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MAIS JE DEBLOGUE...

"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire.

C'est une intoxication indolore".

J. C. Guillebaud

Responsable de la Publication :  jmdarmian@club-internet.fr

Samedi 1 mars 2008
Outre une petite période plus froide au début du mois de décembre lié à des masses d’air venues de l’est, force est de constater que depuis septembre, nous connaissons une période de douceur étonnamment continue. Une tendance que confirme ce début d’année où nous ne cessons de voir tomber les records : la moyenne des températures des premiers jours du mois de janvier se trouve supérieure de six, sept, voire huit degrés aux normales saisonnières. Affolant mais dans le fond de plus en plus habituel. Le 9 janvier dernier, la France a battu des records de températures maximales dans l’après-midi avec près de + 20° à Marseille et à Perpignan. Et le 10 janvier, c’est au tour des minimales, avec 12° à Abbeville ou encore 9° à Strasbourg! Un dernier indicateur inédit est la douceur de ces températures hivernales durant la nuit. C’est incontestable l’hiver n’existe plus
D’un point de vue général, l’Europe se trouve soumise à des différences de masses d’air très variées durant l’hiver: celles qui viennent des pôles, celles liées au Gulf Stream ou encore les flux qui remontent du sud-ouest. En cette période de l’année, ces derniers ont plutôt coutume de rester au niveau des tropiques. Ce qui n’est pas le cas en ce moment puisque ces masses d’air chaud balaient l’ensemble du vieux continent. Elles apparaissent comme la raison première de la douceur que nous connaissons actuellement. Ensuite, il y a des explications plus ciblées: les records de températures de jour sont liés au rayonnement solaire alors que ceux de la nuit dépendent non seulement de la présence des masses d’air chaud, mais aussi de l’existence d’une couverture nuageuse compacte qui, au-dessus de nos têtes, ne bouge pas. Ces faits permettent de prévoir la poursuite d’un hiver plus doux que la normale dans les trois prochains mois. Ce qui ne signifie pas qu’il ne fera pas froid. Comme au mois de décembre, nous devrions connaître de petits épisodes frisquets mais peu durables ce qui ne fera pas l’affaire d’une nature qui explose sous l’effet du réchauffement climatique ambiant.
Le 9 janvier dernier était la deuxième journée la plus chaude jamais enregistrée depuis 1950. La première remonte au 15 janvier 1975. On ne parlait pas alors de réchauffement climatique. En revanche, ce dernier se mesure plutôt à une échelle de la décennie: les années connues les plus chaudes remontent à 1994, 2003 et 2006. Un podium très contemporain, ce qui est inquiétant.
UN CONSTAT PREOCCUPANT
Cependant selon un bilan provisoire publié hiuer par Météo France, l'hiver 2007-2008 a été le plus ensoleillé en France depuis 1950, et plus chaud de 1,1°C que la normale. Le rapport précise que " la durée d'insolation a été exceptionnelle ", notamment sur les deux tiers nord du pays. Avec une température moyenne supérieure de près de 1,1°C à la normale, l'hiver 2007-2008 devrait se situer autour du dixième rang des hivers les plus doux depuis 1900, a encore précisé Météo France, dans un communiqué.
Selon les données recueillies du 1er décembre 2007 au 28 février 2008, l'hiver a été "exceptionnellement ensoleillé, particulièrement sec et relativement doux", résume Météo France. Il a débuté " fraîchement " avec une température moyenne inférieure à la normale de près de 0,7°C en décembre, avant d'atteindre 2,3°C au-dessus des normales mensuelles en janvier et 1,8°C en février. Des records ont été enregistrés dans le Nord le 19 janvier (minimales proches de 12°C), dans le Sud-Est le 28 janvier (maximales proches de 23°C) et dans le Nord-Est le 24 février (maximales proches de 20°C), a noté Météo France.
L'ensoleillement des mois de décembre et février a été " remarquable ", celui de janvier " plus contrasté ". Ainsi, à Paris, le soleil a brillé près de 300 heures, contre une moyenne de 187 heures sur la période 1991-2000. L'ensoleillement a également " sensiblement " dépassé les moyennes dans le Sud-Ouest et a été excédentaire dans le Sud-Est, mais dans une moindre mesure, étant proche de la normale dans l'extrême Sud-Est. En ce qui concerne les précipitations, le bilan est déficitaire dans la grande majorité des régions pour l'hiver, tout particulièrement en Auvergne, dans les Pyrénées et sur le pourtour méditerranéen. C’est la conjonction de ces deux phénomènes qui va devenir inquiétant. Mais comme l’on annonce l’arrivée de Claude Allègre au Ministère de l’écologie on sera vite rassuré car il balaiera au nom du sarkozysme les dangers de cette évolution pourtant incontestable !
Les pluies ont été " généralement proches ou supérieures aux normales sur le tiers Nord de l'Hexagone, les régions Limousin et Midi-Pyrénées, mais déficitaires sur la façade Atlantique et le Sud-Est ", précise le communiqué. En février, la presque totalité du pays a connu un temps " remarquablement sec ". Météo France souligne également que cet hiver peu pluvieux a fait suite à un automne déjà très sec, deux saisons habituellement propices à la recharge des nappes souterraines. Enfin, en ce qui concerne l'enneigement, il a été proche de la normale durant la saison sur les Alpes du Nord, excédentaire sur les Alpes du Sud, mais très nettement déficitaire sur l'ensemble de la chaîne pyrénéenne
LE BORDEAUX MENACE
Ce changement climatique risque de bouleverser la nature des vins, ont expliqué des experts réunis vendredi 15 février à Barcelone, dans le nord-est de l'Espagne. " Les conséquences du réchauffement climatique se font déjà sentir. La vendange intervient déjà dix jours plus tôt qu'avant dans presque toutes les régions vinicoles ", a mis en garde le Français Bernard Seguin. Il s'exprimait à l'ouverture du IIe congrès international sur le changement climatique et le vin. Et ses propos devrait singulièrement inquiéter les viticulteurs déjà aux prises en France avec la mondialisation. Une modification des produits n’arrangera certainement pas la situation car elle va uniformiser la production et rendre la spécificité bordelaise très fragile.
Le responsable de recherches sur le climat à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) s'est aussi demandé si le Bordeaux restera en effet le Bordeaux dans l'hypothèse où les températures augmenteraient de 5 ou 6 degrés.
Le vin doit en effet mûrir lentement et une maturation accélérée par la hausse des températures, associée au manque de pluies, nuit au raisin puis au vin, ont expliqué les experts réunis dans la capitale catalane.
A l'avenir les vins risquent d'être plus durs, avec un taux d'alcool supérieur et un taux d'acidité réduit nuisible aux nuances aromatiques. Ce phénomène entraînera en outre une hausse des prix dans les pays qui taxent selon le degré d'alcool. On ira vers des produits plus proches de ceux du Chili ou de l’Argentine que de ceux de notre terroir. Heureusement pour les viticulteurs Nicolas Sarkozy leur annonce l’arrivée de celui qui nie les effets du réchauffement climatique et qui leur démontrera qu’ils sont dans l’erreur.
A LA SANTE D’ALLEGRE
Longtemps, il y eut la rumeur Jack Lang au gouvernement. L'intéressé semblait consentant mais les députés UMP l'étaient beaucoup moins ce qui l’oblige à demeurer un pauvre député socialiste qui ne vient que rarement pour s’épancher devant les micros à l’assemblée mais jamais pour participer au travail de son groupe d’origine. Pour relancer l'ouverture, Nicolas Sarkozy vient donc de lancer un autre nom : celui de Claude Allègre. Le mammouth du jospinisme est aujourd'hui disponible et surtout il piaffe d’impatience. Il tient des propos très critiques à l'encontre de la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Logique, puisque c est sur son poste qu'il lorgne. Allègre confie que la décision n'appartient plus qu'à lui. "Un jour, c'est oui, l'autre non." En tout cas, ajoute-t-il avec sa rude franchise, "dans le contexte actuel, on ne pourra pas dire que j'accepte par plaisir personnel..." Il pourra aller, s’il s’ennuie, de temps en temps donner un coup de main à Borloo. On l’enverra répéter ses propos de l’express qui resteront comme son testament écologique : " Il y a sans doute un changement climatique, mais ce dernier est caractérisé plus par de brusques fluctuations, à la fois dans l'espace et dans le temps (la canicule ou l' "été pourri" en sont des exemples, comme les tornades extrêmes ou l'augmentation des inondations), que par un réchauffement général. La cause de cette modification climatique est inconnue. Est-ce l'homme? Est-ce la nature? Les archives glaciaires ou historiques nous indiquent que le climat est un phénomène capricieux. Les théories météorologiques mathématiques le confirment. Donc, prudence. Mais la dénonciation de la responsabilité de l'homme quant au réchauffement de la planète permet de ne rien faire". On veut bien le croire mais cet hiver il n’a pas dû souvent sortir de chez lui… A moins que son goût de l’ouverture le conduise à vivre les portes et les fenêtres grandes ouvertes en permanence ! Il aura au moins l’avantage d’avoir la capacité de mettre en mai prochain tout le monde dans la rue rapidement. Et s’il fait beau ce sera plus agréable !
Mais je déblogue…


par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Vendredi 29 février 2008
La parole se paye avec de l’argent mais le silence vaut de l’or. Cette adaptation d’un dicton célèbre devient la règle dans une société de la dissimulation et des apparences. On vend sa parole aisément dans des déclarations devenues directement ou indirectement rémunératrices. Le processus est devenu courant surtout quand on a acquis, grâce aux supports qui vous sollicitent, la notoriété permettant de monnayer les clichés, les films, les interviews que vous accordez. La notion d’image rétribuée a pris le dessus sur la notion même d’information. On le voit bien chaque jour dans tout le sport, la politique, le show-bizz, la médecine, le cinéma… mais on n’avait pas encore perçu que le système pourrait avoir sa face cachée dans le milieu économique.
Depuis hier on sait en effet que chez ces gens là comme l’a écrit jacques Brel, monsieur, on rétribue désormais bien mieux le silence que la parole. Et celui qui en bénéficie exige même un contrat officiel pour s’assurer la rémunération la meilleure. Ainsi on ne sait pas trop dans l’affaire Clearstream qui a été payé pour « couvrir » les réalités du complot d’état mis en place. Mais en cherchant bien on devrait bien dénicher ces « taiseux » comme on dirait au pays des Ch’tis ; Il y en a aussi qui auraient également beaucoup à dire ou à écrire sur la Société Générale mais ils ont préféré se murer dans un « omerta » qui leur rapporte au minimum la mansuétude des gens exposés. On croyait que ce silence ne pouvait plus s’acheter dans une société de la transparence absolue mais on s’est bien trompé. Il n’a plus rien qui ne puisse être marchandiser !
L’ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a en effet négocié une indemnité de départ… d'un 1,5 million d'euros, a révélé hier, l'hebdomadaire Marianne. Il a également reçu la garantie de la prise en charge financière par l'organisation patronale des conséquences de l'affaire des retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie. Il s’en va avec de quoi s’acheter du Sparada de luxe pour la boucler devant les enquêteurs. Que penser de ce comportement de patrons habitués à tout acheter, à tout vendre, à tout dominer, à tout écraser depuis des dizaines d’années ?
Les maîtres des forges n’ont jamais hésité à mettre la main à la poche de… leur entreprise pour s’offrir le silence de celles et ceux qui pouvaient leur causer quelques ennuis. Les deux accords conclus entre DGS et l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) ont été négociés respectivement début novembre et fin décembre et donc sont donc désormais opérationnels. D’ailleurs le financeur de « la fluidité sociale » en a respecté les termes puisqu’il est resté muet comme une carpe sur la destination des valises de billets sorties sans problème d’une agence bancaire peu regardante. Une tombe ce Gautier-Sauvagnac… pour la Brigade Financière.
TOUS FRAIS PAYES
Dans la soirée, l'UIMM a confirmé à contre-coeur « qu'une transaction a été signée début décembre 2007 pour mettre fin à des différends existant entre les parties. Dans le cadre de cette transaction, un montant de 1,5 million d'euros bruts, soumis à cotisations sociales et à impôts, a été versé à Denis Gautier-Sauvagnac ». Ouf on est rassuré : la prime ne lui a pas été accordée en petites coupures ! Mais on ne sait pas encore si la prime n’a pas pris la direction du Liechtenstein, de Monaco, de Jersey ou des Bahamas ! D’ici à ce que l’on retrouve sur la fameuses liste allemande examinée par Bercy des bénéficiaires des gouttes d’huile mise dans le système social par l’UIMN !
Selon Marianne un second accord encore plus époustouflant « garantit à Denis Gautier-Sauvagnac que toutes les condamnations éventuelles liées à la procédure judiciaire en cours seront financièrement prises en charge par l'UIMM ». Le contenu de ce second accord aurait été, selon l'hebdomadaire, « partiellement dissimulé à certains membres du bureau » de l'UIMM qui réunit des dirigeants de grands groupes industriels français. Ils avouent ainsi qu’ils étaient bel et bien tous au courant de ce qui se passait dans leur organisation patronale. Ils n’auraient en effet jamais accepté de « couvrir » leur mandataire s’ils avaient ignoré les réalités de son comportement. Cet homme là n’a donc pu qu’agir sur ordre et avec l’aval des responsables de la gestion de l’UIMN et donc il faut espérer que la « complicité » sera retenue un jour ou l’autre par la justice à leur égard.
D’ailleurs l’enquête doit avancer avec la même énergie que celle mise à Villiers le Bel pour retrouver les coupables de gestes coupables à l’égard des forces de l’ordre… Bizarrement depuis quelques temps c’est… le silence le plus complet ! C’est certainement bon signe.
L'UIMM affirme de son côté avoir, après une décision du bureau prise « à l'unanimité », signé un accord avec DSGS « au terme duquel l'UIMM assumerait les seules éventuelles conséquences fiscales » pour Denis Gautier-Sauvagnac de l'affaire des retraits suspects. Ce dernier pourrait en effet faire l'objet d'un Denis Gautier-Sauvagnac pour avoir perçu des primes non-déclarées sur les fonds prélevés en espèces des caisses de l'organisation patronale
Selon une source proche du dossier, ces accords, négociés avec Michel de Virville, mandaté par le bureau de l'union patronale, auraient pour objectif de s'assurer du silence de Denis Gautier-Sauvagnac dans le dossier, pour lequel il a été mis en examen le 15 janvier, notamment pour « abus de confiance ». Apparemment il n’a « abusé de la confiance » de personne puisqu’on le dédouane avant même le résultat de l’enquête et on le rétribue à la hauteur de ses mérites !
DES COMPLICITES EVIDENTES
Rappelons que 19 millions d'euros ont au total été retirés entre 2000 et 2007 sous son autorité. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces sommes a pu servir au financement occulte de syndicats. Denis Gautier-Sauvagnac n'en dit rien et se contente d'affirmer qu'il avait procédé, comme ses prédécesseurs, « à des remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale du pays ».
Ces deux contrats n'ont pas été versés au dossier instruit par le juge financier Roger Le Loire, selon des sources judiciaires. Selon une source proche du dossier, ils pourraient conduire la justice à envisager des poursuites contre l'organisation en tant que personne morale pour « complicité » des chefs reprochés à M. Gautier-Sauvagnac.
L'ancien président du patronat de la métallurgie reste délégué général de l'organisation et continue de percevoir un salaire d'environ 20.000 euros par mois. Il a annoncé le 11 décembre qu'il quitterait l'UIMM en 2008. Selon Marianne, le contrat conclu en novembre stipulerait qu'il « quittera ses fonctions de délégué général au plus tard le 31 janvier 2009 ». Dans ce dossier, le délégué général adjoint de l'UIMM, Dominique de Calan, a lui aussi été mis en examen le 14 février dernier pour complicité et recel d'abus de confiance. On est donc sur un dossier aux multiples ramifications et aux conséquences pouvant démontrer que la démocratie repose parfois uniquement sur le fric. 
Les responsables de l’UIMM ont une seul tort : ils se sont faits « piqué » la main dans le sac trop tôt. Ils auraient pu autrement espérer qu’un député glisse un amendement dans les réformes judiciaires que concocte Rachida Dati sur la dépénalisation des fautes du milieu économique !
UNE REFORME ATTENDUE
En effet, Nicolas Sarkozy avait déclaré lors de son intervention à l'université du MEDEF en date du 6 septembre 2007 qu'il avait l'intention de réformer le droit des sociétés, sous la forme d'une dépénalisation, afin « d'amoindrir le risque pénal encouru par les chefs d'entreprise en raison d'erreurs de gestion ».  La réforme envisagée vise ainsi le délit d'abus de biens sociaux, l'infraction en col blanc encourue seulement par les dirigeants sociaux de sociétés commerciales. Pour être constitué, ce délit requiert une action ou une abstention de la part du dirigeant social portant soit sur les biens, soit sur le crédit, soit sur les pouvoirs soit sur les voix de la société. A titre d'illustration, un dirigeant social fait un usage abusif du crédit de la société lorsqu'il signe un acte de cautionnement pour garantir son appartement personnel, il use abusivement de la capacité et de la réputation financière de la société. A l’UIMM on y est en plein !   
De façon générale, la jurisprudence considère que dès lors qu'un acte ou une omission du dirigeant ne comporte pas de contrepartie réelle ou si un risque anormal est encouru par la société, alors l'abus est caractérisé. 
Par ailleurs, cet usage abusif doit être fait à des « fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise » dans laquelle le dirigeant est directement ou indirectement intéressé. L'intérêt personnel est entendu largement par la jurisprudence, il s'agit d'un intérêt qui peut être soit matériel soit moral : une rémunération excessive, un acte qui sert sa réputation, ou bien encore un acte pour de bénéficier de bonnes relations avec un homme politique par exemple. Enfin, s'agissant d'une infraction délictuelle, la prescription est de trois ans, le point de départ étant fixé au jour de la commission des faits eu égard à son caractère instantané. Il en résultait une imprescriptibilité de l'infraction, ce qui a été fortement critiqué.
Ainsi, cette infraction semble devenir davantage encadrée, les juges ont commencé, et le législateur souhaite aujourd'hui une réécriture afin de libérer les chefs d'entreprise "du risque pénal à la moindre erreur de gestion"  En effet, il est considéré que le texte infractionnel fait preuve d'une trop grande largesse dans sa définition et englobe ainsi une grande majorité de situations dont certaines qui ne sont pas importantes. Cette épée de Damoclès qui pèse sur la tête des dirigeants sociaux est trop lourde et porte atteinte à la liberté d'entreprendre.
Face à cette responsabilité pénale, les personnes peuvent renoncer à leur projet de société. Aussi, Nicolas Sarkozy préconise de réformer cette infraction pour qu'elle soit redéfinie d'une manière plus restrictive afin de ne concerner seulement que les erreurs de gestion conséquentes. Matériellement cette réforme n'existe pas encore, mais l'idée est à l'étude. Il faudrait prendre conseil auprès des gens de l’UIMM car ils ont une sacrée expérience en la matière.
Mais je déblogue…  
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Jeudi 28 février 2008
Il faut dans tous les domaines savoir investir un peu pour espérer récolter beaucoup. Même les fonctionnaires se mettent à appliquer ce principe économique rentable. Un porte-parole du ministère allemand des Finances, Thorsten Albig, a par exemple indiqué que Berlin allait partager ses informations sur les fraudes au Liechtenstein, pour lesquelles les services secrets allemands ont versé plus de 4 millions d'euros avec les administrations fiscales d'autres pays. Il ne fait pas mystère de cette démarche de rémunération d’un indic bien placé alors que le ministère français du Budget a démenti que les informations transmises par l'Allemagne sur des personnes susceptibles d'avoir fraudé le fisc aient été payées. La banque LGT Group, au Liechtenstein, a reconnu pour sa part que des données, volées en 2002 par l'un de ses employés, avaient non seulement été transmises aux autorités allemandes, mais aussi "apparemment (...) à d'autres autorités". Lesquelles ? Mystère !
Bizarre que le gouvernement français se soit donc spontanément mobilisé sur l’un des fléaux du système républicain pour contourner le principe de l’imposition équitable alors qu’il y a seulement quelques mois il prétendait faire revenir en France les brebis égarées en leur accordant des largesses fiscales. Comment croire en effet que le dispositif du paquet cadeau fiscal n’ait pas réussi à convaincre les plus gros revenus de ne pas en terminer avec leurs multiples filières d’évasion des capitaux ? La justice allemande a été la plus rapide et la plus incisive en affirmant avoir effectivement pris dans ses filets plus de 160 personnes dans le cadre d'une enquête phare sur la fraude fiscale, via le Liechtenstein. L'enquête touche désormais plus de 10 pays, dont les Etats-Unis, qui ont en effet indiqué l'ouverture d'enquête sur "plus de cent contribuables" soupçonnés de fraude fiscale via la Principauté la plus secrète du monde sur les mouvements de fonds. Le communiqué de l'administration américaine indique que " le service des impôts américain a lancé une enquête impliquant plus de cent contribuables américains, en lien avec des comptes au Liechtenstein, pour s'assurer que les revenus sont correctement déclarés et les impôts payés ". Il ne donne en revanche pas plus de précision sur ces enquêtes, ni sur les montants qu'il s'agirait éventuellement de recouvrir.
Il précise que les autorités fiscales de plusieurs pays membres de l'OCDE (Australie, Canada, Espagne, France, Italie, Nouvelle Zélande, Suède, Royaume Uni et Etats-Unis), travaillent ensemble après avoir reçu des informations sur l'utilisation par leurs ressortissants de comptes au Lichtenstein pour échapper à leurs fiscs respectifs. " Il doit être clair après les récents événements qu'il ne peut y avoir aucun endroit sûr pour dissimuler les produits de l'évasion fiscale " selon les fonctionnaires internationaux chargés de poursuivre les fraudeurs. On en jugera au résultat final dans… deux ou trois ans !
QUELQUES CENTAINES DE FRNACAIS
Le ministre français du budget Eric Woerth a révélé que la France avait une " liste de quelques… centaines de noms " de personnes concernées ce qui placerait notre pays en tête de l’évasion. Il a été contraint d’avouer qu’il le sait depuis début janvier. C’est resté secret jusqu’à ce jour pour ne pas affoler les cochons de payants qui attendent l’arrivée de la TVA sociale, les augmentations diverses : ça aurait fait mauvais effet. On commence à savoir qu’ils sont plus de 200 en France à avoir utilisé le système du Liechtenstein, C’est un record car par exemplel’administration australienne a indiqué de son côté qu'elle n’enquêtait que sur une vingtaine de cas possibles de fraude fiscale. Il n’y aurait qu’une vingtaine d’audits en cours allant de 200.000 dollars (australiens, environ 120.000 euros) à plusieurs millions de dollars, affirme Sydney. Par contre dans notre pays où l’on supprime des centaines de postes de fonctionnaires chargés des contrôles (le Sarkozyste de base a horreur de la paperasserie et des contrôles) pour laisser libre cours à l’exonération permanente des contributions à la vie collective on semble avoir eu un goût plus prononcé pour la fraude organisée. On attend la réalité des dossiers mais on attendra encore quelques semaines que els transactions soient menées par Bercy et que le listing soit épluché !
" Nous avons récupéré une liste de personnes qui sont concernées par des passages de capitaux au Liechtenstein "
ON RECHERCHE LE COUPABLE
Chaque jour apporte son lot de nouvelles dans l'affaire de la fraude fiscale. Dernière en date, le Liechtenstein vient d'annoncer l'ouverture d'une enquête préliminaire "contre Heinrich Kieber, l'employé de la banque LGT qui a vendu les fichiers de noms aux services secrets allemands et auteurs inconnus". Le grief : " divulgation de secrets d'entreprise au profit de l'étranger ", une sorte de crime de guerre comparable à ceux commis par les espions au service des armées adverses. Pour cela, les autorités judiciaires du paradis fiscal vont notamment faire appel à l'Allemagne : le parquet de Vaduz a en effet formulé deux demandes… d'entraide judiciaire à ses homologues de Bochum et Munich. Il espère ainsi recueillir des informations sur le volume des données informatiques communiquées hors de la principauté et les conditions de leur remise aux autorités d'outre-Rhin. Un renversement de la situation qui voit l’arroseur arrosé !
Par ailleurs, les réactions se multiplient dans d'autres pays. Ainsi, en France, alors que le fisc travaille sur une liste de 200 noms, Jean Arthuis a indiqué qu'il ne serait " pas étonné " que la France soit autant concernée que l'Allemagne. Interrogé sur LCI à ce sujet, le président de la commission des Finances du Sénat a également affirmé : " la fraude fiscale est un vrai sujet, elle interpelle l'ensemble des Etats qui doivent se demander si leurs législations n'ont pas parfois un caractère confiscatoire, qui est en quelque sorte à tenter d'échapper". Il a appelé "chaque gouvernement à une attitude très responsable " et à se demander : " n'avons-nous pas une fiscalité trop compliquée ? N'avons-nous pas des excès d'imposition ?. Pour le reste, je ne crois pas qu'on puisse tolérer la fraude fiscale", a-t-il toutefois conclu. C’est parti… on va trouver des excuses structurelles à la fraude : le bouclier fiscal n’est pas suffisant on va dénicher de nouvelles exemptions alors que les caisses sont vides.
Même son de cloche du côté du gouvernement. A l'issue du conseil des ministres, Laurent Wauquiez, le porte-parole, a assuré qu'il y avait " une volonté très forte de la part du gouvernement de traquer tout ce qui ressemble à de la fraude fiscale ". Refusant de révéler les noms des 200 personnes soupçonnées, il a également déclaré : " il faut maintenant laisser l'instruction se faire, ça relève du domaine de l'administration fiscale, et je vous rappelle qu'en la matière, le secret est très strictement protégé ". Un peu comme dans l’affaire Clearstream. Il doit falloir faire le tri entre les gens à risques, les amis à protéger, les ennemis à enfoncer et les fusillés pour l’exemple ! Le secret n’a pas d’autres conséquences que celle de favoriser les arrangements entre amis.
DES PRATIQUES RECONNUES
Déjà il va falloir dépister la différence entre " évasion fiscale et " fraude fiscale ". C'est d'autant plus essentiel que si la première pratique est légale, la seconde est sévèrement punie par la loi. On entend par évasion fiscale, la recherche de sites dans lesquels la fiscalité est moins lourde que dans le pays d'origine pour y asseoir son siège social et ainsi bénéficier d'avantages fiscaux plus ou moins importants selon le lieu sélectionné. Il existe des officines spécialisées pour vous aider à pratiquer cette mise à l’abri de vos revenus. N'importe quel dirigeant désireux de faire prospérer son entreprise guettera les solutions efficaces pour y parvenir, mais toujours en prenant soin de rester dans la légalité puisque le but principal est de " mettre en place une structure fiable à long terme.expliquent les conseilleurs.
Il serait invraisemblable et abusif de reprocher à un chef d'entreprise, responsable de sa société et de l'éventuel personnel à sa charge, d'être un bon gestionnaire " 
Au contraire, la fraude fiscale, comme son nom l'indique vise à tricher sur la comptabilité, les montants et à dissimuler des sommes imposables afin de ne pas payer les taxes dues. C'est une pratique illégale, risquée, susceptible de contrôle et de conséquences pénales. Lorsque l'on compare ces deux systèmes, il est facile d'opter de façon logique, fructueuse (et reposante) pour une fiscalité plus légère tout en restant irréprochable vis à vis de la loi. Sur internet vous trouverez facilement des offres vous permettant de pratiquer l’évasion fiscale et de vous sentir un bon " gestionnaire " et forcément un bon Français qui travaille au redressement économique de son pays.
Le Club d'Arsenal, en tête de la première division anglaise, a par exemple établi un dispositif d'évasion fiscale pour ses joueurs et son dirigeant. Grâce à des sociétés-écrans anonymes et à des sociétés fiduciaires offshore, le club peut assurer de substantielles récompenses à ses joueurs et faire en sorte qu'ils échappent à l'impôt pour quelques millions de livres sterling chaque année. Ainsi, des joueurs étrangers comme l'attaquant français Thierry Henry ou le joueur vedette hollandais Dennis Bergkamp, ainsi que le directeur sportif Arsène Wenger sont "dispensés d'impôt" sur leurs primes à six chiffres. Ces joueurs signent, en fait, deux contrats.
Le premier porte sur un salaire annuel de base imposé pour l'essentiel de façon classique au taux maximal de 40% auquel s'ajoute la contribution sociale. Cependant, les joueurs ont également un second contrat "fantôme" concernant les primes liées à leurs résultats. Ces primes peuvent représenter jusqu'à la moitié de leurs rémunérations globales et sont payées par l'entremise de deux sociétés-écrans. C'est en 2001 qu'Arsenal a monté une entreprise le plus discrètement du monde sous l'appellation Sevco 1270, société dont ses joueurs de l'équipe phare sont actionnaires. La comptabilité officielle du club ne mentionne pas l'existence de cette entreprise dont le but est d'assurer le versement des primes de jeu sous formes de dividendes. Il y aurait beaucoup d’autres exemples mais qui restent secrets car… en France tout ce qui touche au fisc relève de la non transparence absolue. On n’est pas prêt à faire passer un " courant clair " sur des pratiques intolérables.
Mais je déblogue…
, a précisé le grand argentier du gouvernement sans ajouter que le montant global de ces comportements frauduleux dépassait actuellement… de déficit budgétaire de la France. " Nous avons une liste de quelques centaines de noms, nous l'avons depuis le début de l'année, nous l'expertisons. Tout cela doit être regardé très sérieusement et nous lancerons les contrôles ", a précisé Eric Woerth, ajoutant qu'ils iraient " jusqu'au bout " mais après avoir tout de même laissé aux contribuables concernés le temps de se mettre un peu à l’abri.
Il n’y a que les Italiens pour faire mieux que nous puisqu’au pays du berlusconisme (défendu avec une honteuse insistance par Max Gallo dans C’ dans l’air de hier soir) il y aurait plus de mafieux que chez nous. Un nombre considérable d'Italiens se trouveraient sur la liste que Rome a reçue concernant l'enquête. " Je ne sais pas si la liste qui nous a été envoyée est exhaustive ou s'il ne s'agit que d'une première partie. Mais il y a un nombre considérable d'Italiens. Par ailleurs, cela ne m'étonne pas parce que nous sommes quelque 60 millions d'habitants ", a avoué avec humour le secrétaire d’état italien en précisant que son " pays n'a pas payé pour se procurer cette liste et que dans ce cas spécifique, les informations ne proviennent pas de nos services de renseignement mais de la transmission d'informations sur un plan international, sur la base d'accords sur l'échange de données et de la collaboration entre administrations financières ". Les Allemands sont donc des gens généreux et plus rapides que prévu ! Leurs services fiscaux ont en effet déjà récupéré quelque 27,8 millions d'euros auprès de 91 fraudeurs. Les autres étudient les dossiers !
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mercredi 27 février 2008
Durant des années j’avais rêvé d’être un jour journaliste professionnel. Cette passion venait d’une habitude de mon grand-père qui, dans mon enfance, ne cessait de me répéter qu’il ne croyait pas un mot de ce qui était écrit dans un journal qu’il lisait pourtant méticuleusement. J'avais une envie de voir par moi-me^me l'envers du décor, d'entrer dans les pages, de vérifier s'il vait raison. Mon besoin permanent d’écrire et de partager m’a donc conduit en 1981 à franchir le pas, à abandonner la classe pour créerr l’hebdomadaire que le groupe Sud-Ouest voulait installer sur Bordeaux. Après cinq années d’apprentissage comme pigiste je suis entré dans une rédaction à temps plein. Ce fut une période superbe de ma vie personnelle que je dois à l’amitié me liant à Alain Ribet qui osa me faire confiance alors que je n’avais aucune autre formation que celle acquise sur le tas.
 e me suis éclaté durant des semaines jusqu’au début de 1982 où l’on me chargea de recueillir les positions de Jacques Chaban Delmas, alors Député Maire de Bordeaux sur les municipales qui approchaient. J’entretenais avec celui qui ne s’était jamais remis des trahisons de 74 lors des présidentielles des relations confiantes. Le maire radical socialiste de Sadirac, André Lapaillerie, que servaient avec dévouement mes parents, avait en effet été son hôte lors de la première campagne électorale bordelaise en 1947 . Cette recommandation me permettaient d’effacer les éventuelles méfiances politiques bien que ma position sur l’échiquier ait été extrêmement en ces temps là discrète. Il accepta de me recevoir un samedi matin.
Au premier étage du Palais Rohan j’entrais dans son antre où il était installé depuis déjà 34 ans. Il était assis à son célèbre bureau en fer à cheval dans une pénombre atténuée par une grande lampe de bureau sur pied. J’eus alors une première surprise : il portait des lunettes et intima immédiatement l’ordre au photographe qui m’accompagnait de ne pas faire une seule photo avec ces demi-lunes sur le bout du nez. Il sentait déjà que tout se jouait sur l’image et lui devait être éternellement jeune, sportif, épargné par les vicissitudes de la vie ordinaire. Il passa donc l’heure à jouer au chat et à la souris avec un objectif qu’il soupçonnait fortement de vouloir le saisir en position qu’il jugeait défavorable. Chaban avait fait sa carrière sur une image, il ne voulait pas à un concéder une miette!
LA JUBILATION INTERIEURE
La discussion s’engagea autour de l’élection de François Mitterrand avec lequel il entretenait des relations extrêmement proches en raison de leur parcours commun sous la IV° République et plus encore parce qu’il considérait que, celui qui avait siégé dans le même gouvernement que lui, l’avait vengé en nettoyant Giscard d’Estaing ! Il me parla avec sa voix nasillarde comme un sage s’adressant à un élève. Il finit par oublier que j’étais… devenu journaliste ! Mon carnet de notes se noircissait et je jubilais à l’idée que je tenais, moi le débutant un entretien d’une densité exceptionnelle (j’ai gardé toutes mes notes de l’époque donc celles prise ce jour là). J'avoue avoir été enthouiasmé par ces propos qui corresponfdait à des réalités profondes du personnage.
Il me tailla avec une férocité exceptionnelle jacques Chirac qu’il savait responsable de son échec de 74. Il me confia que si le temps le lui en donnait la possibilité il aurait sa revanche et que personne ne devrait accorder son soutien à celui qu’il jugeait médiocre et prêt à trahir tout le monde. J’eus même la certitude que si Mitterrand avait été élu avec le renfort de certains Gaullistes il n’y était pas pour rien… J’étais ravi, fier et heureux de ces déclarations qui me permettaient de garnir les deux pages centrales de l’hebdo que l’on m’avait réservées.
Au passage il m’annonça en exclusivité qu’il serait à nouveau candidat à la Mairie un an plus tard ! Je vous assure que je savourais chacune de ses révélations ou de ses bons mots aussi tranchants que sa voix. En sortant j’eus l’impression d’être vraiment entré dans le journalisme, celui qui repose sur la confiance entre un intervieweur et un homme qui compte. Je revins à la rédaction cours Alsace et Lorraine persuadé que j’allais réussir le "coup" de ma brève carrière professionnelle.
LA MORTELLE DESILLUSION
Je confiais alors au directeur du journal les grandes lignes ce que je prenais pour un scoop… et il me ramena à la triste réalité médiatique : " tu fais vite ton papier et tu me le donnes m’annonça-t-il. Je dois le porter dans la boîte aux lettres de Chaban avant ce soir pour qu’il le relise ". J’avoue avoir eu un moment de doute. Je n’imaginais pas que Chaban ait envie de vérifier ce qu’il avait bien voulu me dire sans que je fasse une quelconque pression sur lui. D’ailleurs jamais je me le serais permis ! Je bossais dur pour vers 17 heures donner une version aussi fidèle que possible de cet entretien qui allait, selon moi, faire un peu de bruit. " C’est du bon boulot me lança celui pour elquel j’avais une admiration particulière. A lundi ! " Je rentrais tranquille à Créon avec la sensation du devoir accompli.
A mon retour au journal, je découvris une enveloppe bistre de la mairie de Bordeaux portant mon nom. A l’intérieur un texte dactylographié différent de celui que j’avais au l’audace d’écrire. Plus question de Mitterrand. Exit le " traître " Chirac. Adieu les confidences sur la vengeance. Oubliées les considérations sur le " Yalta " girondin passé avec mes camardes socialistes d’alors ! Des propos totalement aseptisés et banalisés uniquement tournés vers son amour pour Bordeaux et les Bordelais ! Je déboulais dans le bureau du directeur pour lui faire part de mon étonnement : cette prose n’avait aucun intérêt et ne reflétait absolument pas ce qui avait été dit. 
"C’est celui-ci qui sera publié m’expliqua-t-il. C’est la règle. Tu ne peux rien changer à ce qui a été accepté par Chaban ! " Nous eûmes pour la première et le dernière fois entre nous une explication musclée et je lui signifiais que je quitterai la rédaction en septembre quand il m’annonça pour m’achever qu’il signerait le papier de mon nom et que je ne pouvais pas le refuser ! J'étais sidéré car j'ignorais ces pratiques. je restais meurtir et surtout extrêmement déçu pas ces pratqiues dont j'ignorais l'existence. Mon grand-père n'avait donc pas tort!
J’ai conservé de cette aventure et de beaucoup d’autres qui suivirent une vision assez critique du fonctionnement médiatique souvent fait de compromissions, d’accommodements, de concessions faites à la déontologie. J’en ai été meurtri mais j’ai aussi beaucoup appris. J’ai poursuivi durant exactement 20 ans à vivre de l’intérieur les réalités de ces rédactions qui se parent dans leur indépendance alors que souvent ils sont dépendants des " vedettes " qui leur donnent leur notoriété. Au fil des ans, sous l’influence de la télé la situation ne s’est pas arrangée. Bien au contraire : le factice, le facile, le culte du superficiel, le goût pour l’écho qui assassine ont pris une place de plus en plus forte dans le système. 
J’ai ainsi été ébahi de voir hier matin sur Canal +, Bruce Toussaint, présentateur du journal matinal s’étonner des révélations de François de Montvalon, directeur de la rédaction du Parisien sur l’entretien présenté comme sans concessions entre des lecteurs et Nicolas Sarkozy sur 5 pages ! Impossible qu’un journaliste comme Bruce Toussaint découvre que… les articles sont relus et estropiés par ceux qui accordent le privilège d’en être les sujets !
ON RECTIFIE LE TIR
Nicolas Sarkozy si l’on en croît le Parisien/ Aujourd'hui en France, au sujet de son comportement au salon de l'Agriculture fait son auto contrition sur la fameuse réplique pouvant alimenter une belle leçon de morale (selon Saint Darcos) dans les classes de ce pays. Il regrettait son désormais inoubliable " casse-toi alors, pauvre con " expédié à un visiteur qui l'avait gratifié d'un " touche-moi pas, tu me salis ".
Des regrets du chef de l'Etat qui ont en fait été… insérés par l'Elysée, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+. " J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre ", explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été " amendée et corrigée " et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.
" Cette phrase n'a pas été prononcée " devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. " Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu. " Selon cet éminent journaliste, qui a assisté à l'entretien, le président " n'avait pas exprimé le moindre regret " dans la matinée. " En substance ", le président " a exprimé qu'il a été victime d'une véritable provocation ", et que " quand on le cherche, on le trouve ", selon Dominique de Montvalon.
" Je pense que les choses ont mûri - on va dire ça gentiment - au cours de l'après-midi et en soirée à l'Elysée, en se disant qu'il fallait quand même aller jusqu'à exprimer des regrets ", a estimé le responsable du Parisien. Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait aujourd’hui la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.
Les question adressées par écrit à l’avance. Les questions réputées interdites sou peine de non participation à l’émission. Les relances impossibles lors des conférences de presse. Les coupures dans des réponses gênantes. Les images soigneusement choisies par des spécialistes de la " com " et non des journalistes. Le choix des jours de publication… Il y a des rites, des codes, des habitudes dans le système médiatique qu’il faut connaître pour être un véritable téléspectateur, auditeur ou lecteur. Bien informé un homme passe du statut de sujet à celui de citoyen. A méditer après cet incident pas si mineur qu’on le pense. Il révèle le dessous d'une supercherie permanente de répartition des pouvoirs et surtout les véritables raisons qui font actuellement le pouvoir sarkozyste hurler avec les loups s'en prenant aux journalistes qui résistent. Rassurez vous après els élections vous verrez que ce sont eux qui auront fait perdre un camp ou un autre : certains auront refusé de laisser les candidats écrire pour eux! 
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mardi 26 février 2008
Toutes les institutrices d’école maternelle en ont au moins rencontré un dans leur vie professionnelle. Un petit, teigneux, prêt à bouder pour un rien, revendiquant la place de chef alors qu’il n’a aucun espace pour y parvenir. Ce gamin là témoigne d’un acharnement qui vire à l’obsession. Incontrôlable il décoche un gnon au premier venu, par incapacité à se contrôler, à cause d’une impulsivité maladive. Il est sans cesse victime et sans cesse agresseur. Il ne parvient jamais à finir un récréation sans un incident ou un autre. 
Dans ma carrière d’enseignant j’en ai croisé moi aussi quelques-uns plus cabochards les uns que les autres. Ils défiaient tout ceux qui s’opposaient à eux en permanence, malgré le sentiment affirmé qu’ils aggravaient forcement leur cas. La gouvernance présidentielle actuelle est de cet acabit. Elle repose sur un coupable entêtement à vouloir avoir raison face à tout le monde. Rien d’autre que des crises répétées avec dérapages plus ou moins contrôlés. Le Président de la République ressemble de plus en plus à un petit Nicolas de communale qui détruit le jouet qu’il a tant envié. Il traverse des moments irrationnels pour aussitôt regretter de les avoir pris en compte. Aucune stabilité, aucune fiabilité, aucune sérénité.
En ce moment nous sommes dans sa période religieuse.
De tous bords arrivent des inquiétudes ou des critiques sur ses affirmations, ses actes, ses déclarations d’une autre époque. Mais plus les oppositions se font jour et plus il insiste comme s'il voulait absolument dresser une partie de la France contre une autre et rallumer une guerre dont il sortirait forcément vainqueur. Il bouffe de la laïcité comme d’autres dévoraient du curé. Il se prend pour le nouvel évangéliste investi de la mission de sauver le monde catholique. 
Ce week-end il a encore franchi une étape. 
Nicolas Sarkozy, chanoine honoraire de la basilique Saint-Jean de Latran à Rome, a en effet fait parvenir un message de " vœux " et d’excuse à quatre diacres catholiques traditionalistes qui y ont été ordonnés samedi. Cette lettre a été lue à la fin de la cérémonie d'ordination de quatre diacres - deux Français, un Italien et un Polonais - par l'abbé Philippe Laguérie, supérieur de l'institut traditionaliste du Bon Pasteur. On connaît bien l’abbé Laguérie en Gironde et on sait qu’il ne manque jamais une occasion de flirter avec la Droite complaisante et qui a été prompt à exploiter de manière mensongère ce courrier !
Issu d'une famille catholique, il est entré au séminaire à Ecône au sein de la Fraternité Saint-Pie-X et est ordonné prêtre le 29 juin 1979 par le célèbre Monseigneur Lefebvre. Un de ses frères est également prêtre de cette fraternité. À partir de 1984, il est nommé curé de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet dans le V° arrondissement de Paris. Il y reste pendant 13 ans jusqu'en 1997, et tente en mars 1993 avec l'aide de 400 fidèles d'occuper l'église Saint germain L’Auxerrois. Chassé par la police, il est sanctionné le 10 mars 93 puis pardonné le 14.
LE BON PASTEUR SAINT ELOI
En 1998, il rejoint justement Bordeaux où il obtient d’Alain Juppé en 2002 l'autorisation d'utiliser l'église Saint Eloi, église désaffectée entre 1981 et 2001 qu'il rend au culte. À la suite de critiques faites par lettres privées à certains de ses confrères quant au fonctionnement des séminaires de la FSSPX et quelques mois avant la tenue du chapitre général auquel s'est représenté son supérieur général, il est exclu par le supérieur de cette fraternité, le 16 septembre 2004… Un parcours très agité avec des accointances politiques très fortes qui en font le leader incontesté des intégristes.
Le 8 septembre 2006, l'abbé Laguérie est nommé supérieur du nouvel institut du Bon Pasteur, fondé avec l'accord du pape Benoît XVI, institut de droit pontifical dont le siège est à Bordeaux où se trouve aussi l'église Saint-Éloi où il exerce son ministère après une convention signée avec Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux. Cette acte consacre le retour de l'abbé Laguérie et de ses fidèles au sein de l'Eglise catholique, et son excommunication est levée.
Selon le droit canon, l'Institut de droit pontifical du Bon-Pasteur est devenu une société de vie apostolique. Il a une juridiction ordinaire sur les prêtres qui en dépendent.  Le 1er février 2007, un décret du cardinal Jean Pierre Ricard archevêque de Bordeaux, érige Saint-Éloi en paroisse personnelle en l'église Saint-Éloi. Prêtre très médiatique et figure emblématique du catholicisme traditionaliste en France, il est régulièrement invité à s'exprimer sur les ondes et à la télévision. Il y exprime des positions extrêmement discutables. Ainsi tous les ans, une messe pour le repos de l'âme du… maréchal Pétain est célébrée, le 23 juillet, date anniversaire de sa mort. Saint Éloi selon son thuriféraire serait lié de deux manières à Philippe Pétain : c’est du Mont Saint-Éloi près d’Arras qu’il commanda son corps lors de la bataille d’Artois, au printemps 1915 et cerise sur le gâteau la devise Travail, Famille, Patrie serait attribuée à Saint Eloi par l’extrême Droite française. Cet abbé mérite donc le respect et ses prosélytes aussi !
UN SIGNE SUPPLEMENTAIRE
L’abbé Philippe Laguérie a donc précisé avec grande délectation que le président français avait " confié le soin à son chef de cabinet " (tiens donc on retrouve les précieux conseillers) de souligner combien il avait été " sensible " à la nouvelle de ces ordinations et de transmettre " personnellement tous ses vœux (et à tort semble-t-il ses " félicitations ") aux futurs diacres " La France est un des bastions des Lefebvristes qui célèbrent la messe en latin dite " tridentine " et refusent les enseignements du concile Vatican II sur la liberté religieuse et le dialogue inter-religieux. Rappelons par hasard que
Nicolas Sarkozy s'était déplacé le 20 décembre dernier à Rome pour recevoir le titre de chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran, la cathédrale du Pape, une distinction purement honorifique accordée aux rois et présidents français depuis Henri IV au 17e siècle. Le discours qu'il avait prononcé à cette occasion continue à provoquer une vive polémique en France. Nicolas Sarkozy y a exalté les " racines chrétiennes de la France " et évoqué " les souffrances " provoquées chez les catholiques par la mise en œuvre de l'instauration de la laïcité avec la loi de 1905. Son message aux traditionalistes a donc tout lieu d’être pris pour la confirmation d’une position qui sera encore beaucoup plus dangereuse qu’in pouvait l’imaginer. On peut penser en effet qu’un message de ce type relève soit de la naïveté absolue soit de l’inconscience totale. En effet il faut rapprocher ce message du directeur de cabinet des déclarations récentes que l’Elysée a tenté de minimiser les propos d’Emmanuelle Migon déclarant que " la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème ". Les intégristes non plus probablement !
" La liste établie en 1995 est scandaleuse ", y ajoute-t-elle en évoquant la liste des " mouvements sectaires " de la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. " Quant à la Scientologie ", qui figurait dans cette liste, " je ne les connais pas, mais on peut s'interroger ", estime-t-elle. Elle pourrait ajouter que l’abbé du Bon Pasteur elle ne
Interrogée à nouveau ce jeudi matin par Le Figaro, Emmanuelle Mignon a nié une nouvelle fois avoir affirmé que " les sectes sont un non-problème ", comme il est écrit dans l'hebdomadaire, mais conteste néanmoins la liste des sectes établie en 1995. Emmanuelle Mignon affirme dans le quotidien que " s'il y a des mouvements sectaires qui abusent de la faiblesse des gens (...) il y a un problème. On cherche d'ailleurs les moyens de renforcer notre action contre ces mouvements ". Mais elle souligne que la liste des sectes établie en 1995 l'a été " sans vérification approfondie " et que " certains mouvements n'auraient pas dû y figurer ". Interrogée sur la Scientologie, elle affirme que ce mouvement ne peut être interdit s'il n'est pas " à l'origine d'abus de faiblesse de gens ".
UN ENTOURAGE D’ENFANTS DE CHOEUR
Ce pouvoir est le plus "catho" qu'on ait connu depuis longtemps. Le gouvernement est rempli de croyants qui s'assument (Christine Boutin, François Fillon, Jean-Marie Bockel, Xavier Darcos, Michèle Alliot-Marie…). Rachida Dati, fait campagne pour les municipales à Paris en allant à la messe et a demandé vainement à participer au voyage de Rome... L’élysée ressemble de plus en plus à une sacristie. Catho, Claude Guéant, surnommé " le Cardinal ". Catho, Henri Guaino, la plume " républicaine " de Sarkozy, amoureux du "long manteau d'églises et de cathédrales qui recouvre la France", une formule utilisée à plusieurs reprises dans les discours de son patron . Catho enfin, Emmanuelle Mignon, directrice adjointe du cabinet, l'auteur du discours du Latran. " Chrétienne plutôt ", corrige-t-elle : " Aujourd'hui, je me sens plus proche du dogme protestant." Elevée par des parents catholiques mais non pratiquants, éduquée à Sainte-Marie de Neuilly ("parce que c'était la meilleure école du quartier"), Mignon a eu sa révélation à l'âge de 15 ans. 
" J'ai rencontré une religieuse qui par son exemplarité m'a initiée à la dimension spirituelle de l'existence. " Elle a commencé une licence de théologie (" j'adore l'exégèse") et a été tentée par la " vie monastique ". Elle a finalement choisi un ordre laïque : l'ENA, puis le Conseil d'Etat, puis le sarkozysme, dont elle a été la boîte à idées... Et l'évangélisatrice ? "Le service du bien public fait partie des missions du chrétien, répond-elle. La religion serait de l'ordre de la vie privée, nous assène-t-on en permanence. C'est absurde. Quand on est croyant, cela irrigue toute votre vie." Et cela a irrigué le discours du Latran. 
"Je sais ce que l'on va dire. Le président est manipulé par une catho cinglée. Vous croyez qu'il a besoin de moi pour arrêter sa ligne de conduite ?" Ces propos cités par Marie-France Etchegoin, Claude Askolovitch dans un article sur Le Nouvel Observateur illustre parfaitement la dérive actuelle. Dans son entourage également un Dominicain Philippe Verdin qui a été du voyage à Rome. Tout ce petit monde s'est retrouvé pour y accompagner le président. "Ils rayonnaient, tout à la joie d'être là", assurait Guy Gilbert, le "prêtre des loubards", invité lui aussi. Heureux aussi, Max Gallo, le gaullo-souverainiste revenu au christianisme devenu sarkozyste. Il s'est lui aussi incliné devant Benoît XVI sans ensuite lire ses SMS. 
Patrick Buisson, autrefois directeur de " Minute ", l'hebdomadaire d'extrême droite, aujourd'hui patron de la chaîne Histoire, ami et conseiller influent du chef de l'Etat, a, lui, baisé l'anneau papal en murmurant : "Merci Très Saint-Père pour votre motu proprio." Motu proprio ? En diplomatique vaticane, le terme désigne un décret du pape. Le dernier en date remonte à juillet dernier et autorise la messe en latin, revendiquée notamment par les intégristes et les partisans de Mgr Lefebvre ! Si tout cela ne fait pas un "lobby" catho à l'Elysée, cela crée une ambiance. On le constate tous les jours ou presque. La laïcité ? C’est aussi dépassé que les instits… qui devront ensiegné les 10 commandements pour retrouver leur crédibilité pédagogique !
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Dimanche 24 février 2008
Le niveau du débat politique dépend surtout de la volonté des élus à le mettre en œuvre. Les idées, les projets, les oppositions fondamentales n’émergent plus dans un contexte où l’on se tue à coups d’insultes tenant lieu d’argumentaires décisifs. Il est de plus en plus difficile de demeurer dans le raisonnable quand les gens ne veulent que des combats aussi sincères que ceux qui se déroulaient sur les aires de catch. Plus on s’approche d’une échéance électorale il faut obligatoirement pratiquer l’invective véhémente, la critique outrancière, la petite phrase se voulant assassine. On se jette l’anathème à la figure de par le monde avec une étonnante cohérence comme si la bêtise politique était partout plus rentable que la réflexion. En fait la démocratie est devenu un défouloir qui par une simplification outrancière des discours relève désormais du théâtre de Guignols. L’intrusion de la vie privée présentée comme indispensable pour l’image, la synthétisation épouvantable demandée par une télé pressée et oppressive, le refus de la différenciation idéologique voulant que la lutte politique soit archaïque transforme de fait le citoyen en spectateur d’un spectacle cherchant à captiver plutôt qu’à convaincre.
Hier, par exemple la vie politique française a effectué un grand pas en avant puisque Nicolas Sarkozy qui en porte désormais l’image dans le monde affranchi un pas supplémentaire dans l’argumentation de fond. D’abord on avait été abondamment prévenu : ce serait une rupture totale avec le passé, une véritable modernisation de la vie publique, une transformation essentielle. Pas question que la Président d’une république transformée fasse longuement le cul des vaches lors du salon de l’Agriculture.
Etre député de Neuilly et député de Corrèze ce n’est véritablement pas la même vision de la France ! Celle des moutons, des veaux, des vaches et des cochons devait se contenter d’un discours fondateur de la nouvelle politique agricole européenne. On le sait la France est de retour en Europe grâce à l’entourloupe scandaleuse du Traîté européen volé au Peuple et qui devait résoudre tous les pannes européennes antérieures. Sauf que Nicolas Sarkozy peut dire ce qu’il veut, vitupérer sur ce qu’il veut, la réalité est toute autre : l’Europe se fout bien de la position de la France devenue désormais non plus un pays de Résistance mais un pays dans l’orbite américaine. Et elle ne sera pas plus entendue que l’Allemagne, la Pologne ou l’Espagne… en Europe et encore moins au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce ! Alors on retrouve le discours habituel, vieux comme le monde politique : " faites nous confiance on va proposer tout ce que vous souhaitez à Bruxelles " de telle manière que nous n’ayons pas la responsabilité des refus inévitables car contraire aux directives européennes adoptées mais que l’on feint d’ignorer !
CASSE TOI PAUVRE CON
L’autre modification fondatrice de l’ère politique actuelle réside dans la tolérance dont fait preuve le Président de tous les Français. Samedi matin un échange d'invectives entre un visiteur et Nicolas Sarkozy illustre le niveau du débat. Très entouré, souriant, le chef de l'Etat prenait un bain de foule et serrait des mains quand un visiteur d'un certain âge et portant des lunettes lui a lancé: "ah non, touche-moi pas".
"Casse-toi, alors",
L’Ump aux abois n’est pas en reste. C’est un florilège d’insultes en tous genres qui fleurissent au sommet de l’état. " Charognards " pour qualifier les journalistes cités à comparaître devant l’opinion publique par Rama Yade ! Selon l’hebdomadaire " L’Express ", le chef de l’état a tenu à féliciter la secrétaire d’état aux droits de l’homme après sa déclaration sur les " journalistes charognards. "
Rama Yade peut donc continuer à dire n’importe quoi : plus elle en fait, plus Sarkozy adore. Après avoir traité les journalistes de " charognards ", accusé la gauche de la " détester parce qu’elle était noire ", elle va pouvoir tranquillement continuer ses provocations sous l’œil approbateur de Nicolas Sarkozy. Elle a donc donné le signal : allons y gaiement dans l’outrance. Plus c’est d’ailleurs énorme et plus ça à des chances d’être entendu. Alors la plus fine mouche de l’Ump a aussitôt emboîté le pas.
HITLER CITE A COMPARAITRE
Nadine Morano, porte-parole de l'UMP, a accusé, hier, le Parti socialiste de " se ranger du côté des assassins ", à la suite des déclarations de ses ténors (et notamment de Robert Badinter) qui ont condamné la saisine par Nicolas Sarkozy du président de la Cour de cassation sur la rétention de sûreté. " Je laisse le soin aux Français de juger le Parti Socialiste qui se met clairement du côté des assassins et oublie toutes les victimes. C'est irresponsable de jouer avec la sécurité des Français ", a-t-elle dit. Ce n’est pas si involontaire qu’on le croît car il y a eu aussi les déclarations sur le même sujet de l’un de ses collègues Ump Georges Fenech qui, comme l’explique le Canard, avait notamment cité le " dispositif allemand ", et explicité : " La mesure de 'détention sûreté' a été introduite dans le Code pénal allemand en 1933, sous la République de Weimar ". Ce gars là à ses références… historiques et il est certainement un pur produit des meilleurs écoles. Il a juste oublié un détail comme aurait dit Le Pen qui, s’il avait tenu le même discours aurait été médiatiquement laminé !
Devant l'Assemblée, Elisabeth Guigou (PS), ancienne garde des Sceaux, avait condamné cette " philosophie positiviste qui a conduit aux pires débordements en Allemagne ". Que n’avait-elle dit alors qu’il se s’agissait que d’un constat. Cette déclaration avait en effet soulevé un tollé à droite. Rachida Dati s'était même dite " profondément choquée ". Pour une fois elle avait raison d’être chqouée par les propos de Fenech.
Le Canard explique que ce texte si ressemblant avec le dispositif français et d’ailleurs présenté comme exemplaire a été signée… du chancelier du Reich de l'époque : Adolf Hitler ! La première mouture de la loi allemande, qui, depuis, a été modifiée à plusieurs reprises, régissait la " rétention de sûreté " après la fin de la peine " si la sécurité publique l'exige ". Cherchez qui a parlé plus vite que son ombre d’extrême droite ?
Devant une assistance imperturbable, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement n’avait pas hésité à assimiler les " attaques " contre Nicolas Sarkozy à celles subies par Jean Zay " mi juif, mi protestant " (sic) cible de la presse d'extrême-droite sous le gouvernement de Vichy. " Cela a contribué au fait qu'il soit assassiné ", avait-il même tenu à préciser. Dans son élan, Roger Karoutchi s’en est ensuite pris à la pétition dans laquelle 17 personnalités dénoncent les " dérives de pouvoir personnel " du président de la République. " Il y a des types qui n'ont toujours pas accepté que Sarkozy gagne les élections. C'est du déni de démocratie "et " du fascisme rampant ". Mais de qui parlait-il ?
LA STASI ET LE TOCARD
Pierre Lellouche, candidat dans le VIIIe arrondissement à Paris, y a été aussi de son assaut totalement absurde quand il a accusé la gauche de chercher à éviter les questions de fond… " Je suis frappé de voir que le débat politique est dominé par des méthodes qui relèvent de la Stasi, des micros cachés, des caméras cachés ", a regretté le député sur i-télé et France Info. Il a dénoncé " une gauche qui n'a rien à dire aux Français sauf à se raccrocher aux petites phrases. On se raccroche là-dessus et on fait autant de procès de Moscou que nécessaire un jour contre Françoise de Panafieu, un autre jour contre Rama Yade, un troisième jour contre quelqu'un d'autre, et pendant ce temps-là on ne parle pas du fond ", a-t-il ajouté. Il est certain que Lellouche, sait de quoi il cause à propos de la Stasi car les méthodes utilisées dans, par exemple l’affaire Clearstream ne relève bien évidemment pas des pratiques des barbouzes d’antan… Le tout est de savoir qui dirige la manœuvre sur ce dossier comme sur bien d’autres. La Stasi. Rien que ça !
La banalisation des injures va finir par tuer le débat démocratique. 
D’ailleurs c’est l’avis de Mme de Panafieu qui a traité son rival, inaccessible pour elle, de " tocard ". Elle a pourtant fait donc un mea culpa, un peu spécial : "C'est une insulte, 'tocard' ?", demande-t-elle innocemment au journaliste de LCI. "Ca va là, ça suffit, on est trop murés, (...) 'tocard', c'est sympa !", affirme-t-elle. "'Cette salope', ça vous avait choqué?", lui a demandé le journaliste, évoquant l'insulte dite par Patrick Devedjan (UMP) à l'encontre de Anne-Marie Comparini (alors à l'UDF). "Oui, c'est grossier, il ne faut pas aller jusqu'à la grossièreté". "Mais 'tocard', c'est sympa", persiste Françoise de Panafieu. Le journaliste tente alors de lui faire prononcer des excuses: "Surtout que vous savez qu'il ne l'est pas..." Mais c'est raté. "Je m'en fous, surtout", répond Françoise de Panafieu.
C’est vraiment con mais je ne pas du tout envie de croiser ces gens là sur ma route. Le débat politique mériterait autre chose que ce florilège de… personnes sectaires qui se débattent face à une opinion publique qui ne se fie qu’aux grandes gueules des plateaux télévisés pour juger de leur avenir.
Mais je déblogue…
a répondu Nicolas Sarkozy. "Tu me salis", a enchaîné le badaud. "Casse-toi alors, pauvre con", a merveilleusement répliqué le président. Digne du porteur de l’idéologie libérale. 
Le 6 novembre, une autre algarade avait déjà suscité de nombreuses réactions chez les internautes : elle avait opposé le président à un marin-pêcheur du Guilvinec, "Juju", Julien Guillamet, 21 ans qui, perché sur une terrasse de la criée de ce port breton, l'avait invectivé. Nicolas Sarkozy lui avait demandé de descendre s'expliquer. "Si je descends, je te mets un coup de boule", avait répliqué le jeune homme, sautant une barrière avant d'être arrêté par les services de sécurité. Deux exemples qui ont fait progressé le dialogue social !
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Samedi 23 février 2008
Dans la même journée deux " affaires " viennent " endeuiller " la Droite. Elles illustrent à merveille les rapports qu’entretiennent les médias avec le pouvoir. Les silences, les oublis, les absences demeurent beaucoup plus significatives que tous les éditoriaux. Et actuellement il y aurait pourtant beaucoup à dire au moment où les électrices et les électeurs vont avoir à se prononcer sur la gestion de leur commune ou de leur département. Ils ne se rendent pas encore compte que les cadavres jonchent le bas-côté droit de la route après avoir été l’apanage de celui de la gauche.
Pas question de nier les difficultés qu’ont représenté pour les idées que je défends des comportements discutables de celles (rares) ou ceux qui étaient chargés de les mettre en œuvre. Que n’ai-je vu, entendu, lu sur des faits difficiles à supporter ! Le temps n’a pas encore eu le temps de couvrir de la poussière de l’oubli ces tristes réalités. Hier pourtant on a eu l’occasion d’effectuer une autopsie en règle des " morts " au front dans la campagne présidentielle. Ils ont un couteau entre les omoplates ou une balle dans le dos. En fait ils ont été abattus par un ami qui ne leur voulait surtout pas de bien. Mais tout le monde n’a pas droit au même sort. Et ce constat conjugué avec le comportement présidentiel allant même jusqu’à désormais contester les avis défavorables du conseil constitutionnel sur un texte de loi au minimum discutable devient extrêmement préoccupant pour la démocratie.
Par exemple les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont notifié la fin de leur enquête sur l'affaire de dénonciation calomnieuse dite affaire " Clearstream " dans laquelle l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin est notamment mis en examen. Le dossier est bouclé et on va enfin connaître les dessous de ce complot boomerang qui est revenu en pleine poire de ceux qui l’avaient monté. Les cinq mis en examen et la trentaine de parties civiles disposent désormais de trois mois pour demander d'éventuels actes complémentaires aux juges avant que le parquet n'entame la synthèse des… 40 tomes du dossier et ne prenne ses réquisitions. Les juges se prononceront ensuite sur un éventuel renvoi des mis en cause devant le tribunal correctionnel. On n’est donc pas encore sorti de l’auberge judiciaire du moins officiellement comme dans bien d’autres affaires mises au funérarium en attendant le moment de les ensevelir.
UN COURANT TOUJOURS PAS CLAIR
Les magistrats soupçonnent encore Dominique de Villepin d'avoir participé à une tentative de déstabilisation en 2004 de l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, partie civile dans le dossier. Rappelons que la manipulation consistait à dénoncer la présence de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, sur un faux listing bancaire de la chambre de compensation financière luxembourgeoise Clearstream où elles étaient censées détenir des comptes occultes. Dans ce dossier sont également poursuivis l'informaticien Imad Lahoud, soupçonné d'avoir falsifié ces listings, et l'ancien vice-président du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, Jean-Louis Gergorin, soupçonné de les avoir transmis à la justice. Sont aussi mis en examen un ex-auditeur d'Arthur Andersen, Florian Bourges, et un journaliste, Denis Robert, suspectés d'avoir fourni les outils de la machination, des listings comptables authentiques de Clearstream… Une chaîne qui n’a pas conduit au véritable commanditaire de cette machination complexe qui ressemble à une séquence de vidéo gag pour services secrets.
Corbeau, faux listing, maître-espion, notes secrètes, Premier ministre... L'affaire Clearstream, débutée dans la torpeur automnale de 2004 comporte tous les ingrédients d'un roman d'espionnage trop classique pour être intéressant. Sa première phase judiciaire a pris fin hier après trois ans et demi d'une enquête ponctuée de nombreux rebondissements, de mises en cause des plus hauts responsables de l'Etat. On en est donc qu’au tout début des révélations car il est impensable que l’on s’arrête en si bon chemin. Quand on voit le tohu-bohu que fait un malheureux SMS réputé secret et confidentiel et le déchaînement politique qu’il déchaîne à l’égard du journalisme et des journalistes on peut s’attendre à un séisme puissant plutôt qu’un courant clair qui se transformerait en eau de boudin.
Il est cependant assez étonnant de constater que dans ces deux affaires si différentes dans leur importance et leurs conséquences on trouve le même plaignant : Nicolas Sarkozy ! Voici donc pour la première fois dans l’histoire de la République un Président qui règle ses comptes dans les prétoires alors qu’il ne peut pas, lui même, être mis en cause devant cette même justice! Quand certains parle de monarchie élective il ne sont pas très éloigné de la triste vérité. Il nous reste donc à vérifier le degré d’indépendance de la justice. On risque d’attendre encore plusieurs mois. Quand on voit le cheminement de la seconde affaire il y a lieu de s’inquiéter !
NON LIEU PARTIEL OU PARTIAL
En effet le juge d'instruction Alain Philibeaux a notifié une ordonnance au parquet de Nanterre pour que l'un des volets de l'instruction sur les emplois fictifs du RPR visant Jacques Chirac soit joint à l'instruction sur les chargés de mission de la ville de Paris. Le parquet a fait appel de cette ordonnance dès hier. " Ce dessaisissement n'est pas fondé, car le lien entre les deux dossiers n'existe pas ", a expliqué le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.Le cas sera tranché par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles. Le juge bien intentionné a en effet subtilement inventé une entourloupe judiciaire qui peut " sauver "… l’ex-Président de la République.
Selon cette ordonnance, le juge se dessaisit du volet concernant les emplois du RPR financés par la mairie de Paris pour qu'il soit transmis à la juge parisienne Xavière Simeoni, en charge de l'instruction sur les chargés de mission de la ville de Paris. S’il parvenait à obtenir ce qu'il souhaite, le dossier Chirac restant entre ses mains pourrait trouver une issue rapide avec… un non lieu. Et dans cette hypothèse, le volet le plus délicat pour l'ancien chef de l'Etat, qui était géré à Nanterre, serait confié à la juge Simeoni et devrait nécessiter une instruction encore longue ce qui permettrait de jouer la montre.
En décembre, le juge Philibeaux avait déjà tenté de se dessaisir du volet des emplois RPR financés par la mairie de Paris. Il avait transmis au procureur Courroye une ordonnance pour solliciter cette fois des réquisitions du parquet en ce sens. Il avait également demandé que le parquet se prononce en faveur d'un non lieu sur le volet des emplois financés par le privé. Le parquet s'était dit défavorable au dessaisissement et ne s'était pas prononcé sur le non lieu. Dans l'affaire instruite par la juge Simeoni portant sur les chargés de mission, l'ancien président de la République (1995-2007), protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l'Etat, avait été mis en examen le 21 novembre dernier pour "détournement de fonds publics". On voit bien que le temps ne compte pas (près de 20 ans) dans ce type d’affaire et qu’avec des scénarii judiciaires sophistiqués on peut finir par échapper à ses responsabilités ou au minimum aux poursuites qui sont engagées. Soyons certains que dans l’affaire Cleartream le même sort favorable sera pas réservé à de Villepin qui n’avait pas à signer cet appel honteux dans Marianne ! Il faudrait aussi rapprocher ces réalités des derniers événements de Villiers le Bel… où tout est allé plus vite, plus fort et avec beaucoup moins de précautions oratoires.
DONNER DU TEMPS A LA JUSTICE
Quatre personnes ont été mises en examen et trois d'entre elles écrouées, hier, dans le volet de l'enquête portant sur les tirs contre les forces de l'ordre à Villiers-Le-Bel. Cela fait dix-neuf personnes déférées devant la justice au total, après la vaste opération de police menée lundi à Villiers-Le-Bel, selon le bilan dressé par la procureure. Onze d'entre elles ont été placées sous mandat de dépôt et deux sont toujours en garde à vue. L'opération menée lundi avait pour but de retrouver les auteurs des violences survenues les 25 et 26 novembre à la suite de la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec un véhicule de police.
Selon la procureure, en plus des quatre mises en examen intervenues hier, trois personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre d'un autre volet de l'enquête : la tentative de meurtre d'un commissaire de police. Cinq personnes ont été mises en examen, dont trois écrouées, pour le caillassage des forces de l'ordre. Quatre ont été mises en examen et deux d'entre elles écrouées pour les incendies d'une bibliothèque et d'une école de Villiers. Par ailleurs, deux personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire pour l'incendie du véhicule du commissaire de Sarcelles, dont le frère de Lakamy, l'un des deux adolescents morts.
Une troisième personne déférée dans ce dossier a été entendue sous le régime de témoin assisté, à mi-chemin entre le statut de mis examen et celui de simple témoin. Rien d’anormal dans ces décisions qui reposent cependant pour certaines sur des témoignages rémunérés anonymes.
Lors d'une conférence de presse au palais de justice de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry a estimé que le nombre de personnes écrouées démontrait que, pour le parquet, " la liberté est la règle et la détention l'exception. "
La magistrate a été interrompue par des jeunes présents dans la salle aux cris de " Donnez-nous des preuves ", par allusion à l'absence d'éléments matériels dans le dossier évoquée par des avocats de la défense.
Marie-Thérèse de Givry leur a répondu que l'instruction était toujours en cours et que la justice avait " besoin de temps. " C’est probablement ce que pensent aussi Dominique de Villepin et Jacques Chirac… Bon courage tout de même aux professeurs des écoles de Villiers le Bel qui devront à la prochaine rentrée l’expliquer aux enfants lors d’une superbe leçon de morale. Républicaine la morale ?
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
 

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Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan :   "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.

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