MAIS JE DEBLOGUE...
"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on
respire.
C'est une intoxication indolore".
J. C. Guillebaud
Responsable de la Publication : jmdarmian@club-internet.fr
Il existe des secteurs de la vie publique dans lesquels on doit reconnaître que Nicolas Sarkozy a de la suite dans les idées. Il faut au moins lui attribuer ce mérite.
Il recule sur tous les sujets sauf sur son combat en faveur des religions. Il semble fonder sa fameuse politique de civilisation sur un abandon ferme et définitif de la laïcité de l’Etat
républicain. Il accentue la répétition de ses prises de position afin de démontrer son attachement aux " valeurs " d’un ancien régime que l’on croyait oubliées. Encore une fois sa
modernité repose sur l’exacerbation de l’opium du peuple comme si pour palier les malheurs terrestres qu’il est en train de créer, il fallait se réfugier dans la prière. La religion reste en effet
l’acceptation du fait que nous ne sommes de ce monde que pour en accepter ses malheurs. Il va de plus en plus loin sur les " racines chrétiennes de l'Europe " en qualifiant
" d'erreur " le retrait de cette mention dans le projet de traité européen refusé en France lors du référendum de 2005, lors d'un discours devant la convention de l'UMP sur l'Europe. Je
crois que si j’avais encore un doute sur la nécessité de confier au peuple le soin d’accepter ou refuser ce document, il serait levé par une telle affirmation. Comment des députés élus pour
défendre les valeurs de la République peuvent accepter de soutenir une telle affirmation sauf à renier les fondements même de leur mandat !
" Ce fut une erreur de tourner le dos à notre passé et de renier d'une certaine façon des racines qui sont évidentes ", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui intervenait après un
discours de la chancelière allemande Angela Merkel. " Et qu'on ne vienne pas me dire qu'on remet en cause la laïcité, il suffit de survoler la France pour voir ce long manteau d'églises.
Et quand même, dire qu'en Europe il y a des racines chrétiennes, c'est tout simplement faire preuve de bon sens, renoncer à le dire c'est tourner le dos à une réalité historique ", a
ajouté le chef de l'Etat. " Si on renie son histoire, on ne prépare pas son avenir ", a-t-il conclu. Il faut être d’accord avec cette sentence : en reniant la séparation
entre l’Eglise et l’Etat il condamne la France à un obscurantisme qu’aucun autre président de la République n’avait osé développer publiquement depuis… 1905 !
Les positions du président de la République sur la religion et la laïcité avaient suscité la polémique ces dernières semaines, d'abord en vantant en décembre les
" racines chrétiennes de la France " à Rome, puis en exaltant à la mi-janvier en Arabie saoudite l'héritage " civilisateur " des religions, dans des termes
inédits pour le chef d'un Etat laïque. Il inscrit Nicolas Sarkozy dans une dérive proche du prosélytisme. Je pense que bientôt il expliquera que, dans le fond, l’église de Scientologie peut
soigner les maux d’une société qui ne croît plus en rien même pas en …lui !
UNE VARIANTE DANGEREUSE
La rencontre intervenue entre Nicolas Sarkozy et Tom Cruise avait suscité une polémique au sein de la classe politique. Les réactions recueillies se
focalisaient sur les convictions religieuses de l'acteur américain, considérées en France comme sectaires. Petit rappel des faits. Les deux hommes se sont rencontrés à Bercy pour s'entretenir des
relations franco-américaines ainsi que d'autres sujets " variés ". La star de la pellicule, en tournée de promotion en France pour son dernier film, avait émis le souhait de rencontrer
celui qui n’était encore qu’un " brillant " ministre de l'Economie et des Finances préparant les déficits qu’aurait à gérer Nicolas sarkozy Président. Jean-Pierre Brard, membre du
conseil d'orientation de la mission interministérielle de lutte contre les sectes, avait déclaré : " je ne comprends pas qu'un ministre de la République reçoive un représentant
ostensible de la Scientologie ".
Cet acteur est " une figure symbolique " de cette pseudo " église " considérée comme une secte en France, " l'une des
plus dangereuses connues actuellement ", a-t-il insisté. " La scientologie ou ses représentants ont fait l'objet de condamnations en France" " avait rappelé
Jean-Pierre Brard, et " même si le ministre dit que les questions de la Scientologie n'ont pas été évoquées, c'est quand même une faute de l'avoir reçu ". Les dirigeants des sectes en
général et " de la scientologie en particulier sont en recherche de reconnaissance sociale affichable ", a-t-il ajouté, " se faire photographier avec Sarkozy fait
partie de cette démarche ".
" Par analogie, on pourrait se demander si le ministre recevrait un membre d'un réseau international de trafic de drogue ou de proxénétisme en disant "on n'a pas parlé de drogue ou de
prostitution"", a conclu Jean-Pierre Brard.
De son coté, le ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian avait aussitôt réagi en estimant que le locataire de Bercy avait simplement reçu " un grand acteur de cinéma. Tous les
gens qu'on rencontre, vous croyez qu'il faut leur demander ce qu'il pense et les interroger sur leurs convictions ? ", s'était encore interrogé le défenseur de la thèse du " ni
vu, ni connu ! " Cette thèse a pourtant été récemment mise à mal par l’attitude des Allemands. Mais personne n’a mis en parallèle les prises de position présidentielles et cette
propension ancienne à soutenir les religions sous toutes leurs formes.
UN DANGER EN ALLEMAGNE
Décidément l'Allemagne ne réussit pas à Tom Cruise. Après un tournage mouvementé outre-Rhin de " Walkyrie " un film sur Claus von Stauffenberg, auteur de
l'attentat raté contre l'Hitler en juillet 1944, voici que les Allemands le trouvent dangereux. L'acteur américain représente un danger pour 47% d'entre eux, révèle un sondage. La raison de
cette défiance ? L'appartenance notoire de la star à… l'Eglise de scientologie.
Petite consolation pour le héros de " Mission impossible ", cette hostilité est surtout le fait des personnes âgées. 66% d'entre elles ont ainsi répondu par
l'affirmative à la question : " Considérez-vous le scientologue notoire Tom Cruise comme dangereux ?". En revanche 71% des 14-29 ans le jugent " non dangereux ".
La mauvaise image de Tom Cruise en Allemagne s'explique par la longue bataille qu'a engagée Berlin avec la Scientologie, fondée en 1954 par l'auteur de
science-fiction américain Ron Hubbard, qu'elle considère comme une secte dangereuse. Déjà avant son arrivée, la star hollywoodienne était dans le collimateur de Bild.
Dans les colonnes du tabloïd allemand, l'historien de renom Guido Knopp avait comparé Tom Cruise au… ministre nazi de la propagande Joseph Goebbels, après avoir
visionné une vidéo où la vedette s'exprimait devant des membres de l'Eglise de scientologie. Le choix de Tom Cruise par Bryan Singer, qui réalise Walkyrie, pour incarner le célèbre colonel
Claus von Stauffenberg qui après avoir servi Hitler comme tant d'autres officiers avait osé vouloir le tuer, a suscité la polémique en Allemagne. Et le tournage du film avait été marqué par de
nombreuses péripéties. Initialement la municipalité de Berlin a refusé à l'équipe l'autorisation de tourner à Bendler Block, le lieu de conception de l'attaque contre Hitler, avant de se
raviser. Il faudrait que notre Nicolas Sarkozy aille répéter en Allemagne ses propos sur la valeur de la religion et qu’on montre des photos d’un admirateur de Tom Cruise recevant un livre de
Ron Hubbard dédicacé par celui qui n’est pas seulement un acteur !
DU CULTUEL AU CULTUREL
La laïcité à l'américaine, celle de Tom Cruise, c'est Bush qui prononce sans arrêt des discours au nom de Dieu, c'est un président qui prête serment sur la Bible.
Va-t-on arriver en France à cela ? On court le danger de diviser un peu plus la nation, de la fragmenter, de la faire imploser dans des conflits religieux oubliés. On va nous redire qu'on ne
touchera pas à la loi de 1905. On peut le croire car ce serait trop grave en terme d’image. On va simplement en transformer complètement l'esprit par des mesures techniques réglementaires, en
ouvrant la possibilité de faire passer les religions d'un statut " cultuel " à un statut " culturel ", par exemple. Pour l’information il faut préciser que les Témoins de
Jéhovah se présente déjà dans leurs documents comme une " association culturelle des Témoins de Jéhovah ".
En insistant Nicolas Sarkozy est donc en train de détruire une certaine idée de la République. Les Français restent très attachés à la laïcité et le président
commettrait une grave erreur en voulant y porter atteinte mais il insiste probablement pour produire une fracture identitaire capable de lui rallier un électorat traditionaliste extrêmement
attaché à la religion.
Le fondamentalisme a partout ses germes en sommeil dans tous les greniers à idées exaltées. Il suffit d’ouvrir les portes pour qu’il essaime dans l’opinion. L’erreur c’est de croire que
l’on peu maîtriser les croyances les plus dangereuses par l’ouverture. Seule justement l’éducation à la laïcité, au respect de toutes les positions qui n’agressent ni les gens, ni les esprits
peut changer la montée indiscutable de l’intolérance.
On ne va donc pas tarder à inventer dans le cadre de la politique de civilisation le " Président des droits divins multiples " . La faiblesse de la nation
ou de la religion profite aux extrémismes et surtout aux sectes. L'exemple américain est flagrant, les religions sont très fortes et les sectes tout autant. Mais comme c’est le modèle d’un
libéralisme sarkozyste flamboyant permettant tous les excès que veut installer la majorité actuelle, on peut aussi développer la concurrence religieuse. Une sorte de course à la lobotisation
des esprits s’engage, avec comme organisateur, le garant de la laïcité républicaine. Un divorcé vivant dans le péché a beaucoup à se faire pardonner. C’est le début de sa rédemption. Il lui
faudra d’abord passer au confessionnal du révérend père Drucker pour avouer ses fautes en public. Un bon moment pour l’audience télé : on l’appellera le jour du seigneur !
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Chaque soir une réunion dans un village. Chaque soir le contact avec une réalité très différente de celle que présentent ces fameux Jités, parisiens jusqu’au bout des
ongles, aux ordres d’un pouvoir économique qui tente de persuader l’opinion dominante qu’il est au service des plus démunis. Rien à voir. Les chaises vides portent les fantômes de cette résignation
rampante qui envahit le pays. Elles témoignent d’une situation catastrophique de la citoyenneté dans un contexte ressemblant à celle d’un navire en train de sombrer et dont les passagers songent
d’abord à sauver leur peau. Ils acceptent l’inacceptable pour se rassurer sur leur destin. Chaque chaise vide devient celle du renoncement. En fait le temps n’est pas encore à la révolte mais au
repli sur soi ! Il n’y a rien de pire pour la démocratie que la désillusion.
Selon les données publiées, hier, par l'Insee, le moral des ménages s'est fortement dégradé en janvier en France, laissant craindre une poursuite du ralentissement de
la consommation en début d'année. L'indicateur résumé de l'opinion des ménages en données corrigées des variations saisonnières a chuté à -34. Il est au plus bas depuis que l'Insee a commencé la
série en janvier… 1987. Ce sera le premier record de l’ère Sarkozy : jamais on a réussi en si peu de temps à faire effondrer cet esprit d’entreprendre, d’agir, d’exister qui est
indispensable pour sauver l’essentiel quand tout ne va pas pour le mieux.
Le chiffre de décembre a en outre été révisé à -30 au lieu de -29 annoncé en première estimation. Vingt-sept économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à un indicateur à -30 en
janvier.
L'Insee a interrogé environ 2.000 ménages sur la période du 2 au 21 janvier, dans un contexte de marchés boursiers déprimés mais avant que n'éclate l'affaire de la Société générale.
" L'enquête s'est achevée le 21 janvier, jour du décrochage des Bourses européennes - l'essentiel de l'impact de la baisse des marchés actions sur la confiance des ménages reste donc à
observer en février ", note Mathieu Kaiser, économiste chez BNP Paribas (on n’a pas osé interroger un spécialiste de la… Société Générale)
L'indicateur synthétique a perdu 11 points en trois mois et sa baisse atteint 21 points par rapport au moins de juin, quand il avait atteint, dans la foulée de l'élection présidentielle, son
meilleur niveau de 2007 (-13 points). Il reste depuis sur sept reculs consécutifs ce qui dénote une catastrophe potentielle à court terme. En effet, on sait par expérience que la relance ne
viendra pas dans un contexte où la perte de confiance se généralise. Le paquet cadeau fiscal n’a rien changé à la dure réalité. Bien au contraire !
UNE VERITABLE SINISTROSE
" Même en 1993, dernière année de récession en France, on n'avait pas sombré dans une telle sinistrose "
Parmi les autres soldes qui n'entrent pas dans la composition de l'indice synthétique, les perspectives d'évolution des prix et du chômage se sont également
dégradées. Personne n’est dupe : les statistiques ne sont pas crédibles et même présentées exagérément accentuées aux " 20 heures " elles ne convainquent plus que les
" supporteurs "
" Les facteurs négatifs s'accumulent : inflation élevée, ralentissement de la baisse du chômage, resserrement des conditions de crédit désormais sensible par les ménages, environnement
économique international de plus en plus dégradé, diffusion des problèmes de la sphère financière aux marchés d'actions, probabilité de plus en plus élevée d'une récession américaine... Une
stagnation, voire une baisse, de la consommation d'ensemble au premier trimestre n'est pas à exclure ", juge un autre psychanalyste de la société actuelle.
ENFIN LOGES !
Face à la pauvreté qui monte, le gouvernement a trouvé la réponse la plus appropriée : il va la judiciariser ! On ne se refait pas. En effet un extrait d'un
projet de loi du ministère de l'Intérieur fait désordre: il s'agirait de rien moins que de rétablir le délit de vagabondage, pourtant définitivement supprimé du Code pénal en France en 1994.
Aujourd’hui, Etienne Pinte, député maire de Versailles (tout un symbole) chargé d’un rapport par François Fillon sur le problème des SDF doit rendre compte à Matignon de sa mission. Le tout avec
l'approbation des associations, dont plusieurs soulignaient que les choses allaient " plutôt dans la bonne direction ". Quelques semaines à peine après la conférence de
consensus, qui réunissait fin novembre un jury présidé par le conseiller d'Etat Jean-Marie Delarue, le ton était donc plutôt consensuel.
Mais des journalistes se sont procurés un " projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ", estampillé du dudit ministère. Son
article 43 porte sur " l'occupation abusive et irrégulière du domaine public ". C'est cet article qui prévoit de rétablir une peine de " six mois d'emprisonnement et
3750 euros d'amende " pour tout sans abri qui continuerait à occuper la rue. On croît rêver ou plutôt halluciner. Pour résoudre le problème on expédie les SDF en taule et… on
espère qu’ils acquitteront une amende alors qu’ils n’ont pas les ronds pour s’acheter un café ou une cigarette !
A partir de quand peut-on considérer qu'un SDF a refusé une offre tangible? Le texte -qui n'est peut-être qu'un document préparatoire- ne le précise pas. Il stipule toutefois " qu'il
peut être procédé à la saisie de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ".
Autrement dit, la police pourrait saisir la tente ou le duvet du sans abri qui se sera, par exemple, installé sous un pont. Il sera aussi possible de saisir ses cartons pour les mettre au tri
sélectif ! Et selon ce texte, dormir dans la rue deviendrait passible d'emprisonnement : nourri, logé, choyé par l’Etat républicain ! La réponse ressemble à celles d’une autre
époque !
FAUT PAS REVER
Il existe une autre solution : faire rêver le bon peuple pour lui remonter le moral. Tenez rien de mieux qu’une petite fête sympa entre amis pour craquer un
peu de fric facile et donc relancer la machine économique. Dans son édition de hier, Le Figaro rapporte que Nicolas Sarkozy a eu droit, lundi soir, à un anniversaire surprise organisé
par sa nouvelle compagne… Carla Bruni. Je sens bien que votre moral qui vacille se remet sur pieds.
Pour fêter le 53° anniversaire du chef de l'Etat, la chanteuse avait convié dans son hôtel particulier, dans le XVIè arrondissement à Paris, près d'une cinquantaine
de personnes.
Selon Le Figaro, plusieurs membres du gouvernement étaient présents. Parmi eux, Brice Hortefeux (c’est lui qui a dû inspirer l’article sur les SDF), Rachida
Dati, Bernard Kouchner, Rama Yade (ces deux derniers n’ont pas encore sourcillé sur la proposition de MAM) ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet. Côté people, Nicolas Sarkozy a retrouvé Didier
Barbelivien, Michel Sardou et son épouse, ou encore Johnny Hallyday… de passage car l’hiver suisse (au fait pourquoi n’est-il toujours pas de retour au pays ?)
Les affaires et la politique étaient aussi bien représentées. De Martin Bouygues, ami fidèle du président, au conseiller de Paris, Pierre Charon, en passant par Nicolas Bazire, ancien directeur
de cabinet d'Édouard Balladur, jusqu'au couple Balkany. Etaient aussi de la fête, des anciennes amies de Cécilia, comme Agnès Cromback ou Mathilde Agostinelli qui, note le Figaro,
" est aussi une amie d'enfance de la famille Bruni ". Également invités, Jacques Séguéla, à l'origine de la rencontre des deux tourtereaux, ou encore la mère de Carla Bruni,
Marisa, et Dadu, la mère du chef de l'État.
Alors ? Vous ne vous sentez pas mieux ? Je suis certain que vous percevez les effluves du pouvoir d’achat qui revient comme le printemps. Vous aimez cette
étrange dualité entre le sort promis aux SDF et cette soirée bien de chez nous. D’un coté vous pouvez vous consoler en pensant qu’il y a plus malheureux que vous. De l’autre vous vivez dans
l’espoir d’entrer un jour dans le monde du fric et du frac. Si après ça vous avez encore le moral dans les chaussettes il ne vous reste plus qu’à consulter votre toubib. Avec les médicaments
qu’il vous donnera vous inaugurerez ainsi votre quota de franchise médicale. Mais le plus efficace serait tout de même que vous vous serviez le 9 mars de votre bulletin de vote. Ca vous fera du
bien pour pas cher !
Mais je déblogue…
un oracle de l’économie. " La consommation des ménages, moteur indispensable de la croissance française, est sérieusement grippée ; il faut donc
s'attendre à une évolution très ralentie de l'économie française au premier trimestre, après une fin d'année 2007 déjà particulièrement maussade ". Ce gars là manie l’euphémisme avec
talent car le climat est beaucoup plus que maussade qu’il ne l’imagine. Il est catastrophique dans tous les secteurs avec des gens dont l’avenir se limite à l’attente de l’arrivée sur leur
compte des résultats du " travailler plus pour gagner plus ".
Tous les soldes composant l'indicateur résumé ont en effet reculé. La baisse la plus notable concerne l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie, avec un solde qui
passe de -32 en décembre à -44 en janvier, alors que le solde relatif à l'opportunité d'épargner, quoiqu'en légère baisse (-24 contre -23), reste supérieur à sa moyenne de long terme. Selon les
analyses il est probable que les Français sont en train de reconstituer une épargne de précaution pour se préserver des mauvais jours et " c'est donc autant d'argent en moins qui sera
consacré à la consommation ". En fait ce constat annonce l’échec total de la politique Sarkozy. Tous les efforts faits ponctuellement pour soutenir une improbable croissance produisent
les effets contraires : car le " surplus " part vers les livrets ou les cagnottes et ne changent rien au sentiment d’insécurité sociale créé par le dépeçage sarkozyste ! Les
" pauvres " ont pris des habitudes de " riches " : ils placent mais n’investissent pas !
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Les électrices et les électeurs ne supportent plus majoritairement les dérisoires débats sur la vie privée de l’un ou de l’autre de ces femmes ou de ces hommes qui
confondent arrivée dans un fauteuil quelconque avec une séance de psychanalyse sur un divan,. J’ai même entendu, hier, sur Canal + un professionnel se déclarer affolé par le nombre de personnes qui
viennent en consultation lui confier l’angoisse que provoquait chez eux Nicolas Sarkozy et ses annonces successives. Incroyable les plus responsables (ou supposés comme tels) deviennent des clients
pour émission de Mireille Dumas, Michel Drucker ou Jean Luc Delarue. Lamentable. On étale sa vie privée comme du miel sur une tartine de pain beurrée pour gourmands des secrets d’alcôve.
Ségolène Royal avait eu quelques mots féroces pour dénoncer les dérives de son ex-opposant aux présidentielles. Après la conférence de presse du 8 janvier de Nicolas
Sarkozy, où le président avait déclaré : " Avec Carla nous avons décidé de ne pas mentir (...) Je ne veux pas me cacher (...) C'est du sérieux " elle avait réagi en disant
: " J'observe un certain nombre de contradictions. Lui-même avait dit qu'il ne s'exposerait plus ", reprochant ainsi implicitement au chef de l’Etat la divulgation calculée de ses états
d’âme amoureux. Elle avait ajouté quelques jours plus tard le 14 janvier, sur Nicolas Sarkozy une comparaison avec… " Louis XIV "
" Nicolas Sarkozy a choisi de faire des événements de la vie privée des évènements publics, comme Louis XIV : vous avez le petit matin du roi, le déjeuner du
roi, le coucher du roi, les maîtresses du roi ". C'est " un peu comme la monarchie où chaque évènement privé du roi était un évènement politique ".
MOI J’AI DES VALEURS
Las ! L’engagement aura été aussi bref que la déception qui succède à un mauvais sondage. Invitée de l'émission "Vivement Dimanche" Ségolène Royal, à l'aise,
parle de Nicolas Sarkozy, de ses ambitions pour le PS mais aussi de sa vie privée et de sa rupture avec François Hollande. Il faut bien avouer que ce passage aura été le plus fort de cette
émission. Interrogée sur sa vie privée, et notamment sur les causes de sa rupture avec François Hollande, Ségolène Royal s'exprime de façon très directe et lance très franchement :
" J'ai été trompée ". Elle ajoute que la situation avait duré " pendant longtemps ".
" Oui, c'était dur. Hélas, des milliers d'hommes et de femmes connaissent cette souffrance que je ne souhaite à personne ",
" La page est tournée, ça a été très difficile de mettre fin à 25 ans de vie ",
l fut un temps où le statut de cocu, dans les villages, ne concernait, dans les ragots que le chef de gare. Désormais il vous permet, si vous êtes connu, de le
devenir encore plus en étalant lu durée de votre " malheur " sur la place publique. D’ailleurs les chaumières aiment bien ces aveux dans la mesure où, en France, le nombre de personnes
dans ce cas ne cesse de grandir. Les cocus prolifèrent.
COCU : UN STATUT LARGEMENT PARTAGE
L'adultère est " le fait pour un époux d'avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint " (définition du Petit Larousse 2006).
L'homme avec qui une personne, qui n'est pas son conjoint, a des relations sexuelles est appelé amant. La femme dans la même situation est appelée maîtresse ou
amante.
Dans certains textes, le mot adultère désigne n'importe quelle relation sexuelle hors mariage (donc par exemple entre célibataires), cependant, en français,
le terme consacré pour ceci est fornication. C’est moins beau, moins flamboyant mais pourtant c’est celui que l’on devrait utiliser dans le cas des grands de ce monde qui donnent l’exemple du
savoir vivre et du savoir faire au reste du pays.
Il est en effet difficile d'avoir des statistiques précises sur le pourcentage d'hommes et de femmes adultères. En effet, lors des sondages, les hommes ont tendance à
exagérer et les femmes à minimiser le nombre de leurs relations adultérines. Selon un sociologue spécialisés les Français auraient en moyenne… 11,3 partenaires dans leur vie et les femmes 3,4.
C’est donc dire si les situations décrites ci-dessus ont un caractère exceptionnel !
Le célèbre rapport Hite indique qu'aux États-Unis, 70 % des femmes ayant plus de cinq ans de mariage déclarent avoir été infidèles au moins une fois, et 72 % des
hommes.
Selon des études sur les groupes sanguins, confirmées par des tests de paternité résultant de l'études de l'ADN, on estime qu'environ 4 % des enfants ne sont pas ceux
du père de famille. Comment sont évalués ces chiffres ? On sait par exemple que les yeux bleus sont récessifs devant yeux bruns. En d'autres termes deux parents aux yeux bleus
ont très rarement un enfant aux yeux bruns. En effectuant la péréquation sur l'ensemble de la population, et en faisant l'hypothèse que les femmes aux yeux bleus ne seraient pas
davantage sujettes à l'adultère que celles aux yeux bruns, on obtient les chiffres en question. Il vous faudra donc dans l’avenir regarder les yeux dans les yeux la progéniture des
femmes et des hommes qui comptent pour savoir qu’elle est la situation matrimoniale de leurs parents. Je suis certain que des gens bien intentionnés, puisque c’est vendeur, vont bien nous
effectuer un comparatif pour percer de secrets d’alcôves que l’on croyait enfouis avec la chute de l’Ancien Régime monarchiste.
SOS COCUS
Invitée de Public Sénat hier, Elisabeth Guigou a tancé Ségolène Royal, estimant que sa sortie dans Vivement dimanche, où elle a évoqué sa vie privée avec
François Hollande n'était "pas très malin".
Elle y est allée franchement : "Je ne suis pas d'accord avec le fait de revenir sur un certain déballage de sa vie privée. Les Français méritent mieux. La
politique, ce n'est pas Les Feux de l'Amour", a fait savoir l'ancienne Garde des Sceaux. "Pour la gauche, courir sur ce terrain-là derrière Nicolas Sarkozy n'est pas très malin. Je pense
que nous aurions intérêt plutôt à prendre l'exact contre-pied, y compris sur le style", a-t-elle ajouté. Combien je la remercie d’avoir réagi ainsi. En effet si un homme c’était permis
pareil jugement quelle volée de bois vert aurait-il reçue ? Impossible en effet de s’exprimer sur une manière d’être d’une femme politique sans déclencher des représailles car on ne peut
plus, dans la société actuelle, critiquer sans être soupçonné de misogynie primaire.
Actuellement le nombre la France pulvérise son nombre ordinaire de " cocus ". Ce sont ceux qui ont dit oui devant le Maire ou son représentant, dans un lieu
public, en glissant leur bulletin en sa faveur dans une urne un dimanche de mai 2007. Ils ont cru au grand amour. Celui qui permet de se sentir libre, riche d’émotions inédites, heureux de
partager plus joyeusement les soucis du quotidien… Ils se sont retrouvés face à une autre réalité car le mariage aura vite tourné à la tromperie organisée. Figurez vous qu’il existe une
association loi 1901 qui peut venir à leur secours. Personne ne peut sérieusement et intimement prétendre ne jamais avoir été ou être un jour cocu, le doute restant total. SOS cocu est une
association loi 1901 qui s'est donné pour mission de soutenir les personnes victimes des mensonges ou des tromperies de celles ou ceux en qui ils avaient confiance.. SOS cocu est le service
d'entraide pour les cocus.
Pourquoi un cocu devrait-il rester dans l'ombre cachant sa peine et sa honte dans la mesure ou le cocu est d'abord la victime. L'association met à disposition sa
cellule d'entraide pour répondre aux victimes d'adultère sur www.cocus.org… Si vous êtes tentés, sollicitez les autres avant d’aller voir votre psychanalyste ou avant, si vous êtes connu(e) de
vous poser sur le divan de Drucker.
Personnellement je vous propose plutôt de vous rapprocher de l’association la plus efficace, celle qui compte le plus grand nombre de cocus des présidentielles : la Gauche !
Et ce dès le 9 mars… Méfiez vous pourtant car en politique on a actuellement le plus souvent la fâcheuse impression que beaucoup fornique avec leur idéal.
Mais je déblogue…
observe-t-elle. " Moi, j'ai des valeurs assez traditionnelles de fidélité, de famille. A un moment, quand on ne partage plus la même conception de la
fidélité et de la famille, il faut aussi se sauver - au sens garder son intégrité et regarder vers l'avenir, sans rancune et je souhaite à François d'être très heureux avec sa nouvelle
femme ", dit Ségolène Royal. " Le moment de la liberté est venu ", lance-t-elle. De la Cécilia pur sucre. confie l'ex-candidate à
l'Elysée à Michel Drucker, qui l'interroge sur ses regrets, d'avoir manqué d'une épaule réconfortante pendant sa campagne électorale. " C'est vrai qu'être trompée, et quand ça dure pendant
une période comme celle-là, c'est extrêmement difficile. J'ai pris sur moi parce que je voulais en protéger mes enfants, je voulais en protéger les Français ", fait valoir la présidente
de Poitou-Charentes. Deux belles sentences qui m’avaient enfin paru dignes d’une candidate aux fonctions les plus élevées de l’Etat. En effet, il s’agit bien
d’une déviance de la République vers la Monarchie et ses pires aspects. On sait bien que la cour ne vivait pas sur la résorption des problèmes majeurs du pays mais sur le décorum qui constituait
l’apanage du système royal. Enfin des positions tranchées et une valeur morale restituée au véritable débat politique.
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Vous n’avez pas fini de lire cette phrase aussi brève que limpide : " rien ne sera annoncé avant les municipales et les cantonales ". Elle va
servir de ligne de conduite au gouvernement. Si les municipales et les cantonales sont favorables, un tsunami de réformes libérales va déferler avant les vacances sur le pays. Il est certain que
tout signe tangible, même mince, de succès pour les candidats ou candidates " cachés " de l’Ump constituera un prétexte pour accentuer l’implosion du système social actuel.
Laurent Fabius, samedi soir, chez Ruquier avec intelligence et clarté, prévoyait cette réaction possible. Il rappelait au passage que l’avertissement donné aux
législatives après qu’il eut fait avouer que l’augmentation du pouvoir d’achat promise serait vite détruite par une TVA sociale à 5%, avait empêché la mise en place de cette mesure. Il y voyait
la preuve que, lorsque la pression existe, elle met sous le boisseau les projets discutés et discutables. Nicolas Sarkozy renâcle face à l’obstacle quand il s’élève ! Il sera donc obligé de
tenir compte des résultats du 9 mars.
Laurent Fabius a également fait ressortir, à maintes reprises, le rôle des éditorialistes de l’opinion dominante et celui des médias télévisés maintes fois partisans
ou contrôlés. Le Chef de l’Etat et ses conseillers élyséens sait qu’après le 16 mars il lui faudra absolument gérer une période délicate selon le résultat. Il aura besoin de tous ses amis pour
soit mettre le paquet en mai 2008, 40 ans après l’autre soit pour tenter de redresser un navire qui prendrait l’eau de toutes parts ! Les grands supports médiatiques nationaux
traversent des moments difficiles : chute d’audience de TF1, remous dans les rédactions, baisse des auditeurs pour les radios à la botte, annonce de la fin de la publicité pour France
Télévision… Nicolas Sarkozy et sa garde rapprochée élyséenne constatent que son omniprésence et plus encore ses exigences ont fini par agacer une part de la profession journalistique et qu’il
faut donc revenir sur le concept initialement monté. On va maintenant tenter de maîtriser le réseau régional beaucoup plus distant et surtout plus hétérogène avec des pôles de résistance à la
sarkomania. On est donc passé de la phase " parisienne " à la phase " régionale " de la prise de contrôle madiatique.
De tous temps il a ainsi existé une indépendance des rédactions décentralisées de France 3. Même si, dans ma " carrière " médiatique j’ai vu des directeurs
régionaux extrêmement militants pour le pouvoir en place, je dois à la vérité d’écrire que j’ai aussi croisé et que je croise encore la route de professionnels intègres, soucieux de préserver
leur indépendance dans une période où les pressions sont réelles. Il est certain que cette attitude ne peut être brisée par des mesures locales. Même si on peut interdire d’antenne des
journalistes indociles ou placardiser celles et ceux qui pourraient résister il faut un programme global de reprise en mains. Alors l’Elysée prépare carrément le démantèlement intégral de France
3 ! Ni plus ni moins. On se débarrasse en bloc de tous les récalcitrants et on fait des heureux en les confiant aux grands patrons de la presse écrite régionale, tentés par l’absorption de
concurrents qui leur font de l’ombre ou les privent d’une part des budgets publicitaires.
DEPECAGE DES STATIONS REGIONALES
Selon une information de MediaPart, l'Elysée et la presse quotidienne régionale seraient donc actuellement en discussion sur un " démantèlement " de France
3, avec l'attribution de ses décrochages régionaux à la PQR. Sur le site indépendant d'information d'Edwy Plenel, le schéma discuté à l'Elysée, deux semaines après l'annonce de la
suppression de la publicité à France Télévisions, serait le suivant : France 2 resterait dans le giron public et la structure nationale de France 3 serait également conservée, sans publicité.
Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18 h 30-20 h 30- seraient confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale grâce à la
création de sociétés d'économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment… les conseils régionaux. Ces derniers se retrouveraient piégés car ils ne pourraient pas refuser de
mettre la main à la poche pour au minimum ne pas avoir de relations trop mauvaises avec les équipes constituées. Les télévisions locales actuelles (comme TV7 en Gironde) sont d’ailleurs entrées
depuis quelques semaines en phase de " dégraissage " comme si leurs financeurs actuels avaient des informations sur leur non pérennité. On comprend maintenant pourquoi !
Le seul problème de ce processus c’est que les citoyens paieraient cette " privatisation " puisque les régions déjà peu riches seraient obligées de faire
appel à l’impôt pour financer les sociétés créées ainsi que leur fonctionnement que l’on sait par avance déficitaire ! Ils acquitteraient donc deux fois leur droit à recevoir l’information
sarkozyste pour la suite du mandat présidentiel.
Le Syndicat national des journalistes (SNJ) de France 3, dans un communiqué paru hier a pris très au sérieux cette annonce et il " demande à l'Elysée de faire instamment toute la lumière
sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l'avenir de la chaîne. En tout état de cause, ce schéma, s'il était retenu marquerait purement et simplement la fin de
l'information sur France 3. La preuve s'il en fallait une que l'annonce présidentielle de la fin de la publicité sur les chaînes publiques n'est que l'arbre qui cache la forêt de la réduction à
terme du périmètre audiovisuel ". Le SNJ pourtant habitué à côtoyer professionnellement les politiques faits semblant de ne pas connaître la réponse : " rien ne sera
décidé avant les cantonales et les municipales ". Tout est faux et aucun projet n’est en préparation ! Croix de bois. Croix de fer !
LA PETITION DE FABIUS
Les chiffres du CSA, pourtant peu suspect d’anti-sarkozysme primaire, confirment pendant ce temps que la parole présidentielle a été et demeure omniprésente. La
propagande est permanente sur TF1 et France 2. Et cela pose un vrai problème d'équilibre démocratique compte tenu de la place qu'ont pris les médias dans la vie publique. Il n'est pas normal que
le président et ses conseillers ne soient pas comptabilisés dans le temps de parole. L'utilisation "berlusarkozyenne" des médias déséquilibre le système démocratique. Laurent Fabius, conscient
des enjeux, a d’ailleurs pris l’initiative d’une pétition citoyenne qui a recueilli déjà plus de 15 000 signatures par internet. Il a posé le problème avant que l’irréparable intervienne. C'est
donc important de mettre en avant une réalité en tant que telle car autrement on va à la fin de la démocratie telle que nous la connaissons.
Si, sur la question du temps de parole, la règle est changée, cela protègera les journalistes eux-mêmes contre les dérives. Car le président pratique un jeu pervers qui les oblige à le suivre
comme lors d'une course cycliste. Et comme il a souvent plusieurs sujets imposés, ils n'ont pas le temps de les creuser tous, ils ne peuvent même plus suivre le feuilleton quotidien et se
contentent d’en extraire les bonnes feuilles.
Nicolas Sarkozy procède donc par épisodes sur le terrain et il a donc besoin de télés régionales bienveillantes. On a eu " Sarkozy à l'usine ",
" Sarkozy chez les pêcheurs ", " Sarkozy à l'Elysée ", " Sarkozy et les religions ", " Sarkozy dans les banlieues ", " Sarkozy et la
délinquance ", " Sarkozy et les faits divers " : on aura bientôt " Sarkozy et France 3 rénovée ".
Il répète à satiété l'expression " politique de civilisation " mais fait tout pour pulvériser les références actuelles à celle qui a construit la
République. Et cette répétition est censée imprimer les esprits pour couvrir les coups tordus à venir. En annonçant la fin de la publicité sur le service public de l'audiovisuel il a déjà fait
beaucoup pour ses amis. Il n'y a qu'à observer comment l'action de TF1 s'est envolée après la conférence de presse élyséenne pour comprendre à qui profite le crime. On sait par avance à qui
profitera le démantèlement de France 3 dans les prochains mois.
REACTION… ACTIONS
Les journalistes devraient se méfier car après avoir été flattés dans le sens du poil ils vont traverser des moments moins glorieux. Récemment ils auraient par
exemple, dû apprécier à leurs juste valeur les propos de la " plume " sarkozyste. Il a en effet vivement mis en cause la façon dont les journalistes ont rendu compte des propos de
Nicolas Sarkozy sur la religion à Rome et à Ryad, Henri Guaino l'a qualifiée " d'opération de désinformation " le vendredi 17 janvier sur i-Télé. Et croyez-le car en la matière
c’est un spécialiste !
" C'est très facile de dénaturer, de tronquer le discours du président. Que ce soit le jeu dérisoire des opposants politiques (...) je peux comprendre mais que les journalistes se
livrent à cette opération de désinformation comme celle qu'il y a eu d'ailleurs sur le discours de Dakar, je trouve ça un peu plus déplorable pour un sujet qui me paraît extrêmement
important ", a déclaré le conseiller spécial du président de la République. Aussitôt il s’est mis au travail… en toute simplicité. Mise à genoux de France télévisions quelques jours
plus tard, dépeçage de France 3, reprise en mains de la scène médiatique : les punitions ont été immédiates ! Mais aucune ne sera formulée avant les municipales et les cantonales. On se
retrouvera plus tard pour un printemps qui sera probablement décisif pour la fin du mandat.
Le mois qui s’ouvre servira à accumuler les munitions. Elles serviront soit à passer à l’offensive soit à tenir le siège. Les bulletins de vote du 9 mars seront
décisifs sur l’option à retenir. Hier, lors des deux législatives partielles de chartres et du Plessis Robinson (Hauts de Seine) il ne semble pas encore que le poids des mots et la réalité des
faits aient véritablement pesé sur l’électorat en raison de cette indifférence qui envahit les esprits en une période où la désillusion a succédé aux certitudes de pacotille. Encore une fois les
Allemands ont pourtant monté la voie en renvoyant les troupes Angela Merkel à la maison dans le land de Hesse. Le 16 mars au moment où se fermeront les bureaux de vote le sort de notre société
actuelle sera scellé. Jamais peut-être une journée électorale aura été aussi " ordinaire " mais aussi décisive pour l’avenir de la politique de civilisation.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
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ACTUALITE
La société actuelle des apparences ne supporte pas les erreurs. On cherche par tous les moyens à les dissimuler grâce à des volte-face surprenantes, des embrouilles
perverses, des arrangements permanents avec sa conscience. Plus que jamais la fidélité à un idéal paraît anachronique. Les élections municipales et cantonales sont en passe de confirmer cette
mutation de l’alcool fort de la rivalité politique en "pipi de chat ". Je suis stupéfait de la manière dont se dissolve les appartenances à une mouvance ou à une autre. Ainsi les candidats
de la majorité présidentielle oublient les logos du parti auquel ils appartiennent comme s’il fallait surtout apparaître comme inodore, incolore et surtout sans saveur. Il semble que le sigle Ump
se porte comme une fleur de lys au fer rouge sur l’épaule d’une femme de petite vertu d’antan !
Mais pourquoi avoir honte d’être soutenu (e) par un parti aussi omniprésent ? Mais pourquoi faire semblant de se ranger dans cette catégorie des
" apolitiques " qui seraient issus d’une " société civile " ayant tiré la vie politique vers les sables mouvants dangereux pour la démocratie. Le principal problème que
rencontrent les élus actuellement c’est leur incapacité à assumer leurs choix. Ils sont terrorisés par les inévitables pressions des gens… ne partageant pas leurs convictions. Pour ma part je
demeure persuadé que la sincérité transparaît dans le quotidien et que forcément elle génère d’inévitables désaccords. Il reste à chacun à assumer ses positions. Or ce n’est plus à la mode
puisqu’il vaut mieux faire profil bas !
LA FORCE DU VOTE SANCTION
Mon ami Jean-Luc Mélenchon a ainsi appelé clairement et avec une vigueur aussi simple qu’efficace les électeurs à " sanctionner " Nicolas Sarkozy lors des
municipales et des cantonales. " Je pense qu'il y a des tas de gens dont on s'est moqué, qu'on a roulé dans la farine, qui se sentent roulés comme jamais, qui vont prendre leur petit
bulletin de vote et qui vont, en tenant compte naturellement des équipes locales, sanctionner. Et ceux-là, ils ont raison ", a déclaré le sénateur Mélenchon sur Canal+.
" Qu'est-ce que vous direz s'il se prend une raclée, Sarkozy? Il est en canard boiteux jusqu'à la fin de son mandat "
" C'est diabolique, cette manière de faire du président Sarkozy. Ils nous met des hommes de gauche en première ligne pour nous faire avaler la pastille de
droite ",
DES OPPOSANTS CREDIBLES
A force de ménager la chèvre capitaliste et le chou salarié on en arrive à ce que les opposants identifiés sont celles et ceux qui sont en définitive les plus proches
du gouvernement actuel sur certains points et dont les ex-amis ont rejoint le camp d’en face ! Ségolène Royal et le centriste François Bayrou apparaissent donc (si l’on a encore un brin de
confiance dans le sondages) comme les opposants les plus… crédibles à Nicolas Sarkozy, mais 63% des Français ne pensent pas que le président du MoDem puisse être élu président de la République,
selon un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche.
François Bayrou est désigné par 25% des personnes interrogées comme l'opposant le plus crédible à Nicolas Sarkozy et 36% estiment qu'il pourrait être porté à l'Elysée.
Ségolène Royal est considérée comme l'opposante la plus crédible par 28 % des Français, selon l'enquête, devant Français Bayrou, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë (18%) et le
porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot (14%). Mais 13% des personnes interrogées ne voient en aucune de ces personnalités un opposant crédible au président…
Dramatique puisque on ne voit émerger aucun des opposants crédibles non façonnés par les médias à celui qui démonte la France sociale ! Est-ce véritablement étonnant ? Est-ce
véritablement un hasard ? Ce n’est que la confirmation de cette carence du débat qui ne peut plus être celui de " blanc bonnet " et " bonnet blanc " en une période où
tout s’effondre. La France a besoin de convictions fortes et constructives.
A force de jouer à " je tiens, tu me tiens par la barbichette " entre la Droite et la Gauche on en arrive à ne plus savoir où se situe la réalité.
Je comprends que la tentation soit grande d’apparaître comme un hybride asexué des deux camps ! On l’a compris au sein de l’Ump et on le fait sans le dire au modem ou parfois au PS.
Le bulletin de vote reste encore pourtant pour quelques temps encore l’arme individuelle la plus efficace pour remettre une société sur les rails. Elle ne peut pas
pourtant être efficace si elle est à blanc ou si on se tire dans le pied !
UN TEMPS D’AVANCE
Olivier Besancenot et ses amis ont le mérite d’avoir compris que cette situation ne perdurerait pas. Elle ne sera pas totalement effacée par les municipales et les
cantonales mais après quelques années de gouvernement Sarkozyste on finira par revenir aux fondamentaux. La Ligue Communiste Révolutionnaire anticipe donc habilement sur ce que sera la
présidentielle de 2012. Elle a jeté les bases lors de son 17e Congrès, du nouveau parti anticapitaliste qu'elle entend construire, espérant occuper l'espace de la gauche radicale sans alliance
avec d'autres forces. " Ce congrès est historique, pas pour la grande Histoire, mais pour notre histoire ", a lancé Olivier Besancenot à la tribune de ce congrès à la
Plaine-Saint-Denis. Pour construire ce nouveau parti, censé devenir " incontournable dans la lutte des classes ", il propose de " gagner des milliers de
militants " d'autres courants de gauche, beaucoup d'anonymes " qui n'ont aucune filiation ", mais sans appeler au sommet d'autres formations de gauche. Le parti
Communiste a désormais du souci à se faire s’il ne veut pas terminer dans une cabine téléphonique !
" C'est une des décisions les plus importantes que notre courant a pu prendre depuis qu'il existe ",
Le leader historique n'a pas d'état d'âme devant la disparition projetée de sa formation : " à la différence des sectes, le parti, pour nous, est un
outil qu'on adapte au but ".
A l'inverse des pays européens, notamment l'Allemagne, où la gauche de la gauche s'est recomposée dans le cadre d'alliances, la LCR se lance sans autres
partenaires, et " c'est un handicap ", on " peut le regretter ", reconnaît Krivine. " Mais nous avons tout tenté depuis longtemps, j'ai participé à toutes les
tentatives unitaires possibles et imaginables et a n'a pas marché. Cette fois on part, il y a une attente ", dit-il. " Jamais la situation n'a été aussi favorable pour lancer un
grand parti anticapitaliste" ajoute-t-il. Bien vu ! Le Congrès a adopté le calendrier et la méthode pour lancer le processus " irréversible " en vue de la nouvelle formation: un
appel sera lancé pour la mise en place de " comités pour le nouveau parti ". En juin, une assemblée constituante fixera le programme, le statut, l'orientation de le nouvelle
organisation dont le " congrès de fondation " est prévu fin 2008. Avec lui. Ses références seront " la lutte des classes ", " l'anticapitalisme ", le
" changement révolutionnaire ". La LCR prend date… bien avant que le PS entame sa mutation. Elle fait le pari, selon moi, d’une dérive centriste des socialistes ce qui lui
ouvrirait un boulevard idéologique qu’elle sera prête à exploiter.
Mais je déblogue…
a renchéri Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire il y a 40 ans, dans la foulée de mai 68. a-t-il
ajouté. " Honnêtement, il faut l'arrêter cet homme, parce qu'il a quand même fait beaucoup de dégâts déjà ". Mais, " ce qui me fait de la peine ", a poursuivi
Jean-Luc Mélenchon, " c'est plutôt de voir tous ces gens de gauche qui n'ont pas de fidélité à eux-mêmes ". a-t-il expliqué, évoquant notamment le rapport de la commission Attali sur la croissance. " Si bien qu'on passe autant de temps à s'expliquer sur ce que font ces gens-là plutôt que sur
le fond. Vraiment, je trouve ça minable, parce qu'il faut être fidèle à soi-même, il faut accepter d'être minoritaire ". Pour le sénateur socialiste, " le rôle de la démocratie
c'est de continuer à développer ses idées, pas de se coucher comme un petit caniche ". C’est sincère, clair, efficace et surtout sans ambiguïté. Je bois du petit lait politique dans un
contexte national qui ne va pourtant pas dans ce sens.
par Jean-Marie DARMIAN
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ACTUALITE
Le 9 mars il faudra que les électrices et les électeurs dans deux bureaux de vote dans certains cantons de France. Il y aura en effet, en même temps, dans les communes
un premier tour dédié aux élections municipales alors que parfois il faudra aussi désigner un conseiller(e) général (e). Et il faut bien admettre que cette échéance ne semble pas outre mesure
mobiliser nationalement les médias en une période où le rapport Attali prône… la suppression des départements mais pas encore la fusion des communes. Cette indifférence transparaît dans les enjeux
définis par le gouvernement qui ne souhaite surtout pas de faire des cantonales un test national puisque, contrairement aux municipales, il serait réellement révélateur de la position des gens sur
sa politique. En effet, s’il y a un coefficient personnel indéniable lors des secondes il s’agit sans véritable ambiguïté d’un vote pour la majorité présidentielle ou contre la dite
majorité.
On publie donc des sondages sur les grandes villes réputées incertaines et on adapte la technique aux circonstances en faisant une appréciation globale d’un sujet qui
n’en est pas un. Ainsi selon une enquête du CSA parue hier dans Le Parisien/ Aujourd'hui en France, les listes de gauche remporteraient, au niveau national, 46% des voix au premier tour
des élections municipales, devant les listes de droite, à 40% d'intentions de vote.
Les listes centristes du MoDem remporteraient 7% des voix, les listes du Front national 2%, et les listes d'extrême-gauche 2%. On appréciera la valeur de ce type de chiffrage quand on précise
que…56% des sondés déclarent qu'ils se détermineront d'abord en fonction de considérations purement locales, 23% seulement comptent utiliser leur vote pour manifester une opposition à la
politique de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, et 16% veulent exprimer un soutien au pouvoir UMP. Je serai par contre curieux de vérifier quelle appréciation portent ces mêmes personnes
sondées sur les cantonales plus éloignées du capital sympathie locale. Je suis certain que l’écart serait beaucoup plus significatif et beaucoup plus grand. La preuve ? La peur panique
qu’ont déjà certains candidats aux municipales de voir débarquer chez eux un certain… Nicolas Sarkozy !
On comprend facilement pourquoi de nombreux candidats UMP ont exprimé leur souhait que Nicolas Carkozy cesse de s’impliquer dans les municipales. Et aussi pourquoi lui-même a
fait volte-face qui avait d’abord voulu " nationaliser " le scrutin et qui déclare aujourd’hui qu’il ne s’impliquera pas. Mais qu’ils soutiennent ou pas le candidat de l’UMP près
d’un quart des électeurs (23%) veulent en effet sanctionner sa politique et son style de vie alors que 16% seulement voteront pour soutenir le président et le gouvernement.
LA PRESSION NATIONALE
Une majorité (56%) affirme certes se prononcer en fonction de seules considérations locales. Mais on sait d’expérience que le climat national joue plus que ne le
pensent les électeurs eux-mêmes. Si la droite, malgré les défaites à Paris, Lyon et Dijon, a gagné les municipales de 2001, c’est que le gouvernement Jospin était usé après quatre années de
pouvoir, que les 35 heures avaient été mal vécues dans l’électorat populaire. Si la gauche a écrasé la droite aux régionales de 2004 c’est que Chirac et le gouvernement Raffarin étaient rejetés
par l’opinion. chaque fois il y a une mouvement de fond qui change la donne initiale en cours de route. Je suis certain que ce sera encore plus sensible aux cantonales que dans les votes des
villes et communes de France dans lesquelles l’étiquette affichée n’est jamais essentielle. Il s’agit d’une appréciation globale sur le rôle du Maire plus que sur le soutien à un camp ou à un
autre. Le rapport Attali a, en revanche, contraint à une " politisation " de la campagne même sur un demi-territoire comme le veut le scrutin cantonal.
Rien ne laisse à croire actuellement que la gauche l’emportera très largement en mars, mais elle paraît bien placée pour garder ses conquêtes de 2001 - Paris, Lyon,
Dijon -, pour conserver ses places fortes traditionnelles – Nantes, Rennes, Clermont Ferrand, Lille - et pour reconquérir des villes perdues comme Strasbourg ou Rouen.
Si la gauche a été battue à la présidentielle c’est qu’elle partait avec deux handicaps majeurs : son projet n’était pas crédible et sa candidate, Ségolène Royal,
était contestée au sein même de son parti. Pour les municipales, c’est la droite qui part avec un boulet au pied : il s’appelle Sarkozy et elle pourra s’appuyer sur les cantonales sur certains
secteurs.
RESTEZ CHEZ VOUS
Elections locales ou scrutin national ? Vote-sanction, disent maintenant les uns. Vote sans portée politique directe, affirment les autres. C'est du déjà vu et plus
encore du classique déjà longtemps entendu. La nouveauté, une lois encore, est venue de Nicolas Sarkozy. Si les municipales des 9 et 16 mars sont médiocres ou mauvaises pour la droite, chacun
devine d'avance ce que seront les effets induits et le niveau des sondages qui succèderont. Le mot d'ordre sarkozyste parti de l’Elysée n'aura pas résisté à la grogne des femmes et des hommes de
terrain. Celles et ceux qui tentent, comme dans le canton de Créon, de dissimuler leur appartenance à l’Ump, à la majorité présidentielle ne veulent surtout pas voir politiser leur candidature
aux cantonales. Ils se placent sur l’intarissable concept des " intérêts locaux ". Du cousu main ! Lors du dernier conseil national de l'UMP, François Fillon, Patrick Devedjian ou
Jean-François Copé sont montés au créneau sous la pression d’une base inquiète. Lundi, les mêmes, Premier ministre en tête, avaient appuyé sans hésitation, sans davantage d'explications,
l'argumentaire de la France d’en bas portée par Jean-Pierre Raffarin, qui avait d'emblée rappelé qu'en agissant de la sorte les conseillers présidentiels très éloignés de la réalité locale,
risquaient surtout de " remobiliser l'électorat traditionnel de la gauche ". Comme d'habitude, ce sont d'ailleurs les cerbères de l'Elysée - Claude Guéant et Henri Guaino - qui ont
sifflé la fin de la partie. Puisque le président ne se trompe jamais, c'est donc qu'on l'avait mal compris. Son engagement dans la campagne ne saurait en aucun cas signifier qu'il en oublie la
dimension locale, forcément locale… Exit la politique, on reviendra aux fondamentaux idéologiques du sarkozysme : sécurité et pipolisation ! Les vraies raisons de ce revirement sont
multiples. Il y a au départ le tempérament de Nicolas Sarkozy. Ce dernier ne conçoit pas une bataille politique dont il ne soit pas le général en chef. Il y a du Bonaparte dans le quotidien de ce
Chef de l’Etat rêvant de fortune au combat ou aux affaires. S'exposer est pour lui comme une seconde nature. Il apparaît comme un général fougueux prêt à conduire tous les assauts afin d’empêcher
les autres de vaincre à sa place ! Se tenir en retrait, dans ce genre d'exercice, constitue à ses yeux une erreur susceptible d’hypothéquer son image de conquérant implacable. C'est tout au
moins la conclusion qu'il a tirée du second tour décevant des élections législatives de juin dernier. Mais, en même temps, l'engagement présidentiel dans ce type de scrutin n'a absolument pas la
même signification pour l'opinion que pour le maître de l'Elysée.
UN RETRAIT STRATEGIQUE
D’ailleurs dans un autre sondage 72% des Français estiment ainsi que "Nicolas Sarkozy ne devrait pas s'impliquer dans la campagne des élections municipales".
Ce sont là des chiffres trop importants pour ne pas inviter à la réflexion. Et encore ils seraient plus révélateur pour les cantonales. On aurait une tendance forte et donc véritablement
dangereuse. On a donc vite replié les gaules pour laisser la " base " faire la pêche aux voix toute seule sans annoncer à quel " club " elle appartient !
Comme par ailleurs les maires, par nature, n'aiment guère qu'on les prive de la maîtrise exclusive d'un scrutin qui les concerne au premier chef il a fallu se rendre
à l’évidence : on ne volera qu’au secours des victoires annoncées ! Les premiers magistrats en péril étaient nombreux au conseil national de l'UMP et ils on fait du lobbying. En
coulisse, ils n'ont pas mâché leurs mots en sollicitant que Leur idole reste dans son temple ou voyage dans le monde mais qu’il cesse de polluer leur campagne ! Chacun pour soi, chacun dans
son coin, chacun à son rythme : personne ne doit perturber ces principes clés du " local ".
Le rapport Attali a sonné le glas de leurs espoirs de ne pas se retrouver au cœur d’une tempête nationale. Les députés UMP ont une nouvelle fois tapé du poing sur la
table, refusant de se faire imposer in extenso les 314 propositions du rapport Attali sur " la libération de la croissance " et exigeant d'être partie prenante du futur débat
législatif. " Le Grenelle de l'environnement a été l'exemple de ce que nous ne voulons pas. On n'a pas digéré d'en être les oubliés. Il ne faut pas que cela se reproduise avec le rapport
Attali. Nous ne sommes pas dans l'optique du tout ou rien mis en avant par l'ancien sherpa de François Mitterrand ", a averti le patron du groupe UMP, Jean-François Copé. Outre l'opposition
à certaines mesures clefs du rapport (suppression des départements, déréglementation de certaines professions...), ce sont les déclarations de Jacques Attali invitant l'exécutif à ne pas
" picorer à sa guise " dans son rapport mais à reprendre l'ensemble de ses conclusions qui ont mis le feu aux poudres. L'inquiétude des députés UMP est d'autant plus vive que Nicolas
Sarkozy avait assuré, en installant la commission Attali : " Ce que vous proposerez, nous le ferons ". c’est bien se qui chagrine le plus les candidats aux cantonales qui préfèreraient
tellement l’anonymat à une position aussi flamboyante.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
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ACTUALITE
Lorsqu’il y a eu le vif débat sur la privatisation par la gauche et la droite des banques publiques d’antan, on a eu droit aux cris perçants des
adeptes de la loi du marché et du profit. « On vous le garantit, la gestion totalement privée de ces entités sera infiniment plus sérieuse, plus efficace, plus utile que celle de l4Etat dont
ce n’est pas le rôle ! ». C’est une réalité, on constate en effet que la Caisse des Dépôts après le Crédit Lyonnais a effectué des placements hasardeux et des erreurs graves de gestion.
Que ce soit pour la première dans l’affaire des actions EADS ou pour l’autre dans ses aventures américaines, les contribuables ont été obligés de mettre largement la main à la poche (directement ou
indirectement) pour compenser des disparitions massives d’actifs.
Le Crédit Lyonnais fut la banque la plus puissante d’Europe. Elle avait le pouvoir de dire oui. Le fleuron de tout le système bancaire français,
elle faisait des envieux à n’en plus finir : l’opulence était son image de marque, sa générosité en faisait le dernier salon où trouver un financement, et surtout pour une affaire
douteuse.
Et quelques 100 milliards de francs de pertes plus tard, une nouvelle banque privatisée a fait son entrée à la bourse de Paris. Voilà l’histoire
du Lyonnais vite résumée à un trou abyssal. Mais derrière, des milliers de salariés meurtris, des contribuables contraints de passer à la caisse par la faute de quelques dirigeants inconséquents,
des millions de clients apeurés par la fuite en avant, voyant filer leur argent au grès de la découverte vertigineuse des scandales, jusqu’à l’incendie dévastateur du siège central.
De la Libération où la banque est nationalisée, au début des années quatre-vingt, le Crédit lyonnais joue un rôle majeur dans l’économie. Au
point même de devenir une référence sur le plan social. La convention collective qui réglemente les rapports sociaux internes est un modèle pour beaucoup.
Le grand tournant s’amorce à la fin de ces années quatre-vingt. Une dérive s’installe, le Lyonnais se tourne et intègre les critères des marchés
financiers. C’est plus qu’une mode à l’époque, un véritable credo. Les critères changent, en douceur certes mais sûrement. Une banque publique au service d’intérêts privés, sans contrôle. L’Etat
est encore le principal actionnaire. Il fixe les grandes orientations. Les PDG de la banque appliquent, avec ferveur. Petit à petit rien ne les arrêtera. Le scandale peut alors
commencer.
Au premier rang quelques hommes : des hauts fonctionnaires, imbus d’eux mêmes, pensant détenir La vérité. Et voilà, Jean Yves Haberer, nommé
à la tête du Crédit lyonnais par Michel Rocard, premier ministre, qui va mener l’établissement aux limites de sa perte. Avec la bénédiction des ministères des Finances et de Pierre Bérégovoy en
particulier. Quand Jean Yves Haberer arrive à la direction de la banque, il vient de passer deux ans sans fonction, après avoir été directeur du Trésor puis de Paribas. Le chômage parfois, ça
peut vous donner des envies… C’est à corps perdu qu’il se jette dans la banque. Comme s’il voulait rattraper un retard. La catastrophe guette !
DES PROFITS A TOUS PRIX
Un seul objectif : une politique de croissance, essentiellement à l’international. La banque achète alors à tour de bras en Europe. Non
content d’être à la tête d’un réseau immense de banques de détail, le Lyonnais devient aussi une puissance immobilière. Diversification oblige. Les prix flambent, les mètres carrés de bureaux
parisiens sont d’un très bon rapport. Alors pourquoi se priver d’une accumulation de ce qui demain fera des plus-values immobilière immenses. Le lyonnais veut faire mieux que tout le monde. Et ce
n’est même pas suffisant pour la folie des grandeurs. Alors, il faut devenir le financier des nouveaux capitalistes, les aider, les soutenir, les suivre même les yeux fermés. Jean Luc Lagardère a
une télévision, La Cinq, sur les bras. Elle est mal en point, elle vient de faire faillite. Qu’importe, Jean Yves Haberer le sauvera. Bernard Arnault, PDG de LVMH, a lui crédit ouvert. Et comme
il faut savoir raison garder, ce ne sera pas plus de 8 milliards de francs.
Le patron du luxe en profite pour augmenter sa participation dans le britanique Guiness qu’il revendra, bien plus cher quelques années plus tard
au Crédit lyonnais. Son futur concurrent François Pinault n’est pas en reste : il rachète le Printemps, grâce à la banque.
Et que dire de l’arrivée en piste de Bernard Tapie : en juillet 1990, la banque lui prête un… demi milliard pour acheter Adidas (une paille
par rapport à ce qui vient soit-disant de se passer à la Société générale) qu’il revendra lui aussi au Crédit lyonnais et à d’autres banques en empochant quelques 2 milliards de francs de plus
value. Entre gens bien, on sait se comprendre. Tapie est en vogue. Il surfe sur des sondages positifs. Il entre en politique ; Il est intouchable grâce à ses amis ! Il fait des émules
au delà des frontières transalpines. L’italien Parretti, clone de l’homme d’affaire français conseille Jean Yves Haberer : banco, tope là, on rachète la Metro Goldwin Mayer. L’homme
d’affaires est en fuite mais a laissé une ardoise de productions Hollywoodiennes qui s’élève à 20 milliards de francs. Ce n’est pas de la science fiction quand tombent les premiers chiffres en
1991. C’est la crise. L’immobilier s’effondre, les plans tournent au cauchemar. C’est la débâcle, les pertes s’accumulent. Un désastre dont plusieurs années d’investigations auront du mal à
évaluer l’ampleur…. Ce n’est pas à une belle banque privatisée que serait arrivés pareils malheurs ! Le jeune trader de la Société générale est loin du compte.
LES EMPLOYES TRINQUENT
Il lance un premier plan de recapitalisation en 1994 : 4,9 milliards sont mis dans la banque (tiens donc, le montant de la somme perdue par
la Société Générale). Une goutte d’eau. De nouveau un chèque, de 6 milliards cette fois. Puis en 1995, on transfère la dette à une nouvelle structure : le consortium de réalisation (CDR) qui
écope de 125 milliards de francs d’actifs, qu’il devra revendre au meilleur prix. Ce qui n’est pas chose aisée quand il s’agit d’affaires douteuses ou d’immobilier.
La commission de Bruxelles entre alors, en scène : d’accord pour le CDR mais à condition que le Lyonnais cède 35 % de son activité hors
de France. En 1994 le bilan de la banque doit passer après les cessions de 1 500 milliards à 1 000 milliards de francs. Qui trinque ? Le personne puisqu’en quinze ans, le Crédit lyonnais
perd 15 000 emplois. On verra qui paiera à la Société Générale dans quelques mois !
La banque est, en fait, montée sur les rails de la privatisation. Jean Peyrelevade est à pied d’ouvre. Et en mission. Il veut réussir la
privatisation. Les salariés restant doivent redorer l’image de leur banque : opération vérité, et explications avant réconciliation. La banque ouvre ses portes jusque tard le soir pour
rencontrer les clients, els câliner, les bichonner pour qu’ils fassent encore des rêves dorés ! Ca marche car dans leur majorité les 6 millions de clients resteront. Il faut dire que l’on ne
change pas encore de banque comme de chemise. Le reste de la banque, avec ses objectifs de suppressions d’emplois réaffirmés (1 000 pendant les trois ans à venir), est mis en vente. Et pour faire
bonne figure, les chiffres du bilan sont glorifiés : « le Lyonnais est aujourd’hui une banque restructurée et rénovée, avec un potentiel bénéficiaire élevé et un fonds de commerce d’une
grande solidité », clame Jean Peyrelevade quelques jours avant le jour de privatisation. Les chiffres parlent en effet d’eux mêmes : le chiffre d’affaire de la banque a certes baissé
entre 1997 et 1998, mais c’est pour mieux servir les intérêts des actionnaires : le bénéfice net part du groupe s’est envolé dans la même période de 54 à 165 millions d’euros grâce
certainement à la chute de frais généraux… Pas d’inquiétude du moment qu’en tapant sur l’emploi on a réussi à dégager des sommes convenables. Personne ne moufte dans la vie politique au prétexte
que la privatisation inéluctable va sauver les apparences.
UN COUP MONTE
De nombreux analystes qui ont de la mémoire s’avouent très sceptiques sur la réalité de la Société Générale devant les explications de la Société
Générales, selon lesquelles un seul homme serait responsable de 4,9 milliards d'euros de pertes. « Le sentiment des salles de marchés, c'est qu'il n'est pas possible qu'un individu seul
ait pu faire cela. La Société Générale aurait chargé la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché », avance Elie Cohen, directeur de
recherche au CNRS.
« La Société Générale nous dit qu'un courtier senior a spéculé sur des actions, notamment des indices d'actions, sans se couvrir. Il aurait dissimulé des pertes devenues rapidement
colossales. Il semble qu'il ait agi pendant toute l'année 2007 », a-t-il rappelé. « Cela semble un peu gros que pendant toute une année on puisse dissimuler » une
telle perte.
La Société Générale dit que « le courtier connaissait tellement bien les opérations de contrôle interne » qu'il a réussi à dissimuler ses pertes, poursuit Elie Cohen, ce qui
signifie que « les procédures de contrôle interne qui normalement constituent le coeur de métier des banques se sont révélées dramatiquement
insuffisantes ». De son côté, Marc Touati, économiste chez Global Equities, affirme que « tous les gens qui travaillent dans les banques savent que, quand les pertes
atteignent un certain niveau, on coupe les positions. Des pertes peuvent atteindre 100-200 millions d'euros, mais 5 milliards, c'est impossible. Soit ce que la banque dit est vrai. Dans ce cas,
il y a un problème de contrôle des risques et cela peut jeter le discrédit sur la Société Générale, d'autant que son avantage comparatif, c'est d'être championne des activités de marché. Soit on
ne sait pas tout », argumente-t-il.
La Société Générale est peut-être en train de « charger un pauvre bougre pour faire passer des pertes qui se sont accumulées" au cours de la crise des "subprimes", renchérit un
analyste d'une société de gestion. « Une personne seule ne peut provoquer une telle catastrophe. Si un courtier agit pour le compte d'un client, au moins trois personnes entrent en jeu
pour donner l'ordre, le transmettre et l'exécuter », estime un autre spécialiste. La seule certitude c’est que… nous puissions un jour connaître la vérité comme pour le Crédit
Lyonnais ! Vous pouvez y compter !
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
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Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan : "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant
de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut
envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.
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