MAIS JE DEBLOGUE...
"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire.
C'est une intoxication indolore".
J. C. Guillebaud
Responsable de la Publication : jmdarmian@club-internet.fr
Personne n'a véritablement réagi et surtout on a évité les incidents en expédiant immédiatement dans la zone concernée des forces de l'ordre pourtant très nombreuses. Il n'y a même pas eu un responsable qui ait eu l'idée de bloquer la sortie des travées concernées par cette odieuse insulte. Ces policiers qui arrêtent en un clin d'œil des sans papiers et leurs enfants dans... les Préfectures n'ont pas eu le réflexe de se mobiliser pour interpeller en flagrant délit ceux que l'on a déjà parfois repérés depuis des mois et des mois mais qui ont... leurs papiers ! Il ne fallait surtout pas gâcher une fête télévisée par le service public et sponsorisée par des firmes respectables. On a attendu patiemment le lendemain pour s'indigner de ce que l'on avait parfaitement vu mais que l'on avait oublié l'espace d'un match de football à l'issue d'ailleurs douteuse !
Il est vrai qu'à l'occasion de cette finale, la Ligue professionnelle (LFP), pour mieux illustrer son partenariat officialisé la veille avec la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra), avait disposé tout autour de la pelouse dyonisienne des panneaux "Tous ensemble contre le racisme"... On a donc pas vu de suite où était le danger avec cette banderole quasiment néo-nazie dans ses fondements. Il a fallu de longues minutes avant que l'objet du délit ne soit retiré.
DU BEAU MONDE PASSIF
Cette humiliation pour des milliers de personnes dont le maire de Lens, très ému samedi soir après la rencontre, entend faire « une affaire d'Etat » puisque des plaintes devraient être rapidement et conjointement déposée au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Béthune ainsi qu'au TGI de Paris avec les citations en tant que témoins de Nicolas Sarkozy en personne, mais aussi de la Ministre de la Justice, Rachida Dati, et du Secrétaire d'Etat aux Sports et à la Jeunesse, Bernard Laporte, tous présents au stade... mais qui n'ont pas exigé la décision qui s'imposait : ne pas faire débuter le match tant que la banderole existait et surtout tant que ces initiateurs n'avaient pas été arrêtés ! le spectacle à tout prix a visiblement supplanté la morale et l'éthique.
Gervais Martel, lui, a été beaucoup plus net, après avoir dit sa façon de penser à l'arbitre de la rencontre, M. Duhamel qui lui aussi n'a rien vu et surtout ne s'est posé aucune question dans un contexte où les actes racistes dans les stades ne cessent de se multiplier. Il ne mâchait pas ses mots douze heures plus tard dans le cadre de l'émission France 2 Foot: "C'est une banderole dégueulasse. Je suis né dans la région Nord-Pas-de-Calais qui a apporté beaucoup à la France. Des gens ont laissé leur vie dans les mines. C'est un viol. Un écrit, cela reste toujours." Et le président lensois, solidaire de son homologue parisien, Alain Cayzac, d'en appeler à la Ligue comme aux pouvoirs publics afin que les auteurs de tels agissements soient lourdement punis: "Il faut prendre des sanctions extraordinaires pour les supporters qui ont rentré une telle banderole." On s'interroge en effet pour savoir comment, dans le contexte actuel, une banderole d'une telle taille a pu être introduite dans une enceinte dont l'entrée faisait l'objet de fouilles a priori minutieuses: "J'ai été fouillé, ma femme avec qui je suis venu au Stade de France également, expliquera Guy Delcourt. Il va aussi falloir que l'on m'explique comment des supporters peuvent rentrer avec une banderole de 25 mètres. Il faut demander des comptes aux responsables du Stade France". Troublant en effet... mais certainement pas le fait du hasard. On peut à tout moment être pris en flagrant délit par un radar automatique ou par une paire de... jumelles mais au stade de France on ne voit pas l'évidence pour éviter les incidents préjudiciables à ce que je n'ose plus appeler du sport ! De là à imaginer que ces agissements inadmissibles ont pu faire l'objet de complicités, il y a un pas que les investigations permettront de déterminer. Enfin on peut le croire ! Les effets d'annonce se sont multipliés. L'indignation rétroactive enfle. Mais n'empêche que le mal est fait !
BASTIA, SAINT ETIENNE, METZ ...
Il ne s'agit pas pourtant d'une nouveauté. Les précédents existent, à l'image de la récente affaire du jouer du club voisin de Libourne Saint Seurin Kébé, qui n'a valu à Bastia...qu'un match à huis-clos c'est à dire la perte des recettes de la buvette ! il y avait eu aussi la banderole du derby ASSE-OL de mars dernier qui avait révulsé déjà les gens un tant soit peu soucieux de citoyenneté et de sport. L'association de supporters stéphanois "Magic Fans" avait brandi une banderole portant l'inscription: "La chasse est ouverte, tuez-les", illustrée d'un chasseur blanc vêtu aux couleurs de Saint Etienne et poursuivant un personnage noir à l'effigie de Lyon. Chacun des joueurs Lyonnais faisait l'objet d'une comparaison avec un animal de la jungle (singe, rhinocéros, éléphant...) ce qui bien évidemment n'avait pas été considéré comme une injure à caractère racial, juste une bonne plaisanterie de potaches verts ! Le président Thiriez a lui affiché la plus grande détermination dans ce domaine en faisant appel de la sanction infligée à Bastia. On a eu les incidents de Metz avec des injures racistes venues également des tribunes. On a des injures scandées dans tous les stades...italiens, roumains, espagnols, allemands mais l'essentiel c'est partout de jouer pour la télé alors on attend le pîre.
Alain Cayzac adoptait un profil bas de circonstance car il sait parfaitement pourquoi il n'y a pas eu de réactions rapides : "Je ne sais pas si le PSG doit être sanctionné sportivement en lui retirant des points au championnat par exemple. C'est un autre débat. Cette banderole est arrivée sauvagement (sic). Les coupables doivent être condamnés sévèrement. C'est cela qui compte aujourd'hui. C'est blessant pour la population lensoise, et les Ch'tis dans leur ensemble, a reconnu Cayzac. Et cela porte aussi préjudice au PSG. Nous n'avions pas besoin de ça. J'ai honte. Je présente mes excuses à Gervais Martel et aux Lensois en général." Décidément, la joie parisienne aura été de courte durée... et bien décalée par rapport à la réalité.
UNE RECIDIVE PERMANENTE
Les supporteurs parisiens de la tribune Boulogne, frange la plus sulfureuse du PSG, ont condamné la banderole. «Nous nous désolidarisons de ce fait isolé de quelques individus a déclaré le porte-parole de la tribune Boulogne, Philippe Pereira. Nous nous excusons auprès de la communauté Nord-Pas-de Calais, des supporteurs lensois et du club de Lens.» Mais bien entendu ils ne connaissent pas ces supporteurs de noir vêtu qui lève leur bras de manière pour le moins équivoque quand leur club l'emporte (cette saison c'est évidemment plus rare). Bine évidemment quand pour Libération, « La tribune Boulogne, qui abrite les plus ultras des supporters parisiens, dont certains se sont faits comme spécialité, entre autres, de pousser des cris de singe dès qu'un joueur noir touche le ballon. » ce n'est pas inquiétant et annonciateur d'autres comportements.
Après les incidents de 2006 ayant vu la mort d'un supporteur tombé sous les coups de feu d'un policier menacé le ministre de l'Intérieur, un certain Nicolas Sarkozy annonce la dissolution immédiate des clubs de supporters « ne se désolidarisant pas de mouvements racistes ou d'actions violentes » et annonce que la tribune « Boulogne rouge » sera fermée jusqu'à nouvel ordre tandis que Marie-George Buffet demande à ce que le PSG joue à huis clos... On l'oubliera très vite car le PSG ne peut pas se priver de ses supporteurs et des recettes. D'ailleurs la réaction de l'un de ses joueurs est véritablement surprenante.
Jérôme Rothen s'est dit hier opposé à une sanction sportive mais favorable à « une sanction financière pour le club », sans « tomber dans l'exagération (sic) ». Pour le milieu de terrain du PSG, « le club n'y est pour rien, on ne peut pas se battre contre des gens qui ont soit des propos racistes soit des banderoles comme celle-là », qui « n'a rien à faire dans un stade ». Je me demande parfois si lui aussi à quelque chose d'intelligent à faire sur un stade !
Mais je déblogue...
NB / j'ai retrouvé la chronique intitulée "pas d'armistice pour les idiots" http://srv02.admin.over-blog.com/index.php?id=1019036106&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=691206969557
Des milliers de personnes ont ainsi défilé dans les rues, hier, à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires pour « l'avenir des retraites ». Les trois syndicats appelaient à manifester, après le lancement jeudi dernier de la concertation avec le gouvernement sur les retraites. Les organisations revendiquent une « vraie négociation » et refusent l'allongement prévu à 41 ans de la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein.
Dans la manifestation parisienne les leaders syndicaux, derrière une banderole demandant de stopper « la casse des retraites », ont souligné que ces manifestations de mobilisation n'étaient qu'un « début ». De son côté, la CGT a estimé entre 10.000 et 15.000 le nombre de manifestants à Paris et indiqué tabler sur « quelques dizaines de milliers de personnes » dans tout le pays. "C'est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays", a-t-il ajouté ! Alors que le gouvernement a annoncé des premières propositions pour la mi-avril, Bernard Thibaut a expliqué n'avoir pas "voulu perdre de temps, pour que les salariés soient sensibilisés et attentifs et exercent une pression s'ils ne veulent être déçus."
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a dit, lui, que son « souci était que l'on n'escamote pas le débat, la mécanique implacable défendue par le gouvernement aboutissant à avoir moins de retraites même en travaillant plus longtemps". A Toulouse, dans une ambiance festive, les banderoles affichaient des slogans tels que « La retraite des députés pour tous » pour Sud, « Pour le droit à une retraite décente » et « Face au Medef et au gouvernement, tous ensemble pour nos retraites ». A Lille, les personnes scandaient notamment: « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas, de cette société-là ». A Bordeaux, à la Rochelle, à Angoulême, à Roanne, à Clermont-Ferrand... on a aussi manifesté afin de vacciner le gouvernement contre une réforme latente mais qui aura du mal à passer.
ALLONGEMENT NON DIGERE
En effet près de six Français sur dix se disent contre l'allongement de la durée de cotisation pour réformer le système des retraites et plus de six sur dix sont opposés à un recul de l'âge légal de départ à la retraite, indique un sondage Ifop paru aujourd'hui dans le quotidien régional Ouest France.
Interrogés sur des « solutions envisagées pour réformer notre système de retraites », 56% des sondés se disent défavorables à l'idée d'allonger la durée de cotisation, contre 44% qui y sont favorables. Un clivage net apparaît entre les sympathisants de gauche, défavorables à 71%, et ceux de droite, favorables à 58%.
Selon un autre sondage, réalisé par CSA pour le Cercle des épargnants et publié jeudi, 62% des Français pensent que le passage de la durée de cotisation de 40 à 41 ans d'ici 2012 est « nécessaire ». Difficile de s'y retrouver !
Le sondage Ifop indique par ailleurs que 62% des Français sont défavorables à l'idée de « reculer l'âge légal du départ à la retraite au-delà de 60 ans », contre 38% qui se déclarent favorables.
Et 57% des Français sont pour « compléter le système de retraites par répartition au moyen de fonds de pension », contre 40% défavorables et 3% sans opinion. Une large majorité (67%) de Français se disent en faveur d'un prélèvement de cotisations sociales sur les stocks options (29% contre et 4% sans opinion). Par ailleurs, 92% des sondés sont défavorables à l'idée d'une diminution du niveau des retraites (8% favorables) et 75% sont contre une augmentation des cotisations sociales (25% pour). Voici donc l'urgence des réformes mise en cause... car ce n'est visiblement pas ce que les votes du 9 et du 16 mars démontrent.
BESOIN MORAL DE RECONNAISSANCE
Quelques rues plus loin ils étaient « près de 30.000 » selon les organisateurs, 16.500 selon la police. Querelle habituelle et ridicule sur une manifestation citoyenne qui a eu le mérite d'exister. Peu importe car l'intention est essentielle compte tenu du contexte peu favorable à la mobilisation. La manifestation a eu lieu et n'en déplaise au gouvernement elle a été réussie. Ces malades, handicapés et invalides, venus de toute la France, ont bel et bien défilé à Paris pour une manifestation à l'appel du collectif " Ni pauvre, ni soumis ", qui réclame un revenu d'existence "décent", au niveau du Smic brut. Une révolte de celles et ceux qui sont véritablement les oubliés de la société. " C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés, qu'avec ça, on ne peut pas vivre ", a déclaré Arnaud de Broca, président de la FNATH (accidentés de la vie et notamment du travail), une des associations organisatrices du mouvement. Pour cette manifestation " historique rebaptisée " Marche sur l'Elysée ", le collectif, qui regroupe une centaine d'associations, avait affrété 13 trains, 5 avions et 700 autocars et minibus.
Certains manifestants se déplaçaient à fauteuils roulants, d'autres avec des cannes blanches, beaucoup avaient revêtu les couleurs du mouvement "Ni pauvre, ni soumis", le jaune et noir, avec des panneaux portant les slogans: « 628 euros par mois, pouvoir d'achat, pouvoir de rien! », ou encore « Handicap, maladie = pauvreté ».
Une délégation d'une dizaine de personnes, adhérents d'associations, devait être reçue à l'Elysée en fin d'après-midi, pour remettre les plus de 50.000 signatures de soutien reçues par le Collectif pour réclamer un "revenu d'existence décent".
"Certes, des choses sont faites sur le handicap. Mais sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait trente ans qu'on ne veut pas en parler. On est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", avait déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'APF, avant le départ du cortège dans lequel l‘effet d'annonce de Nicolas Sarkozy à Tarbes augmentant l'AAH de 5 % n'a pas changé fondamentalement des choses. C'est plus une affaire de moral que de gros sous. On achète pas toujours les consciences avec une prime !
MORAL DANS LES CHAUSSETTES
En effet après les chiffres de la croissance plus bas que prévu, après le creusement des déficits, voici le moral des ménages. Un indice qui a continué de se dégrader en mars, chutant à son plus bas niveau historique depuis que l'enquête de l'Insee existe, c'est-à-dire 1987. La dégradation de cet indice peut laisser craindre un repli de la consommation dans les mois à venir. Autant dire un ralentissement de ce qui est aujourd'hui un des seuls moteurs de l'économie française... et on irait alors vers une crise dramatique car n'oublions pas que l'Etat a perdu, avec le paquet cadeau fiscal, ses annonces de suppression de crédits et de postes, ses promesses de baisse des impôts toutes ses marges de manœuvre.
L'Insee a annoncé que cet indicateur mesurant le moral des ménages a reculé d'un point à - 36 contre - 35 en février. Chiffre d'ailleurs assez étrange : le chômage est à un niveau historiquement bas, les industriels semblent rester confiants. Mais les ménages eux, s'enfoncent dans la sinistrose.
Evidemment, les spécialistes prennent bien garde de tracer un lien direct entre le moral et croissance. La corrélation n'a pas toujours été directe dans le passé. Pourtant, cette fois-ci, certains économistes notent qu'il est difficile d'imaginer que les comportements de consommation ne soient pas affectés. Les retraités ont perdu le moral. Les salariés sont à la peine et ne pense pas à leur avenir avec le sourire. Les handicapés et les accidentés de la vie ont démontré qu'eux aussi souffraient. Les profs et les lycéens voient se profiler une rentrée de misère. Même la météo n'est pas positive !
L'Insee note donc dans son enquête mensuelle que « les ménages ne sont plus optimistes sur les perspectives d'évolution de leur niveau de viev» et que « l'opportunité de faire des achats importants » s'éloigne. Sans compter que les Français considèrent que leur situation financière s'est dégradée. En cause, la perception des effets de la hausse des prix. Les ménages estiment que le moment est désormais venu de se reconstituer une épargne de précaution, quitte à délaisser les rayons des magasins pendant quelque temps encore. Or la perspective d'une remontée du taux d'épargne est qualifiée de dangereuse par les spécialistes car la consommation a été jusqu'à présent massivement soutenue par la forte augmentation de l'endettement des particuliers, dit-il. Maintenant que ces derniers ont épuisé toutes leurs cartouches en la matière et que les banques vont devenir plus méfiantes dans l'octroi de crédit, il est clair que le château de cartes ne tiendra plus. La semaine qui s'ouvre avec la manifestation des lycéens et des lycéennes prévue pour mardi devrait accentuer ce climat. Mais comme Fillon est plus populaire que jamais et que l'Ump a été réorganisée on peut donc attendre un miracle !
Mais je déblogue...
Il faut parfois rapprocher des informations dispersées et sans rapports réels. Ainsi en feuilletant les dépêches d'agences durant de longues
minutes en cherchant le contenu d'une chronique à bâtir, on finit par se demander si parfois il y a un hasard dans l'actualité. Il suffirait de mettre en miroir diverses sources pour ne pas avoir
à ajouter autre chose au contenu d'un texte. Le déficit public et l'endettement de la France se sont nettement aggravés l'an dernier malgré les discours longtemps rassurants du gouvernement,
contraint désormais de réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2008 sur fond de crise internationale. C'est désormais une vérité incontestable que seuls les fans du sarkozysme
idolâtre conteste avec des arguments de bateleurs d'estrade.
Le gouvernement a revu à la hausse son objectif de déficit public pour 2008, visant désormais 2,5% du PIB contre 2,3% prévu initialement. De son côté, l'Insee a revu à la hausse son estimation du
déficit public en 2007, à 2,7% du produit intérieur brut (PIB), contre 2,4% initialement prévu par le gouvernement, pour un total de 50,3 milliards d'euros. En 2006, il a été ramené à 2,4% du PIB
(contre 2,5% précédemment), a indiqué vendredi l'Insee.
Dans le même temps, la dette publique a augmenté de 5,2% à 1.209,5 milliards d'euros fin 2007, soit 64,2% du PIB, un niveau bien supérieur au maximum de 60% autorisé par l'Union européenne. En
2006, la dette avait progressé de seulement 0,4% pour un taux de 63,6% du PIB.
Selon le ministre du Budget, Eric Woerth, qui martèle son attachement à la «maîtrise des dépenses publiques» depuis son entrée en fonction, l'aggravation du déficit public est principalement liée
à un « dérapage des dépenses des collectivités locales » de l'ordre de 0,2 point de PIB. Dans le genre ce n'est pas de ma faute mais c'est celui des autres, il a franchi un pas que
l'actualité lui rappelle amèrement.
« Il y a une augmentation du rythme de dépenses des collectivités locales » qui « ne dégagent pas suffisamment d'autofinancement pour financer leurs investissements, il y a un vrai
problème », a estimé Eric Woerth, qui a souvent accusé les régions, majoritairement socialistes, de laisser filer le déficit. Dommage qu'il n'ait pas lu comme moi cette dépêche d'agence qui
l'aurait rendu peut-être plus modeste dans son diagnostic. A moins qu'il ait du mal à le croire.
CE N'EST QUE JUSTICE
Les frais de réception du ministère de la Justice ont en effet nécessité une rallonge budgétaire de 100.000 euros en 2007, a indiqué le porte-parole de la Chancellerie, confirmant une information
du site Mediapart. Selon Mediapart, « les dépenses ont grimpé de manière vertigineuse pour finalement atteindre 270.000 euros en décembre 2007, soit un dépassement de 30% par rapport au
plafond prévu ».
Lors de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole de la Chancellerie Guillaume Didier a précisé qu'« à l'automne 2007, il y a eu une rallonge de 100.000 euros », justifiée selon lui par
l'organisation de réceptions telles que celle tenue à l'occasion de la fête nationale, le 13 juillet, à la Chancellerie. Mediapart affirme que « fin mars, le montant des factures à honorer
était de... 112.356,67 euros », un chiffre que n'a pas contesté le porte-parole: «il est exact qu'en début d'année, les dépenses sont plus importantes » en raison notamment de l'organisation
de cérémonies de voeux ainsi que la réception de 70 ministres francophones de la Justice, à Paris les 13 et 14 février.
Il a contesté en outre que le contrôleur financier du ministère, un haut fonctionnaire dépendant du ministère du Budget, ait «rappelé à l'ordre» la ministre sur ses dépenses, comme l'écrit
Mediapart, «Toutes les dépenses ont été payées, c'est à dire validées, par le contrôleur financier ». Il a parlé de dépenses de maquillage pour des raccords en journée mais a réfuté
l'achat de... collants pour Madame la Ministre ! Ce sont deux dépenses que les contribuables ne risquent pas de trouver dans les comptes de la quasi totalité des collectivités territoriales «
flinguées » par Eric Woerth. On veut bien tout croire mais pourtant...
L'EUROPE VA NOUS SECOUER
Plusieurs économistes soulignent en effet que ce nouveau creusement du déficit s'explique aussi par les dépenses de fonctionnement qui ont augmenté de plus de... 12 milliards d'euros l'an dernier
et c'est dommage que, s'appuynat sur l'exemple de Rachida Dati, son collègue ne la rappelle point. Cette augmentation de 3,6%, nettement plus que l'inflation montre bien que la puissance publique
fait moins d'efforts qu'elle ne le prétend pour améliorer sa gestion. Quant au déficit des collectivités locales (7,2 milliards d'euros), il est certes très fort mais il émane au moins en partie
de transferts de dépenses que l'Etat ne compense absolument pas. Une dégradation qui survient malgré un reflux du déficit de la Sécurité sociale (-1,6 milliard, soit deux fois moins qu'en
2006).
Les rentrées fiscales ont également pesé sur le déficit, le taux des prélèvements obligatoires ayant diminué de 0,4 point, à 43,5% du PIB en 2007, en raison de la progression modérée des impôts
(+3,1%) freinée en particulier par la baisse de l'impôt sur le revenu payé par les ménages.
En septembre 2007, Eric Woerth a totalement oublié qu'il avait promis que la France tiendrait son engagement européen de ramener le déficit à 2,4% en 2007 et à 2,3% cette année... et que cet
engagement n'avait pas été pris par les collectivités locales socialistes ou non socialistes.
Il en est aujourd'hui réduit à prévenir que « dans un contexte économique extrêmement difficile, les finances publiques ne peuvent pas être en équilibre en 2010 ». C'est extrêmement gênant au
moment où la France s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne car sa tâche sera d'autant plus difficile que la croissance 2007 s'est contentée d'un maigre 1,9 % alors que le budget
avait été bâti sur une hypothèse de 2,25 %.
Et malgré l'optimisme affiché durant des mois face à la crise internationale, le gouvernement a finalement dû se résoudre à une révision à la baisse pour 2008, entre 1,7% et 2%. La seule
croissance vérifiée c'est donc celle des frais de réception du Garde des Sceaux. Elle illustre à merveille une gouvernance des apparences, de l'image, du paraître qui bien évidemment leurre en
permanence des citoyennes et des citoyens colportant des poncifs sur les critères de la vie publique !
A QUI LA FAUTE ?
Au ministère de l'Economie, on se refuse à
commenter, préférant s'accrocher à la thèse défendue depuis mercredi dernier par le Premier ministre et l'ensemble de la majorité : «L'économie de la France résiste mieux que celles de ses
voisins européens» à la crise mondiale. En attendant les chiffres, les discours et les paroles d'autosatisfaction vont bon train... comme si dans le fond tout était de la faute des autres.
Rappelons aux mémoires défaillantes que nous somme sous régime sarkozyste depuis bientôt 6 ans car le Président de la République a été Ministre de l'Economie et des Finances dans une vie
politique antérieure soigneusement gommée des commentaires ! Rappelons aussi qu'il a exercé les fonctions de Ministre de l'Intérieur ayant la tutelle des... collectivités locales et que c'est
sous son mandat que les plus gros transferts de charges ont été réalisés sans qu'il bronche !
Ne faut-il pas voir dans ces déclarations d'Eric Woerth la guerre qui débute entre un Etat Umptétisé jusque dans ses radicelles sur le terrain mais incapable de redresser une situation dramatique
et les collectivités locales majoritairement à gauche dans le pays ? C'est parti avec un fameux principe « c'est de la faute aux socialistes qui dépensent sans compter, qui sont incapables de
gérer, qui empruntent à tout va ! ». La réalité est pourtant tout autre. « Une fois de plus, le gouvernement n'assume pas sa mauvaise gestion! », s'indigne Alain Rousset le
président de l'ARF dans un communiqué. Selon lui, si le déficit de l'Etat s'accroît en un an de plus de 5%, c'est « tout simplement parce que le gouvernement a volontairement diminué ses
recettes fiscales, notamment lors du vote de la Loi TEPA en août dernier. Les collectivités territoriales ne sont pas responsables de ce mauvais résultat. La loi les oblige à voter leur budget en
équilibre contrairement à l'Etat", affirme-t-il sans risque d'être démenti par les faits !
Soulignant la responsabilité totale, du gouvernement, il estime que « non content de transférer des charges de fonctionnement sans donner les moyens équivalents lors des lois de
décentralisation, l'Etat ne cesse de faire les poches des collectivités dans des domaines où il est seul compétent ».
« En stigmatisant les collectivités territoriales, le gouvernement veut bien sûr désigner un coupable et se défausser, mais surtout les prévenir qu'il ne leur versera plus les dotations qu'il
leur doit au même niveau que les années antérieures, puisque les caisses sont vides », a estimé pour sa part la président de l'Association des Départements de France, Claudy Lebreton. «
Il n'y a pas de responsabilité à partager. Le désendettement de la France est l'affaire du gouvernement », assure-t-il, affirmant que « les caisses sont vides parce que le Gouvernement a
notamment choisi de renoncer à 15 milliards d'euros de marges de manoeuvre dans le paquet fiscal. Ce sont ces milliards qui lui manquent aujourd'hui pour affronter une dégradation prévisible de
la situation économique ». Il faudrait en parler à Rachida Dati : elle ne doit pas savoir que les caisses sont vides mais maintenant qu'elle est élue locale à... Paris elle va le constater
et l'expliquer à ses électrices et ses électeurs !
Mais je déblogue...
L'information passe souvent sur le fondamental afin de ne s'arrêter que sur le superficiel. Elle a cette particularité de reposer
essentiellement sur un mode de hiérarchisation dont on peut discuter les fondements. C'est ainsi que ces jours ci la revitalisation de l'alliance entre les « Frenchies » et la « perfide Albion »
a occulté bien des points essentiels pour l'avenir. C'est ainsi que les épouvantables constations faites sur la fonte des calottes glaciaires ont été reléguées au second voire au troisième plan !
Et pourtant bien plus que de savoir si les tenues officielles de Carla vont être commercialisées dans trois ou six mois on aurait dû ouvrir les journaux sur ces phénomènes dramatiques.
Grâce aux observations réalisées avec ce satellite, la Nasa a constaté que l'Arctique a perdu environ 10% de sa couche de glace permanente tous les dix ans depuis 1980.
La couche de glace s'épaissit en hiver et fond en partie quand le soleil revient au printemps et à l'été. La glace qui ne fond jamais, même lors des plus fortes chaleurs de l'été, est appelée la
couche de glace permanente. Or cela se passe en ce moment. Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre longtemps pour trouver des solutions technologiques. Les océans et les terres
environnantes dans la région arctique se sont réchauffés d'environ 1 degré Celsius au cours de la dernière décennie et la fonte de la couche de glace permanente dans l'océan Arctique se
transforme alors en cercle vicieux. L'océan en pleine eau absorbe davantage l'énergie du soleil que la glace, qui a un pouvoir réfléchissant, ce qui entraîne le réchauffement de l'eau, qui
provoque la fonte des glaces, qui entraîne l'agrandissement de l'océan en pleine eau et depuis quelques jours le système tourne à plein régime dans l'indifférence générale. Ou presque !
Ce réchauffement de l'océan Arctique a pourtant eu récemment des conséquences spectaculaires. En septembre, des chercheurs américains et canadiens ont annoncé que la plus importante plate-forme
glaciaire de la région arctique, vieille de plus de 3.000 ans, s'était rompue entre 2000 et 2002, une conséquence selon eux du réchauffement climatique à long terme . Des petits changements
concernant la glace pourraient avoir de grandes conséquences sur le cycle de l'eau et finalement sur le climat. Hier le climatologue allemand Christian-Dietrich Schönwiese affirmé que jamais la
situation liée n'avait été aussi préoccupante.
La fonte de la banquise dans l'Arctique est plus rapide qu'en Antarctique et représente une grave menace pour la montée des eaux. "Il y a une bombe à retardement au Groenland", a-t-il déclaré
hier, en marge d'un congrès sur les variations climatiques extrêmes qui se déroule jusqu'à demain à Hambourg (Allemagne) et auquel participent quelque 700 experts... ignorés du grand public !
La fonte de la banquise au pôle nord est susceptible d'entraîner une montée du niveau des eaux sur la planète beaucoup plus importante qu'évoquée pour l'instant, estime Christian-Dietrich
Schönwiese. Dans cet ordre d'idée le Centre national de la neige et de la glace de l'Université du Colorado (NSIDC) a annoncé mardi qu'un énorme pan de la banquise antarctique (pôle sud),
équivalent à près de quatre fois la superficie de la ville de Paris, a commencé à se désintégrer sous l'effet de la rapidité du réchauffement climatique. Selon des images satellite, cette
désintégration porte sur un pan de glace de 414 km2 faisant partie du plateau Wilkins. Elle a commencé le 28 février par le soudain décrochage d'un iceberg de 25,5 km de long sur 2,4 km de large
sur le flanc sud-ouest. Cet fonte est irréversible et va causer des dégâts durables car le processus décrit plus haut va accentuer.
UN RECORD ABSOLU
Tous les chercheurs sont donc inquiets. L'Arctique est en train de changer rapidement. Ce qui doit nous inquiéter, c'est que cela se passe maintenant et que nous allons devoir nous adapter à ce
changement et les responsabilités sont claires :le réchauffement climatique est probablement en partie dû à des variations naturelles du climat. Mais les spécialistes considèrent qu'une partie de
ce réchauffement est dû à l'activité humaine. Plus personne ne la maîtrise véritablement car tout le monde considère que l'effort quotidien est à effectuer par... l'autre ! C'est valable
localement comme globalement à l'échelle de la planète !
L'explorateur allemand Arved Fuchs, l'un des auteurs de la première traversée à pied de l'Antarctique en 1989, a exprimé son inquiétude face à ce phénomène très menaçant. Il a lui aussi renvoyé à
la situation en Arctique, plus dramatique à ses yeux : la partie des glaces proches du Pôle nord ayant fondu au cours de l'été dernier correspond à quatre fois la superficie de l'Allemagne ! «
C'est le record absolu depuis qu'on observe ce genre de phénomènes », a souligné l'explorateur
Selon les modèles climatiques, la banquise arctique disparaîtra pendant l'été d'ici à 2050 ou 2100. Or un nouveau calcul basé sur les mesures récentes et effectué par l'équipe de la climatologue
Julienne Stroeve ( université du Colorado, Boulder ) montre que la banquise, observée en septembre, fond trois fois plus vite que ne le disent les modèles, ce qui avancerait de trente ans la date
fatidique. Ce n'est pas paradoxalement fait pour inquiéter les pays riverains qui y... voient une aubaine économique dans la logique du profit organisé. C'est ainsi que les Russes surveillent
avec envie cette « déglaciation » qui leurs permet de revendiquer des territoires susceptibles de receler des matières premières d'avenir. Le brise-glace atomique "Rossia" a ainsi acheminé vers
l'Arctique de l'Est une expédition scientifique dont les membres ont passé six semaines à prospecter mètre après mètre la dorsale océanique de Lomonossov. Ce même brise-glace est récemment parti
pour une nouvelle mission consistant à poursuivre l'étude du plateau continental, y compris à l'aide d'appareils submersibles téléguidés. C'est devenu plus important que la conquête de
l'espace.
LES RUSSES OCCUPENT LE TERRAIN
L'importance de la mission confiée aux chercheurs est claire : ils doivent présenter des preuves
convaincantes attestant que le pôle Nord appartient à la Russie. Et il n'est pas seulement question du pôle Nord. Il s'agit d'un immense territoire océanique représentant un triangle dont la base
s'étend de la frontière norvégienne à l'ouest, au dtroit de Béring à l'est, au total 1,2 million de kilomètres carrés, autrement dit la superficie de l'Italie, de l'Allemagne et de la France
prises ensemble. La Russie, comme hier l'Union soviétique, a toujours considéré ce territoire comme sien. Encore dans les années 1920, le gâteau arctique a été divisé en cinq morceaux entre
l'URSS, les Etats-Unis, le Canada, la Norvège et le Danemark. C'était avant l'adoption de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer qui a limité les frontières extérieures des
puissances polaires à une zone économique de 200 milles nautiques au large de leurs côtes, le reste de l'océan étant proclamé patrimoine commun de l'humanité. Mais il y a une exception à la
règle: toujours conformément à la Convention, n'importe quel Etat peut élargir ses frontières maritimes de 150 milles supplémentaires s'il prouve que le plateau océanique en question représente
un prolongement immergé de sa masse terrestre.
Dans le cas de la Russie, il s'agit donc de prouver que la dorsale de Lomonossov est un prolongement de la plate-forme continentale sibérienne. Il y a cinq ans, la Russie a saisi la commission ad
hoc de l'ONU, mais ses arguments n'ont pas convaincu. Dans deux ans, Moscou compte renouveler sa tentative, et les chercheurs russes travaillent actuellement sur le problème. Le prix de la
question est connu: selon des estimations préalables, les réserves d'hydrocarbures du "triangle" revendiqué par la Russie représentent... 100 milliards de tonnes d'équivalent pétrole, soit un
quart ou un tiers des réserves mondiales. Alors la fonte de la banquise, ils n'en ont rien à faire !
UNE ZONE DE CONFLITS POTENTIELS
C'est pourquoi, comme on aurait dû s'y attendre, la campagne arctique lancée par Moscou n'a guère enthousiasmé les autres prétendants à la région arctique. Et ils sont nombreux ces derniers
temps: le Danemark, par exemple, affirme que le pôle Nord et ses environs n'appartiennent qu'à lui en raison de la proximité immédiate du Groenland, le Canada soutient de son côté que la dorsale
de Lomonossov vient du continent américain, tandis que les Norvégiens s'empressent désormais de régler le vieux différend avec la Russie concernant la zone litigieuse de 155 000 kilomètres carrés
en mer de Barents. On se chamaille. On se surveille. On s'attaque. On se militarise en douce.
Les Etats-Unis ont eux aussi redoublé d'activité. Encore en mai dernier, le vice-président de la commission aux affaires étrangères du Sénat américain, Richard Lugar, avait exigé que Washington
rejoigne au plus vite la Convention sur le droit de la mer afin d'éviter que Moscou s'approprie les régions riches en pétrole et en gaz. La dernière action des Russes a tout particulièrement
froissé les Etats-Unis. Le porte-parole du département d'Etat, Tom Casey, a déclaré sur-le-champ qu'un drapeau planté sous la banquise n'avait aucune valeur juridique.
Toutefois, il est difficile de souscrire aux tentatives des Américains, comme à celles des autres prétendants aux hydrocarbures arctiques, pour remettre en cause le droit des Russes à leur partie
du plateau continental océanique.
Il ne reste plus à Nicolas Sarkozy de nommer Claude Allègre qui nie tout réchauffement climatique comme médiateur international dans cette affaire. Ces serait un moyen de lui offrir ce poste dont
il rêve et de mettre tout le monde d'accord : la banquise fond normalement et personne n'en profite pour étendre son territoire. Ce serait dans la droite ligne de la politique actuelle : pour ne
pas avoir à régler un problème, il suffit de le nier ! Et pendant ce temps plonge un glaçon dans son cocktail en se promettant de se revoir dans trente ans. Quand ils sera trop tard !
Mais je déblogue...
Les Anglais ont reçu en pompes royales le couple républicain français. Une faste qui a du mettre du baume au cœur d’un Nicolas Sarkozy secoué par son propre peuple mais réconforté par l’une de plus vieilles monarchies mondiales. Il est certain que LES " magazines politiques " qui parlent des vrais événements du monde vont se régaler en fin de semaine : il y aura du cliché sensationnel pour papier glacé à se mettre sous le regard dans les chaumières. Le tabloïd britannique va frémir d’aise et les potins seront à la hauteur de l’enjeu de ce périple au pays des bonnets à poils ! La Grande Bretagne sait recevoir. Le problème c’est que ces fastes royaux masquent mal la misère rampante du pays quitté par Nicolas et Carla.
Le président socialiste de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud , probablement déçu de ne pas avoir été de la
délégation présidentielle, a gâché le spectacle pour ménagères de plus de 50 ans. Il a annoncé tout de go, sans se soucier des effets pervers produits par cette opposition entre les rites royaux
et la réalité quotidienne qu’il redoutait " un plan de rigueur d'une ampleur sans précédent " après l'annonce par le Premier ministre d'une révision à la baisse des prévisions de
croissance pour 2008. Mais que viennent faire des prévisions de croissance dans ce paysage idyllique où rien ne permet de penser que les lendemains ne chanteront pas !
" Nous sommes dans le scénario parmi les plus pessimistes qui avaient été présentés au moment de la loi de finances initiale ", à l'automne dernier, a déclaré le député PS de l'Isère
dont tout le monde admet la capacité d’analyse. .
Didier Migaud réagissait à l'entretien de François Fillon à paraître ce matin dans l'Express et qui est destiné à se démarquer du comportement de l’agité du bocal.
Le chef du gouvernement prévoit en profitant du rideau de fumée diffusé depuis Londres que la croissance française se situera entre 1,7% et 2%" pour 2008, alors que l'exécutif a bâti le budget 2008 sur une hypothèse de 2,25%. Un aveu, après les élections municipales et cantonales que l’on a menti aux électrices et aux électeurs lors du vote d’un budget non sincère et non véritable. N’importe quel maire qui aurait fait une telle supercherie serait sanctionné par la Cour des Comptes et l’autorité de tutelle. Il est vrai qu’être juge et parti préserve souvent de bien des ennuis. Le budget est faux, archi-faux mais… ce n’est pas de notre faute vont expliquer les ministres concernés les uns après les autres. Eric Wœrth avec sa tête de bedeau vous expliquera que si le denier du culte sarkozyste n’a pas rapporté autant que prévu c’est de la faute aux socialistes qui dénigrent la politique gouvernementale ! On se contentera de lire certaines prévisions pour vérifier combien le monde politique se discrédite en permanence par son goût pour la langue de bois.
ON COULE JOYEUSEMENT
Christine Lagarde responsable de ce fiasco économique n’y va pas avec le dos de la cuillère en vermeil. Dans un contexte catastrophique
(absolument tous les indices sont dans le rouge vif) le ministre de l'Economie, a affirmé, à son tour, hier, lors d'une conférence de presse que la France résistait…à la crise financière
internationale et que son " économie réelle (sic) se porte plutôt bien ". Elle refait une version du malade imaginaire. Elle a en effet toutefois confirmé que le gouvernement
allait, dans le contexte du ralentissement de l'économie mondiale, réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2008, tablant désormais sur une progression du PIB comprise entre 1,7% et
2%.
" Cela paraît un chiffre raisonnable compte tenu des incertitudes internationales et des bonnes performances de l'économie française ", a-t-elle dit, soulignant toutefois que
le consensus des économistes était de 1,6%. Le ministre du Budget Eric Woerth, a estimé à son tour que les nouvelles prévisions de croissance pour 2008 sont " fondées sur la plupart des
perspectives qui sont annoncées par l'ensemble des économistes. C'est réaliste. C'est pas plus inquiétant que ça " a-t-il estimé à l'issue du Conseil des ministres. Les prévisions de
croissance, " il faut les amender. On est dans un monde réel donc on les amende ", mais " la France est un des pays européens qui résiste le mieux ", a
assuré le ministre du Budget. Dans le fond ils font un remake de la célèbre chanson " tout va très bien Madame la Marquise "
" Nous attendons une croissance inférieure à celle que le gouvernement et l'Insee mettent en avant. Nous tablons sur une croissance de 1,2%, dans le bas du consensus "
Mais l’instabilité actuelle des taux de change et le niveau du dollar, qui permettent malgré tout à la France de limiter fictivement la hausse de la facture pétrolière, constituent un risque pour la croissance française et il faudra bien le reconnaître un jour ou l’autre. " La révision de notre taux de croissance nous amènera à revoir notre prévisionnel de déficit des administrations publiques " pour 2007, qui sera publié demain et qui devrait être " légèrement supérieur " à 2,4% du PIB initialement prévu. Cela entraînera également une aggravation du déficit pour 2008 alors que l’Europe nous a demandés instamment de… le réduire !
DISPARITION DE 10 MILLIARDS
" Nous n'augmenterons pas les dépenses ", s'est engagé François Fillon. " Pour les maintenir au niveau prévu, nous annulerons tout ou partie des sept milliards d'euros mis en réserve en début d'année " ajoute le " collaborateur " du Président de la République. Cette décision va diminuer le nombre des emplois, les investissements, les dépenses destinés à un milieu économique qui va ramer ! En fait ce sera la première étape du plan de rigueur que l’on étalera dans le temps. " Si le Premier ministre envisage d'annuler sept milliards de crédit, cela représenterait un plan de rigueur d'une ampleur sans précédent ", explique Didier Migaud sans être entendu.
Une telle erreur de prévision aura bel et bien des répercussions, puisqu'elle privera l'Etat 10 milliards d'euros de recettes fiscales et laisse prévoir un plan de rigueur de 20 milliards d'euros en deux temps avec un tour de vis budgétaire, suivi d'une hausse des prélèvements pesant sur les ménages alors que l’on aura les nantis derrière leur bouclier fiscal !
Le président de la commission des Finances a aussi estimé qu'il y avait " des silences troublants " dans l'entretien de
François Fillon qui n’a aps daigné s’exprimer devant les Parlementaires mais qui a précisé sa pensée de manière très idéologique dans un magazine. " Lorsque le Premier ministre dit que
la dette accumulée par la Sécurité sociale ne sera pas financée par des prélèvements obligatoires supplémentaires, il manque quelque chose : par quoi sera-t-elle financée ? ",
s'interroge celui qui sait de quoi il parle de l’avis unanime de tous les députés.
" Un gouvernement peut-il accepter une dégradation aussi forte de nos comptes publics sans réagir ? Nos partenaires européens nous laisseront-ils ? Ne nous imposeront-ils pas un certain
nombre de mesures ? ", poursuit Didier Migaud. C’est fini on va noyer le poisson de la récession. On va l’étaler comme une noix de beurre sur une grande tartine du temps, on va noyer
tout : mais la crise ne va pas s’interrompre ! A Londres on vous met les cerises sur le gâteau qui n’existe plus ! A court terme, on peut donc s'attendre à un ralentissement de la
croissance en France, amorti par les mesures fiscales. Si la crise dure, on peut cependant redouter un passage délicat… courant 2008 et surtout à une rentrée agitée ! La seule satisfaction
c’est que les autres vont encore plus mal et notamment les Etats-Unis que nous admirons tant !
UNE INFLATION DANGEREUSE
Dans un contexte international dégradé, le commerce extérieur français pèsera de nouveau sur la croissance au premier semestre, amputant
légèrement le Produit Intérieur Brut, ce fameux PIB dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais croisé dans son quotidien. Par ailleurs la baisse de l'activité et le resserrement des
conditions de crédit dans le monde freineraient également l'investissement productif, deuxième pilier de la croissance. Selon l'Insee, l'investissement des ménages en logement stagnerait même
durant tout le premier semestre… Or on sait que quand le bâtiment va tout va mais qu’à l’inverse si le bâtiment fléchit…
La croissance française sera donc, une fois encore, entraînée par son principal moteur, la consommation des ménages, qui accuserait une très légère baisse (un peu moins de 2% en rythme annuel)
mais résisterait malgré tout à " une inflation robuste et soutenue " et à des gains de pouvoir d'achat d'autant plus faibles.
Le pic d'inflation initialement prévu par l'Insee en février à 3% devrait finalement intervenir en mars, mais se maintiendrait à ce niveau jusqu'en juin. L'inflation énergétique tendrait à se
modérer tout en restant élevée, avec un baril de pétrole stabilisé autour de 95 dollars (impossible de croire à cette hypothèse), mais c'est surtout l'inflation alimentaire qui poursuivrait son
envolée.
" Entre juillet 2007 et juin 2008, les prix alimentaires contribueraient à l'inflation à hauteur de 1 point, dont 0,7 lié aux seuls prix des matières premières agricoles ",
explique l'Insee. Cette hausse de l'inflation n'est pas une bonne nouvelle pour les ménages, même si ceux-ci devraient résister à l'érosion de leur pouvoir d'achat. Des revendications salariales vont donc obligatoirement surgir et la fin de la présente année va être extrêmement difficile. Lentement la consommation va se réduire et les vacances risquent bien d’être tristes pour les acteurs du tourisme. Cette perspective obligera le gouvernement à l’effet " seconde lame ". La première aura nettoyé le budget de l’Etat des 10 milliards congelés, la seconde fera une coupe sombre sur les emplois et sur les crédits disponibles en arrêtant toutes les dépenses en octobre par exemple. Et comme les collectivités locales prises à la gorge par le contexte national seront obligées d’augmenter le coût de services et leur fiscalité pour compenser ce désengagement on aura vite fait de pointer du doigt leur manque de rigueur. D’autant plus facilement qu’elles sont maintenant majoritairement dirigées par… la Gauche !Mais je déblogue… explique pourtant de son coté Mathieu Kaiser, économiste chez BNP Paribas qui ne doit pas apparaître parmi les " économistes " sérieux que consultent les ministres qui comptent. En effet si la France tombe à 1,2 de croissance Didier Migaud annonce la terrible vérité : un plan de rigueur drastique va tomber sur le pays. Il ne sera pas officiel mais il sera bel et bien mis en œuvre avec ses conséquences pour les plus fragiles !
Il s’installe après les récentes échéances électorales un climat dont devrait se méfier le gouvernement actuel. D’abord en niant sa défaite et en défiant les citoyennes et les citoyens s’étant indiscutablement méfié de lui, Nicolas sarkozy a eu un comportement pour le moins léger. Il a en effet négligé, volontairement ou par simple mépris, le signal que lui ont adressé certaines catégories de françaises et de Français. Il a fait semblant d’oublier que celles et ceux qui n’étaient pas venus voter et avait " oublié " de voter pouvaient aussi appartenir à cette fameuse " majorité silencieuse " apte à se retourner en quelques semaines. Il devrait ensuite bien observer ces lendemains qui, s’ils chantent pas encore pour la Gauche, déchantent déjà à toute allure pour lui. Il déteste selon, ses propres dires les souvenirs de mai 68 et il va donc beaucoup souffrir car il n’a pas fini d’en entendre parler. Par exemple il serait bon qu’il entendre parler des racines de la révolte vieille de 40 printemps. Il saurait qu’elle a débuté chez les étudiants pour des raisons précises.
Or hier l’Unef a affirmé que 20.000 étudiants vont voir le montant de leur bourse baisser à la prochaine rentrée universitaire (entre 450 à 2.000 euros par an selon les cas) en raison d'une restriction des critères d'attribution décidée par le gouvernement. Selon le syndicat, cette baisse entraînera la perte pure et simple d'une bourse pour… 2.000 d'entre eux. Cette annonce pourrait vite mettre le feu au poudre dans un milieu réputé globalement peu indulgent avec le Président dont l’image ne correspond pas du tout aux espoirs mis en lui. Les soucis actuels qu’ils rencontrent n’ont en effet aucun rapport avec la " pipolisation " latente. Les étudiants remplissent en effet avec angoisse leur dossier de demande de bourse 2008-2009 et ont jusqu'au 30 avril pour le faire. Or c’est comme pour les contrats d’assurance, il vaut mieux avoir lu attentivement toutes les lignes. Il y a des détails qui peuvent poser problème dès la prochaine rentrée en obligeant les étudiants à travailler encore plus pour gagner plus et pouvoir payer leurs études.
LA BOURSE OU LA VIE
Le président de l'Unef Jean-Baptiste Prévost exige donc des réponses de la part de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, et il interpelle les députés sur cette réforme des bourses universitaires qui avait été décidée en septembre 2007… et mise en œuvre sur le terrain depuis quelques jours ! Sous couvert de simplification du système pas moins de 20.000 étudiants vont voir semble-t-il leur bourse baisser.
Certains critères concernant la situation personnelle des étudiants (...) seront baissés ou supprimés pour l'attribution des bourses ce qui va générer des chutes considérables des montants accordés. L’éloignement du domicile qui concerne plus de deux tiers des étudiants sera moins pris en compte. La notion de parent isolé qui concerne les 17% d'étudiants à la charge d'un foyer monoparental est tout simplement supprimée alors que la prise en compte du handicap (environ 12.000 étudiants dont 2.000 sont boursiers) disparaît discrètement.
L'Unef estime que " même en intégrant la meilleure prise en compte du nombre de frères et soeurs de l'étudiant et les revalorisations
prévues (...), 20.000 étudiants verront leur bourse recalculée à la baisse à la rentrée prochaine ".
Selon les calculs du syndicat, " 16.000 étudiants vont perdre un échelon de bourse, soit de 450 à 1.389 euros par an", et 4.000 autres "vont perdre deux échelons de bourse, soit de 900 à
2.000 euros par an ".
" Pour près de 2.000 de ces étudiants, ces diminutions vont entraîner la suppression de la bourse à la rentrée prochaine " assure le syndicat. Ces nouvelles arrivent à un bien mauvais moment… car il faudra expliquer qu’avec les franchises médicales, l’augmentation importante des prix de base, les droits d’inscription qui s’envolent, les loyers qui ne baissent pas, les étudiants les plus pauvres auront les mêmes chances de poursuivre leurs études que les autres ! Et un étudiant victime d’une injustice peut encore trouver quelques pavés sous la plage !
LYCEENS, PROFS : MEME COMBAT
A la place de Nicolas Sarkozy je demanderai une note à Darcos, en dépression, sur les deux principaux syndicats de lycéens qui appellent à manifester demain dans les grandes villes de France contre les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine dans le second degré. Ils rejoignent ainsi les syndicats d'enseignants qui multiplient les actions depuis le début du mois de mars avec, il est vrai plus ou moins de succés ! Tout le monde semble décidé à dénoncer les 11.000 suppressions de postes prévues dans l'Education à la rentrée 2008, essentiellement dans les collèges et les lycées. On commence tout à coup à s’apercevoir que la fin de la carte scolaire conjuguée à une diminution des heures d’enseignement va provoquer un séisme dans certains établissements. Comme tous les crédits sont supprimés à part ceux accordés aux… heures supplémentaires
Le SNES, principal syndicat d'enseignants des collèges et lycées propose par ailleurs aux parents d'élèves, aux lycéens et étudiants de s'associer à une journée de manifestations programmée pour le 2 avril prochain dans toutes les villes avec demander au gouvernement dont les caisses sonnent plus creux que creux de mettre en place un collectif budgétaire".
Enfin, une manifestation nationale à Paris déjà programmée pour le 17 mai est également en cours de préparation, annonce le SNES. Il faut absolument offrir à Nicolas Sarkozy un éphéméride de 1968 car il pourra ainsi anticiper sur ce qui l’attend. Darcos qui a été brillamment reconduit dans ses fonctions au nom du… mérite qui a été le sien lors des municipales devrait demander à Max Gallo de lui faire un résumé de la genèse de mai 68
La volonté de réforme du collège et du lycée affichée par le gouvernement a pour le moment comme principale traduction concrète la suppression de milliers de postes dans l'Education nationale et la réalité touche tous les établissements. Dans les conseils d’administration on prend conscience que les suppressions de postes ne sont aps faites que pour les autres. Dans les mouvements locaux très suivis s’associent dans les académies
enseignants, parents et lycéens, depuis maintenant plusieurs semaines, et on annonce l’arrivée des premiers lycéens demain dans les grandes villes. Par ailleurs, selon le SNES, les actions locales, et notamment les occupations d'établissements avec le soutien des parents d'élèves, se multiplient depuis le début du mois de mars. Mais quel est ce brouhaha qui monte ? Il ressemble étrangement aux prémices d’une autre époque celle qu’il fallait absolument éradiquer des mémoires ! Etudiants bernés. Lycéens angoissés… et maintenant élèves juges dépités !
JUPPE REND LA JUSTICE
Environ 170 élèves magistrats ont en effet manifesté devant l'Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux contre la réforme de leur
formation. Cette réforme devait être présentée dans la journée de hier au conseil d'administration de l'école à Paris. Les élèves, appelés auditeurs de justice, dénoncent fortement dans un texte
adopté en assemblée générale et qui sera présenté dans la journée au conseil d'administration " une réforme idéologique ", " incohérente " et
" inquiétante ". Après Darcos c’est encore Dati qui se met en vedette. Les futurs magistrats évoquent en particulier une réforme basée " sur une idéologie
managériale ", ou " une liste de compétences approximativement définies " et qui rappelle " les poncifs qui préside désormais à la formation des cadres du
secteur privé ". Etonnants ces jeunes gens : ont-ils eu connaissance d’une seule réforme ou d’une seule prise de position sarkozyste qui ne soient pas … idéologiques ?
Les auditeurs affirment dans leur texte que " le principe d'unité du corps judiciaire (...) est directement menacé par ce projet " et que l'indépendance serait également mise à
mal par une proposition de tutelle des magistrats sortants d'école par un juge plus ancien.
Après avoir lu ce texte et déployé des banderoles sur lesquelles ont pouvait lire " Réforme de l'ENM, magistrats mal formés le justiciable en fait les frais " ou " ENM
en danger ", les auditeurs se sont rendus devant la cour d'appel de Bordeaux puis devant l'Hôtel de ville tenu par le survivant de la filière chiraquienne canal historique Alain Juppé.
Il est devenu le symbole de la… résistance de droite en cours de constitution !
Cet " ami qui veut que du bien à Nicolas Sarkozy " et qui est prêt à le soutenir mordicus dans l’adversité se lache maintenant qu’il est sauvé des eaux ! D’ailleurs en tant qu’ancien Ministre des affaires étrangères, sur son blog beaucoup plus lu que le mien par des journalistes prévenus, il règle son sort au Président menacé de toutes parts en évoquant la Chine : les " responsables occidentaux " demandent à la Chine de " tuer avec retenue " au Tibet, accuse l'ancien Premier ministre, alors que le président son ennemi de 30 ans a appelé justement lundi Pékin à la "retenue" après les violences dans cette province. " Le premier mouvement, devant la répression sanglante des manifestations au Tibet par les autorités chinoises, c'est tout naturellement la révolte et la condamnation " écrit froidement le Maire de Bordeaux : "Et qu'entendons-nous dans la bouche des responsables occidentaux, politiques ou diplomates, de Washington ou New York à Bruxelles en passant par à peu près toutes les capitales européennes? Un appel à 'la retenue'! En somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de 'tuer avec retenue'! ". Sans pitié le bougre qui est en revanche en train de comploter avec quelques socialistes compétents pour récupérer la communauté urbaine de Bordeaux ! Durant la révolte tibétaine les affaires continuent.
Les étudiants se mobilisent. Les lycéens descendent dans la rue. Les profs frémissent. Les parents se réveillent. Les urnes boudent. Les
" amis " se démarquent. Le pouvoir d’achat s’effondre. L’inflation galope. La presse étrangère se déchaîne. Il ne manquerait plus que les télés rappellent comment avait débuté mai…
68 !
Mais je déblogue…
On pourrait croire que la France a pris conscience de l’absurdité manifeste de la guerre en enterrant sous le honneurs à l’insu de son plein gré à Lazarro Ponticelli. Extraordinaire paradoxe que personne n’a évidemment trop souligné que cette cérémonie qui a vu tous ceux que l’Etat Républicain compte comme personnalités de Droite, le lendemain d’une défaite électorale sans précédent. Dans un pays qui effectue la chasse aux sans papiers elle a honoré par des obsèques nationales un homme qui avait une histoire absolument contradictoire avec tout ce qu’affirment ostensiblement les personens qui lui rendaient hommage. Lazzaro Ponticelli, né à Bettola en Italie était officiellement le dernier Poilu de la Grande Guerre… alors qu’il n’avait combattu en France qu’un an pour être expulsé manu militari vers son pays encadré par des gendarmes français. Mais qui connaît véritablement son histoire que n’importe quel immigré clandestin pourrait raconter sans être forcément couvert de louanges.
Il avait grandi comme la plupart de ceux que pourchasse actuellement Brice Hortefeux dans une famille très pauvre de sept enfants qui vivait à Cordani un village de montagne. Son père travaillait sur les foires et était aussi à l'occasion menuisier et cordonnier. Sa mère cultivait le petit lopin de terre familial et trois fois par an descendait travailler comme journalière dans les rizières de la plaine du Pô. Elle partit en France pour essayer de gagner plus d'argent alors que son fils Lazare n'avait que deux ans. Son père et son frère aîné décédèrent brutalement quelques temps après. Le reste de la famille décida alors de tenter aussi sa chance à Paris et laissa le petit Lazare chez des voisins… Dommage que l’on n’ait pas davantage détaillé cette enfance qui pouvait largement éclipser la période 1914-1915 passée sur le front !
Lazaro commença à travailler dès l'âge de six ans, capturant des volatiles et fabriquant des sabots. Il utilisa l'argent gagné pour prendre le train et se rendre à Paris sans savoir sir ses maigres économies seraient suffisantes pour acquérir à 9 ans un billet de train Piacenza-Paris. Il décida donc de courir derrière le train, sur la voie ferée jusqu'à la frontière française, avec ses sabots sur l'épaule pour ne pas les user. Il débarqua Gare de Lyon en 1906, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler un mot de français et bien évidemment sans aucun papier ! Il campa trois jours et trois nuits dans la gare, jusqu'à ce qu'un chef de gare le remarque. Celui-ci tenta de l'interroger sur sa présence ici mais Lazaro, ne connaissant pas le français, ne put que lui répéter le nom d'un bistrotier, point de passage des Italiens de son village travaillant à Paris et dont on lui avait vaguement parlé avant son départ. Par chance, le chef de gare reconnut le nom et le conduisit chez le cafetier dont la femme le prit sous son aile.
LE SANS PAPIERS AU FRONT
Il commença à travailler comme ramoneur à Nogent sur Marne où résidait alors la plus importante colonie des Ritals en proie à une forme de racisme similaire à celle qu’on connut toutes les autres vagues d’immigration. Il devint crieur de journaux à Paris et gardait d'ailleurs un souvenir vif du 31 juillet 1914 jour de l’assassinat de Jean Jaurés car, à cette occasion, les gens s'arrachèrent ses journaux. Ce parcours est au moins aussi glorieux que celui qu’il a accompli sous l’uniforme du premier régiment de la Légion Etrangère à moins de 17 ans où il retrouva d'ailleurs l'un de ses frères, et fut envoyé sur le front à Soissons
En mai 1915, il se trouve près de Verdun alors qu’il n’est soldat français que depuis moins de 9 mois. En effet, avec l'entrée en guerre de l'Italie, il doit rejoindre l'armée italienne. Refusant de quitter l'uniforme français, c'est accompagné de deux gendarmes qu'il est amené à Turin ; Il est enrôlé de force dans le 3e régiment de chasseurs alpins, les Alpini, et combat les Autrichiens dans les Dolomites.
Il connut alors les fraternisations entre troupes autrichiennes et italiennes (beaucoup d'Alpini des Dolomites parlaient l'allemand). Sa compagnie fut sanctionnée et envoyée dans une zone de combats plus rude. En charge d'une mitrailleuse il est blessé sérieusement à la joue par un éclat d'obus lors d'une sanglante offensive italienne contre les positions ennemies. Il fut opéré sur place à vif et envoyé en convalescence à Naples. Il retourna au front en 1918 à Monte Grappa où il est confronté aux attaques au gaz, qui tuent des centaines de ses camarades : " Des hommes, touchés par les gaz, gonflaient et mouraient par paquets. Ceux qui arrivaient derrière étaient obligés de leur marcher dessus. Les corps éclataient comme des ballons..." C'est là qu'il apprend la signature de l'armistice. En fait Lazaro Ponticelli n’était pas un Poilu comme les autres car il avait peu connu les tranchées françaises et surtout combattu pour défendre son propre pays de naissance contre les envahisseurs autrichiens. Lui le " sans papier " arrivé à moins de 10 ans sur ce sol qu’il allait ensuite retrouver n’avait pas forcément le sentiment qu’il méritait l’hommage d’une nation qui en fit l’un de siens que vingt ans plus tard !
UN AFFRONT A TOUS LES AUTRES
Il fallut en effet une seconde guerre mondiale pour que Lazaro Ponticelli devienne officiellement Lazarre Ponticelli grâce à une voyelle qui changeait sa vie ! Etrange destin que celui qui aura vu un certain Max Gallo transfuge de la Gauche la plus moralisatrice (en son temps il fut le chantre du Ceres et pratiqua la chasse aux sorcières rocardiennes au sein du PS) faire son panégyrique en passant sous silence ce parcours ayant fait d’un immigré clandestin le " héros " d’une Grande Guerre par la longévité exceptionnelle de sa vie !
Désormais dévoué à Sarkozy, Max Gallo ne pouvait pas s’offrir une pareille description ressemblant étrangement à la sienne mais qu’il a vite oubliée pour les ors et les fastes d’un pouvoir qui l’a toujours fasciné et dont il ne peut pas se passer. Dommage que cette " guerre " sociale faite par Lazaro Ponticelli n’ait pas été lue dans les classes en complément du message de Guy Mocquet, trouvaille idéologique dont on a oublié la scandaleuse exploitation. Le dernier Poilu n’était qu’un " sans papier " qui refusait les honneurs qu’il jugeait abusifs d’un pays ayant oublié le sacrifice de seins !
" Cette guerre, on ne savait pas pourquoi on la faisait. On se battait contre des gens comme nous..."
" Je refuse ces obsèques nationales. Ce n'est pas juste d'attendre le dernier poilu. C'est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu'ils méritaient. On n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi
4000 MORTS SUR ORDONNANCE
Le président George W. Bush a appris avec " chagrin " que le nombre d'Américains tués en Irak
avait atteint 4.000 morts et assume la responsabilité des décisions qu'il a prises, a déclaré, hier, la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. " Evidemment, il éprouve du
chagrin en cet instant, mais il pleure chacune des vies perdues, de la toute première dans ce conflit à celles d'aujourd'hui ", a dit devant la presse Dana Perino après avoir parlé avec
George W. Bush plus tôt dans la matinée. " Et il porte la responsabilité des décisions qu'il a prises, et il porte aussi la responsabilité de continuer à se consacrer à
réussir ", a-t-elle ajouté.
Le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l'invasion de mars 2003 a atteint la marque symbolique des 4.000 après la mort de quatre soldats dimanche dans le sud de Bagdad. Pour
l'armée américaine, ce cap symbolique est purement arbitraire. " C'est artificiel dans le sens où on différencie la quatre millième perte tragique de la première ", déclarait
récemment le porte-parole Greg Smith très cynique dans une interview à Reuters. Ceux qui sont contre la guerre y verront pourtant une nouvelle raison d'y mettre fin. Ceux qui la soutiennent
insisteront sur les progrès militaires et affirmeront qu'à l'avenir, les victimes seront moins nombreuses. Aucune certitude dans ce domaine. George W. Bush a dit ne rien regretter de sa décision
de déclencher la guerre, qui a fait plonger sa cote de popularité au fil des années, tout en admettant un " coût élevé en vies ".
Comme c’est quasiment le cas dans tous les conflits Bush a lancé la guerre en espérant une victoire rapide avec un minimum de pertes. En mai 2003, il annonçait la fin des grandes opérations de
combat mais l'armée américaine s'enlisait dans les mois suivants face à l'insurrection. Le millième soldat américain allait mourir en septembre 2004, 18 mois après l'invasion, peu avant la
réélection de Bush pour un second mandat. Le bilan grimpait à 2.000 morts en octobre 2005, en pleine guérilla sunnite contre le gouvernement de Bagdad, puis à 3.000 en décembre 2006, avant que
Bush ne décide d'envoyer 30.000 hommes en renfort pour réduire une violence ayant fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils et des millions de déplacés.
Dans quel camp s’engagerait maintenant Lazaro Ponticelli : celui des gens défendant leur terre contre une envahisseur venu de l’extérieur ou dans celui des soldats supposés apporter la paix et la démocratie à un peuple. Je suis certain qu’il aurait pensé à ces 4 000 morts anonymes auxquels on rendra un hommage appuyé l’espace d’une cérémonie mais qui dans le fond sont moins importants que les survivants. Les uns ne votent plus. Les autres resteront électeurs.
Mais je déblogue…
On pourrait croire que la France a pris conscience de l’absurdité manifeste de la guerre en enterrant sous le honneurs à l’insu de son plein gré à Lazarro Ponticelli. Extraordinaire paradoxe que personne n’a évidemment trop souligné que cette cérémonie qui a vu tous ceux que l’Etat Républicain compte comme personnalités de Droite, le lendemain d’une défaite électorale sans précédent. Dans un pays qui effectue la chasse aux sans papiers elle a honoré par des obsèques nationales un homme qui avait une histoire absolument contradictoire avec tout ce qu’affirment ostensiblement les personens qui lui rendaient hommage. Lazzaro Ponticelli, né à Bettola en Italie était officiellement le dernier Poilu de la Grande Guerre… alors qu’il n’avait combattu en France qu’un an pour être expulsé manu militari vers son pays encadré par des gendarmes français. Mais qui connaît véritablement son histoire que n’importe quel immigré clandestin pourrait raconter sans être forcément couvert de louanges.
Il avait grandi comme la plupart de ceux que pourchasse actuellement Brice Hortefeux dans une famille très pauvre de sept enfants qui vivait à Cordani un village de montagne. Son père travaillait sur les foires et était aussi à l'occasion menuisier et cordonnier. Sa mère cultivait le petit lopin de terre familial et trois fois par an descendait travailler comme journalière dans les rizières de la plaine du Pô. Elle partit en France pour essayer de gagner plus d'argent alors que son fils Lazare n'avait que deux ans. Son père et son frère aîné décédèrent brutalement quelques temps après. Le reste de la famille décida alors de tenter aussi sa chance à Paris et laissa le petit Lazare chez des voisins… Dommage que l’on n’ait pas davantage détaillé cette enfance qui pouvait largement éclipser la période 1914-1915 passée sur le front !
Lazaro commença à travailler dès l'âge de six ans, capturant des volatiles et fabriquant des sabots. Il utilisa l'argent gagné pour prendre le train et se rendre à Paris sans savoir sir ses maigres économies seraient suffisantes pour acquérir à 9 ans un billet de train Piacenza-Paris. Il décida donc de courir derrière le train, sur la voie ferée jusqu'à la frontière française, avec ses sabots sur l'épaule pour ne pas les user. Il débarqua Gare de Lyon en 1906, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler un mot de français et bien évidemment sans aucun papier ! Il campa trois jours et trois nuits dans la gare, jusqu'à ce qu'un chef de gare le remarque. Celui-ci tenta de l'interroger sur sa présence ici mais Lazaro, ne connaissant pas le français, ne put que lui répéter le nom d'un bistrotier, point de passage des Italiens de son village travaillant à Paris et dont on lui avait vaguement parlé avant son départ. Par chance, le chef de gare reconnut le nom et le conduisit chez le cafetier dont la femme le prit sous son aile.
LE SANS PAPIERS AU FRONT
Il commença à travailler comme ramoneur à Nogent sur Marne où résidait alors la plus importante colonie des Ritals en proie à une forme de racisme similaire à celle qu’on connut toutes les autres vagues d’immigration. Il devint crieur de journaux à Paris et gardait d'ailleurs un souvenir vif du 31 juillet 1914 jour de l’assassinat de Jean Jaurés car, à cette occasion, les gens s'arrachèrent ses journaux. Ce parcours est au moins aussi glorieux que celui qu’il a accompli sous l’uniforme du premier régiment de la Légion Etrangère à moins de 17 ans où il retrouva d'ailleurs l'un de ses frères, et fut envoyé sur le front à Soissons
En mai 1915, il se trouve près de Verdun alors qu’il n’est soldat français que depuis moins de 9 mois. En effet, avec l'entrée en guerre de l'Italie, il doit rejoindre l'armée italienne. Refusant de quitter l'uniforme français, c'est accompagné de deux gendarmes qu'il est amené à Turin ; Il est enrôlé de force dans le 3e régiment de chasseurs alpins, les Alpini, et combat les Autrichiens dans les Dolomites.
Il connut alors les fraternisations entre troupes autrichiennes et italiennes (beaucoup d'Alpini des Dolomites parlaient l'allemand). Sa compagnie fut sanctionnée et envoyée dans une zone de combats plus rude. En charge d'une mitrailleuse il est blessé sérieusement à la joue par un éclat d'obus lors d'une sanglante offensive italienne contre les positions ennemies. Il fut opéré sur place à vif et envoyé en convalescence à Naples. Il retourna au front en 1918 à Monte Grappa où il est confronté aux attaques au gaz, qui tuent des centaines de ses camarades : " Des hommes, touchés par les gaz, gonflaient et mouraient par paquets. Ceux qui arrivaient derrière étaient obligés de leur marcher dessus. Les corps éclataient comme des ballons..." C'est là qu'il apprend la signature de l'armistice. En fait Lazaro Ponticelli n’était pas un Poilu comme les autres car il avait peu connu les tranchées françaises et surtout combattu pour défendre son propre pays de naissance contre les envahisseurs autrichiens. Lui le " sans papier " arrivé à moins de 10 ans sur ce sol qu’il allait ensuite retrouver n’avait pas forcément le sentiment qu’il méritait l’hommage d’une nation qui en fit l’un de siens que vingt ans plus tard !
UN AFFRONT A TOUS LES AUTRES
Il fallut en effet une seconde guerre mondiale pour que Lazaro Ponticelli devienne officiellement Lazarre Ponticelli grâce à une voyelle qui changeait sa vie ! Etrange destin que celui qui aura vu un certain Max Gallo transfuge de la Gauche la plus moralisatrice (en son temps il fut le chantre du Ceres et pratiqua la chasse aux sorcières rocardiennes au sein du PS) faire son panégyrique en passant sous silence ce parcours ayant fait d’un immigré clandestin le " héros " d’une Grande Guerre par la longévité exceptionnelle de sa vie !
Désormais dévoué à Sarkozy, Max Gallo ne pouvait pas s’offrir une pareille description ressemblant étrangement à la sienne mais qu’il a vite oubliée pour les ors et les fastes d’un pouvoir qui l’a toujours fasciné et dont il ne peut pas se passer. Dommage que cette " guerre " sociale faite par Lazaro Ponticelli n’ait pas été lue dans les classes en complément du message de Guy Mocquet, trouvaille idéologique dont on a oublié la scandaleuse exploitation. Le dernier Poilu n’était qu’un " sans papier " qui refusait les honneurs qu’il jugeait abusifs d’un pays ayant oublié le sacrifice de seins !
" Cette guerre, on ne savait pas pourquoi on la faisait. On se battait contre des gens comme nous..."
avouait Lazare Ponticelli quand les journalistes lui demandaient de raconter " sa " guerre. " On ne voulait pas faire la guerre, on nous a obligé à la faire sans qu'on sache pourquoi ", en effet, toute désobéissance conduisait au mieux selon lui des tranchées de Verdun au bagne de Cayenne ou au pire valait le peloton d'exécution." Je refuse ces obsèques nationales. Ce n'est pas juste d'attendre le dernier poilu. C'est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu'ils méritaient. On n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi
". Il estime que le travail de mémoire arrive trop tard. " On s'en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n'était plus nombreux et qu'on était fatigués. ". Ces phrases prennent toute leur signification le jour où l’on annonce le quatre millième mort en Irak dans la camp américain (one ne compte plus les centaines de milliers de morts irakiens). Dommage que George W. Bush le dernier grand ami de la France sarkozyste !4000 MORTS SUR ORDONNANCE
Le président George W. Bush a appris avec " chagrin " que le nombre d'Américains tués en Irak
avait atteint 4.000 morts et assume la responsabilité des décisions qu'il a prises, a déclaré, hier, la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. " Evidemment, il éprouve du
chagrin en cet instant, mais il pleure chacune des vies perdues, de la toute première dans ce conflit à celles d'aujourd'hui ", a dit devant la presse Dana Perino après avoir parlé avec
George W. Bush plus tôt dans la matinée. " Et il porte la responsabilité des décisions qu'il a prises, et il porte aussi la responsabilité de continuer à se consacrer à
réussir ", a-t-elle ajouté.
Le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l'invasion de mars 2003 a atteint la marque symbolique des 4.000 après la mort de quatre soldats dimanche dans le sud de Bagdad. Pour
l'armée américaine, ce cap symbolique est purement arbitraire. " C'est artificiel dans le sens où on différencie la quatre millième perte tragique de la première ", déclarait
récemment le porte-parole Greg Smith très cynique dans une interview à Reuters. Ceux qui sont contre la guerre y verront pourtant une nouvelle raison d'y mettre fin. Ceux qui la soutiennent
insisteront sur les progrès militaires et affirmeront qu'à l'avenir, les victimes seront moins nombreuses. Aucune certitude dans ce domaine. George W. Bush a dit ne rien regretter de sa décision
de déclencher la guerre, qui a fait plonger sa cote de popularité au fil des années, tout en admettant un " coût élevé en vies ".
Comme c’est quasiment le cas dans tous les conflits Bush a lancé la guerre en espérant une victoire rapide avec un minimum de pertes. En mai 2003, il annonçait la fin des grandes opérations de
combat mais l'armée américaine s'enlisait dans les mois suivants face à l'insurrection. Le millième soldat américain allait mourir en septembre 2004, 18 mois après l'invasion, peu avant la
réélection de Bush pour un second mandat. Le bilan grimpait à 2.000 morts en octobre 2005, en pleine guérilla sunnite contre le gouvernement de Bagdad, puis à 3.000 en décembre 2006, avant que
Bush ne décide d'envoyer 30.000 hommes en renfort pour réduire une violence ayant fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils et des millions de déplacés.
Dans quel camp s’engagerait maintenant Lazaro Ponticelli : celui des gens défendant leur terre contre une envahisseur venu de l’extérieur ou dans celui des soldats supposés apporter la paix et la démocratie à un peuple. Je suis certain qu’il aurait pensé à ces 4 000 morts anonymes auxquels on rendra un hommage appuyé l’espace d’une cérémonie mais qui dans le fond sont moins importants que les survivants. Les uns ne votent plus. Les autres resteront électeurs.
Mais je déblogue…




