MAIS JE DEBLOGUE...
"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire.
C'est une intoxication indolore".
J. C. Guillebaud
Responsable de la Publication : jmdarmian@club-internet.fr
Depuis le début de cette "révolte" légitime liée au CPE je n’ai cessé, dans ces colonnes, malheureusement pas lues par encore assez de citoyens, de répéter que cet amendement avait été volontairement introduit, dans un texte de loi, par des amis de Dominique Galouzeau de Villepin afin de provoquer une véritable crise. Le piège s’est refermé hier soir sur ses adversaires et à Matignon on a dû sabler le Champagne. Tout l’entourage de Crin Blanc a atteint son objectif : donner une taille patron à celui qui n’était jusqu’à présent qu’un apprenti présidentiable. L’emploi des jeunes n’a absolument aucune importance et ne sert que de prétexte à une grande opération de com’ savamment orchestrée. Elle repose sur trois principes clairs : occulter l’image de champion de la droite la plus dure que s’était patiemment façonnée Sarkozy, placer Chirac dans une nasse et donc le marginaliser définitivement, se forger une stature d’homme d’Etat dans l’adversité.De Villepin a reçu le précieux renfort du conseil constitutionnel qui, comme l’écrit très synthétiquement Arnaud Montebourg dans un communiqué laconique est "composé d’affidés serviles du pouvoir exécutif et principalement d’anciens collaborateurs de la droite au pouvoir". En effet le cadeau princier vient de cette acceptation d’un texte créant un code du travail à deux vitesses. Emballé c’est pesé : la patate chaude passe de Matignon à l’Elysée ! Droopy va se retrouver obligé d’assumer une décision dont il espérait que les "sages" complices le débarrasseraient. C’est manqué! Il n’échappera à ce qu’il craignait le plus : promulguer la loi et se suicider irrémédiablement, la refuser et courir le risque de se couper de la frange la plus solide de son électorat. Celui qui avait eu l’aplomb de se faire élire sur la réduction de la fracture sociale deviendrait le fossoyeur des volontés du MEDEF en tergiversant ou en rompant avec son "poulain" encombrant. Il lui ferait perdre la face légitimant ainsi Sarko et les siens.
Désormais, il est sur le fil du rasoir pouvant basculer dans le ravin de l’impopularité absolue ou faire boucler son mandat dans un climat de "chienlit" dramatique. Le choix va être douloureux et…il n’y a plus, comme lors de la dissolution, un certain de Villepin pour en assumer les conséquences !
Les personnes interrogées, toutes options politiques confondues, dans un récent sondage, sont partagées sur l'autoritarisme du Premier ministre : 46% le trouvent "trop autoritaire" alors que 46% ne le jugent pas "trop autoritaire". Il ne se trouve donc pas mis au ban de la société actuelle de plus en plus friande d’hommes ou de femmes, de gauche comme de droite, à poigne faisant respecter la loi ! En revanche, (et c’est là l’intérêt de ce sondage !) les Français estiment que Dominique de Villepin est "courageux" (68%, contre 25%), "compétent" (52%, contre 39%) et qu'il "sait où il va" (48%, contre 43%).
Je suis certain que ses conseillers en com’ ont été extrêmement attentifs à ce "French paradoxe" consistant à respecter celui qui vous accable. Commerçants affolés par les avatars des Invalides, artisans en quête de main d’œuvre malléable, médecins rassurés par l’augmentation de leurs rétributions, professions libérales spéculant sur le profit, fonctionnaires d’autorité impunis, paysans nantis, retraités égoïstes, ruraux anti-jeunes, angoissés des banlieues…ne détestent pas, en silence, cette bravoure anti-gauche ! Avec le CPE De Villepin a joué au poker menteur et a bluffé toute le monde.
"Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne" : Jean-Pierre Chevènement a déjà résumé en d’autres circonstances le dilemme dans lequel se trouve Sarko. Il devra, à un moment où à un autre, se résoudre à l’ouvrir et donc à partir. Plus longtemps il sera au gouvernement et plus longtemps Chirac et de Villepin auront un semblant de paix. Or, on ne quitte pas facilement l’extraordinaire tour de contrôle qu’est le Ministère de l’Intérieur à presque un an des présidentielles.
S’il s’en va de la Place Beauvau c’est pour déclarer sa candidature aux Présidentielles il perd un solide atout. Dans le contexte actuel c’est totalement impossible… Ficelé donc le Sarko sur son siège et, depuis hier soir, obligé de la fermer ! Il a d’ailleurs longuement rencontré son "geôlier" pour apprendre qu’il serait pris en otage encore quelques temps.
En imposant de force la loi sur l'égalité des chances qui inclut le Contrat Première Embauche (CPE) grâce à l'article 49-3 de la Constitution, le Premier Ministre a souhaité s'affirmer face à son concurrent par un choix courageux et faire oublier son profil de "gaulliste social". Résultat, c'est son obstination et son intransigeance qui resteront dans les esprits et qui finiront selon lui par pousser Sarkozy vers la sortie. Ce sera alors soit une fuite, soit une trahison, soit une couardise, soit de l’arrivisme pur. Mais ce ne sera plus du tout neutre !
Alors, il y a fort à parier que Droopy va sortir, dans une déclaration solennelle sur fond de drapeau tricolore et européen, une formule du genre (c'est une xclusivité de L'AUTRE QUOTIDIEN) : "Le CPE est une bonne mesure qu’il est urgent de ne pas appliquer en décrétant l’état de concertation durable". Et la Marseillaise retentira.
Ce résumé synthétisera tout son art de gouverner… dit la technique de la Raspa, danse d’antan consistant à faire un pas en avant et deux pas en arrière !
Mais je déblogue…
Une étude de l'université de l'Ulster, effectuée sous l'égide d'un professeur des plus racistes, l'affirme : les Allemands sont le peuple le plus intelligent en Europe, loin devant les Britanniques (8e) et très loin devant les Français (19e). Avec un quotient intellectuel moyen de 107, les Allemands devancent d'un souffle les Néerlandais (107) et les Polonais (106), Suédois (104) et Italiens (102) suivant au classement de cette étude citée dans le Times de lundi. Les Britanniques, avec un QI de 100, sont largement devancés, mais ils gardent une confortable avance sur les Espagnols (98) et surtout les Français (94), qui ne devancent que la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie et la Serbie, dernière au classement. Croyez vous que nous puissions supporter pareil outrage sans sourciller?Depuis hier, je ne joue, pourtant pas trop, au fier à bras car je pense que ce que je prenais pour une idiotie est devenue réalité. Il suffit, à la manière de Voltaire dans Micromégas, d'observer notre pays avec de la distance et un brin de curiosité pour douter de notre intelligence collective. C?est le moins que l?on puisse écrire.
Notre suffisance a, en effet, donné le change durant très longtemps et elle vole en éclats au moindre accident de parcours. Un simple quizz suffit, par exemple, à faire trébucher les gens réputés les plus intelligents, les plus performants auxquels nous avons confié notre avenir. Ils savent tout mais chutent sur 3 lettres ordinaires : C.P.E...
D'un autre coté, en regardant, en écoutant, en lisant, il est aisé de constater que nous ne savons même plus compter. Enfin la triste réalité revient à la surface : nous sommes incapables de comprendre notre propre histoire. Si l'intelligence consiste à savoir apporter la bonne réponse au bon moment et, mieux, d'être capable d'anticiper ou de découvrir, il faut bien reconnaître que nous n'en donnons pas la preuve absolue au plus haut niveau. Et, il n?y pas besoin de mandater des universitaires d'Irlande du Nord pour qu'ils nous en donnent la preuve par des tests massifs.
Selon Crin Blanc, nous n'avons rien à espérer de notre élite politique car notre Panthéon de la démocratie qu'est le Palais Bourbon n'est composé que de "couillons" (il paraît qu'il utiliserait plus facilement, dans son cabinet, les expressions plus poétiques de "couilles molles" ou de "casse couilles"). Il est vrai que pour avoir eu la géniale idée de glisser dans une loi quelques lignes sournoises sur le CPE ils n'ont pas fait preuve d'un talent exceptionnel. Un texte, tellement mal écrit et dangereux, que la majorité des universitaires et des étudiants que compte la France ne l'a même pas compris. Ils sont véritablement tarés et il devient urgent de prononcer l'état d'urgence car ils ne méritent pas d'obtenir les diplômes nécessaires à une inscription à l'ANPE. Comment voulez vous que nous ne soyons pas relégué au dix-neuvième place avec un tel palmarès d?incompréhension absolue?
La planète entière a donc vu, sur ses étranges lucarnes, qu'à Paris, les plus fins statisticiens du Ministère de l'Intérieur n'avaient dénombré que 92 000 personnes alors que les organisateurs en ont recensé...700 000 ! Forcément ça ne donne pas une bonne idée de notre niveau intellectuel. Les Chinois ont illico proposé, ironqiuement, de nous envoyer des bouliers; les hussards noirs de la République d'antan ont ressorti leurs fameuses bûchettes; les Petit Poucet ont posé leur sac de cailloux blancs pour pallier notre faible niveau en calcul mental. Lamentable pour notre image !
Heureusement que le "flic des flics parisiens" a, brillamment, redoré le blason de ses troupes (lui, il a de l'instruction) en affichant triomphalement que 187 casseurs aveint été arrêtés. Au moins là, c'est net, clair, précis et rassurant : ils savent compter à la Préfecture de Police au moins jusqu'à 200 ! Mais au-delà c'est une autre paire de menottes.
Trois français se présentent sur Sirius, tout là-haut, au fond de l'Univers. Celui-ci qui les reçoit au bureau des étrangers, avant de leur délivrer leur carte de séjour, leur explique que Sirius est divisé en différentes "zones d'habitation", attribuées selon le QI des résidents. Il leur propose donc de passer un test pour déterminer les critères d'une immigration positive.
Le premier démontre un QI exceptionnel de 180, le second un QI normal de 120 et le troisième, le pauvre un QI de 10 seulement !
Le concierge conduit alors, chacun des trois hommes, vers sa nouvelle résidence surveillée...
Aussitôt arrivé dans son groupe, le premier est assailli de questions par ses nouveaux compagnons :
- Alors, quels sont les progrès sur terre en matière de physique nucléaire ? Quel est le dernier Goncourt ? A-t-on découvert des nouveaux vaccins ?
Le second rejoint, à son tour, sa zone à son tour et il fait tout de suite l'objet d'interrogations variées. On lui demande :
- As-tu lu le dernier Pascal Jardin ? Ca fait quoi de payer ses achats en Euro ? Qui a remporté le plus de César cette année ?
Le troisième arrive enfin dans son groupe. Et là, il voit une horde de types qui se précipitent vers lui avec une question unique sur les lèvres :
- C'est qui le nouvel entraîneur du PSG ?
Mais je déblogue...
Photo Eric Mouchet
Il faut convenir que, désormais, la confiance que l’on peut avoir dans l’Etat républicain ne tient plus qu’à un fil. De partout monte une suspicion dangereuse sur la valeur des engagements souscrits par ceux qui sont en capacité de le représenter. En effet, les citoyens ne distinguent plus réellement ce qui relève de la politique de ce qui relève du fondement même du pays : l’Etat. Le mélange des genres fait que maintenant il n’y a plus qu’un papier à cigarette d’écart entre les deux visions. Cette confusion totale a ses racines dans une évolution de plus en plus prégnante dont on ne mesure pas les conséquences. Durant des décennies les grands fonctionnaires ayant en charge la gestion des décisions prises par les politiques sont restés dans leur rôle même si sous De Gaulle et durant la crise algérienne, ils ont commencé à afficher des signes ostentatoires d’appartenance à une mouvance. La loyauté devenait en effet une impérieuse nécessité et c’est à l’ORTF qu’a été lancé l’engagement manifeste pour un part ou un Président. La télé et la radio ont donné le mauvais exemple.
En fait tout s’est accéléré avec le passage par capillarité des gens formés pour être impartiaux et dans l’ombre vers l’esprit partisan et la lumière des estrades ou des Congrès. Il fut une époque où les Inspecteurs des finances passaient le Rubicon. L’ENA s’est ensuite peu à peu muée d’école des cadres de la République en vivier à députés, ministres ou présidentiables. Maintenant la crème des juges possesseurs d’une part des secrets d’Etat entre également dans l’arène.
Chaque fois ils déboulent avec la certitude de détenir des vérités ou des principes leur permettant de mépriser ces représentants issus du Peuple ("ces connards de députés" aurait lancé De Villepin) et ne possédant pas les repères des hautes sphères de l’Etat. Pour faire carrière il faut donc quasiment obligatoirement avoir servi l’un de ces pairs qui vous adoube en vous confiant le soin de partir en conquête. Les membres de tous les cabinets participent à des répartitions de rôles futurs comme le faisaient les seigneurs du Moyen âge en adoubant les chevaliers.
Stagiaire dans des directions discrètes ils finissent par décrocher le transfert en seconde division (Maire, conseiller général, conseiller régional) ou directement en Ligue 1 (député, directeur de cabinet…). On ne leur demande pas de posséder une grande expérience de terrain mais tout bonnement de mettre en œuvre ce qu’ils ont appris… aux frais de l’Etat. Paradoxe extraordinaire l'ENA assure une sorte de coup d’Etat permanent en velours qui consistant à former par cohortes entières des hommes et des femmes sur le même modèle de pensée mais qui devront tôt ou tard choisir un maillot de grands clubs différents et rivaux !
La sortie de l’ENA c’est un peu la foire aux Yearlings de Deauville. Il faut avoir l’œil, détecter le plus prometteur des pur-sang, lui offrir un entraîneur de choix et attendre qu’il vous remporte un jour ou l’autre le Prix du président de la République ! C’est ainsi que parfois on met au chaud dans son "écurie" (on appelle cela un cabinet) de jeunes espoirs pour au bon moment les engager dans des compétitions adaptés à leurs talents. Souvent il ne choisit pas son domicile en fonction de la qualité de vie que l’on trouve dans la commune mais il va délibérément s’installer en un lieu pouvant être conquis dans un avenir plus ou moins proche. On se concerte, on examine les cartes, on scrute l’age des tenants du titre, on observe les concurrents potentiels et l’on se parachute deux ou trois ans avant discrètement sur le territoire choisi. En voici une exemple!
Emmanuelli poste de directeur adjoint à la Compagnie Financière de Banque avait adhéré discrètement à la Convention des Institutions Républicaines quand début 1973 il reçut un coup de fil lui demandant de passer voir à l’Assemblée celui qui distribuait les investitures. Intimidé à 27 ans, Henri Emmanuelli, considéré comme un espoir, s’entendit proposer une candidature au poste de député de la 2° circonscription du Lot et Garonne face à un monument du PC, Hubert Ruffe , huit fois élu député de Marmande entre 1945 et 1881 ! La campagne, réduite au strict minimum, fut cocasse et malgré un bon score Emmanuelli sera battu. Il servit seulement de monnaie d’échange pour les désistements du second tour en France entre un PC encore fort et la PS naissant.
Lorsque, deux ans plus tard, le téléphone sonna à nouveau et que Mitterrand lui proposa un canton sûr de… la Nièvre Henri Emmanuelli, très méfiant, voudra refuser l’offre. Il saura la décliner, quelques temps plus tard, grâce à André Laignel, croisé par hasard dans un couloir de l’Assemblée, qui lui conseilla habilement de refuser en donnant surtout une raison solide à Mitterrand. Le futur député trouvera comme excuse sa volonté d’aller conquérir une circonscription des Landes, celle de Soustons où se trouve Latche… « J’ai vu passer dans le regard acéré de Mitterrand un mélange d’étonnement et de déception racontait alors le Président actuel du conseil général. J’ai compris plus tard qu’il avait pensé à cette circonscription pour son fils Gilbert ». Dans "la distribution des cocardes" pour les voitures comme disait Mitterrand, Emmanuelli avait su repérer la sienne. Il l’a conquise le 19 mars 1978 !
Depuis sa création l’ENA a fourni pas moins de sept Premiers ministres (Chirac, Fabius, Rocard, Balladur, Juppé, Jospin, de Villepin) et deux présidents de la Cinquième République (Giscard, Chirac). Actuellement 8 ministres ou secrétaires d’Etat du gouvernement de Crin Blanc sont issus de cette école et, record absolu dans l’histoire de la République… 24 directeurs des cabinets ministériels actuels sur 32 ont partagé la même culture d’Enarchie. Toujours mieux : 85 % des directeurs des services de Bercy appartiennent à la même amicale des anciens élèves !
Alors que les employés et les ouvriers représentent plus de la moitié de la population active, seuls 5,5% des députés proviennent de leurs rangs (certains ont même arrêté depuis longtemps). Les élus d’origine ouvrière ne représentent même que 0,5 % des députés, contre 30 % de la population active !
Comment voulez vous éviter, dans ce système, que naisse l'idée du CPE?
Mais je déblogue…
Lorsque l'on vous traîne dans la boue il est de bon ton de se rebeller. Hier, pourtant, j'ai été conduit de lieux en lieux pour découvrir les vert
us du traitement des déchets ultimes dont aucun curiste ne saurait se faire enduire. En effet, en tant que représentant des communes de la Gironde au sein du Conseil départemental des déchets j'ai pris encore plus conscience de l'importance qu'aura dans l?avenir l'élimination des plus "ultimes" d'entre eux. Et, ceux des fameuses stations d'épuration de nos eaux polluées commencent à prendre une importance particulière. L'enjeu est colossal car ils constituent des volumes de plus en plus importants compte tenu de l'accroissement des réseaux de collecte. Tous les élus, tant soit peu conscients de leur responsabilité vis à vis des générations futures, doivent absolument prendre des décisions peu faciles dans les trois ou quatre ans qui viennent.
Conformément à mon souci constant d'associer les citoyens à ses prises de position bien plus fondamentales que celles du quotidien mesquin et égoïste, j'ai convoqué la population créonnaise à la 17° rencontre autour des finances locales 2006 et des orientations communales en matière d'investissement se réunira vendredi soir. Une nouvelle occasion d?échanger sur les facettes de ce problème concret d'environnement dont il faut bien convenir qu'il ne passionne guère les foules. Il me fallait donc absolument collationner toutes les informations possibles pour être à même de répondre aux questions des personnes intéressées. Une commission consultative locale du développement durable regroupant une vingtaine d'élus et de créonnais intéressés poursuivra le travail sur la politique globale dont à besoin la cité le samedi 8 avril. Une longue concertation est engagée. Elle nécessitera conviction et surtout engagement résolus.
En fait le périple m'a permis, au contact des odeurs, des couleurs et des réalités des déchets de notre société de consommation de comprendre combien il est devenu ardu d'exercer sa fonction d'élu décideur. N'en déplaise à celles et ceux qui ne cessent de répéter, à la fin d'un repas de famille ou dans une discussion de comptoir de bistrot, que les Maires ont tous des bons à pas grand chose je vous assure que la responsabilité devient très lourde à l'échelle d'une ville comme Créon.
A Créon, en effet, le service des eaux et de l'assainissement a la singulière particularité de dépendre exclusivement des décisions municipales contrairement à de nombreuses autres communes où ce secteur est confié à une structure intercommunale. Cette situation ne simplifie pas le choix d?une filière car toutes représentent toutes un enjeu financier considérable en une période où l'on ne peut espérer aucun soutien de l'Etat ! Si l'on ajoute que l?Europe peut, à tout moment, selon l?humeur d'un Commissaire ou d?un éminent spécialiste, changer les règles du jeu en cours d'amortissement des équipements créés, le contexte n'est pas des plus rassurants. Pourtant il faut assumer !
Globalement les gens réclament une forte préservation de leur environnement ou à un degré moindre de la préservation de l?eau mais ils ignorent, car on s'évertue à leur dissimuler, que ces orientations nécessiteront des efforts financiers colossaux dans les prochaines années. Ils devront s'astreindre à payer des factures d'eau, d'assainissement, de collecte et de traitement des déchets largement supérieures à celles de leurs feuilles d'impôts locaux. Y sont-ils prêts ?
Dans le premier cas les frais de fonctionnement sont très élevés et trois exutoires existent : stockage avec chaulage pour envoi dans les champs d'un agriculteur volontaire; expédition dans un centre spécialisé pour fabrication de compost avec des déchets verts ou incinération dans une usine dont personne ne veut. Le coût de fonctionnement est relativement élevé dans tous les cas en raison du transport régulier et de la manipulation du chaulage.
Dans le second cas on attendra que les végétaux se délectent des boues pour les transformer durant 3 à 5 ans et leur donner une concentration encore plus forte pour ensuite les évacuer vers des zones cultivables accueillantes. Les frais inhérents à cette filière sont faibles mais l'investissement serait extrêmement lourd. Comme gérer c'est prévoir nous avions acquis des terrains proches de la station au cas où... Maintenant il faut choisir une voie !
Tout est parti d'un constat effectué sur un autre matériau à éliminer : le fumier des chevaux. La vogue présente de l?équitation fait que les volumes actuels de paille et de crottin commencent à préoccuper tout le monde. Si ce dernier s'élimine positivement, la paille constitue en effet un fléau car elle résiste de longues années à la putréfaction lorsqu'elle est bien sèche. Une expérimentation officielle a donc permis de hâter cette mutation en malaxant le fumier avec les boues de la station. Le résultat a été homologué et même fortement soutenu par les autorités de contrôle sauf qu'elles se sont dépêchées de... l'interdire tant qu'un espace aux normes n'a pas été spécialement aménagé. L'agriculteur ne veut pas investir. Les partenaires financiers traditionnels ne veulent pas subventionner. La commune ne peut pas se lancer dans une dépens de de 130 000 € sans garantie de durabilité de l'utilisation du système d'épandage. Le piège! Car, si nous avons l'assurance de la qualité de ce processus et de son intérêt pour tous les partis en cause mais nous ne pouvons pas la mettre en oeuvre sans risques pris par la seule commune de voir son investissement abandonné, dans quelques mois, à cause d'une changement des textes en vigueur. Ce cas met en évidence la dichotomie actuelle entre les objectifs indispensables pour la préservation de la planète et son environnement et l'innovation en la matière. On est encore loin de la décision. Or le temps presse...
Jamais il a été aussi urgent de poser radicalement, simplement, fermement la nationalisation des ressources en eau. L'avenir dira si cette mesure de préservation d'un bien commun n'était pas bien plus indispensable que celle du C.P.E. pour les jeunes générations.
Mais je déblogue...
Le théâtre de boulevard a beaucoup de points communs avec la vie politique. Ses ressorts comiques approchent souvent ceux d’un milieu où les cocus sont légions, les passions éphémères et les secrets d’alcôve remplacés par des discussions discrètes dans des cabinets. Il semble que, depuis peu de temps, le rapprochement soit encore plus fort dans la mesure où la vie privée faite de ruptures, de réconciliations, de constats d’adultère, de maîtresses influentes prend une importance particulière.
On imaginait les frasques de Giscard. On connaissait celles de Mitterrand. On a découvert que Chirac devait avoir besoin de se confesser depuis les révélations de Franz Olivier Gisbert. On a suivi les péripéties du couple Sarkozy. Plus personne de bien informé ne peut s’empêcher de commenter celles de Hollande-Royal. On sait combien les mariages entre journalistes influentes et ministres présents ou passés a une importance dans la vie nationale. Et, tout ça sous le regard de citoyens englués dans de lourds soucis personnels ou collectifs ne leur permettant pas de rire de ces pantalonnades. Le déballage volontaire ou involontaire de la vie privée commence à peser sur la vie publique comme s’il fallait à tout prix estomper les choix politiques. Mais ces réalités furent de toutes les époques et il serait étonnant que la modernité nous en préserve.
Depuis quelques temps le changement réside dans la transposition des principes clés du « mariage » à trois dans la méthode de gouvernement. Le seul problème c’est que l’on ne sait pas encore quel sera véritablement le « cocu ». Chacun joue son rôle au sein du trio Chirac-De Villepin-Sarkozy avec l’espoir de tromper l’autre et de le contraindre à se retirer du devant de la scène. Et, dans le fond, le pays se contente d’attendre un dénouement proche sans pour autant apprécier le spectacle.
Le personnage principal autour duquel se noue l’intrigue répond au nom de Dominique Galouzeau de Villepin, ce que Feydeau aurait particulièrement aimé. Il tient sa fortune politique d’un mentor sans foi ni loi décidé à l’utiliser pour contrer son rival potentiel. Une sorte de Volpone qui fait le mort pour savoir comment vont se comporter les héritiers potentiels et plus encore pour leur tordre le coup quand ils s’approchent trop près de lui.
Considéré comme un poète ne s’étant jamais confronté à la rude réalité du suffrage universel par manque de courage, Crin Blanc souhaite casser son image d’aristo, d’esthète, d’énarque gestionnaire. Actuellement il a donc décidé, probablement conseillé par un gourou en communication, de se forger une stature d’homme d’Etat à poigne capable de tenir bon la barre dans les tempêtes. Pour cela il lui fallait un projet symbolique de son attachement à son camp même si dans le fond il était totalement inutile. En s’accrochant au CPE, dont chacun s’accorde à reconnaître l’inefficacité potentielle, il essaie de construire une autre image destinée à éclipser celle acquise par son rival dans la crise des banlieues. Il lui faut également estomper la regrettable bavure pour la base pensante de l’UMP que fut la dissolution, sur ses conseils, de l’assemblée nationale d’avril 97.
Alors Crin Blanc a décidé de transformer Matignon en Fort Alamo. D’autant que cette position met en fâcheuse posture ceux qui seraient, dans les rangs de la majorité, tentés de l’abandonner. Ils passeraient pour des traîtres vis à vis de leur socle électoral et plus encore ils seraient rapidement accusés de faiblesse idéologique. Le plus coincé de tous étant le Roquet de Neuilly que de Villepin avait soutenu lors des émeutes dans les banlieues. Il est ligoté par les événements sur son fauteuil de Ministres responsable du… maintien de l’ordre !
UN SIGNE FORT D'INDEPENDANCE
Sarko avait annoncé, il y a déjà quelques mois, qu’il quitterait le gouvernement un an avant l’élection présidentielle afin de reprendre une liberté d’expression qu’il n’a jamais perdue. Ce départ donnerait un signe fort d’indépendance et surtout lancerait la compétition au sein même de l’UMP dont il détient les clés. En musclant par sa pseudo résistance le climat d’hostilité au CPE Crin Blanc l’empêche pour l’instant de claquer la porte du domicile conjugal pour aller vers la liberté.
Sarko est donc condamné à soutenir du bout des lèvres une mesure dont il sait qu’elle lui porte un tort considérable pour son futur boulot potentiel de dans 14 mois. Il doit bouillonner intérieurement car cette lumineuse idée venue du « plus à droite que moi tu meurs » se jouant avec Crin Blanc perturbe singulièrement son plan A.
Désormais il ne craint qu’une hypothèse lui compliquant singulièrement la vie : De Villepin s’efface à la Jospin de la scène politique et Droopy Chirac fait savoir à tout le monde qu’il est logique que le numéro 2 du gouvernement, tellement populaire dans son camp, soit le remplaçant naturel… Comment se défiler ? Comment en pas laisser l’impression que, dans le fond, quand il faut abandonner la critique pour mettre les mains dans le cambouis le roquet se dégonfle.
Par ailleurs Sarkozy craint par-dessus tout la bavure demain. Il tremble à l’idée que l’esplanade des Invalides n’ait été qu’une annonce d’un avant-goût d’un Waterloo. Il fait donc monter Eric Raoult au créneau pour justifier par avance une éventuelle répression sévère pouvant toujours dégénérer. Ce député de la Seine Saint Denis s’est fait le spécialiste du discours sécuritaire pour le compte de son patron. Il a en charge la justification d’une éventuelle Karchérisation des manifs actuelles.
Il y a fort à parier que dès que le calme sera revenu Sarko prendra la tangente car il voudra éviter la faillite. Et ce soir à Douai, loin de l’agitation parisienne, Il devrait « préparer » le terrain pour cet fuite vers Neuilly son confort, ses certitudes, son image paisible.
APPARITION DANS LA SEMAINE
A l’Elysée il y a le troisième personnage qui se contente pour l’instant de compter les points. Il sait fort bien que le plus tard possible il lui faudra intervenir pour trancher sur ce CPE mais autant le faire en apportant satisfaction au plus grand nombre des spectateurs. Il va donc probablement effectuer son apparition dans la semaine afin de récupérer les débris de son gouvernement avec une déclaration obligeant Crin Blanc ou le Roquet à se positionner. C’est d’ailleurs la raison ayant conduit ce dernier à anticiper par son adresse à la France ce soir… La course de vitesse est engagée.
Si de Villepin se plante demain Chirac ne volera pas à son secours. Si dans le fond il ne s’en tire pas trop mal et que Sarko trébuche il retrouvera des accents gaulliens sur la chienlit à réprimer et sur un « Grenelle » de l’emploi des jeunes à organiser. Dans les deux cas c’est tout « benef’ » pour le Vieux qui sera forcément du coté du vainqueur.
En fait Droopy a redécouvert les vertus du silence et de la patience. Il joue au Raminagrobis en laissant s’approcher les souris agitées pour mieux les croquer. De toutes les manières il n’a plus rien à perdre… et c’est ce qui fait sa force pour pratiquer une gigantesque partie de poker politique menteur d’autant plus facile que dans le camp d’enfance Hollande est inaudible, Strauss Kahn a disparu, Lang continue à rêver d’une éternelle jeunesse, Fabius n’arrive pas à imposer son image de seul présidentiable crédible, Royal joue sur une certaine ambiguïté…
Le dernier acte du vaudeville approche. Une seule chose est sûre : les cocus ne sont pas sur la scène mais dans la salle ou chaque soir devant leur télé pour au « théâtre ce soir ». C’est ce qui fait la différence.
Mais je déblogue...
Les sociologues ont sûrement beaucoup commandé de thèses sur ce sujet et il serait étonnant que cette chronique apporte des révélations sur le poids de l’automobile dans les cinquante dernières années. Elle s’est installée progressivement au cœur de la société pour y devenir la préoccupation essentielle. Comme elle a su se révéler indispensable, rares sont celles et ceux qui mettent en doute sa prééminence. Il paraît en effet difficile, pour ne pas dire impossible, de critiquer ce dont on se sert constamment et dont on ne saurait se priver.Hier, sur la Place de la Prévôté, s’était installées des dizaines de véhicules antérieurs aux années 80 pour un rallye de prestige, sans autre enjeu que le plaisir de découvrir l’Entre Deux Mers sous un angle inhabituel. La plupart des spectateurs en admiration, devant l’une ou l’autre de ces "bagnoles", illustraient à merveille ce comportement de vénération du quatre roues. Ils s’extasiant sur des voitures leur rappelant forcément leur propre trajectoire sociale. Ils recherchaient un souvenir dans une carrosserie ou un bruit de moteur. De la Deux Chevaux à la Porsche Carrera on avait une belle exposition des fantasmes de la réussite d'antan.
Il fallait entendre les commentaires envieux, impressionnés, documentés sur une Citroën Traction Avant C15 dans son austère robe noire de gala ou ceux étonnés par ces étranges bolides que furent les Bugatti. Selon les générations on sentait bien que les envies avaient été fortes de se « payer » ce signe extérieur de richesse en une période de la vie où, malheureusement, le rêve fut inaccessible.
Avec un oreille attentive on comprenait parfaitement l’évolution des rapports entre la « bagnole » et la société. En effet, elle s’exprimait sur le passage du sentiment d’un aboutissement concrétisé par l’arrivée, à une certaine époque, dans la famille, d’une automobile vecteur de liberté de déplacement à celui de la possession d’un outil aussi économe que possible symbole de l’émancipation. Ce changement d’appréciation pèse sur l’avenir car ce qui était du superflu est maintenant devenu du fondamental.
L'Insee, dans une étude très complète de l'évolution du budget transports des ménages depuis quarante ans, relève que ces derniers consacrent 5.144 € à leurs déplacements chaque année, soit 14,9 % de leur budget aux transports. Pour le logement, les Français dépensent à titre de comparaison 8.440 € et 4.980 pour l'alimentation. Au sein de l'enveloppe consacrée aux transports, la part de l'automobile s'est accrue pour atteindre 83 % en 2004, soit 4.273 €, (contre 75 % en 1960). Et c'est bien ce modèle du "tout automobile", de la "voiture reine" qui est bousculé avec l'ère du pétrole cher. Plus d'un quart (27 %) des dépenses pour l'automobile vont aux achats de carburants et de lubrifiants et en 2006 c’est encore plus accablant. Il va falloir d’une manière ou d’une autre se pencher sur cette évolution dévastatrice.
L’automobile a par ailleurs bizarrement sanctuarisé l’image de la famille nombreuse, pourtant de moins en moins répandue, avec l’apparition du Monospace… 16,5%, c'est la part de marché qui est désormais ouverte sur le marché européen. Cette donnée en progression constante, se fait au détriment de la berline traditionnelle.
Je ne les vois pas dans un rallye dans cinquante ans au départ de la Place de la Prévôté… S’aligner en Renault Espace manquera singulièrement de charme et d’intérêt. En revanche s’il y a encore assez de pétrole pour les nourrir les 4x4 avec pare chocs anti-buffles auront encore les nostalgiques de leurs heures de gloire.
Pour le reste il faudra s’assurer que, les automobiles fabriquées à l’heure actuelle, auront la résistance des Bugatti ou des Tractions avant. Et ça c’est une autre histoire.
Mais je déblogue…

Le "besoin de savoir" traduit souvent une manifestation d’une frustration particulière. En effet, il fut une période où il ne suffisait pourtant pas à assurer un avenir. Pour poursuivre ses études, selon une formule consacrée et galvaudée, la motivation était en effet insuffisante. Elle ne tenait pas compte de viatique pour le bac. Elle était trahie par une absence de moyens financiers ou par la nécessité absolue de "gagner sa vie" selon une autre vérité annoncée comme une fin de non recevoir à la volonté de continuer à apprendre. En 1966, quand j’a passé le fameux bac unique de la réforme Fouchet il y avait eu environ 100 000 reçus. Un nombre ridiculement bas qui se situait à moins de 15 % de ma génération avec un taux de réussite inférieur à … 50 %. Dix ans plus tard on en était à 24 % d’une génération et à 65 % de réussite. En 86 à 65 % et à 75 % pour peut-être en 2006 terminer à 3 jeunes sur 4 d’une génération titulaires d’un bac soit un nombre assez proche de la réussite globale à cet examen. Nul ne songerait à penser que le niveau intellectuel d’il y a 40 ans était inférieur à celui de notre époque et que la soif de connaître était inférieure à ce qu’elle est maintenant.
De cette période pourtant est née un besoin impérieux d’effacer la désillusion de ne pas avoir assez consacré du temps à, non seulement apprendre, mais aussi et plus sûrement, à se cultiver. Le plus fort témoignage vient du succès foudroyant des universités du temps libre. Ces institutions récentes drainent des centaines et même des milliers de retraités désireux d’assouvir enfin leur besoin de renouer avec le savoir.
Ateliers pratiques, cours intensifs, conférences savantes, visites documentées, découvertes proches ou lointaines : jamais on n’a autant souhaité ne pas vieillir idiots. Ce phénomène va de pair avec le papy boom et plus encore avec la mise en retraite précoce pour nécessités économiques. Il illustre, dans le fond, la réussite du système éducatif d'antan qui a su conjuguer liberté d’apprendre et résultats scolaires purs.
C’est, en revanche, la fin programmée des clubs de ce 3° âge que personne ne veut atteindre…et des grandes bouffes qui ne font plus recette car, désormais, il faut absolument vieillir en ayant un esprit sain dans un corps sain ! On redevient étudiant (e) avec un entrain à nul autre pareil, une assiduité qui mériterait des appréciations flatteuses sur un carnet de notes. Ils sont ainsi 8 000 en Aquitaine (dont 144 en Créonnais) à poursuivre les études qu’ils n’ont majoritairement jamais eues le bonheur de faire.
Le problème c’est que ces nouvelles pratiques sociales sont essentiellement urbaines et confortent le sentiment que ruralité s’accompagne désormais exclusivement de télé… A l’heure où certains vont à leur cours sur "les fêtes des Flandres" chez Bruegel d’autres se calent pour faire la sieste devant l’inspecteur Derrick… Il n’y a plus guère de belote dans les cafés pour occuper les journées pluvieuses. On se morfond à la maison!
Le lien social du partage s’est distendu et malheureusement on a l’impression justement qu’il ne profite qu’aux plus avertis, aux plus informés, aux plus cultivés. Il est facile de vérifier que, là encore, comme ailleurs, dans une même génération le fossé se creuse sur la base du parcours professionnel et l’appétence qu’il a laissé pour le savoir.
En 2004, le nombre de retraités est estimé à 13,4 millions, y compris ceux percevant une pension de réversion ce qui donne une idée exacte de la réalité de leur poids dans la société actuelle. Il faut dire que, ceux qui sont actuellement sous ce statut social, représentent les générations du plein emploi. Leurs annuités ont été complètes et ils n’ont pas majoritairement connu de longues périodes d’interruption du statut d’actif. Ils ont donc les moyens de leurs ambitions culturelles et assument donc les frais inhérents à leurs passions. On est aux alentours de 1450 € bruts par mois pour les hommes et de 880 € pour les femmes auxquels il faut appliquer les prélèvements sociaux. Ces niveaux vont aller désormais en diminuant mais ils représentent pourtant un eldorado pour la consommation…
Il est pourtant particulièrement facile aujourd’hui de prédire que les nouveaux services destinés à aider les personnes âgées constitueront un puissant gisement de croissance de la demande et de création d'emplois pour les années à venir. Du portage des repas à domicile à la vente de certains plats cuisinés industriels, des systèmes de télé-alarme aux alternatives médicales et sociales au placement en institution, ces services sont en effet très nombreux. Mais s' ils constituent un potentiel indéniable, il faut prendre conscience, là aussi, de freins culturels (et pas seulement économiques) à leur développement. On le sait bien trop rarement mais les retraités actuels veulent être le plus indépendant et refusent souvent jusqu'au dernier moment le recours aux services de proximité.
Selon Robert Rochefort directeur du CREDOC « par la progression de leur nombre et par celle de leurs revenus, les retraités sont l'avenir obligé de la consommation ». Tiens donc je vais devenir un cœur de cible comme le fut il y a quelques années la ménagère de 50 ans !
Mais je déblogue…




