Il y a dans l’histoire d’étonnantes ressemblances à travers les siècles dans le comportement des personnes détenant le pouvoir. Ainsi, ce matin, après la
" branlée " reçue par son propre camp Nicolas Sarkozy se comporte comme Marie Antoinette à quelues encablures de ses déboires avec le Peuple. Le 1° octobre un nouveau scandale éclate :
lors d'un banquet donné par les gardes du corps de la Maison militaire au Régiment de Flandre qui vient d'arriver à Paris la reine est acclamée, des cocardes blanches sont arborées, et selon la
presse révolutionnaire des cocardes tricolores auraient été foulées. Paris est outré par ces manifestations contre-révolutionnaires, et par la tenue d'un banquet alors que… le pain manque. Le 5
octobre une manifestation de femmes marche sur Versailles, réclamant du pain, disant aller chercher " le boulanger " (le roi), " la boulangère " (la reine) et le " petit mitron " (le dauphin). De
nombreux hommes armés se sont glissés dans le cortège. C'est alors qu'on attribue à Marie-Antoinette cette citation que l’on dit totalement erronée mais qui appartient au patrimoine révolutionnaire
: " S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ! ". C’est un peu la réponse que Nicolas Sarkozy vient de faire après la " manifestation " d’hostilité politique de
dimanche dernier… marquée par le manque de pouvoir d’achat dans notre pays. Peu importe. Il n’en a que faire. Il est installé dans sa royauté démocratique comme ses prédécesseurs et il a répondu
avec un bras d’honneur en… augmentant la liste des secrétaires d’Etat payés par la République confirmant a contrario que ce n’est pas nécessairement la Gauche qui augmente le nombre des
fonctionnaires et qui dilapide l’argent public. Il a envoyé un message fort à celles et ceux qui manquaient de pain en leur offrant la chance d’avoir à leur disposition le gratin du
sarkozysme ! Peu importe les manquements caractérisés aux promesses antérieures avec des décisions largement critiquées sabordant leur pain quotidien…on leur propose de se régaler avec de la
brioche !
Nicolas Sarkozy répond à un style présidentiel ostentatoire avec un mépris exceptionnel en offrant des maroquins supplémentaires à ses plus fidèles partisans. Un peu
comme un entêté qui s’enfermerait dans ses certitudes sourd aux appels montés de l’électorat qui l’a fait Prince. Tenez prenons un exemple concret pour illustrer ce propos. Le motard pressé qui a
conquis Nice annonce avec une certaine emphase qu’il va se consacrer à sa ville et qu’il renonce donc à son porte feuille lui ayant permis de découvrir la France d’Outre Mer. Bien évidemment tous
les médias oublient de préciser que durant le même temps entre au gouvernement…sa compagne Nadine Morano, mère de ses deux filles.
Largement battue dimanche aux élections municipales à Toul, en Meurthe-et-Moselle, la porte-parole de l'UMP a fait valoir qu'entrer au gouvernement n'était " pas
un acte de félicitations, ou des remerciements ". on veut bien la croire : c’est certainement pour faire bouillir la marmite ! Rien ne vaut ce jeu extravagant d’un clan qui
s’auto-congratule et se nourrit d’apparences trompeuses mais efficaces. Encore de l’esbroufe pour gogos fascinés par les titres et absolument pas par des faits.
UNE REFORME ILLUSOIRE
Premier ministre François Fillon a par exemple présenté une mesure phare destinée à répondre aux enjeux actuels : destruction de l’économie productive par le
niveau de l’Euro, destruction des services au public par un refus d’assumer l’égalité, création d’une insécurité sociale ! Il a en effet présenté les grandes lignes de la future réforme des
institutions, qui sera examinée dans " les prochaines semaines " devant le Parlement.
Le texte sera aujourd’hui au conseil d'Etat et sera soumis à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et du Sénat pour … résoudre les problèmes quotidiens du peuple
qui manque de pain
Il vise à " bâtir une démocratie plus équilibrée, garantissant des droits nouveaux aux citoyens, sans que soient remis en cause les traits essentiels de la
Ve République qui a montré son efficacité et sa stabilité ", a poursuivi le nouveau secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation.
Ce texte devrait d'abord accorder des prérogatives nouvelles au Parlement, notamment par " une plus grande maîtrise du travail législatif et de l'ordre du jour ", " limiter les
cas de recours possibles à la procédure du 49-3 " aux projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale, " valoriser le travail en commission " ou
encore " renforcer le pouvoir du Parlement en matière de politique internationale ". Il souhaite enfin " accorder des
garanties nouvelles aux citoyens " en créant un " défenseur des droits du citoyen qui pourra être saisi par toute personne s'estimant lésée par le fonctionnement d'un service
public ". Avouez que cette dernière mesure va réjouir celles et ceux qui cherchent désespérément un logement à loyer modéré, celles et ceux qui verront une classe supprimée en milieu
rural pour leur enfant, celles et ceux qui devront faire des dizaines de kilomètres pour accéder à une maternité, celles et ceux qui ne pourront pas se plaindre des services publics puisqu’ils
n’en auront plus chez eux ! ce n’est en fait qu’une promesse de brioche pour des affamés d’égalité de traitement par une République dispendieuse pour les uns et ruinée pour les autres.
L'avant-projet a cependant. Ii a été dépouillé de plusieurs propositions phare, dont celles qui devaient faire du gouvernement le maître d'œuvre de la politique " définie " par
le président, limiter le cumul des mandats et introduire la proportionnelle.
UN CRIME DISCRET
Le pitoyable réajustement ministériel masque aussi des pratiques d’une autre époque. Ainsi, Omar Bongo Ondimba, le grand démocrate du Gabon, vient d’ajouter un
nouveau trophée à son riche tableau de chasse: la dépouille du ci-devant secrétaire d’Etat à la coopération Jean-Marie Bockel, qui jouxte désormais, un quart de siècle plus tard, celle du
tiers-mondiste Jean-Pierre Cot (l’un des hommes les plus intelligents et les plus sincères que j’ai connus en politique) débarqué par François Mitterrand à la demande de ce grand chasseur qu’est
le prince du Gabon.
Il a été aidé en cela par Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée. Le tout sous le regard impavide, sinon amusé, de Nicolas Sarkozy… qui en limogeant le
fragile maire de Mulhouse qui se croyait intouchable car rallié au nom de l’ouverture. Le voici en charge des Anciens… combattants pour avoir claironné sa volonté de " signer
l’acte de décès de la Françafrique ", stigmatisant sans les nommer les potentats qui dilapident leur pactole pétrolier, pourtant grossi par la flambée du baril. Allez savoir pourquoi,
Bongo et son cadet et néanmoins beau-père Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), se sont sentis visés. Depuis lors, ils n’ont eu de cesse d’obtenir la tête de l’imprécateur, catho de gauche et
officier de réserve soudain sorti de la sienne. Un reportage -au demeurant remarquable- diffusé voilà peu au 20h de France 2, chaîne de service public, a aggravé le contentieux: il dépeignait,
documents à l’appui, le patrimoine immobilier hexagonal -et colossal- des caïds du Golfe de Guinée. Impardonnable dans un contexte où le pétrole est le pain béni des dictateurs.
L’insistance discrète mais omniprésente de Bongo a suffi à faire chuter celui qui se présentait jadis comme le chevalier blanc de la République. La leçon de ce piteux
lâchage est claire : Nicolas Sarkozy a une fois encore trahi ses promesses et il n’est pas prêt à payer le prix politique d’une rupture authentique avec les turpitudes de l’ère chiraquienne.
Entre deux maux, il a choisi le pire.
Quant à Bockel, le voici titulaire du portefeuille très envié des Anciens combattants. Sarkozy et Guéant ont profité des dégâts collatéraux de la bataille municipale
pour discrètement régler leurs problèmes africains. Par contre il remplace Alain Marleix, le Monsieur Elections de l'UMP, qui passe à l'Intérieur. Un poste qui lui permettra de préparer… le futur
redécoupage des circonscriptions et des cantons pour les législatives. Car c’est là l’essentiel. En effet quand le Peuple vous déplaît il reste les meilleures solutions : changer le
Peuple ou s’arranger pour au moins diluer son ire !
LES REPONSES REELLES
Voici les vraies réponses au vote des Françaises et des Français : ravaler la façade en la peignant encore plus massivement aux couleurs sarkozystes, recaser une
dépitée du suffrage universel, destituer un secrétaire d’Etat pour plaire aux " pétroliers " africains, dédommager une ancienne présidente de la SNCF écartée au profit de son adjoint
qui fut secrétaire d'Etat d'Alain Juppé, en la chargeant des travaux de Sisyphe consistant à boucher le trou du Commerce extérieur, décevoir un aussi zélé admirateur que Claude Allègre en fermant
le robinet de l’ouverture, donner des gages à l'UMP en nommant plusieurs fidèles. De la brioche dorée mais amère pour celles et ceux qui sont restés à la maison sur leur canapé dimanche dernier
en se disant que l’avertissement du premier tour avait été suffisant et que ce n’était pas la peine de se déplacer !
Dans le fond ce n’est que la résultante d’un comportement extrêmement clair : votez toujours, vous m’avez installé, vous me subirez ! C’est la devise
sarkozyste qui devient la plus efficace face à celles et ceux qui ne réclament que du pain ! Le pire c’est que selon les sondages, les Françaises et les Français se contenteront de ces
miettes pour, c’est une certitude, pour relancer vers le haut la cote de popularité de celui qui a inventé ce rafistolage bidon. On retrouvera Fillon au pinacle et son employeur requinqué. Il est
vrai que pendant ce temps les Socialistes se disputent sur la date de leur Congrès ce qui passionne aussi les foules. On adore ce type de débat car il correspond à l’attente des gens qui ont
faim, qui n’ont pas de logement décent, qui attendent une emploi à temps complet stable, qui redoutent la perte de leur maigre pouvoir d’achat, qui subissent le déménagement du territoire, qui se
" surendettent " vertigineusement pour accéder à la société de toutes les consommations ! On reparlera de ces réponses quand le tsunami des réformes promises aura, avant la
prochaine rentrée scolaire, ravagé les rivages rassurants de nos certitudes.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
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ACTUALITE
Je n’ai jamais aimé les soirées électorales. Quel qu’en soit le résultat, j’ai beaucoup de mal à me situer en ces moments où l’on côtoie le gouffre ou les sommets. Je
pense toujours que le résultat d’une élection tient parfois à tellement peu de choses qu’il faut absolument relativiser. Le suffrage universel aussi favorable soit-il est probablement la moins pire
des méthodes de vie sociale mais pas obligatoirement la plus juste. En effet, depuis maintenant quelques années entrent en jeu des paramètres n’ayant plus rien à voir avec ceux de la démocratie et
dont l’influence devient décisive. Mais ce que je déteste par dessus tout ce sont ces plateaux avariés de télévision où chacun vient effectuer de la stratégie de bazar convenue d’avance. Elle
consiste à ceux qui ont perdu de dire que la défaite ne les touche pas, qu’elle n’existe pas, qu’elle n’est pas si terrible qu’on veut bien le dire, qu’elle a toutes les allures d’une…
victoire !
Le constat est invariable et touche n’importe quel parti à tour de rôle ! Et comme l’on retrouve toujours les mêmes porte parole on en arrive à connaître les
dialogues au mot à mot ; Dimanche soir, rien de sincère, rien de bien nouveau mais simplement le camp de ceux qui proclament leur victoire face à d’autres qui nient leur défaite. Certains
s’en prennent immédiatement à l’arbitre (le peuple) en l’accusant de se laisser manipuler, de s’être laissé acheter par les uns ou les autres ou bien évidemment de n’avoir rien compris aux règles
du jeu. Seuls les vainqueurs le traitent avec les égards dus à son rang… avant de le vouer aux gémonies lors de la " rencontre " suivante si le résultat n’est pas conforme à leur
attente. Ces soirées n’ont alors plus rien à voir avec la politique mais avec des comédies orchestrées par le monde mal pensant de la communication qui donne à chaque acteur les phrases clés d’un
discours imposé. La langue de bois devient la mieux pratiquée !
Et pourtant jamais on a eu une situation plus claire : l'ampleur de la victoire de la gauche,qui échoueà deux sièges près à Marseille, colore la carte de France
des pouvoirs locaux en rose n’a été aussi évidente. Elle est indiscutable et pas un seul commentateur "genre " je sais-tout " pour plateau de " C’ dans l’air " n’arrive à le
nier sauf à effectuer des contorsions exceptionnelles.
DE LA RACLEE AU REEQUILIBRAGE
La Droite a alors sorti des " mots clés " qui ne sont que des rideaux de fumée médiatiques. Ainsi on a eu droit au " rééquilibrage après la poussée
bleue de 2001 ", comme l'affirme le Premier ministre François Fillon et comme l’ont inlassablement répété tous les beaux parleurs de l’Ump. On a aussi parlé " d’installation de
contre-pouvoirs " qui seraient un peu illégitimes après 10 mois de politique gouvernementale qui " n’auraient pas été aussi rapides que la souhaitaient les Françaises et les
Français ". On a également éludé la dimension politique de la sanction en soulignant discrètement que le résultat ne reflétait que la " déception sur le comportement personnel du
Président ". On a tenté surtout d’expliquer que le rôle des facteurs locaux dans le choix des maires avait été décisif et qu’il fallait bien noyer le poisson rouge de la vision sociale de
leur rôle dans la gestion du quotidien.
Le président a laissé les siens prendre la gifle de plein fouet et il est resté bizarrement absent de cette journée post-électorale et ne devrait pas faire de
déclaration dans les prochains jours. Le Président a été présidentiel en présidant l'hommage au dernier poilu démontrant qu’il étaient loin de ces luttes de pissotières ayant agité les villages
de France. Il prend de la hauteur pour survoler ces manants qui se sont entretués sur le terrain. Il se rend, aujourd'hui, au plateau des Glières (Haute-Savoie), haut lieu de la Résistance ne
cessant ainsi de faire référence à cette époque symbolique. Vendredi, il sera à Cherbourg, pour présider le lancement du premier sous-marin lanceur d'engins de troisième génération, le
Terrible pour récupérer la dimension gaulliste de ce volet de l’indépendance franaçise. Des rendez-vous de nature à satisfaire les 58 % de Français qui réclament " un style plus présidentiel
", avant une visite officielle en couple, à Londres, la semaine prochaine, où l'éclat risque d'être à nouveau étalé puisqu’il fera le baise main à la famille royale en compagnie de Carla !
C’est plus rentable pour l’image qu’une augmentation du SMIG de 0,5 % !
REFORMER LA COMMUNICATION
À l'Élysée, des ajustements s'opèrent ainsi dans la communication. Exit David Martinon, l'ancien " chouchou " de Cecilia Sarkozy, débarqué des municipales à
Neuilly et, hier, de ses fonctions de porte-parole ; il serait nommé consul de France à New York où il pourra donner libre cours à son goût pour les réceptions. Son poste à l'Élysée est supprimé
mais la stratégie ne sera que modifiée aux marges. Un pôle politique est créé " pour mieux expliquer les réformes ", autour de Catherine Pégard, ancienne journaliste du Point. Le
secrétaire général, Claude Guéant, et le conseiller diplomatique Jean-David Lévitte se partageront les risques liés aux prises de parole officielles. Ce qui en semble exclure Henri Guaino, la
plume du Président dont on sait qu’il est à l’origine de toutes les attaques frontales contre la laïcité. Il jouera les abbés Dubois dans l’ombre !
À l'UMP,Patrick Devedjian affirme que le président de la République lui a renouvelé sa confiance, malgré l'échec électoral et les divisions de la majorité. L'équipe
dirigeante du parti majoritaire sera réorganisée rapidement. L'absence d'équipes et de candidats locaux efficaces et enracinés a pesé lourd dans la défaite. La voix de Jean-Pierre Raffarin s'est
à nouveau élevée pour réclamer un élargissement de la majorité vers le centre. Ce sera probablement la grande offensive de l’Ump dans les prochains mois en raison de l’arrivée des municipales. On
va donc offrir à quelques " notables " de l’Ump une place éligible afin de rendre les listes le moins à droite possible et tout va être fait pour tenter de se refaire une virginité
démocratique passablement écornée par le comportement présidentiel des prochains mois. Il faut s’attendre à un ripolinage général de ma maison avec des teintes plus pastels que celles qu’elle a
affichée depuis son arrivée au pouvoir !
Hervé Morin appelle déjà les déçus du MoDem à rejoindre le Nouveau centre, à côté de l'UMP. Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, dénonce " l'échec de la
stratégie d'autonomie ", " l'impasse stratégique " du mouvement créé à l'automne. Il " n'imagine pas rester au sein du MoDem " et veut " faire revivre l'UDF ".
Tous les efforts vont porter sur une recomposition avant les prochaines régionales. Il y a fort à parier en revanche que le duo Bayrou-Juppé va s’attacher à contrer cette offensive car ils ont
scellé un pacte anti-Sarkozy qui va progressivement monter en puissance. Le résultat de Bordeaux servira d’exemple à cette stratégie ! Si la situation s’aggrave ils comptent bien en tirer
les bénéfices rapidement !
IL Y A AU MOINS 45 COCUS
Les députés UMP ont en effet déjà vidé leur sac en tirant les leçons de la défaite de la droite aux municipale face au plus populaire des collaborateurs présidentiels
François Fillon.
Les députés UMP attendaient de pied ferme l'hôte de Matignon, auquel ils se raccrochent comme à une bouée de sauvetage depuis que Nicolas Sarkozy a dévissé dans les
sondages. Sur les 227 députés candidats aux municipales pas moins de… 45 ont été battus ce qui bien évidemment a été passé sous silence par les médias bien pensants le soir du scrutin ! Les
interventions critiques se sont multipliées pendant cette réunion d'une heure et demi, plus longue qu'à l'accoutumée. Les échanges ont été " très libres ", a reconnu le
président du groupe Jean-François Copé. Certaines critiques s'adressaient directement à Nicolas Sarkozy.
Les plus contestataires ont été logiquement les battus, à l'image de Claude Goasguen. Dans une longue intervention, le député de Paris a dénoncé la politique
d'ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy. " Je ne suis pas très favorable à une ouverture à des gens qui sont un petit peu des brontosaures de la vie politique ", a-t-il lâché,
en pensant à Jacques Attali ou Claude Allègre. " Le mitterrandisme n'incarne pas l'ouverture ". Un autre parlementaire dont les dépêches ne donnent pas le nom (et pour cause) a
même incriminé " l'attitude de Nicolas Sarkozy, qui a rendu la situation plus difficile ".
Pour le reste, M. Fillon a réaffirmé sa volonté de "tenir le cap des réformes" pour que "les résultats soient au rendez-vous en 2012". En plus de la modernisation
économique, il a cité la réforme du marché du travail, l'intéressement et la participation, la conditionnalité des allégements de charges, l'assurance-maladie, les retraites, la dépendance, la
réforme de l'Etat et celle des institutions. Le Premier ministre doit présenter ce matin une communication en conseil des ministres sur cette dernière réforme, transmise dans la foulée en
Conseil d'Etat, ce qui prouve que rien ne changera véritablement.
Le rééquilibrage qui avait précédé sur les plateau de télé la " branlée " (le qualificatif est de Moscovici sur Canal +) de lundi matin a laissé des
traces mais pas encore assez brûlantes, selon moi pour que Sarkozy change véritablement de politique. La magie des mots ne va pourtant pas opérer longtemps car la mondialisation économique
présentée comme la solution miracle pour la croissance va se transformer en mondialisation de l’échec et la France rééquilibrée de Fillon se dirigera vers une crise sans précédents quarante ans
après mai 68. Vous savez ce mois durant lequel on a rééquilibré, pour certains d’entre nous, la société du profit !
Mais je déblogue…
Avec mes excuses pour ce retard mais... les élections m'ont un peu occupé ces derniers temps !
par Jean-Marie DARMIAN
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ACTUALITE
Amis lectrices et lecteurs habituels ou occasionnels de L'AUTRE QUOTIDIEN je vous dois quelques explications sur les deux
interruptions des chroniques. En effet vous ne savez peut-être pas toutes et tous que j'ai mené de front une double campagne électorale des municipales et des cantonales. Je dois à la vérité
d'écrire que ce fut compliqué, au cours de ces deux derniers mois, de mener de front l'écriture d'une chronique quotidienne et les nécessités des échéances électorales!
Cette période est terminée et... bien terminée!
J'ai en effet été réelu maire de Créon au premier tour de scrutin de liste avec 83 % des suffrages exprimés et 57 % des inscrits ce qui me paraît plus significatif car on
devrait donner les pourcentages sur les inscrits pour mesurer réellement l'impact d'un scrutin sur l'électorat local.
En ce qui concerne les cantonales sur Créon j'ai obtenu 82 % des suffrages exprimés au second tour après avoir totalisé plus de 70 % au premier tour avec face à
moi 2 candidats de gauche et 2 de droite. Au total, dans le plus grand canton de France par son nombre de communes (28) je suis arrivé le 9 mars à 46, 28 % des
voix !
Le second m'a valu la satisfaction de finir avec plus de 66 % des suffrages exprimés ! Je vous livre les résultats définitifs de cette seconde élection
Inscrits : 31 099
Votants : 15 287
Exprimés : 14 635
Jean-Marie DARMIAN (PS) : 9 679 (66,14 %)
Patricia BOUCHEZ (Droite) : 4 956 (33,86 %)
Amis lecteurs et amies lectrices, L'AUTRE QUOTIDIEN, va essayer de continuer malgré tout afin de vous démontrer qu'il est encore possible de se battre contre l'opinion
dominante et d'être suivi par des amis... électrices ou électeurs. Les deux étant parfois les mêmes! Vous lisez donc désormais le blog quotidien du Maire et du conseiller général PS de
Créon! Par honnêteté je tenais à vous en informer !
Je me permets aussi de vous narrer une péripétie de cette période. Dans la nuit du 14 au 15 mars (vendredi à samedi) 4 ordinateurs sur 10 ont été "volés" dans la mairie de Créon : celui du...
courrier de la mairie, celui... de l'informatique, celui de la secrétaire générale et... le mien! Un pur hasard à moins de 24 heuers du scrutin cantonal. Nous entrons dans une époque formidable !
Mais j'ai certainement l'esprit tordu mais vous, vous le savez en me faisant confiance chaque jour!
par Jean-Marie DARMIAN
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PERSONNEL
La société de l’image n’a jamais été aussi forte. Elle se porte à merveille car elle est entretenue par des moyens quotidiens permanents. Toute la campagne
présidentielle aura reposé sur cette nouvelle donne sociale dont on ne mesure plus tout à fait les conséquences. Il est vrai que les élections qui viennent de se dérouler, dans la plus petite
comme la plus grande commune, tournent uniquement autour de l’appréciation globale que les électrices et els électeurs portent sur la personnalité des personnes qu’elles ont à choisir. Mieux, si
je me fie à mon expérience personnelle, on constate que des candidat(e)s n’ont même plus besoin de faire campagne pour attirer à eux les voix d’électrices et d’électeurs ne se posant même pas
l’adéquation entre le poste sollicité et les capacités à l’exercer. Le Front national par exemple a présenté sur le canton de Créon une personne qui n’a pas une seule fois mis les pieds sur place
et qui a dû regarder les résultats dans le journal de… lundi matin. En guise de slogan un coq, ressemblant à une poule mouillée, moitié plumée a suffi à attirer plus de 1400 voix !
Dramatiquement désolant de constater que des citoyennes réputés responsables peuvent accorder leur confiance pour gérer le plus grand canton de France en nombre de communes à un candidat qu’ils
n’ont jamais vu, qui ne leur rien proposé pour leur quotidien, qui ne connaît même pas leur territoire. Il arrive en pourcentage, sans absolument un seul acte démocratique, devant le jeune
candidat du Parti Communiste qui a tenté de rassembler, d’animer et de débattre pour exister. Le seul résultat c’est que comme le FN a dépassé 5 % il recevra les fonds de l’Etat pour une campagne
qu’il n’aura fait à prix réduit pour que ce soit tout bénéfice !
Le culte de l’image a tué partiellement Nicolas Sarkozy qui en a imposé une overdose en quelques mois à des Françaises et des Français saoulés par cette avalanche. Il
a confondu nourriture quotidienne et gavage ; Il est à la diète depuis quelques temps mais dès mardi (remaniement ministériel) on va retrouver le système Sarko consistant à donner aux médias
cette pâture dont ils ont besoin pour exister ! Tout l’entourage présidentiel piaffe d’impatience pour repartir sur les bases antérieures…Les fabricants " d’image " au sens global
du terme préparent probablement une rentrée en fanfare et avec petits plats dans les grands. D’ailleurs les protégées du président cultivent les fleurs de leur jardin afin d’exister avant que le
jeu des chaises musicales ministérielles débute.
UN BUFFET DE CIRCONSTANCE
Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a dénoncé, dans un communiqué daté de hier, " l'utilisation des moyens de l'Etat au service de l'image médiatique
de la ministre de la Justice ", Rachida Dati. Le SM estime que " le dernier exemple de cette dérive est l'organisation le jeudi 13 mars, en vue de célébrer la journée
internationale des femmes du 8 mars, d'un déjeuner à la Chancellerie regroupant quelques 300 femmes ayant des fonctions hiérarchiques au sein de l'institution judiciaire ". Bien impoli
ce syndicat qui n’a pas encore compris que son Ministre de tutelle était… en campagne électorale à Paris. Les petits plats dans les grands ont toujours apporté des voix quand on sait
habilement se servir des cartons d’invitation.
" Il s'agit d'une invitation sans aucun motif professionnel, effectuée aux frais de l'Etat, comprenant évidemment les frais de transport, par un ministère qui n'est pourtant pas réputé
pour ses moyens pléthoriques. Nul ne doute que les photos seront belles ", déclare le Syndicat de la magistrature, qui parle de 300 invités alors que la Chancellerie en annonçait 230.
L'organisation resitue cet épisode dans une politique générale de la place Vendôme qui aurait, selon elle, pour objectif de promouvoir l'image de cette proche de Nicolas Sarkozy. Pas
possible ! Il suffira de lire les bibles politiques que sont devenues Closer, Paris Match Pravda, VSD, Point de Vue Images du monde… et gratuits qui vont avec et ne sont guère mieux.
Le cabinet Dati a rejeté ces critiques et parle de réunion de travail. " Il est normal et légitime que la ministre ait voulu recevoir des femmes des métiers de la justice, magistrates,
avocates, responsables de greffes, personnels pénitentiaires, responsables d'associations pour faire le point sur les sujets qui concernent la ministre, violences conjugales, égalité
homme-femme ", a expliqué Guillaume Didier, porte-parole de la Chancellerie.
" Il n'y a pas de quoi polémiquer, ce n'est absolument pas somptuaire, c'est d'une très grande simplicité ", a-t-il ajouté, expliquant que les convives avaient pris un déjeuner
autour d'un " simple buffet ". Le budget de la Justice et de l'administration pénitentiaire 2008 est de 6,5 milliards d'euros, soit 2,4% du budget de l'Etat et donc une
réception pour 300 personnes et les voyages qui vont avec ce n’est qu’une goutte dans un océan de dépenses liées à la seule image de celui qu’elle sert. C’est tout juste si on ne va pas vous
expliquer que les invitées avaient amené leurs paniers de pique-nique ! Le Syndicat de la Magistrature voit le mal partout !
EFFACER LES DEBOIRES
Si elle se fait plus discrète, la fronde des députés UMP contre Rachida Dati persiste et dans certaines villes elle enfle avec le résultat des municipales. La méthode
de la ministre de la Justice laissera des traces, assurait l’un de ecs maires brimés qui rappelait l'indignation de Pierre Méhaignerie, ancien garde des Sceaux, après la suppression du tribunal
de Vitré sans qu'il en soit prévenu. "La carte judiciaire passera, mais le ressentiment des parlementaires à l'égard de la ministre restera", pronostique-t-il. Sauf si elle sait se
rendre incontournable par l’image et se refaire une santé politique grâce à un ou deux bons sondages. C’est ce que va tenter de relancer le clan Sarkozy !
Depuis 2002 et son arrivée au ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a bouleversé la communication politique. Maîtrisant parfaitement l'outil médiatique, il a
réussi d'abord à imposer son style, direct, qui tranchait avec celui de ses prédécesseurs ; son rythme ensuite, en imposant son agenda aux médias te pas l’inverse ; ses thèmes enfin, en ouvrant
des débats sur des sujets qui étaient autrefois tabous, l'immigration, l'insécurité. Une fois entré à l'Elysée, le nouveau président de la République a appliqué les mêmes recettes qu'au ministère
de l'Intérieur : il passe d'un sujet à l'autre, impose un rythme effréné aux journalistes qui ne prennent plus le temps d'approfondir les dossiers. Cette stratégie a bien évidemment un coût mais
il est particulièrement difficile de le mesurer car elle est diffuse et repose sur des moyens de l’Etat !
DES EQUIPES SPECIALISEES
Nicolas Sarkozy a le même responsable de la communication depuis des années. Franck Louvrier s'occupe de ses relations avec la presse. Officiellement, le service de
presse compte cinq salariés à temps plein à l'Elysée, pour un salaire moyen d'environ 3500 euros. Selon les services de l'Elysée, ils utilisent le même matériel que sous l'ère de Claude Chirac,
hormis un Smartphone de fonction qui leur a été attribué.
L'organigramme des conseillers de l'Elysée n'est pas toujours très clair. Si Henri Guaino s'occupe des discours, le rôle de Catherine Pégard est plus flou.
Officiellement " conseillère en images ", elle est restée très évasive sur son rôle dans une interview accordée au journal Le Monde. Ainsi, elle affirmait qu'elle est très
attentive à son image et prenait du recul par rapport à son action pour le conseiller. Le salaire moyen de ces conseillers oscille aux alentours de 7000 euros par mois.
D'autres conseillent le chef de l'Etat de temps en temps, comme Alain Minc, qui a lui-même suggéré le montage financier pour rendre possible la suppression de la publicité sur les chaînes
publiques. Ces conseils sont forcément monnayables mais il est difficile de connaître la nature des contre-parties. On est loin du buffet campagnard de Rachida Dati !
Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait un site internet entièrement tourné vers la vidéo. Pour soi-disant faire des économies, le site de campagne de
Nicolas Sarkozy a été dupliqué à l'identique sur Elysee.fr. Selon Le Point, le coût annuel pour l'entretien du site Internet de la présidence s'élève à 150 000 euros.
Il faudrait inclure dans les coûts de communication du président le nombre impressionnant de déplacements qu'il effectue pour faire la Une des journaux de 20 heures.
A chaque fois, il se déplace en Falcon présidentiel (coût : 4500 euros de l'heure pour le modèle utilisé par l'Elysée) et mobilise d'importants services de sécurité. Le culte de l’image n’a pas
de prix car il y a bien d’autres dépenses qui sont indispensables pour que les apparences soient aussi trompeuses que possible. D’ailleurs, on sait déjà, que des ministres vont être virés pour…
image (et donc notoriété) insuffisante. Rachida Dati, elle, ne risque rien. Elle a pris ses précautions.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
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ACTUALITE
Comment peut-on croire aux sondages sans être atterré par la médiocrité du niveau politique global d’un pays enlisé dans la résignation ? En effet chaque
jour apporte son lot de mesures d’une opinion réputée dominante mais dont on ne sait que penser. Par exemple hier les révélations ont de quoi déboussoler n’importe quel observateur ordinaire de
la vie politique. Quarante-et-un pour cent des Français se disent satisfaits de l'action menée par Nicolas Sarkozy en ce mois de mars, un taux inchangé par rapport à février, selon un sondage
OpinionWay publié dans Métro. De son côté, la cote de popularité de François Fillon progresse de deux points à 55%. Incorrigibles les Françaises et les Français sondés qui récompensent
un " collaborateur " zélé du Président ayant annoncé que les " caisses sont vides " et qu’il n’a aucun moyen pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés et des
fonctionnaires. Libéralisme oblige ! Celui qui, de par la constitution, conduit la politique condamnée majoritairement par celles et ceux qui lui décernent ensuite un brevet de
notoriété !
En effet si l'action du chef de l'Etat satisfait comme le mois dernier 41% des personnes interrogées, 56% des sondés se déclarent " mécontents ", soit deux points de moins qu'en
février. Trois pour cent des sondés ne se prononcent pas. Le Premier ministre François Fillon poursuit pour sa part son ascension avec 55% d'opinions favorables, en hausse de deux points.
Trente-neuf pour cent des Français (-6 points) se disent " mécontents " de son action à la tête du gouvernement. Six pour cent d'entre eux ne se prononcent pas. Comprenne qui pourra.
D’autant qu’au moment même où il annonce que l’Etat est quasiment en cessation de paiement sortent les résultats 2007 des entreprises qui comptent ! Le décalage est extravagant et n’importe
quel citoyen ayant un brin d’esprit critique ne peut faire confiance à un homme qui affirme péremptoirement qu’il n’y a pas d’argent pour aider une femme seule à donner à manger à ses enfants
alors que les profits des sociétés n’ont jamais été aussi faramineux !
uarante-et-un pour cent des Français se disent satisfaits de l'action menée par Nicolas Sarkozy en ce mois de mars, un taux inchangé par rapport à février, selon un
sondage OpinionWay publié mercredi 12 mars dans Métro. De son côté, la cote de popularité de François Fillon progresse de deux points à 55%.
Si l'action du chef de l'Etat satisfait comme le mois dernier 41% des personnes interrogées, 56% des sondés se déclarent "mécontents", soit deux points de moins qu'en février. Trois pour cent des
sondés ne se prononcent pas.
Le Premier ministre François Fillon poursuit pour sa part son ascension avec 55% d'opinions favorables, en hausse de deux points. Trente-neuf pour cent des Français (-6 points) se disent
"mécontents" de son action à la tête du gouvernement. Six pour cent d'entre eux ne se prononcent pas. Extravagant quand on essaie simplement de connaître la situation réelle du pays dont il a la
charge !
Malgré la crise des subprimes, la flambée des prix du pétrole ou des matières premières, les pertes d'EADS ou la récente fraude à la Société Générale, les 40 plus
grands groupes français cotés, qui composent l'indice CAC 40, se portent en effet mieux que jamais puisqu'ils ont enregistré, en 2007, des bénéfices cumulés qui s'élèvent à 99,1 milliards
d'euros, soit plus que le record de 2006 (96,2 milliards), selon le quotidien économique La Tribune de hier ! Un nombre que peu de journalistes ont développés dans une période
électorale où le pouvoir d’achat des plus démunis prend le chemin inverse !
LE SPECTRE DES IMPOTS
Certains chiffres reposent sur des prévisions car Lagardère n'a pas encore publié ses résultats pour l'année écoulée et les exercices d'Air France, d'Alstom et de
Pernod Ricard sont décalés, mais la barre symbolique des 100 milliards d'euros cumulés pourraient même être dépassée, comme le souligne Libération. Rapprochez un instant ces résultats
des augmentations consentis aux retraités les plus modestes et délivrez donc un brevet de gestion publique saine à François Fillon ! Vous savez celui qui avec l’ineffable Copé a inventé un
slogan d’une lâcheté sans pareille : " Si la gauche passe, comme à chaque fois qu'elle prend des villes, des régions ou des départements, elle va faire exploser les
impôts, tout en donnant à Paris des leçons de morale sur le pouvoir d'achat ".Il a malheureusement oublié hier de commenter les nombres présentés ci-dessus car ils ne vont pas de le
sens d’une démagogie terriblement dévastatrice pour la démocratie.
Comment ne pas lui jeter à la figure ces sommes faramineuses qui vont enrichir une caste privilégiées qui mange au Fouquet’s, se dorent sur des yachts, voyagent en
jets privés et ne connaissent même plus l’étendue exacte de leur fortune ? Même le Premier Ministre des caisses vides ne veut rien voir, rien entendre et surtout rien dire ! Il surfe
sur l’impopularité de son mentor alors qu’il n’en est le serviteur zélé ! On vous parle des impôts de la Gauche mais surtout pas des… profits de le Droite.A Marseille, à Reims, la taxe d'habitation a augmenté au cours des dernières années de 33 et 28%. A Clermont-Ferrand, à Mulhouse, dans le même temps, cet
impôt local a également bondi de 28 et 26%. Deux villes de droite, deux villes de gauche et une même hausse de l'imposition locale. C'est le bilan que dresse une étude du Forum pour la gestion
des villes qui vient démentir l'argument de campagne avancé par certains leaders de la droite depuis quelques jours. Bien entendu il ne parviendra pas jusqu’à l’électrice et l’électeur qui,
dimanche, resteront chez eux pour donner raison aux sondeurs…
ON DEPASSERA LES 100 MILLIARDS
" Derrière l'impôt, il faut regarder le taux d'équipement en service public et le coût de ce service
public. Le citoyen rechigne assez peu à payer une certaine fiscalité dans sa ville s'il a un bon taux d'équipements"
Les tensions sur le marché énergétique ont aussi profité à Suez (+ 9 %), et à Gaz de France (+ 7,6). Quant à ArcelorMittal (+ 30 % de résultat, à 7,5 milliards), il a
pu augmenter ses prix grâce à une demande mondiale en acier toujours poussée par la croissance chinoise et indienne. Massivement présentes sur ce continent, d’autres multinationales ont surfé sur
la bonne santé économique de l’Asie. C’est le cas du secteur du luxe et des produits cosmétiques : L’Oréal fait + 29 %, PPR + 35 % et LVMH + 8 %. Leurs actionnaires seront-ils concernés par… le
plan de rigueur. Comment vont-ils être mis à contribution pour renflouer les caisses vides de ce populaire François Fillon ?
PLUS 300 %
Deux entreprises, ont connu une année exceptionnelle avec des profits à faire pâlir d’envie les autres. La vente de son pôle biscuit a, par exemple, permis à Danone
d’afficher une hausse de son résultat de… 300 % qu’il faut rapporcher la prime de 200 € accordés pour après les municipales et les cantonales aux titulaires du minimum vieillesse ! Quant à
Peugeot, son bénéfice a été multiplié par cinq, après une mauvaise année 2006, grâce aux premiers effets du plan d’économies initié par son PDG, Christian Streiff.
Face à ces montagnes de profits, les trois entreprises déficitaires font mauvais genre, mais ne représentent pas grand-chose. Deux sont dans le secteur des
équipementiers en électronique (Alcatel-Lucent et STMicroelectronics). Quant à EADS, sa perte doit être relativisée : les comptes du groupe sont affectés par son plan de restructuration et la
baisse du dollar, tandis que ses commandes battent tous les records. Il faut savoir lire entre les lignes des bilans.
Parmi les salariés qui voient leur pouvoir d’achat stagner, ces 100 milliards vont faire des envieux car ils leur permettraient peut-être de régler avec enthousiasme
les quelques centaines d’euros d’impôts locaux votés par… une Gauche irresponsable. Mais les actionnaires, eux, se frottent déjà les mains de savoir que c’est François Fillon qui tient les
cordons de la bourse ! Le pourcentage du bénéfice réparti aux actionnaires devrait augmenter par rapport à l’année dernière. Et c’est plus de 40 milliards d’euros qui devraient leur revenir
sous forme de dividendes. Un autre chiffre record que les sondés devraient apprécier à sa juste valeur.
En fait il semble que plus les riches deviennent riches, plus les pauvres deviennent pauvres et plus le Premier Ministre devient populaire. Il est vrai que ce constat
ressemble étonnamment à un autre. Plus la cote de Nicolas Sarkozy décroît et plus celle de Fillon progresse. Une sorte de jeu du qui perd gagne dont on a fait depuis quelques temps une dogme
politique !
Mais je déblogue…
explique de son côté Olivier Régis, délégué général du Forum pour la gestion des villes. C’est une évidence que tout le monde oublie surtout en période
électorale. Il est certain que la comparaison n’a aucun sens si l’on ne se pose pas la question de savoir d’abord ce que l’on fait des impôts que nous payons et plus encore si… tout le monde paye à
la hauteur de ses moyens ! Ces deux repères ne sont jamais évoqués surtout quand on annonce 100 milliards d’euros de bénéfices et… l’existence du bouclier fiscal qui va jouer à plein.
" Patrick Devedjian veut placer le deuxième tour des élections municipales sous le signe de l'impôt pour faire oublier la colère des Français vis-à-vis de la politique de l'UMP ",
affirme le député de Paris Jean Christophe Cambadélis dans un communiqué. Selon lui " ce qui différencie en ce domaine la droite et la gauche c'est que l'UMP baisse les impôts des plus
riches alors que la gauche s'y refuse ". En revanche, " l'austérité que Sarkozy prépare touchera tous les Français ", estime-t-il. On peut douter qu’elle les touche
également ! Les entreprises industrielles, elles, n’ont pas en effet été atteintes par la conjoncture. Certaines en ont même profité. Tel Total qui occupe, comme pour 2006, la première place
de ce Top 40 des profits. Avec 12,2 milliards de profits, l’entreprise pétrolière a bénéficié de la hausse des prix du brut.
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Après l’interruption liée au week-end électoral, L’AUTRE QUOTIDIEN a mis en ligne hier sa 900° chronique depuis sa création. J’avoue humblement que je
n’aurais jamais imaginé tenir aussi longtemps car la tâche est rude et il me faut bien reconnaître que je ne croyais guère à l’impact éventuel d’un blog quotidien dans un paysage médiatique déjà
saturé par une multitude de supports en tous genres. Et pourtant je n’imagine plus maintenant vivre sans mon rendez-vous avec l’actualité brute portée par les dépêches d’agences ou les synthèses
qui sont mises en ligne par des sites tellement divers que l’on peut s’y perdre. Par contre la refonte des événements et la superposition de diverses analyses permettent de lutter efficacement
contre une information stéréotypée, aseptisée, présentée génératrice d’une opinion dominante extrêmement dévastatrice. La vertu d’internet, c’est de permettre cette mutation différente d’événements
qui sont à l’origine identiques.
Je crois donc désormais en ce qui est devenu pour une certaine catégorie sociale un outil réel de citoyenneté malgré bien évidemment la part d’incertitude qui existe
dans toute aventure humaine.
D’ailleurs une initiative prise par Reporters sans Frontières (RSF) témoigne de l’impact grandissant de ce relais d’opinions plus ou moins bien pensantes. Robert
Ménard, secrétaire général de cette organisation de journalistes motivés lance la première Journée internationale pour la liberté d'expression sur… Internet. Patronnée par l'Unesco, la journée
aura lieu aujourd’hui.
A cette occasion, RSF renouvelle son opération " 24h contre la censure " et appelle les internautes à se mobiliser sur son site. Actuellement, selon les
" surveillants de la liberté d’opinion ", 63 " yberdissidents " sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d'expression sur le Web. La Chine reste la
plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs… et les JO approchent. Les journalistes viennent de prendre conscience de l’influence planétaire que peut avoir un relais aussi
actif
UNE INITIATIVE INTERESSANTE
Pour " dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur Internet ", Reporters sans frontières appelle à manifester dans
neuf pays ennemis du Net. Durant 24 heures, demain à 11h jusqu'au jeudi à 11h (heure de Paris), les internautes pourront créer un " avatar ", choisir le message de leur banderole et
prendre part à l'une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam. L'organisation publiera également sa
nouvelle liste des " ennemis d'Internet " et rendra publique une version mise à jour du Guide du cyberdissident.
" Lors de la première édition des '24 heures contre la censure', près de 40 000 internautes s'étaient mobilisés en faisant évoluer la carte des 'trous noirs du Web' " , explique RSF,
qui continue : "Aujourd'hui, nous pouvons encore peser sur les autorités qui musellent ce qui devrait être un libre lieu d'échange, et faire à nouveau de cette opération un succès. L’idée devrait
même être reprise pour d’autres sujets et même pour des manifestations virtuelles qui concerneraient des thèmes nationaux ou internationaux.
La Libye, chère au cœur de notre Président " libérateur ", a réprimé deux journalistes l'année dernière. Ils travaillaient, pour leur malheur, sur internet.
Cet exemple démontre que depuis peu les dictatures craignent par-dessus tout que des informations incontrôlées franchissent les frontières ou même soient accessibles depuis l’intérieur par des
" classes " pouvant les démultiplier sans frein. De plus en plus l’évolution mondiale montre que la toile est le seul espace où l'information peut transiter sans censure réelle car dans
de nombreux pays il est impossible de s'exprimer dans des médias classiques.
LA SOURIS FACE A LA CENSURE
Un jeu de chat répressif et de la souris informatique se déroule, dans les sociétés dictatoriales, entre les autorités et les internautes qui arrivent à contourner
les différentes formes de contrôle. Les autorités utilisent des " gendarmes du net " ou même assurent une présence physique plus ou moins secrète dans les cybercafés. La censure ne peut
être transgressée que temporairement. Elle rattrape à chaque fois leur retard en adaptant leurs effectifs et leurs techniques. D'autant que les sociétés étrangères se plient à la volonté de ceux
qui la mettent en place. Ils ont la plupart du temps les moyens de s’offrir les systèmes les plus performants de surveillance.
En Chine, le fournisseur d'accès Yahoo a par exemple donné en secret des informations techniques sur les internautes considérés comme dissidents, dont elles avaient
besoin pour les emprisonner.
La société informatique Cisco développe également un programme qui permet de surveiller les utilisateurs d'internet. Ces entreprises ont trop peur de perdre le marché
chinois et sont donc accommodantes. Elles ne reculent devant aucun sacrifice technologique et aucun internaute, dans aucun pays, même le plus démocratique, ne saurait échapper à une surveillance
ou à une autre. La toile n’est pas libre du tout contrairement aux apparences et seuls ceux qui n’ont aucune influence peuvent espérer échapper à ces filtres.
Le système de RSF constitue donc une avancée car elle évite le nombrilisme internet en élargissant la puissance globale du système. Il ne manquerait pas d’occasion de
témoigner d’un attachement à une cause défendable. Par exemple si l’on se réfère à la Chine une opération en faveur du sort des Tibétains pourraient être mise en place. Leur chef spirituel, le
dalaï lama, s'est insurgé hier contre " les inimaginables et énormes " violations des droits de l'Homme commises par la Chine au Tibet.
" La répression augmente jusqu'à atteindre d'énormes et inimaginables violations des droits de l'Hommes, jusqu'à la négation de la liberté religieuse et jusqu'à la politisation des
questions religieuses ", a déclaré le Dalaï Lama depuis son lieu d'exil de Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où il est réfugié depuis exactement 49 ans après avoir fui le Tibet. Ces
commentaires très sévères du prix Nobel de la paix tranchent avec la modération qu'il avait adoptée à l'égard de la Chine ces dernières années.
Samedi, le dalaï lama avait réaffirmé le droit de Pékin d'organiser les jeux Olympiques en août prochain: selon des médias en Chine en effet, le chef du Parti de la région autonome du Tibet de
Chine, la plus haute autorité chinoise au Tibet, avait accusé le dalaï-lama d'essayer de " saboter cet événement ". Le dalaï-lama, 72 ans, qui vit en exil depuis 1959, prône
l'autonomie du Tibet plutôt que son indépendance, une revendication qualifiée de " voie moyenne ", mais que la Chine rejette… faute de pression internationale réelle.
" Depuis près de six décennies, des Tibétains vivent en permanence dans la peur et sous répression chinoise ", a-t-il encore dénoncé devant ses partisans. " Ces
dernières années, le Tibet a été le théâtre d'une répression et d'une brutalité croissantes. Malgré ces développements malheureux, je reste déterminé à poursuivre ma politique de la voie
moyenne ", a-t-il assuré. Des propos courageux mais qui sonnent creux compte tenu de la vision des… Etats Unis !
NE FAIRE DE PEINE AUX CHINOIS
Les Etats-Unis ont en effet retiré la Chine de leur liste des pires violeurs des droits de l'homme, sur laquelle ils ont ajouté la Syrie, le Soudan et
l'Erythrée, tout en notant que le régime chinois continue à " harceler ", " emprisonner " et " torturer ".
La Chine, qui figurait l'an dernier et en 2005 sur cette liste des " pires violateurs systématiques des droits de l'Homme dans le monde ",
est reléguée en cette année de Jeux Olympiques au rang de " pays autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements sociaux rapides mais n'ayant pas procédé à des
réformes politiques et continuant à nier à ses citoyens les droits de l'Homme et les libertés fondamentales basiques ".
Le rapport souligne que le bilan du régime chinois en 2007 est resté " mauvais ", faisant état de cas de torture et de contrôle abusif des
naissances mais note que le gouvernement a procédé à " plusieurs réformes importantes ", notamment l'examen par le parlement chinois de certains aspects de la législation
sur la peine de mort.
" Le gouvernement a continué à surveiller, harceler, détenir, arrêter et emprisonner des journalistes, des écrivains, des activistes et des avocats ainsi
que leurs familles, qui cherchaient pour la plupart à exercer des droits prévus dans la loi
" La décision de Washington survient au plus mauvais moment, alors que la situation se dégrade avant les JO ",
Mais je déblogue…
a déploré de son côté Reporters sans frontières à Washington. " C'est un coup de poignard dans le dos des organisations qui militent pour des
améliorations dans le domaine des droits de l'Homme ", a estimé RSF. C’est donc le moment de se remettre à la souris et de dénoncer tout ce qui peut l’être ailleurs comme ici car une
chape de plomb sur les médias peut être plus terrible qu’un mur entre deux pays ! ", ajoute le rapport. Le département d'Etat a cherché à minimiser
la signification de ce retrait du régime chinois de la liste des " pires violeurs " des droits de l'Homme à quelques mois des Jeux Olympiques. " Cette année, la
décision a été prise de souligner le fait que bien que la Chine ait enregistré tous ces progrès économiques, nous n'avons vu aucun progrès sur les réformes politiques ", a précisé une
autre porte-parole du département d'Etat ayant requis l'anonymat. " Cela nous a paru le bon moment pour faire cela ", a-t-elle ajouté, niant tout rapport avec la tenue des
Jeux Olympiques en août à Pékin.
par Jean-Marie DARMIAN
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ACTUALITE
Depuis que sont tombés les résultats défavorables pour la majorité présidentielle on assiste à un virage dans la tactique politique sarkozyste. Plus question de causer
d’ouverture à gauche mais plutôt d’inflexion au centre. On cherche en fait désespérément la sortie, celle qui permettrait de démontrer que dans le fond ce qui devait être une " branlée "
ne serait qu’une " correction ". En effet tout se terminera dimanche soir par des commentaires qualifiant une défaite scrutée selon le cas par un bout de la lorgnette ou l’autre. Elle
sera, je vous l’annonce à l’avance minime et sans incidence nationale pour la majorité actuelle, importante et significative nationalement pour l’opposition. On comptera les morts sur le
carrelage : le Modem qui sera dissout comme le sucre dans un verre d’eau rose ou bleue selon ses humeurs locales et le FN qui n’aura que remonté son compte en banque en percevant l’aide de
l’Etat pour des campagnes qu’il a peu faites. Pour les élus de tous bords le plus dur commencera.
A l’Ump dont rares seront les candidat(e)s qui portent l’étiquette officielle on essaie de sauver les meubles et les bijoux de famille en recherchant les soutiens
nécessaires. D’abord pour que les dégâts se voient moins personne ne s’étant véritablement déclaré comme étant véritablement de la famille on limitera, au niveau des Préfectures et du Ministère
de l’Intérieur la casse en annexant le fameux label fourre-tout " Divers droite " (DVD) ou un " sans étiquette " (SE) qui améliorera les nombres. Ce sera une manière comme une
autre de pratiquer l’ouverture puisque tous ces braves élus du Peuple figureront ainsi dans le camp présidentiel à l’insu de leur plein gré.
Grâce à une autre subtilité, liée à la géométrie variable du Modem, il sera possible de comptabiliser des dissidents, des repentis, des opportunistes, des convertis
de fraîche date du bon coté de la barrière. Comme le parti de l’ex futur maire de Pau a placé, tout et le contraire de tout, d’un coté ou de l’autre on jouera sur le meilleur ennemi de
statistiques ; l’ambiguïté ! Bientôt il donnera pour le prix de deux militants du Modem un troisième gratuit qui se faufilera dans le camp d’en face. En effet brutalement plus personne
n’a honte de pactiser avec les adeptes du Béarnais au grand cœur toujours prompts à voler au secours de la " veuve socialiste " ou de " l’orphelin Ump ". On lui a même proposé
un accord général qui lui éviterait l’infortune du Pau !
UNE NEGOCIATION GLOBALE MANQUEE
François Bayrou a osé qualifié de " manœuvre électorale " la proposition de " négociation globale " faite par des responsables
de l'UMP en échange de leur soutien à Pau, affirmant ne pas vouloir " renoncer " à ce qu'il croit. " Je n'ai pas l'intention de renoncer à ce que je crois pour participer à des
manœuvres électorales ", a déclaré l’intéressé. " J'ai suivi avec attention et amusement tout au long de la journée la multiplication des propositions de négociations globales,
qui s'accompagnaient de donnant-donnant sur Pau ", a ajouté le président du MoDem. Cette remarque consistant à lier le sort du leader à un sauvetage généralisé de multiples autres
personnes en difficulté ressemble étrangement au système de la prise d’otages. On l’a pratiqué très longtemps sous la IV° République et on l’a adapté au scrutin à deux tours majoritaires sous la
V°.
" Ces annonces comportent une part de bluff et une part de manœuvre ", a-t-il estimé, précisant n'avoir reçu " aucun appel direct de qui que ce soit " et
jugeant que " le but que l'on recherche est de nous faire renoncer à la ligne d'indépendance et de clarté qui est la nôtre ". On ne sait pas s’il regrettait qu’on ne l’ait pas
appelé ou s’il espérait que ce soit trop tard ! Et pourtant deux leaders de l'UMP, le secrétaire général Patrick Devedjian et le vice-président Jean-Pierre Raffarin, s'étaient déclarés prêts
à engager " une négociation globale " avec le MoDem au deuxième tour des municipales, en apportant en contrepartie leur soutien à François Bayrou à Pau, où il est confronté à une
triangulaire à risques.
A CHACUN SA VERITE
Le Premier ministre François Fillon a ensuite appelé le MoDem à des accords de soutien réciproque avec l'UMP, estimant qu'il devait y avoir " un
échange " entre les deux partis. " Je dis que si les responsables du MoDem acceptent de soutenir les listes de la majorité présidentielle, naturellement nous soutiendrons les
candidats du MoDem quand ils sont en position de se maintenir et d'être soutenus par notre majorité ", a-t-il déclaré lors d'une visite de soutien au candidat UMP dans le XVème
arrondissement de Paris, Philippe Goujon. En fait il ne s’agit absolument pas d’un accord sur des principes de gestion mais plus dramatiquement d’un troc aussi rentable que possible. Le seul
énoncé de cet échange de services sur la base du plus offrant signifie que l’Ump doit avoir un cruel besoin de renforts en certains lieux symboliques.
La pression qui remonte de la base fait en effet apparaître deux éléments forts : faire absolument taire Sarkozy encore durant une semaine au moins, ne pas
négliger le Modem qui donne souvent une image honorable à des candidats qui soutiennent souvent des décisions pour le moins discutables. C’est un peu de sirop de guimauve pour atténuer les
aigreurs provoquées par les " médicaments " administrés au pays depuis plusieurs mois. Si l’on parvenait à une ordonnance globale même avec des placebos le malade serait en meilleure
position pour affronter le public. Il est vrai que dans de nombreux cas un petit geste suffirait à sauver des situations limites ! Impossible d’affirmer que dans quelques temps la situation
ne s’aggravera pas mais… on renégociera quelques avantages supplémentaires. Bayrou tente d’échapper à cette logique mais il est rattrapé par sa base qui va lui mettre la pression.
FUSIONS DE COURANTS D’AIR
Les candidats pouvaient déposer leurs listes, identiques à celles du premier tour ou bien fusionnées après accord avec d'autres listes ayant dépassé 5% au premier
tour. Le MoDem, en position d'arbitre dans les villes où le scrutin s'annonce serré, a donc opté pour une stratégie à géométrie variable en maintenant ses listes ou en fusionnant soit avec la
gauche, soit avec la droite.
Les candidats du MoDem ont été au centre de toutes les attentions dans les quelques dizaines de villes où ils sont en position de faire pencher la balance dans un sens comme dans l'autre. Les
centristes ont franchi dimanche dans 40 villes et arrondissements la barre des 10% nécessaire pour se maintenir.
" Il semble que la porte ait été refermée. Nous en prenons acte ", a réagi Patrick Devedjian. Pour le secrétaire général de l'UMP, François Bayrou " fait tout pour
perdre " à Pau, où il est en situation délicate face à la socialiste Martine Lignères-Cassou et au maire sortant ex-PS Yves Urieta, soutenu par l'UMP. Compte tenu du refus du président
du MoDem de conclure un accord national avec l'UMP comme avec le PS, les têtes de listes centristes ont négocié selon leurs… intérêts locaux.
Des alliances avec la gauche ont été conclues à Marseille, Lille, Asnières-sur-Seine, Chartres, Melun ou Poissy. Mais à Toulouse, Metz ou Colombes, les candidats MoDem ont fusionné avec les
listes UMP. Comprenne
Ailleurs, les candidats MoDem ont fait le choix de se maintenir.
Outre François Bayrou à Pau, les centristes seront présents au second tour dans trois arrondissements parisiens, à Saint-Etienne, Belfort ou Aix-en-Provence.
Exception à Blois, où le MoDem, en situation de se maintenir, s'est retiré, ce qui favorisera l'élection du candidat socialiste face au maire Nouveau centre Nicolas Perruchot. Où est la dimension
politique dans ce comportement erratique ? Car le fondement ce sont des valeurs qu’il faut rassembler et non pas des individualités qu’il faut empiler. Ah ! si les citoyennes et les
citoyens pouvaient enfin comprendre que les idées sont au moins aussi importantes que le visage des affiches… On peut toujours rêver car jamais les petits arrangements entre amis qui se détestent
n’auront été aussi surprenants. Mais il parait que c’est être moderne que de rêver d’ouverture. Les courants d’air risquent bien d’enrhumer la démocratie !
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
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MOTS A MAUX...
Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan : "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant
de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut
envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.
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