parisienne aura été de courte durée... et bien décalée par rapport à la réalité.
UNE RECIDIVE PERMANENTE
Les supporteurs parisiens de la tribune Boulogne, frange la plus sulfureuse du PSG, ont condamné la banderole. «Nous nous désolidarisons de ce fait isolé de quelques individus a déclaré le porte-parole de la tribune Boulogne, Philippe Pereira. Nous nous excusons auprès de la communauté Nord-Pas-de Calais, des supporteurs lensois et du club de Lens.» Mais bien entendu ils ne connaissent pas ces supporteurs de noir vêtu qui lève leur bras de manière pour le moins équivoque quand leur club l'emporte (cette saison c'est évidemment plus rare). Bine évidemment quand pour Libération, « La tribune Boulogne, qui abrite les plus ultras des supporters parisiens, dont certains se sont faits comme spécialité, entre autres, de pousser des cris de singe dès qu'un joueur noir touche le ballon. » ce n'est pas inquiétant et annonciateur d'autres comportements.
Après les incidents de 2006 ayant vu la mort d'un supporteur tombé sous les coups de feu d'un policier menacé le ministre de l'Intérieur, un certain Nicolas Sarkozy annonce la dissolution immédiate des clubs de supporters « ne se désolidarisant pas de mouvements racistes ou d'actions violentes » et annonce que la tribune « Boulogne rouge » sera fermée jusqu'à nouvel ordre tandis que Marie-George Buffet demande à ce que le PSG joue à huis clos... On l'oubliera très vite car le PSG ne peut pas se priver de ses supporteurs et des recettes. D'ailleurs la réaction de l'un de ses joueurs est véritablement surprenante.
Jérôme Rothen s'est dit hier opposé à une sanction sportive mais favorable à « une sanction financière pour le club », sans « tomber dans l'exagération (sic) ». Pour le milieu de terrain du PSG, « le club n'y est pour rien, on ne peut pas se battre contre des gens qui ont soit des propos racistes soit des banderoles comme celle-là », qui « n'a rien à faire dans un stade ». Je me demande parfois si lui aussi à quelque chose d'intelligent à faire sur un stade !
Mais je déblogue...

NB / j'ai retrouvé la chronique intitulée "pas d'armistice pour les idiots" http://srv02.admin.over-blog.com/index.php?id=1019036106&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=691206969557
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : SPORT
Dimanche 30 mars 2008
Ce n'est pas encore une journée noire mais elle commence à ressembler au temps de ce mois de mars : gris et bouché. La visite royale à Londres n'a pas mis un terme à la montée des mécontentements et si on se masse dans les rues des villes françaises ce n'est pas pour voir passer le cortège franco-britannique gavé de fastes et d'ors. La situation est beaucoup plus banale car on bat le pavé pour protester.
Des milliers de personnes ont ainsi défilé dans les rues, hier, à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires pour « l'avenir des retraites ». Les trois syndicats appelaient à manifester, après le lancement jeudi dernier de la concertation avec le gouvernement sur les retraites. Les organisations revendiquent une « vraie négociation » et refusent l'allongement prévu à 41 ans de la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein.
Dans la manifestation parisienne les leaders syndicaux, derrière une banderole demandant de stopper « la casse des retraites », ont souligné que ces manifestations de mobilisation n'étaient qu'un « début ». De son côté, la CGT a estimé entre 10.000 et 15.000 le nombre de manifestants à Paris et indiqué tabler sur « quelques dizaines de milliers de personnes » dans tout le pays. "C'est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays", a-t-il ajouté ! Alors que le gouvernement a annoncé des premières propositions pour la mi-avril, Bernard Thibaut a expliqué n'avoir pas "voulu perdre de temps, pour que les salariés soient sensibilisés et attentifs et exercent une pression s'ils ne veulent être déçus."
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a dit, lui, que son « souci était que l'on n'escamote pas le débat, la mécanique implacable défendue par le gouvernement aboutissant à avoir moins de retraites même en travaillant plus longtemps". A Toulouse, dans une ambiance festive, les banderoles affichaient des slogans tels que « La retraite des députés pour tous » pour Sud, « Pour le droit à une retraite décente » et « Face au Medef et au gouvernement, tous ensemble pour nos retraites ». A Lille, les personnes scandaient notamment: « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas, de cette société-là ». A Bordeaux, à la Rochelle, à Angoulême, à Roanne, à Clermont-Ferrand... on a aussi manifesté afin de vacciner le gouvernement contre une réforme latente mais qui aura du mal à passer.
ALLONGEMENT NON DIGERE
En effet près de six Français sur dix se disent contre l'allongement de la durée de cotisation pour réformer le système des retraites et plus de six sur dix sont opposés à un recul de l'âge légal de départ à la retraite, indique un sondage Ifop paru aujourd'hui dans le quotidien régional Ouest France.
Interrogés sur des « solutions envisagées pour réformer notre système de retraites », 56% des sondés se disent défavorables à l'idée d'allonger la durée de cotisation, contre 44% qui y sont favorables. Un clivage net apparaît entre les sympathisants de gauche, défavorables à 71%, et ceux de droite, favorables à 58%.
Selon un autre sondage, réalisé par CSA pour le Cercle des épargnants et publié jeudi, 62% des Français pensent que le passage de la durée de cotisation de 40 à 41 ans d'ici 2012 est « nécessaire ». Difficile de s'y retrouver !
Le sondage Ifop indique par ailleurs que 62% des Français sont défavorables à l'idée de « reculer l'âge légal du départ à la retraite au-delà de 60 ans », contre 38% qui se déclarent favorables.
Et 57% des Français sont pour « compléter le système de retraites par répartition au moyen de fonds de pension », contre 40% défavorables et 3% sans opinion. Une large majorité (67%) de Français se disent en faveur d'un prélèvement de cotisations sociales sur les stocks options (29% contre et 4% sans opinion). Par ailleurs, 92% des sondés sont défavorables à l'idée d'une diminution du niveau des retraites (8% favorables) et 75% sont contre une augmentation des cotisations sociales (25% pour). Voici donc l'urgence des réformes mise en cause... car ce n'est visiblement pas ce que les votes du 9 et du 16 mars démontrent.
BESOIN MORAL DE RECONNAISSANCE
Quelques rues plus loin ils étaient « près de 30.000 » selon les organisateurs, 16.500 selon la police. Querelle habituelle et ridicule sur une manifestation citoyenne qui a eu le mérite d'exister. Peu importe car l'intention est essentielle compte tenu du contexte peu favorable à la mobilisation. La manifestation a eu lieu et n'en déplaise au gouvernement elle a été réussie. Ces malades, handicapés et invalides, venus de toute la France, ont bel et bien défilé à Paris pour une manifestation à l'appel du collectif " Ni pauvre, ni soumis ", qui réclame un revenu d'existence "décent", au niveau du Smic brut. Une révolte de celles et ceux qui sont véritablement les oubliés de la société. " C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés, qu'avec ça, on ne peut pas vivre ", a déclaré Arnaud de Broca, président de la FNATH (accidentés de la vie et notamment du travail), une des associations organisatrices du mouvement. Pour cette manifestation " historique rebaptisée " Marche sur l'Elysée ", le collectif, qui regroupe une centaine d'associations, avait affrété 13 trains, 5 avions et 700 autocars et minibus.
Certains manifestants se déplaçaient à fauteuils roulants, d'autres avec des cannes blanches, beaucoup avaient revêtu les couleurs du mouvement "Ni pauvre, ni soumis", le jaune et noir, avec des panneaux portant les slogans: « 628 euros par mois, pouvoir d'achat, pouvoir de rien! », ou encore « Handicap, maladie = pauvreté ».
Une délégation d'une dizaine de personnes, adhérents d'associations, devait être reçue à l'Elysée en fin d'après-midi, pour remettre les plus de 50.000 signatures de soutien reçues par le Collectif pour réclamer un "revenu d'existence décent".
"Certes, des choses sont faites sur le handicap. Mais sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait trente ans qu'on ne veut pas en parler. On est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", avait déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'APF, avant le départ du cortège dans lequel l‘effet d'annonce de Nicolas Sarkozy à Tarbes augmentant l'AAH de 5 % n'a pas changé fondamentalement des choses. C'est plus une affaire de moral que de gros sous. On achète pas toujours les consciences avec une prime !
MORAL DANS LES CHAUSSETTES
En effet après les chiffres de la croissance plus bas que prévu, après le creusement des déficits, voici le moral des ménages. Un indice qui a continué de se dégrader en mars, chutant à son plus bas niveau historique depuis que l'enquête de l'Insee existe, c'est-à-dire 1987. La dégradation de cet indice peut laisser craindre un repli de la consommation dans les mois à venir. Autant dire un ralentissement de ce qui est aujourd'hui un des seuls moteurs de l'économie française... et on irait alors vers une crise dramatique car n'oublions pas que l'Etat a perdu, avec le paquet cadeau fiscal, ses annonces de suppression de crédits et de postes, ses promesses de baisse des impôts toutes ses marges de manœuvre.
L'Insee a annoncé que cet indicateur mesurant le moral des ménages a reculé d'un point à - 36 contre - 35 en février. Chiffre d'ailleurs assez étrange : le chômage est à un niveau historiquement bas, les industriels semblent rester confiants. Mais les ménages eux, s'enfoncent dans la sinistrose.
 Evidemment, les spécialistes prennent bien garde de tracer un lien direct entre le moral et croissance. La corrélation n'a pas toujours été directe dans le passé. Pourtant, cette fois-ci, certains économistes notent qu'il est difficile d'imaginer que les comportements de consommation ne soient pas affectés. Les retraités ont perdu le moral. Les salariés sont à la peine et ne pense pas à leur avenir avec le sourire. Les handicapés et les accidentés de la vie ont démontré qu'eux aussi souffraient. Les profs et les lycéens voient se profiler une rentrée de misère. Même la météo n'est pas positive !
L'Insee note donc dans son enquête mensuelle que « les ménages ne sont plus optimistes sur les perspectives d'évolution de leur niveau de viev» et que « l'opportunité de faire des achats importants » s'éloigne. Sans compter que les Français considèrent que leur situation financière s'est dégradée. En cause, la perception des effets de la hausse des prix. Les ménages estiment que le moment est désormais venu de se reconstituer une épargne de précaution, quitte à délaisser les rayons des magasins pendant quelque temps encore. Or la perspective d'une remontée du taux d'épargne est qualifiée de dangereuse par les spécialistes car la consommation a été jusqu'à présent massivement soutenue par la forte augmentation de l'endettement des particuliers, dit-il. Maintenant que ces derniers ont épuisé toutes leurs cartouches en la matière et que les banques vont devenir plus méfiantes dans l'octroi de crédit, il est clair que le château de cartes ne tiendra plus. La semaine qui s'ouvre avec la manifestation des lycéens et des lycéennes prévue pour mardi devrait accentuer ce climat. Mais comme Fillon est plus populaire que jamais et que l'Ump a été réorganisée on peut donc attendre un miracle !
Mais je déblogue...
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : SOCIAL
Samedi 29 mars 2008

Il faut parfois rapprocher des informations dispersées et sans rapports réels. Ainsi en feuilletant les dépêches d'agences durant de longues minutes en cherchant le contenu d'une chronique à bâtir, on finit par se demander si parfois il y a un hasard dans l'actualité. Il suffirait de mettre en miroir diverses sources pour ne pas avoir à ajouter autre chose au contenu d'un texte. Le déficit public et l'endettement de la France se sont nettement aggravés l'an dernier malgré les discours longtemps rassurants du gouvernement, contraint désormais de réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2008 sur fond de crise internationale. C'est désormais une vérité incontestable que seuls les fans du sarkozysme idolâtre conteste avec des arguments de bateleurs d'estrade.
Le gouvernement a revu à la hausse son objectif de déficit public pour 2008, visant désormais 2,5% du PIB contre 2,3% prévu initialement. De son côté, l'Insee a revu à la hausse son estimation du déficit public en 2007, à 2,7% du produit intérieur brut (PIB), contre 2,4% initialement prévu par le gouvernement, pour un total de 50,3 milliards d'euros. En 2006, il a été ramené à 2,4% du PIB (contre 2,5% précédemment), a indiqué vendredi l'Insee.
Dans le même temps, la dette publique a augmenté de 5,2% à 1.209,5 milliards d'euros fin 2007, soit 64,2% du PIB, un niveau bien supérieur au maximum de 60% autorisé par l'Union européenne. En 2006, la dette avait progressé de seulement 0,4% pour un taux de 63,6% du PIB.
Selon le ministre du Budget, Eric Woerth, qui martèle son attachement à la «maîtrise des dépenses publiques» depuis son entrée en fonction, l'aggravation du déficit public est principalement liée à un « dérapage des dépenses des collectivités locales » de l'ordre de 0,2 point de PIB. Dans le genre ce n'est pas de ma faute mais c'est celui des autres, il a franchi un pas que l'actualité lui rappelle amèrement.
« Il y a une augmentation du rythme de dépenses des collectivités locales » qui « ne dégagent pas suffisamment d'autofinancement pour financer leurs investissements, il y a un vrai problème », a estimé Eric Woerth, qui a souvent accusé les régions, majoritairement socialistes, de laisser filer le déficit. Dommage qu'il n'ait pas lu comme moi cette dépêche d'agence qui l'aurait rendu peut-être plus modeste dans son diagnostic. A moins qu'il ait du mal à le croire.
CE N'EST QUE JUSTICE
Les frais de réception du ministère de la Justice ont en effet nécessité une rallonge budgétaire de 100.000 euros en 2007, a indiqué le porte-parole de la Chancellerie, confirmant une information du site Mediapart. Selon Mediapart, « les dépenses ont grimpé de manière vertigineuse pour finalement atteindre 270.000 euros en décembre 2007, soit un dépassement de 30% par rapport au plafond prévu ».
Lors de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole de la Chancellerie Guillaume Didier a précisé qu'« à l'automne 2007, il y a eu une rallonge de 100.000 euros », justifiée selon lui par l'organisation de réceptions telles que celle tenue à l'occasion de la fête nationale, le 13 juillet, à la Chancellerie. Mediapart affirme que « fin mars, le montant des factures à honorer était de... 112.356,67 euros », un chiffre que n'a pas contesté le porte-parole: «il est exact qu'en début d'année, les dépenses sont plus importantes » en raison notamment de l'organisation de cérémonies de voeux ainsi que la réception de 70 ministres francophones de la Justice, à Paris les 13 et 14 février.
Il a contesté en outre que le contrôleur financier du ministère, un haut fonctionnaire dépendant du ministère du Budget, ait «rappelé à l'ordre» la ministre sur ses dépenses, comme l'écrit Mediapart, «Toutes les dépenses ont été payées, c'est à dire validées, par le contrôleur financier ». Il a parlé de dépenses de maquillage pour des raccords en journée mais a réfuté l'achat de... collants pour Madame la Ministre ! Ce sont deux dépenses que les contribuables ne risquent pas de trouver dans les comptes de la quasi totalité des collectivités territoriales « flinguées » par Eric Woerth. On veut bien tout croire mais pourtant...
L'EUROPE VA NOUS SECOUER
Plusieurs économistes soulignent en effet que ce nouveau creusement du déficit s'explique aussi par les dépenses de fonctionnement qui ont augmenté de plus de... 12 milliards d'euros l'an dernier et c'est dommage que, s'appuynat sur l'exemple de Rachida Dati, son collègue ne la rappelle point. Cette augmentation de 3,6%, nettement plus que l'inflation montre bien que la puissance publique fait moins d'efforts qu'elle ne le prétend pour améliorer sa gestion. Quant au déficit des collectivités locales (7,2 milliards d'euros), il est certes très fort mais il émane au moins en partie de transferts de dépenses que l'Etat ne compense absolument pas. Une dégradation qui survient malgré un reflux du déficit de la Sécurité sociale (-1,6 milliard, soit deux fois moins qu'en 2006).
Les rentrées fiscales ont également pesé sur le déficit, le taux des prélèvements obligatoires ayant diminué de 0,4 point, à 43,5% du PIB en 2007, en raison de la progression modérée des impôts (+3,1%) freinée en particulier par la baisse de l'impôt sur le revenu payé par les ménages.
En septembre 2007, Eric Woerth a totalement oublié qu'il avait promis que la France tiendrait son engagement européen de ramener le déficit à 2,4% en 2007 et à 2,3% cette année... et que cet engagement n'avait pas été pris par les collectivités locales socialistes ou non socialistes.
Il en est aujourd'hui réduit à prévenir que « dans un contexte économique extrêmement difficile, les finances publiques ne peuvent pas être en équilibre en 2010 ». C'est extrêmement gênant au moment où la France s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne car sa tâche sera d'autant plus difficile que la croissance 2007 s'est contentée d'un maigre 1,9 % alors que le budget avait été bâti sur une hypothèse de 2,25 %.
Et malgré l'optimisme affiché durant des mois face à la crise internationale, le gouvernement a finalement dû se résoudre à une révision à la baisse pour 2008, entre 1,7% et 2%. La seule croissance vérifiée c'est donc celle des frais de réception du Garde des Sceaux. Elle illustre à merveille une gouvernance des apparences, de l'image, du paraître qui bien évidemment leurre en permanence des citoyennes et des citoyens colportant des poncifs sur les critères de la vie publique !
 
A QUI LA FAUTE ?
Au ministère de l'Economie, on se refuse à commenter, préférant s'accrocher à la thèse défendue depuis mercredi dernier par le Premier ministre et l'ensemble de la majorité : «L'économie de la France résiste mieux que celles de ses voisins européens» à la crise mondiale. En attendant les chiffres, les discours et les paroles d'autosatisfaction vont bon train... comme si dans le fond tout était de la faute des autres. Rappelons aux mémoires défaillantes que nous somme sous régime sarkozyste depuis bientôt 6 ans car le Président de la République a été Ministre de l'Economie et des Finances dans une vie politique antérieure soigneusement gommée des commentaires ! Rappelons aussi qu'il a exercé les fonctions de Ministre de l'Intérieur ayant la tutelle des... collectivités locales et que c'est sous son mandat que les plus gros transferts de charges ont été réalisés sans qu'il bronche !
Ne faut-il pas voir dans ces déclarations d'Eric Woerth la guerre qui débute entre un Etat Umptétisé jusque dans ses radicelles sur le terrain mais incapable de redresser une situation dramatique et les collectivités locales majoritairement à gauche dans le pays ? C'est parti avec un fameux principe « c'est de la faute aux socialistes qui dépensent sans compter, qui sont incapables de gérer, qui empruntent à tout va ! ». La réalité est pourtant tout autre. « Une fois de plus, le gouvernement n'assume pas sa mauvaise gestion! », s'indigne Alain Rousset le président de l'ARF dans un communiqué. Selon lui, si le déficit de l'Etat s'accroît en un an de plus de 5%, c'est « tout simplement parce que le gouvernement a volontairement diminué ses recettes fiscales, notamment lors du vote de la Loi TEPA en août dernier. Les collectivités territoriales ne sont pas responsables de ce mauvais résultat. La loi les oblige à voter leur budget en équilibre contrairement à l'Etat", affirme-t-il sans risque d'être démenti par les faits !
Soulignant la responsabilité totale, du gouvernement, il estime que « non content de transférer des charges de fonctionnement sans donner les moyens équivalents lors des lois de décentralisation, l'Etat ne cesse de faire les poches des collectivités dans des domaines où il est seul compétent ».
« En stigmatisant les collectivités territoriales, le gouvernement veut bien sûr désigner un coupable et se défausser, mais surtout les prévenir qu'il ne leur versera plus les dotations qu'il leur doit au même niveau que les années antérieures, puisque les caisses sont vides », a estimé pour sa part la président de l'Association des Départements de France, Claudy Lebreton. « Il n'y a pas de responsabilité à partager. Le désendettement de la France est l'affaire du gouvernement », assure-t-il, affirmant que « les caisses sont vides parce que le Gouvernement a notamment choisi de renoncer à 15 milliards d'euros de marges de manoeuvre dans le paquet fiscal. Ce sont ces milliards qui lui manquent aujourd'hui pour affronter une dégradation prévisible de la situation économique ». Il faudrait en parler à Rachida Dati : elle ne doit pas savoir que les caisses sont vides mais maintenant qu'elle est élue locale à... Paris elle va le constater et l'expliquer à ses électrices et ses électeurs !
Mais je déblogue...

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Vendredi 28 mars 2008

L'information passe souvent sur le fondamental afin de ne s'arrêter que sur le superficiel. Elle a cette particularité de reposer essentiellement sur un mode de hiérarchisation dont on peut discuter les fondements. C'est ainsi que ces jours ci la revitalisation de l'alliance entre les « Frenchies » et la « perfide Albion » a occulté bien des points essentiels pour l'avenir. C'est ainsi que les épouvantables constations faites sur la fonte des calottes glaciaires ont été reléguées au second voire au troisième plan ! Et pourtant bien plus que de savoir si les tenues officielles de Carla vont être commercialisées dans trois ou six mois on aurait dû ouvrir les journaux sur ces phénomènes dramatiques.
Grâce aux observations réalisées avec ce satellite, la Nasa a constaté que l'Arctique a perdu environ 10% de sa couche de glace permanente tous les dix ans depuis 1980.
La couche de glace s'épaissit en hiver et fond en partie quand le soleil revient au printemps et à l'été. La glace qui ne fond jamais, même lors des plus fortes chaleurs de l'été, est appelée la couche de glace permanente. Or cela se passe en ce moment. Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre longtemps pour trouver des solutions technologiques. Les océans et les terres environnantes dans la région arctique se sont réchauffés d'environ 1 degré Celsius au cours de la dernière décennie et la fonte de la couche de glace permanente dans l'océan Arctique se transforme alors en cercle vicieux. L'océan en pleine eau absorbe davantage l'énergie du soleil que la glace, qui a un pouvoir réfléchissant, ce qui entraîne le réchauffement de l'eau, qui provoque la fonte des glaces, qui entraîne l'agrandissement de l'océan en pleine eau et depuis quelques jours le système tourne à plein régime dans l'indifférence générale. Ou presque !
Ce réchauffement de l'océan Arctique a pourtant eu récemment des conséquences spectaculaires. En septembre, des chercheurs américains et canadiens ont annoncé que la plus importante plate-forme glaciaire de la région arctique, vieille de plus de 3.000 ans, s'était rompue entre 2000 et 2002, une conséquence selon eux du réchauffement climatique à long terme . Des petits changements concernant la glace pourraient avoir de grandes conséquences sur le cycle de l'eau et finalement sur le climat. Hier le climatologue allemand Christian-Dietrich Schönwiese affirmé que jamais la situation liée n'avait été aussi préoccupante.
La fonte de la banquise dans l'Arctique est plus rapide qu'en Antarctique et représente une grave menace pour la montée des eaux. "Il y a une bombe à retardement au Groenland", a-t-il déclaré hier, en marge d'un congrès sur les variations climatiques extrêmes qui se déroule jusqu'à demain à Hambourg (Allemagne) et auquel participent quelque 700 experts... ignorés du grand public !
La fonte de la banquise au pôle nord est susceptible d'entraîner une montée du niveau des eaux sur la planète beaucoup plus importante qu'évoquée pour l'instant, estime Christian-Dietrich Schönwiese. Dans cet ordre d'idée le Centre national de la neige et de la glace de l'Université du Colorado (NSIDC) a annoncé mardi qu'un énorme pan de la banquise antarctique (pôle sud), équivalent à près de quatre fois la superficie de la ville de Paris, a commencé à se désintégrer sous l'effet de la rapidité du réchauffement climatique. Selon des images satellite, cette désintégration porte sur un pan de glace de 414 km2 faisant partie du plateau Wilkins. Elle a commencé le 28 février par le soudain décrochage d'un iceberg de 25,5 km de long sur 2,4 km de large sur le flanc sud-ouest. Cet fonte est irréversible et va causer des dégâts durables car le processus décrit plus haut va accentuer.
UN RECORD ABSOLU
Tous les chercheurs sont donc inquiets. L'Arctique est en train de changer rapidement. Ce qui doit nous inquiéter, c'est que cela se passe maintenant et que nous allons devoir nous adapter à ce changement et les responsabilités sont claires :le réchauffement climatique est probablement en partie dû à des variations naturelles du climat. Mais les spécialistes considèrent qu'une partie de ce réchauffement est dû à l'activité humaine. Plus personne ne la maîtrise véritablement car tout le monde considère que l'effort quotidien est à effectuer par... l'autre ! C'est valable localement comme globalement à l'échelle de la planète !
L'explorateur allemand Arved Fuchs, l'un des auteurs de la première traversée à pied de l'Antarctique en 1989, a exprimé son inquiétude face à ce phénomène très menaçant. Il a lui aussi renvoyé à la situation en Arctique, plus dramatique à ses yeux : la partie des glaces proches du Pôle nord ayant fondu au cours de l'été dernier correspond à quatre fois la superficie de l'Allemagne ! « C'est le record absolu depuis qu'on observe ce genre de phénomènes », a souligné l'explorateur
Selon les modèles climatiques, la banquise arctique disparaîtra pendant l'été d'ici à 2050 ou 2100. Or un nouveau calcul basé sur les mesures récentes et effectué par l'équipe de la climatologue Julienne Stroeve ( université du Colorado, Boulder ) montre que la banquise, observée en septembre, fond trois fois plus vite que ne le disent les modèles, ce qui avancerait de trente ans la date fatidique. Ce n'est pas paradoxalement fait pour inquiéter les pays riverains qui y... voient une aubaine économique dans la logique du profit organisé. C'est ainsi que les Russes surveillent avec envie cette « déglaciation » qui leurs permet de revendiquer des territoires susceptibles de receler des matières premières d'avenir. Le brise-glace atomique "Rossia" a ainsi acheminé vers l'Arctique de l'Est une expédition scientifique dont les membres ont passé six semaines à prospecter mètre après mètre la dorsale océanique de Lomonossov. Ce même brise-glace est récemment parti pour une nouvelle mission consistant à poursuivre l'étude du plateau continental, y compris à l'aide d'appareils submersibles téléguidés. C'est devenu plus important que la conquête de l'espace.
LES RUSSES OCCUPENT LE TERRAIN
L'importance de la mission confiée aux chercheurs est claire : ils doivent présenter des preuves convaincantes attestant que le pôle Nord appartient à la Russie. Et il n'est pas seulement question du pôle Nord. Il s'agit d'un immense territoire océanique représentant un triangle dont la base s'étend de la frontière norvégienne à l'ouest, au dtroit de Béring à l'est, au total 1,2 million de kilomètres carrés, autrement dit la superficie de l'Italie, de l'Allemagne et de la France prises ensemble. La Russie, comme hier l'Union soviétique, a toujours considéré ce territoire comme sien. Encore dans les années 1920, le gâteau arctique a été divisé en cinq morceaux entre l'URSS, les Etats-Unis, le Canada, la Norvège et le Danemark. C'était avant l'adoption de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer qui a limité les frontières extérieures des puissances polaires à une zone économique de 200 milles nautiques au large de leurs côtes, le reste de l'océan étant proclamé patrimoine commun de l'humanité. Mais il y a une exception à la règle: toujours conformément à la Convention, n'importe quel Etat peut élargir ses frontières maritimes de 150 milles supplémentaires s'il prouve que le plateau océanique en question représente un prolongement immergé de sa masse terrestre.
Dans le cas de la Russie, il s'agit donc de prouver que la dorsale de Lomonossov est un prolongement de la plate-forme continentale sibérienne. Il y a cinq ans, la Russie a saisi la commission ad hoc de l'ONU, mais ses arguments n'ont pas convaincu. Dans deux ans, Moscou compte renouveler sa tentative, et les chercheurs russes travaillent actuellement sur le problème. Le prix de la question est connu: selon des estimations préalables, les réserves d'hydrocarbures du "triangle" revendiqué par la Russie représentent... 100 milliards de tonnes d'équivalent pétrole, soit un quart ou un tiers des réserves mondiales. Alors la fonte de la banquise, ils n'en ont rien à faire !
UNE ZONE DE CONFLITS POTENTIELS
C'est pourquoi, comme on aurait dû s'y attendre, la campagne arctique lancée par Moscou n'a guère enthousiasmé les autres prétendants à la région arctique. Et ils sont nombreux ces derniers temps: le Danemark, par exemple, affirme que le pôle Nord et ses environs n'appartiennent qu'à lui en raison de la proximité immédiate du Groenland, le Canada soutient de son côté que la dorsale de Lomonossov vient du continent américain, tandis que les Norvégiens s'empressent désormais de régler le vieux différend avec la Russie concernant la zone litigieuse de 155 000 kilomètres carrés en mer de Barents. On se chamaille. On se surveille. On s'attaque. On se militarise en douce.
Les Etats-Unis ont eux aussi redoublé d'activité. Encore en mai dernier, le vice-président de la commission aux affaires étrangères du Sénat américain, Richard Lugar, avait exigé que Washington rejoigne au plus vite la Convention sur le droit de la mer afin d'éviter que Moscou s'approprie les régions riches en pétrole et en gaz. La dernière action des Russes a tout particulièrement froissé les Etats-Unis. Le porte-parole du département d'Etat, Tom Casey, a déclaré sur-le-champ qu'un drapeau planté sous la banquise n'avait aucune valeur juridique.
Toutefois, il est difficile de souscrire aux tentatives des Américains, comme à celles des autres prétendants aux hydrocarbures arctiques, pour remettre en cause le droit des Russes à leur partie du plateau continental océanique.
Il ne reste plus à Nicolas Sarkozy de nommer Claude Allègre qui nie tout réchauffement climatique comme médiateur international dans cette affaire. Ces serait un moyen de lui offrir ce poste dont il rêve et de mettre tout le monde d'accord : la banquise fond normalement et personne n'en profite pour étendre son territoire. Ce serait dans la droite ligne de la politique actuelle : pour ne pas avoir à régler un problème, il suffit de le nier ! Et pendant ce temps plonge un glaçon dans son cocktail en se promettant de se revoir dans trente ans. Quand ils sera trop tard !
Mais je déblogue...

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
 

ABONNEZ VOUS!

Inscription à la newsletter

LE POINT

  • Pages vues :
    6 403 179 (total)
     
    Visiteurs uniques
    930 624

    Abonnés
    300
 

MOTS A MAUX...

Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan :   "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Publicité

 
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus