MAIS JE DEBLOGUE...
"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on
respire.
C'est une intoxication indolore".
J. C. Guillebaud
Responsable de la Publication : jmdarmian@club-internet.fr
Il paraît que la grande trouvaille politique des prochains mois se résume en des idées générales derrière lesquelles ch  acun est invité à mettre ce que bon lui semble. La technique est simple car elle permet ainsi à tout le monde de se reconnaître dans une sorte de programme " auberge espagnole " forcément populaire. J'ai cru déceler, dans quelques rares affirmations publiques, que nous irions vers une nouvelle forme de démocratie dite " participative ". Cette nouveauté me laisse dubitatif car elle ressemble étrangement à ce que prônait Hubert Dubedout, l'ex-maire emblématique de Grenoble avec ses groupes d'action municipale (GAM) ou plus largement le Parti Socialiste Unifié (PSU) à travers ses propositions sur l'autogestion. Comme quoi un eu toujours faire du neuf avec du vieux.
Il faut admettre que comme Monsieur Jourdain pratiquait la prose sans le savoir, nous sommes depuis une bonne dizaine d'années à Créon des adeptes forcenés de la " citoyenneté participative " qui ne recouvre pas exactement les mêmes concepts car moins ambitieuse dans ses apparences.
Cette approche de la gestion locale inspirée par les principes de l-implication du plus grand nombre de personnes non seulement dans la prise de décision mais aussi dans le suivi des décisions offre l'inconvénient d'être épuisante. Elle nécessite, en effet, une capacité à accepter la contestation, à déployer une force permanente de conviction, à ranger sa susceptibilité au rayon des défauts perdus. Elle exige une présence permanente, une capacité à se plonger dans la vie de proximité, à consacrer quasiment toute son énergie au dialogue. Et, en plus, il faut savoir que la déception guette car on est vite accusé d'omnipotence et plus encore de confiscation du pouvoir. Le plus décevant arrive quand vous ne rencontrez jamais les ardents défenseurs de ce type de vie sociale, dans les rendez-vous que vous échinez à organiser. L'affluence toujours décevante relève également de la douche froide !
La " démocratie participative " ne repose pas absolument pas sur une solution, une technique, une forme précise d'action mais, et c'est là son exigence, sur une dynamique aux multiples facettes. Il faut devenir un généraliste respectueux de la globalité de l'action et surtout pas un spécialiste déterminé à n'en traiter qu?une parcelle valorisante. A l'échelle locale il ne faut pas trop rêver car l'exercice devient périlleux tant les responsabilités sont diversifiées et changeantes. Je doute que la recette soit applicable partout et en toute circonstance. Mieux je suis certain qu'actuellement elle ne correspond pas à sa pureté originelle.
La conception de la "participation citoyenne", se construit, comme les fusées sur plusieurs étages, destinées à mettre un projet en orbite. Le premier d?entre eux est forcément le plus solide et le plus sécurisé car il constitue la base de toute implication réelle. L'élu local, quelle que soit son implication, ne doit jamais oublier qu?il est détenteur d'une mission d?intérêt général et qu'à ce titre la décision lui revient toujours. Il ne saurait y avoir d'ambiguïté initiale sur ce principe car ce ne serait que tromperie sur la réalité du pouvoir.
LA PANACEE EN LA MATIERE
Le système associatif est " vendu " trop souvent comme la panacée en la matière. Il semble évident que l'intervention des citoyens au plus près de leurs préoccupations, sans la médiation des élus, pourrait paraître comme une avancée vers une démocratie plus directe. La réalité est tout autre. Non seulement, il y a des limites à cette vision mais un examen réaliste de cette pratique permet de faire apparaître les mêmes défauts que le système de la démocratie représentative parfois aggravés.
Jean-Claude Coiffet Professeur de Sciences économiques et sociales. Chargé de conférence à l'IEP de Bordeaux. Vice-président du Cercle Condorcet de Bordeaux a publié un excellent article sur ce sujet car il donne une vision objective d?une idée à la mode pas si miraculeuse que l'on veut bien l'affirmer.
Il est, selon lui, par exemple " illusoire de penser que la vie associative est une expression directe des citoyens. Là aussi la parole des associations est celle des responsables (Président ou bureau) dont la désignation n'offre souvent pas plus de garanties démocratiques que les autres formes de délégations de pouvoir. C'est particulièrement vrai justement pour les associations d'intervention para-politique. Crées par un individu ou un groupe d'amis qui ensuite font de la retape pour avoir des troupes, il serait inconcevable et même inélégant de remettre en cause le pouvoir des créateurs ". De plus, même si, au sein de telle ou telle association, les règles démocratiques sont respectées, elle ne saurait représenter que ses seuls adhérents (souvent très peu nombreux sauf en situation de crise) et non la population au nom de laquelle elle prétend parler (voir par exemple les associations de parents d?élèves). Un tel système reviendrait en fait à ce que les partis politiques parlent au nom des citoyens sans jamais qu'ils affrontent le suffrage universel. Dès qu?un sujet quelconque peut procurer la moindre égratignure aux égoïsmes il entre vite dans le champ associatif se transformant en outil de contestation plus moins ouvertement relayé par le système politique. Le problème sur le grand contournement de Bordeaux prend par exemple ce chemin et donnera une vision extrêmement révélatrice de la perversion de ce que l?on présente comme une innovation révolutionnaire.
CONFRONTATION D'EXPERTS
L'intervention des associations dans le débat politique tourne en effet très souvent à la seule confrontation d'experts. La nature même de ses groupements souvent spécialisés dans un domaine et la personnalité des responsables conduisent à contourner l'aspect politique (l'intérêt général) pour se concentrer essentiellement sur la contestation technique de la décision concernée.
La vision "généraliste", qu'au fond des élus locaux doivent impérativement avoir parce que traitant de tous les problèmes sur la longue durée, est trop souvent remplacée par une bataille de techniciens se jetant des chiffers, des rapports, des prévisions à la figure. Leurs arguments d'autorité technique, écrasant les malheureux élus réputés ignares, stérilisent le débat et dépossède le citoyen, qui ne peut évidemment pas trancher entre les affirmations contradictoires " d'autorités scientifiques " aussi apparemment compétentes les unes que les autres.
Dérapage normal dans la mesure où, on l'a vu précédemment, le pouvoir étant entre les mains des technocrates, l'éventuel contre-pouvoir doit aussi se placer sur le même terrain. On joue à une sorte de jeu d'échecs avec face à face des universitaires, des ingénieurs, des techniciens, des énarques, des conseillers... Le caractère limité territorialement et temporellement des associations présente un risque majeur : l'affrontement de groupes de pression essentiellement préoccupés de faire valoir leurs intérêts particuliers. Le plus malin, le plus puissant médiatiquement et/ou financièrement, le plus spectaculaire, le plus bruyant l'emportera, en dehors de toute préoccupation d?intérêt général et souvent sans la moindre validation populaire. Il y a là, certes une saine pratique sociale de l'expression de tous les intérêts contradictoires mais aussi une négation de la démocratie et même du politique en général, qui n'est pas la somme des intérêts particuliers mais la confrontation des idées dans la recherche de l'intérêt commun. Le risque est donc grand de voir ainsi disparaître l'esprit civique et d'aboutir à un système de contre pouvoirs éphémères se parant de la citoyenneté mais qui supprime tout débat et dévalorise l'action publique, tous les coups étant permis pour emporter "le morceau".
BEAUCOUP PLUS MODESTE
A Créon notre "citoyenneté participative " reste beaucoup plus modeste car elle repose d?abord et surtout sur une phrase d'Alfred Sauvy mise en exergue d?une revue de 1977 intitulé " Lumières sur Créon " lors d'une mémorable campagne électorale : "Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets ". Ca reste, presque trente ans plus tard, le fondement de notre gestion locale. Rencontre trimestrielle sur un thème précis, édition d'un hebdomadaire municipal gratuit depuis 23 ans (1 300 exemplaires diffusés), mise en place d?un site internet très détaillé, constitution de comités consultatifs locaux liés à un sujet ou un projet particulier mêlant citoyens, usagers, élus; lancement de l'opération étalée dans le temps intitulée " Quartiers de fêtes " pour favoriser le lien social ; participation systématique des élus à la vie des 52 associations autogestionnaires d'un pan de la vie quotidienne, compte rendu annuel public direct de mandat communautaire? Dans l?année un citoyen créonnais a plusieurs dizaines d?opportunités d'avoir une appréciation démocratique de la manière dont est gérée sa commune ou son intercommunalité. En 2005 plus de 800 personnes ont, d'une manière ou d'une autre, fréquenté ces rendez-vous. C'est peu... Encore trop peu. Mais ça a au moins le mérite d4exister et de continuer à fonctionner sans être dans un programme politique national
Mais je déblogue...
Prochain rendez vous de démocratie participative ce jeudi 1° juin à 20 h 30 salle du conseil de Créon sur les problèmes des "ressources en eau! Profitez-en...
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Il existe, en matière de communication, un principe voulant que l’on se construise son image à l’extérieur de son territoire et jamais véritablement sur les lieux de son action quotidienne. En effet, les femmes et les hommes qui vous observent aiment bien, que les autres renvoient de l'estime pour celle ou celui que vous avez choisi. La confirmation de sa propre appréciation rassure et en plus offre l’avantage de rendre forcément plus intelligent.
Très longtemps le général de Gaulle a utilisé cette manière de se rallier une opinion intérieure hésitante en allant rechercher la " grandeur " loin des mesquineries de son pays. Il revenait réconforté, sur le sol français, à l’issue de périples marqués par des réceptions enthousiastes de peuples en extase devant son franc parler (" Vive le Québec Libre !) ou la grandeur de sa pensée. Il accomplissait de longues expéditions pour, à travers sa personne, faire acclamer le France, démontrant ainsi qu’il incarnait bel et bien une nation.
Mitterrand n’adorait pas ces bains de foule qui affolaient les services d’ordre gaullistes. Il préférait les actes symboliques : La main dans la main avec Helmut Kolh, le petit déjeuner à Prague avec Václav Havel en 89, le dialogue avec Mandela…ont notamment donné le sentiment qu’il était une référence à l’échelle planétaire. Le Pape lui-même, Jean Paul II a bâti toute sa stratégie médiatique sur ses nombreuses sorties du confetti " vaticanesque " pour aller rechercher la gloire universelle sur tous les continents et dans les contrées les plus isolées.
Sachant que le plus dur demeure d’être prophète en son pays, bien des hommes entrent dans l’Histoire en se rendant dans un ailleurs forcément plus reconnaissant.
Notre Droopy élyséen, certainement conseillé par sa fille favorite, a décidé de suivre ce chemin vers la rédemption médiatique exotique. Privé depuis des mois en raison de son accident vasculaire cérébral d'excursions officielles qu’il affectionne, il a tenté, alors qu’il était en passe de sombrer dans les sables mouvants des affaires, d’aller reconquérir le terrain perdu au Brésil et au Chili. Ce n’est pas des hasards que ces destinations car elles portaient, en elles, les valeurs prometteuses du renouveau.
BENEFICIER DES RETOMBEES DU MIRACLE BRESILIEN
En s’affichant aux cotés de Lula, Droopy pensait certainement bénéficier des retombées du mir acle " brésilien ". La décision de traverser l’Atlantique n’ a en effet été confirmée qu’il y a… deux mois. Luiz Inacio Lula da Silva empêtré dans un scandale de corruption qui frappait sa formation politique, le Parti des Travailleurs, depuis mai 2005 avait besoin de se refaire une santé sur la scène internationale. Sa réélection, lors des prochaines présidentielles s’éloignait dans une tourmente touchant tous ses proches.. Tout a changé : c'est au contraire le président français, à la suite de l'affaire " Courant clair ", qui espérait une bouffée d'oxygène celui qu’il présente comme son " ami brésilien " ragaillardi. Le Brésil a oublié pour un temps ses problèmes politiques et a respiré désormais au rythme des entraînements de son équipe nationale de football, avant le Mondial allemand.
Les critiques contre Lula n'ont certes pas disparu car sa réputation d'honnêteté patiemment construite pendant vingt ans était menacée par son propre parti, coupable d'avoir financé de façon illégale ses campagnes électorales.
Contre toute attente, la corruption n'éclabousse pas le Président, car l'opinion publique estime, dans sa majorité, qu'il n'en est pas responsable.
Notre Droopy à Brasilia n’a tiré aucun profit de ce climat qu’il aimerait tant voir s’installer dans l’opinion française. En dépit des démonstrations d'affection dont il est coutumier, il a eu le désagrément, selon Libération, de s'exprimer devant le Congrès national du Brésil déserté par une immense majorité de parlementaires. Un camouflet supplémentaire qui n' a absolument pas redonné un peu de baume au cœur de notre Droopy ne pouvant s’éloigner de la capitale en raison d’un risque de récidive de son AVC. Là où De Gaulle Avait été accueilli par une foule luxuriante, il a traversé des artères vides et indifférentes. La France porte désormais le fardeau de ses turpitudes internes.
LE PALAIS MYTHIQUE DE LA MONEDA
En franchissant les Andes Chirac pouvait espérer tirer un plus grand profit de son passage dans le palais mythique de La Moneda. Pour y être personnellement entré il y règne en effet une ém  otion palpable. L’ombre de Salvador Allende, les bruits terribles d’une armée meurtrière envahissant les salles , la peur que peut représenter la fin d’une démocratie victime de ses errements politiciens… peuplent l’esprit de celui qui traverse simplement les cours intérieures.
Tout, dans ce lieu, désormais occupé par une femme refusant compromission, laxisme, combines, corruption plaide en faveur d’une vision nouvelle de la vie politique. Rencontrer Michelle Bachelet aurait pu, sur ces bases, constituer un véritable bain de jouvence selon tous ses conseillers en communication. Une autre que lui avait bien puisé, en début d’année, à Santiago, une grande partie de sa tactique mûrement analysée et copiée, pour faire passer l’image avant l’idéal. Une méthode devait aller comme un gant à Droopy en quête d’un bol d’oxygène.
Or, à Santiago, en plein palais de la Moneda où Salvador Allende trouva la mort il y aura 33 ans un autre 11 septembre tragique de 1973, il a subi l'humiliation, vendredi soir, de devoir répondre à une question comparant la France à une "république bananière" à propos de l'amnistie de Guy Drut .
Insupportable pour lui et son entourage, ce " parasitage " a contribué à rendre quasi inefficace sa rencontre avec la nouvelle présidente chilienne, Michelle Bachelet… et a relégué sa visite au rang de voyage d’adieux convenus.
Don Chirac", comme l'a baptisé le maire de Santiago, a vérifié que le compte à rebours de sa carrière a bel et bien commencé. Discrédité en France par une succession de crises politiques, Chirac avait choisi deux pays hautement symbolique du Nouveau Monde pour se refaire une santé. Il semble, selon, les informations que j’ai reçues du Chili que son retour vers Paris n'ait été pavé que de bonnes intentions avortées. Michelle Bachelet, méfiante et surtout soucieuse de ne pas perdre son aura de femme intègre et intransigeante avec la morale en politique ait fait le strict minimum diplomatique.
comme l'a baptisé le maire de Santiago, a vérifié que Discrédité en France par une succession de crises politiques, Chirac Il semble, selon, les informations que j’ai reçues du Chili que son retour vers Paris n'ait été pavé que de . Michelle Bachelet, avec la morale en politique ait fait .
PRIS DANS UN PIEGE
En fait Droopy ressemble de plus en plus à ces animaux pris dans un piège et qui cherchent vainement une sortie. Il se heurte au mur de verre ou au grillage des réalités. Il a espéré, l’espace de quelques jours, échapper aux parois qui se rapprochent inexorablement. Son retour s'annonce décisif après ce double échec lointain.
Il doit en effet difficilement digérer le premier anniversaire de la claque du Non au traité constitutionnel européen dont Jacques Julliard chantre du Nouvel Obs avoue maintenant : " Je crois que, pendant des années, on ne fera pas avancer l'idée de Constitution. D'ailleurs, ça n'était pas forcément une bonne idée. C'était flatteur et ça rappelait les grands précédents comme la révolution française ou la révolution américaine (…) Je pense que l'on a eu tort de choisir l'idée de Constitution. Je suivrais plus volontiers l'idée de Rocard qui parlait plutôt de règlement intérieur ". Tiens donc, le Nouvel Obs fait machine arrière. Alors Chirac...
Il attendra surtout, avec angoisse, mercredi. Pas pour le conseil des Ministres face à un Sarkozy triomphant, mais par crainte de lire dans le Parisien les meilleurs extraits de l’audition par la police du "corbeau" Jean-Louis Gergorin... et surtout à cause de la sortie au cinéma d'un film à charge signé Karl Zéro retraçant sa carrière politique : " Dans la peau de Jacques Chirac ".
On sera loin, très loin, de la conquête de l’Amérique. Ca ressemblera plutôt à la traversée de l’Atlantique à la rame ! Avec un avantage : le port n’est plus très éloigné.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Des paillettes. Beaucoup de paillettes. Du beau linge. Beaucoup de beau linge. Des paroles. Beaucoup de bonnes paroles. Des rêves. Beaucoup de rêves. Le Festival de Cannes, avant d’être une rencontre autour du cinéma, est devenu un miroir aux alouettes, une sorte d’anti dépressseur collectif qui consisterait à présenter une société fictive, un microcosme parfait, riche, célèbre qui éclipserait les miasmes et la boue du quotidien. On y voit des visages heureux, des robes splendides, des couples idylliques, des gens déjantés, des femmes et des hommes inaccessibles… En plus, ces personnes porteuses d’une autre réalité ne trichent pas avec leur métier. Elles ne vendent pas autre chose que de l’extraordinaire et leur univers ne prétend jamais à la vérité. Contrairement à tous ceux que vous pouvez voir défiler sur des plateaux illuminés pour des effets d’annonce sans lendemain. Eux au moins les gens du cinéma affichent la couleur : ils ne proposent que de la fiction.
Le festival de Cannes n’échappe cependant pas aux soubresauts de tous les lieux où se jouent les récompenses. Un savant saupoudrage international éclipse parfois le mérite des uns ou des autres car les enjeux financiers sont considérables. Croire qu’il s’agit uniquement d’une affaire d’art au sens pur relèverait des scénarii pour midinettes. Cannes a pourtant réussi à traverser toutes les crises pour devenir chaque année le cœur, durant douze jours du cinéma du Monde. Cette permanence dans la notoriété d’un rendez-vous à la française constitue une particularité remarquable. En effet on sait que tout ce que nous inventons, que nous portons à l’échelle mondiale finit souvent de l’autre côté de l’Atlantique. Dans un monde de la désillusion quotidienne le plaisir de magnifier l’illusion séculaire des écrans blancs ne se boude pas.
Le 28 décembre 1895, les frères Lumière organisaient la première projection cinématographique publique et payante. Elle eut lieue dans le salon indien, au sous-sol du Grand Café, à Paris. Le billet d'entrée coûtait un franc et donnait le droit de voir une dizaine de bandes d'environ une minute chacune (dont la fameuse " sortie des usines Lumière ") réalisées par les frères inventeurs. Le public se montra d'abord méfiant, il redoutait une simple projection de lanterne magique, est trop occupé par la préparation des festivités du nouvel an mais il est immédiatement séduit par " l’arrivée du train en gare de La Ciotat " et il paraîtrait même que des spectateurs on fait un sursaut de recul pour éviter le train, pensant qu'il fonçait réellement sur eux.
Trente trois personnes avaient donc, pour leur plus grand plaisir, assistées à cette première projection. On notera que Georges Méliès en faisait partie et l'on raconte même qu'il aurait proposé aux frères Lumière d'acheter leur invention contre une forte somme d'argent. Ceux-ci auraient refusé, expliquant que le cinématographe n'était en aucun cas un divertissement mais bien une technique scientifique moderne…
Cannes, plus de 110 ans plus tard, a pris le contre pied total de cette volonté d’inventeurs devenus bien moins célèbres que des vedettes ayant profité de leur esprit créatif. Auguste et Louis Lumière n’avaient certainement imaginé qu’un soir, le monde entier attendrait que l’on nomme une palme d’or pour renforcer la crédibilité de la création cinématographique.
ECHAPPER A L’ANONYMAT
La remise des prix a été totalement abolie dans notre système éducatif. Elle allait à l’encontre de tous les principes égalitaires. Il semble que le concept reprenne du poil de la bête. Certes il n’y a encore aucun risque que l’on revienne aux cérémonies d’antan qui clôturaient la journée consacrée au Certificats d’Etudes mais Cannes, de manière anachronique, symbolise cette mentalité voulant que l’on distingue, dans la masse, ce qui peut être considérée comme une élite.
En France, par exemple, on ne cesse de produire des œuvres ayant plus ou moins de succès et le moindre accessit obtenu sur la Croisette permet d’échapper à l’anonymat de l’industrialisation cinématographique.
Ainsi en 2002 le système avait sorti 163 films pour passer à 184 en 2003 et retomber à 167 en 2004 . Il faut admettre que tous ne relèvent pas du jury de Cannes mais qu’ils permettent au moins au Français de demeurer une langue d’expression artistique. Le phénomène le plus marquant aura été que, dans ce contexte, en 2005, on a constaté une nouvelle hausse spectaculaire du nombre de films produits : tous les records ont été battus puisque jamais, dans l'histoire du cinéma hexagonal le nombre de créations d'initiative française (187 films soit 3 films de plus qu'en 2003, où un seuil historique avait déjà été franchi, et 20 de plus qu'en 2004) avait attaient un tel niveau. La même tendance s'observe pour les productions minoritaires, dont le nombre augmente fortement aussi pour porter à 240 le nombre total de films agréés, soit 28 de plus qu'en 2003 et 37 de plus que l'an dernier.
Ces nombres démontrent la vitalité de la production française mais ne rassure pas tout le monde : la multiplicité de l’offre ne se traduit pas nécessairement pas un accroissement de la fréquentation. Le problème de la distribution reste en effet posé car les mastodontes américains écrasent tous les autres et certains films produits en France ne sont finalement jamais distribués en salles. Les prix deviennent alors essentiels car ils évitent le financement outrancier de campagnes de promotion.
UNE TRES MAUVAISE NOUVELLE
Le fait que " Les indigènes " ait décroché un pri x collectif de l’interprétation masculine va anisi probablement donner une nouvelle dimension au sujet qu’il traite. C’est une très mauvaise nouvelle pour la théorie de " l’immigration choisie " du Roquet de Neuilly car justement les héros (au deux sens du mot) n’avaient pas véritablement choisis de venir défendre un pays qui les a ensuite méprisés. La phrase de Jamel Debbouze s’exprimant devant un parterre médusé et mal à l’aise restera comme le symbole de l’anti Cannes traditionnel : " Grâce au cinéma je suis passé du RMI (Merci Rocard) à l’ISF ". Voici que la " racaille " s’installe sur la croisette dans l’une des villes les plus racistes de France (les sketchs remarquables des Guignols l’avaient déjà souligné).
Prix d'interprétation masculine, Jamel Debbouze, Sami Bouajila, Roschdy Zem et Bernard Blancan, les acteurs présents de "Indigènes" de Rachid Bouchareb ont fait " tâches " dans un palmarès bien léché. Ils ne correspondent pas aux portraits types des acteurs. Leur parcours relèvent davantage de l’aventure sociale que de la formation académique. Je ne sais pas si c’est un préjugé mais j’ai senti que le " sérail " n’appréciait pas, outre mesure, cette intrusion de quatre olibrius autodidactes et inclassables dans un milieu où ses dames font assaut d’élégance. Et pourtant le choix de les récompenser va probablement éclipser tout le reste du palmarès !
" 1944-1945... Libération de l'Italie, de la Provence, des Alpes, de la vallée du Rhône, des Vosges, de l'Alsace (…) Cette remontée victorieuse et meurtrière vers l'Allemagne a été le fait de la 1ère Armée française (…) : 200 000 hommes, parmi eux 130 000 "indigènes" dont environ 110 000 Maghrébins et 20 000 Africains... (…) Le film raconte l'histoire oubliée des soldats dits "indigènes" à travers l'épopée de quatre d'entre eux. Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassir (le goumier) qui sont des voltigeurs. Réputés pour leur endurance, leur sens du terrain, leur courage dans le corps à corps, on les envoie en première ligne..." Depuis hier soir ils se sont retrouvés dans un autre combat. Pas certain qu’il soit plus aisé que celui mené par " Les indigènes " de la Libération car il n’est pas sûr que la sortie du film s’inscrive dans un contexte aussi consensuel, tant tout ce qui touche à l’histoire et à l’enseignement du fait colonial (dont l’enrôlement de troupes indigènes dans l’armée française est un des aspects) est devenu sensible…
Tiens, je lance un défi politique pur et précis : que tous les profs d’histoire bien pensants aient le courage de sortir avec leurs classes en début d’année scolaire pour les conduire face à la réalité de ce film ? Il pourrait se faire accompagner de tous leurs collègues pour un acte civique au moins aussi décisif que celui consistant à s’évertuer à enseigner théoriquement un volet délibéremment oublié de notre histoire. Si Cannes ne servait qu’à cela…
Mais je déblogue
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Il arrive que l’on puisse avoir confiance dans les sondages et qu’ils aient une valeur indicative générale. Pour moi, ils dégagent souvent de grands courants d’opinion ou des tendances modifiables au fil du temps. Beaucoup plus que des résultats précis potentiels il vaut mieux qu’ils se présentent comme des " baromètres " susceptibles d’annoncer de tempêtes ou des embellies. Il faut ainsi considérer une enquête d'opinion réalisée par CSA et publié le 10 octobre dernier dans le Parisien. Elle avait fait la une du quotidien avant d’être ensevelie sous les affaires que soulève régulièrement le seul journal encore un tantinet populaire. Pourtant les résultats de cette mesure instantanée du ressentiment des Françaises et des Français mériteraient d’être ressortie de la naphtaline de l’opinion dominante dans la période actuelle
En effet 76% des 700 personnes interrogées n'avaient déjà pas confiance dans leurs élus. 85% pensaient qu'ils se préoccupaient surtout de leur carrière ; 62% qu'ils étaient coupés de la vraie vie et 49% qu'ils étaient corrompus ! C’est clair, net et sans aucune bavure. On ne peut pas écrire que le tableau soit particulièrement réjouissant. Et, ce ne sont pas les événements de cette semaine qui vont redresser la barre. Si l’on complète le désastre on ajoute que les côtes de popularité de ceux d’entre eux qui ont en charge le pouvoir s’effondrent et que les seuls véritables hommes d’Etat susceptibles de remettre un semblant d’ordre dans la boutique ne décollent pas. Jamais les femmes et les hommes prétendant faire de la politique ont été autant obligés de raser les murs.
Le moral des députés de l’UMP est, par exemple, dans leurs chaussettes Cardin et on en arrive à ce qu’ils n’osent même plus se montrer sur le terrain tant la situation devient préoccupante. Pierre Lelouche, député UMP de Paris ne s’y trompe d’ailleurs pas : "Dans le climat actuel, il m'arrive de me demander si nous ne sommes pas en train, tous ensemble, d'aller droit dans le mur en klaxonnant, en laissant la France à Jean-Marie Le Pen et à Ségolène Royal".
N’empêche que tous ces événements, qui paraissent parfois très éloignés de la vision locale que peuvent avoir les citoyens de leurs élus, commencent à lourdement peser sur le moral des plus modestes d’entre eux. Ils en prennent plein la gueule de tous les cotés et ont bien du mal à se persuader que… c’est la rançon de leur engagement au service de la population qui leur aurait fait confiance. Beaucoup d'entre eux écœurés préfèrent prendre le large.
GANGRENE DE LA REPUBLIQUE
Je souffre personnellement et durablement de ce contexte de gangrène de la République. S’il y en a qui, en se regardant dans la glace, le matin, lors du rasage pensent à occuper le Palais de l’Elysée, je me contente de plus en plus à m’interroger sur ma motivation à poursuivre un chemin dans la vie publique. Je sais qu’à la lecture de cet aveu les appétits vont s’aiguiser et que quelques-un (e)s penseront qu’une voie… royale s’ouvre devant eux mais j’ai l’honnêteté de me poser la question car le doute s’empare bien de moi quand je constate que je suis mis parfois dans le même sac que tout le reste.
Depuis 1976 je ne milite justement une autre idée de l’action au service des autres. Je n’ai jamais économisé mon temps et je n’ai jamais refusé les coups à prendre. C’est pourtant usant surtout quand il faut sans cesse se mettre au service de gens qui ensuite oublient très vite ce dont ils sont porteurs. C’est même déprimant quand je constate que, pour la majorité des électrices et des électeurs, la seule référence à une fonction élective range dans le box… des accusés. Alors en passant le rasoir sur le visage de tous les jours l’image renvoyée n’est pas la plus joyeuse…ou la plus valorisante!
Tour à tour, mes collègues de la Communauté de Communes annoncent qu’ils préfèrent une retraite heureuse à une foultitude d’ennuis quotidiens très souvent inconnus de leur entourage ou de ceux qui sont réputés les soutenir. Sur les 14 actuellement en exercice seulement quatre ont officiellement indiqué qu’ils repartiraient. Les autres s’en vont ou hésitent fortement. Aucun d’eux, à ce jour, n’a trouvé une solution de remplacement fiable. Au niveau des 28 premiers magistratsdu canton de Créon on atteint deux ans avant l'échance 75 % d’abandon de postes…
Et, pendant ce temps, la gabegie démocratique continue. Confrontés à toutes les révoltes égoïstes (voir le comportement global actuel sur le grand contournement de l’agglomération bordelaise) ; accablés par une débauche de normes, textes, réglementations ; inquiets sur les défaillances d’un Etat ruiné ; lâchés sans aucun moyen dans une décentralisation alibi ils sont à des années lumière de l’affaire " courant clair " et de tous les étranglements quotidiens de la démocratie. Je me pose alors chaque matin les mêmes questions : pourquoi est-ce que je continue à militer ? Pourquoi est-ce que je persiste à vouloir m’occuper des autres ?
APPARTENIR A LA SACRO SAINTE SOCIETE CIVILE
Dans le premier cas, il serait tellement plus simple de se ranger dans cette catégorie confortable des " Divers Gauche " ou des fameux " Sans Etiquette " ou summum de l’habileté d’appartenir à la sacro-sainte société civile qui transforme un ami personnel en Zorro du suffrage universel sans qu’on lui demande de passer par les fourches caudines d’appareils plus ou moins obscurs. Le militant qui prône l’associatif et qui préside sur le peu de temps qu’il lui reste une, deux, trois associations est moins bien considéré que le mandarin de fac, le PDG, le sportifs de haut niveau. Et si c'est un femme elles devient une satr potentielle!
L’exemple Drut et la loi qui porte son nom illustre à merveille ce comportement nouveau. Amnistier l’homme politique constituerait un scandale, amnistier le champion olympique représente un bienfait pour le Pays… Alors que faire : surtout ne pas mettre les pieds dans un parti politique mais tirer les ficelles de l’extérieur ! Dans n'impote quel Parti vos "camarades" passeront leur temps à vous canarder dès que vous serez élu(e)… au nom de ce qu’ils appellent la solidarité obligatoire et votre éventuelle indépendance d’esprit sera vécu comme une agression à l’opinion dominante standardisée
La tentation de Venise (je préfère Vérone) pour ne se consacrer qu’à l’essentiel de la vie devient prenante. Seule l’amitié vous fait persister et plus encore la pression de ceux qui vous fait croire que vous êtes indispensable jusqu’au jour où, par surprise, vous prenez un coup de poignard entre les deux omoplates. La fraternité n’existe plus en politique. Elle a été remplacée par un esprit clanique qui conduit à ranger le mot camarade sur les étagères des pièces de musée.
Cette nouvelle donne place l’élu de base dans la position d’un otage dont on marchande la liberté personnelle. Il doit être du clan, de ses réunions, de ses complots ou il n’y est pas et on lui règlera tôt ou tard son compte. Le militantisme n’est jamais récompensé. Tout novice en la matière doit le savoir. Au contraire il constitue un handicap parfois irrémédiable.
UNE MARGE ETROITE POUR ALLER DE L’AVANT
Si l’on envisage également l’exigence du service des autres, il ne reste qu’une marge étroite pour aller de l’avant. Bien des engagements dissimulent en effet d’abord la satisfaction de motivations personnelles. Je le vérifie souvent avec le décodeur que me donne mes quarante années de vie syndicale, mutualiste, associative ou politique ininterrompues.
On trouve parmi les élus, ceux qui viennent satisfaire un ego boursouflé avec l’espoir d’y trouver une forme de reconnaissance sociale non obtenue ailleurs. Ce sont les plus dangereux car ils passent leur vie à trahir et à revendiquer les postes des autres au nom de grands principes. Il leur faut comme disait Mitterrand une " cocarde sur leur parebrise ". Souvent ils passent par une ambition interne dans le parti croyant qu’un poste va leur donner la légitimité que leur refuse les électrices et les électeurs. Ils sont sans pitié et pratiquent avec leurs proches la technqiue du Kleenex...
Il existe aussi les plus redoutables qui viennent pour régler leurs comptes personnels avec celui qu’ils ont réussi à dégommer. Ils s’arrangent pour dissimuler leurs rancœurs derrière un pseudo sens de l’intérêt général. Et chaque fois il faut décoder leurs approches des événements pour à la lumière de leur passé deviner les raisons cachées.
En cherchant bien vous découvrirez aisément ceux qui souhaitent accéder à une fonction pour y défendre leur propres intérêts se résumant parfois à empêcher que l’on construise près de chez eux ou à l’inverses qu’on leur accorde à l’inverse des terres constructibles…
Enfin il y a celles et ceux qui croient dans la solidarité active et qui rament pour le faire reconnaître. Rares sont celles et ceux dans la population qui les croient. Ils sont suspects d’office car… atypiques. Ils se donnent un mal de chien pour permanence persuader leurs proches qu’ils ne prennent pas des mesures idiotes, personnelles, vengeresses, caricaturales, que leur engagement social sincère vaut toutes les cotisations payées à un parti, que leur seul plaisir c’est la rencontre, le dialogue, l’échéance avec les autres pour lesquels ils doivent raisonner dans la globalité sous des regards individualistes impitoyables.
Demain en me rasant je me poserai encore ces questions. Et je partirai avec le sentiment que le 29 mai l’an passé j’ai peut-être trouvé une raison à Créon et ailleurs de croire en la citoyenneté que je en cesse de réclamer… je suis certain que j'irai mieux durant cette journée symbole!
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
L'allongement de la durée de vie entraîne déjà des conséquences majeures. Pour l'équilibre des régimes de retraites bien sûr, mais aussi pour les dépenses de santé. Quelles en seront les répercussions en matière de dépendance et de demandes de soins ? Toutes les études soulignent en chœur que ce sera le problème essentiel du XXI° siècle dont il faut bien avouer que peu de monde se préoccupe autrement que par des effets d’annonce. Crin Blanc a fait le déplacement dans la cité de Cyrano pour lancer le énième plan qui ne sera comme les précédents suivi d’aucun effet.
En France, l'espérance de vie à la naissance est passée de 69 ans en 1950 à 82 ans en 1997 pour les femmes et de 63 à 74 ans pour les hommes. Et tout porte à croire que ces progrès vont se poursuivre. Les projections des effectifs des personnes âgées montrent aussi que la proportion des plus de 60 ans atteindra 34 % en l'an 2050 (pour 20 % en l'an 2000). Notamment, les personnes de 85 ans et plus représenteront 20 % des plus de 65 ans en 2050, contre 10 % en l'an 2000… Les courbes sont impressionnantes mais ne sont guère diffusées car elles mettent en évidence l’incapacité de notre société moderne à antici per. En matière de vieillesse, dans un contexte où l’on nie la mort, il semble que l’on espère que les autres résoudront les énormes difficultés qui se profilent à l’horizon. Or c’est actuellement que l’on doit proposer les investissements de demain et plus encore les métiers dont nous aurons inexorablement besoin.
La vieillesse conjugue deux éléments contradictoires. Elle nécessite en effet, sur la base de la volonté largement majoritaire un maintien le plus longtemps possible des personnes chez elles. Un univers familier rassure et permet de maintenir le sentiment précieux que l’on reste dans le monde actif. Peu de personnes déclarent spontanément vouloir terminer leur vie dans ce que l’on appelait encore il y a trente ans une maison de retraite. Elles y voient le reflet d'une forme cruelle d’exclusion, de mise au rebus d’une société supportant mal leur présence et les impératifs qu’elle génère. En fait, souvent c’est une aggravation de leur santé qui nécessite absolument une prise en charge permanente. Plus aucun rapport avec la retraite telle qu’on l’envisageait mais avec le mot pris sous l’acception de mise en retrait de la vie collective. Or, c’est une certitude, dans cinq ou dix ans malgré tous les efforts (s’ils sont concrétisés) en faveur du maintien à domicile il manquera des centaines voire des milliers de places dans ce que l’on a baptisé des Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) a des prix abordables.
Deux phénomènes se conjuguent et devraient inquiéter : la faiblesse probable des pensions (les périodes de chômage, d’emplois sous payés, la durée de prise en compte des trimestres pour leur calcul…) et l'augmentation des traifs des établisements ce qu va accentuer l’inégalité absolue face à la dépendance.
En tant que Maire je préside, d’un coté, le conseil d’administration de la maison de retraite publique de Créon et, de l’autre, le service à domicile mis en place sur 5 communes par le Centre Communal d’Action Sociale. En lisant les déclarations de Crin Blanc je suis bien obligé, malgré toute ma volonté d’être objectif, de n’y voir que de la poudre aux yeux d’un électorat potentiellement inquiet. Toujours selon le même principe, j’opposerai des réalités à des mesures sans aucune conséquence réelle sur l’avenir.
REPONDRE GLOBALEMENT AUX EXIGENCES
A Créon, dans quelques semaines sortira, par exemple, de terre un projet unique en Gironde auquel nous travaillons depuis… dix ans, quasiment mois pour mois. Le pôle de gérontologie du Créonnais aura probablement un peu d’avance car il tente de répondre globalement aux exigences du grand âge plutôt que de la morceler en plusieurs entités autonomes. Seulement deux programmes, dont celui de Créon, ont été retenus en Aquitaine pour leur caractère innovant. Tout irait pour le mieux si cette reconnaissance se traduisait par autre chose que de bonnes paroles…
Une partie d’hébergement permanent, une autre pour des séjours temporaires d’accoutumance, des places définitives pour les malades d’Alzheimer ou d’autres maladies cérébrales dégénérescentes, des possibilités d’accueil à la journée pour ces personnes en perte d’autonomie, des possibilités de repas pour des personnes de passage, un service d’intervention depuis l’établissement pour aller fers des gens isolés… Tout a été pensé pour que, depuis ce lieu et, en ce lieu, on puisse prendre en compte l’évolution démographique sur le territoire du Créonnais. Il ne manque que les fonds.
Le Conseil Général a sorti plus de 2 650 000 € pour soutenir l’initiative. La CRAMA a consenti un prêt sans intérêt. Et l’Etat (n’est-ce pas Monsieur D. de V. ?) n’a pas un € à mettre dans le montage de l’opération… Pire, alors que le splendide Secrétaire d’Etat aux personnes âgées, expédie un communiqué aux médias pour accorder une TVA réduite aux maisons de retraite en construction (5,5 au lieu de 19,6) la Direction Départementale de l’Equipement de la Gironde refuse cette interprétation et fait perdre la bagatelle de 1,3 million d’€ à la Maison de retraite publique maître d’ouvrage et docn aux résidents ! Et la DDASS mégote sur des ¼ de postes, des frais inévitables car les budgets ne sont que très rarement accordés.
"Dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes, 5.000 places seront créées chaque année d'ici 2012", a annoncé D. de V. Ces nouvelles places d'accueil s'ajouteraient aux 10.000 déjà créées dans le cadre du plan "Vieillissement et solidarité" lancé à l'automne 2003 ! Où sont elles? Le Premier ministre a également souhaité qu'il y ait un professionnel (aide-soignant par exemple) par personne âgée très dépendante dans les maisons de retraite à l'horizon 2012, pour améliorer l'encadrement. Compte tenu de ce que je sais des engagements de l’Etat j’ai beaucoup de mal à croire un mot des déclarations de ce Cyrano de Bergerac !
DES DRAMES QUIS E PREPARENT
En ce qui concerne le maintien à domicile la situation empire de jour en jour. Si l’on doit attendre 2012 pour répondre aux besoins en matière de toilettes, de soins quotidiens, de lever et de coucher il y a des drames qui se préparent. A Créon, Mutualité Santé Services, organisme du Pavillon de la Mutualité, ne peut pas actuellement satisfaire des dizaines de demandes et le CCAS est dans l’incapacité totale de répondre à ces sollicitations nécessitant du personnel spécialisé. Les infirmières libérales sont submergées.
Il ne se passe pas un jour sans qu’un incident mette en évidence que l’isolement demeure l'ennemi de toutes les théories sur l’hospitalisation à domicile qui peut être la meilleure et la pire des solutions. Ainsi en deux circonstances précises j’ai vécu le pire (lire ou relire une chronique de L’AUTRE QUOTIDIEN intitulée "adieu Loulou"). La dernière c’est quand un service de gériatrie voulait renvoyer " chez elle " une pauvre femme hospitalisée depuis des semaines. Son " chez elle " était une caravane sans aucun confort (ni eau, ni électricité) au milieu des bois avec un fils encore plus malade que sa mère… Les exemples ne manquent pas dans le milieu rural mais il semble, vu de Paris, que ce dur constat du quotidien n’ait pas de prise sur les décisions strictement théoriques.
La CRAMA ne peut plus traiter les demandes qui lui sont transmises. Elle avoue en gironde avoir... 2 500 dossiers en attente de décision. La Mutualité Sociale Agricole n’a plus un fifrelin. Une féroce inégalité se creuse selon les moyens financiers so  nt disposent pour leur quatrième âge les personnes en difficulté. Le Conseil Général croule sous les demandes d’APA et réduit rétroactivement ses attributions.
Et pendant que tout s’écroule les services (associations prestataires ou CCAS) doivent faire les banquiers d’un système qui n’a plus les moyens de payer ce qu’il accorde. En avril nous avons reçu 1500 € de remboursements pour payer… 27 employées et nous avons pour la première fois été obligés d’ouvrir une ligne de trésorerie bancaire. Et de Bergerac, qu’il a sûrement identifiée comme ville UMP de la France profonde Crin Blanc clame pour permettre aux personnes âgées de rester à domicile, que le nombre de places de services de soins infirmiers à domicile augmentera de 40% en cinq ans ! Il est actuellement de 80.000. De plus, le nombre de places en hospitalisation à domicile atteindra 15.000 dès 2010…
Tiens au fait qui sera Premier Ministre même pas dans 5 ans ou dans 4 ans mais dans 15 jours ? Qui rendra compte de ces promesses auprès d’électrices et d’électeurs qui ne seront pas là pour juger ou qui pensent tous que jamais ils auront besoin de ces moyens pourtant indispensables aujourd’hui ?
Mais je déblogue...
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Il y a des moments où il faut avoir un cœur véritablement accroché au sens de l’intérêt général et ce que l’on appelait autrefois le bien public pour maintenir sa confiance en la République actuelle. Chaque jour apporte en effet les informations dont on se demande comment elles auraient été accueillies, en une époque, s’il en fut une, où la morale devait présider aux destinées de l'Etat. Ainsi dans la soirée de hier, au plus fort du plus long week-end de l’année, deux " nouvelles " tombent. Toutes deux fournissent un reflet exact de la déliquescence d’un régime n’ayant absolument plus rien de républicain.
D’abord Le Parisien annonce que l’un des plus éminents fonctionnaires, conseiller du gouvernement (pour être plus clair sous les ordres de "Crin Blanc") en charge du renseignement économique, Alain Juillet, a reconnu lors de la perquisition de son bureau le 30 mars avoir détruit un dossier concernant l'affaire Clearstream. Alain Juillet aurait avoué devant les deux juges chargés de l'enquête, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, avoir "détruit le dossier" il y a environ six mois.
DESTRUCTION OSTENSIBLE DE PREUVES
Nommé en 2004 par le Premier ministre d'alors, Jean-Pierre Raffarin, "haut responsable chargé de l'intelligence économique", Alain Juillet assure à ce titre le secrétariat général du Comité interministériel de renseignement (CIR), présidé… par le chef du gouvernement. Il a donc à titre de contribution à sa mission expédié au pilon tous les documents en sa possession sur l'affaire "courant clair".
Mais vous le savez toutes et tous, " D de V " est absolument étranger à toute cette affaire et, mieux, il est victime de basses calomnies. En effet, quand les documents produits ne sont pas faux, ils disparaissent. Mais  au fait qui a donné l’ordre de fabriquer les faux listings et de diffuser les preuves réfutables du carnet du général Rondot ? Ce brave espion d’élite est le seul couillon à avoir gardé chez lui dans un dossier proprement rangé tous les documents indispensables à faire pincer le clan Chirac… La police cherche donc sûrement le coupable avec une frénésie exceptionnelle… sous les ordres de Sarkozy qui, n’en doutons pas un seul instant a mis ses plus fin limiers sur la trace des coupables.
Le juge Renaud Van Ruymbeke qui avait lui aussi rencontré secrètement Gergorin dans le cabinet d'un avocat, le 30 avril 2004, trois jours avant de recevoir la première missive du corbeau a posé un autre problème. Désormais, il ne fait plus en effet guère de doute que le vice-président d'EADS, déchargé de ses fonctions au sein du groupe aéronautique pour "préparer sa défense", est à l'origine des envois anonymes des listings de Clearstream en mai et juin 2004. Plus grave, les enquêteurs ont la preuve que le disque dur de son ordinateur a été partiellement effacé dans la nuit du 24 au 25 avril 2005, quatre jours avant une perquisition dans son bureau. Autre élément troublant : les juges qui ont cherché à vérifier si une personne était venue au siège d'EADS cette nuit-là ont constaté que la page du registre des entrées et sorties correspondant à cette date avait disparu, probablement déchirée...
Gergorin, ami de Crin Blanc risque d'avoir à répondre en plus à des accusations de dissimulation et de destruction de preuves. Décidément on peut avoir une confiance aveugle dans l’impartialité de l’Etat républicain et plus encore dans ceux qui ont fréquenté ses grandes écoles pour y apprendre à le servir loyalement.
SERVICES RENDUS A LA NATION
Ensuite, hier, en soirée, après que les Journaux télévisés aient été bouclés, on a appris dans la torpeur du week-end, que le président Jacques " Droopy " Chirac avait "décidé de prendre une mesure d'amnistie individuelle" en faveur de l'ancien champion olympique Guy Drut, condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis et à 50 000 € d'amende dans l'affaire des marchés publics de la région Ile-de-France. L'Elysée a confirmé avoir pris cette mesure "en application de la loi de 2002 qui le prévoit pour les personnes ayant rendu des services à la nation, notamment dans le domaine sportif. Cela permettra à Guy Drut de pouvoir continuer à siéger au sein du Comité international olympique (CIO), ce qui est tout à fait essentiel pour la France et la défense de ses intérêts dans le domaine sportif". Comme quoi il vaut mieux courir vite, être de droite et pote de Chirac pour gérer une Mairie et être à l’abri des événements malheureux. Les autres idiots ayant agi sur ordre n’auront pas la même chance !
A la suite de sa condamnation, le député UMP et ancien ministre des sports avait en effet été suspendu provisoirement de tous ses droits, prérogatives et fonctions attachés à sa qualité de membre du CIO le 9 décembre dernier par la commission exécutive de cet organisme. Et des mauvaises langues ont prétendu que cette magouille avérée n’avait pas arrangé la candidature de Paris 2012 ! L'affaire avait fait, semble-t-il, grand bruit chez les villes concurrentes de Paris pour l'organisation des J.O.
Elle avait surtout embarra  ssé deux malheureux dirigeants de la société de bâtiment et travaux publics Sicra (filiale de l'ancienne Compagnie générale des eaux, devenue Vivendi), qui avaient fait travailler Guy Drut de 1990 à 1993, lui versant, en deux ans et demi, environ 120 000 € au titre d'un emploi qualifié de fictif. Ils avaient cependant tout tenté pour corriger l'effet fâcheux de leurs déclarations antérieures qui affirmaient que le sauteur de haies olympiques n'avait effectué aucun travail pour le compte de leur société, mais avait été employé "à la demande de la Mairie de Paris", alors dirigée par… Jacques Chirac (mais vous le savez, il ne faut pas en parler).
Au bout de trois ans, la Sicra avait d'ailleurs décidé de mettre fin à son contrat, ce qui ne s'était pas passé sans heurts, Guy Drut jugeant ses indemnités de départ insuffisantes. Devant le juge d'instruction, M. Chaudru avait été féroce en estimant que l'image de marque avait été "cher payée" et que, par crainte de "l'effet de nuisance" d'une rupture de contrat, il s'était montré "laxiste" sur les conditions financières accordées à son salarié.
En se plongeant dans les déclarations de revenus du champion, député, maire, conseiller régional le juge avait constatait qu’elles s’élevaient à 13 millions de francs en 1994, 12 millions de francs en 1995 et mettait en évidence des versements de dividendes à hauteur de 2,5 millions de francs de la part d'une autre entreprise de BTP, la SAR, dirigée par un proche du RPR. Je vous invite, aimables lectrices et lecteurs, à comparer cette situation avec celle de ces élus de base traduit devant la justice pour des erreurs administratives de gestion n’ayant généré absolument aucun € d’enrichissement personnel.
Depuis hier soir, Guy Drut, lui, est blanc comme neige olympique, milieu dans lequel on le sait les magouilles financières n’existent pas davantage. Il manque seulement des preuves. Sûr qu’elles n'ont pas été détruites.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
Le torchon brûle…Il y a le feu dans l’équipe de France et le climat ne va pas s’arranger au fil des jours. Ce " drame " social ne tardera à éclipser les difficultés de salariés de la SOGERMA à la une de tous les médias. Il est vrai que le sujet est important car il relève du " secret défense nationale ". Une faille dans le système et tout peut s’effondrer avant même l’arrivée des échéances décisives. Durant toute l’année ils n’ont pas pu se voir, ils se sont regardé en chiens de garde en faïence. Il est de notoriété publique que leur rivalité est très ancienne et que malgré le fait qu’ils appartiennent au même groupe il ne se sont jamais aimés.
L’un fantasque, courant depuis maintenant très longtemps les enceintes bourrées de fans, habitué aux agitations ou aux excès de langage, capable de tirer contre son camp bénéficie de la plus forte côte de popularité. Il est vrai qu’il a su, dans un passé récent, démontrer un talent spectaculaire pour juguler de violentes attaques venues de partout. Il n’a pas pourtant fait gagner son camp dans tous les cas mais on le sait capable de faire des coups d’éclat, de réaliser des prouesses, de devenir l’homme providentiel qui accomplit des miracles dans toutes les situations. Il a même connu des problèmes en ayant été accusé d’avoir commis, à l’étranger, une grosse faute répréhensible et susceptible de lui valoir un arrêt immédiat de sa carrière. Petit, pas très élégant, agité dans le verbe et dans les gestes, il cristallise les soutiens de tous les partisans de la tradition, du respect des résultats obtenus antérieurement, de cette partie du public qui aime les envolées efficaces. Pas un poil flamboyant mais fantasque et adepte d’un parler vrai provocateur ce gardien populaire n’a jamais généré la paix autour de lui. Bien au contraire !
L’autre, chevelure au vent, n’a jamais cessé d’être le bon élève de la classe. Appliqué, réputé sérieux et extrêmement bosseur, il cultive un look de poète. On ne l’entend guère et sa carrière ne l’a jamais confronté à des concurrences exigeantes. Il avait volé, jusque là, de succès en succès, avec une grosse faute ou deux (celle de la dissolution un soir sur une bourde commise des espoirs de son équipe lui a vite été pardonnée) mais jamais rien de grave. Mieux, toute la France, le pressentait devenir l’ultime rempart à la place du " vieux " usé par les multiples accrocs d’une carrière chahutée.
On sait que cette ascension ne lui a pas valu que des amis. Loin s’en faut… Il a même menacé à de nombreuses reprises de quitter l’Hôtel où il a ses activités professionnelles. Une ou deux explications franches avec le " sélectionneur " ont remis les pendules à l’heure et il s’est ravisé pour finalement donner du temps au temps. Il ressasse néanmoins sa rancœur et sa jalousie. Dur, dur, de rester le second alors que vous aviez accumulé les prouesses à l’étranger et que vous avez tous les titres pour attester de bos capacités. Les accusations de déstabilisation avérées, mais niées, de son rival n’ont pas arrangé les relations humaines. Plus personne ne peut croire que des liens forts d’amitié existent encore entre les deux.
ANCIENS ET AMBITIEUX
C’est dans ce climat que désormais la France doit gagner. Un groupe critiqué porte ses couleurs et l’on ne sait même pas s’il résistera jusqu’aux rendez vous importants qui s’annoncent. Il est constitué des " anciens " qui ont connu la belle époque des défilés heureux dans les rues, drapeaux tricolores flottant au vent, avec du bleu partout et du rouge gommé de la carte. Et les autres, les "ambitieux", déterminés, prêts à se faire une place au soleil. Tous ont été soigneusement sélectionnés et devraient pourtant rendre hommage à celui qui leur a permis de vivre une grande aventure. Mais l’on sait que la composition d’un tel groupe n’est que le fruit de concessions à des clans, des sous clans ou à des liens d’amitié imposés.
Dès que l’on rassemble tout le monde à huis clos dans un même lieu, les querelles ressurgissent et peuvent s’amplifier. Les médias sont à l’affût des moindres bruits de couloirs et certains se chargent même de leur fournir matière à entretenir le feu qui couve sous les braises. Le coup de blues de l’un, les coups de gueule de l’autre, les déclarations réputées secrètes ou les accusations d’incapacité porté sur l’un, les transferts potentiels concernant l’autre… servent de lots quotidiens à l’exacerbation des querelles. A quelques encablures des moments clés, ce n’est guère idéal. Il y a donc fort à parier qu’une faiblesse opportune, un événement imprévu mettra un terme à la rivalité.
Les observateurs habitués savent donc qu’une blessure (d’amour propre ou circonstancielle) règlera tous les problèmes. L’un des deux va craquer et se retirer avec les honneurs avant d’être considéré comme " battu ". La fierté et l'avenir supposent une sortie par le haut. Un incident ou un accident, selon les opportunités, règlera le différend. Mais c’est top secret ! Un talon d'Achille quelconque sera le bienvenur.
INTERRET GENERAL AVENT INTERET PARTICULIER
Ah…j’ai totalement oublié de vous préciser que la lutte oppose deux hommes qui ont le même sponsor et portent les espoirs de millions de fans de toutes les générations qui veulent encore croire que l’intérêt général passera avant leur intérêt particulier. La France a de plus en plus de mal a se frayer désormais un chemin dans le concert mondial tant elle est discréditée par ses médiocres querelles intestines. Les portes claquent. On échange des horions en public. On revient d’où on était parti. On apostrophe le " patron ". On ne s’adresse pas la parole. On tente de museler la presse en clamant que les problèmes n’existent pas et que les turbulences visibles ne sont que des phénomènes normaux.
Tout en définitive repose sur un imbroglio : celui qui est réputé être le numéro un semble tellement en piteux état que tout le monde pense que c’est le numéro 2 qui devrait être le numéro un… Situation pas très simple. On attend donc une sortie publique prochaine pour savoir si la permutation va avoir lieu. Le pays ne va vivre que pour ce moment où, devant une presse en haleine, le " parrain " annoncera son choix. Il peut en effet faire basculer définitivement l’avenir de l’un ou de l’autre en quelques secondes et rassurer définitivement son groupe fort déboussolé, dit-on, par cette confrontation inutile.
Dans le fond, ja mais cette superbe phrase résumée d’Albert Camus n’a autant été d’actualité : «J'ai appris la plupart de ce que je sais de la vie en jouant au football», a dit un jour Albert Camus, éphémère gardien de but dans le club d'Oran.
Ah oui je me rends compte que je ne vous ai pas donné les clés du sujet. Non… Pas possible vous avez cru que c’était encore une fois du Roquet de Neuilly et de Crin Blanc que je parlais. Pas du tout. Vous n'y êtes pas! C’est de Fabien Barthez et de Grégory Coupet. Mais je suis certain que vous ne vous êtiez pas tompé!
Mais je déblogue...
par Jean-Marie DARMIAN
publié dans :
ACTUALITE
|
REJOIGNEZ NOUS
Inscription à la newsletter
LES "UNES"
Aux commentateurs… Tous les commentaires sont les bienvenus, sauf les propos grossiers, racistes ou hors sujet qui seront exclus.
AU JOUR LE JOUR
Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan : "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant
de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut
envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.
|