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MAIS JE DEBLOGUE...

"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire.

C'est une intoxication indolore".

J. C. Guillebaud

Responsable de la Publication :  jmdarmian@club-internet.fr

Vendredi 30 juin 2006
Depuis hier après-midi, en raison de la maladie incurable de mon père me voici investi de la plus précieuse des missions : préserver les racines familiales. Une tâche qui exige beaucoup plus d’efforts qu’on ne le croit et qui prend une importance particulière au moment où la page d’une génération se tourne. En effet, comment parvenir dans la tourmente du quotidien, à se pencher sur son passé et celui des autres alors que l’on a déjà des difficultés à gérer le présent. Et, pourtant, le nombre de ceux qui recherchent dans la profondeur des siècles les fil ténus avec leurs ancêtres devient de plus en plus important. Des dizaines de milliers de gens se construisent avec fébrilité un arbre généalogique. Ils piochent dans les registres, furètent dans des documents oubliés des archives, reconstituent des vies surprenantes ou banales et finissent par se rassurer en se trouvant une continuité séculaire. Dans le fond ils aiment se donner une longévité qu’ils ont peur de perdre. Le chêne qu'ils épinglent sur un mur ou glissent dans un sous verre n'a souvent que des branches alors qu'ils devraient n'avoir que des racines.
LE CHEMIN LE PLUS ARDU
Pour moi le chemin devient plus étroit et plus ardu puisqu’il me faut aller chercher ces racines en Italie. Elles ne peuvent donc pas puiser leur nourriture dans de l’écrit car il se limite à la génération de mon grand-père. mais exclusivment dans la tradition orale des souvenirs mis bout à bout. Et tout se perd, là bas, du coté de Vérone. Mon propre père ne sait rien et je n’ai donc que des références confiées par l'un ou par l'autre.
Hier l’un des cousins est arrivé de Cogliate, banlieue de Milan, pour me plonger dans cette époque où la France a accueilli Silvio et Pasqua. Il me fallait ressortir mes quelques mots d’une langue que j’aurais tant voulu parler couramment et désormais assumer le rôle de référent français de la branche " Darmian " ayant choisi l’émigration. Au cours des années antérieures je n’étais que spectateur de ces retrouvailles entre mon père et les branches de sa famille. Maintenant me voici affublé de celui de médiateur entre un passé estompé et un futur dont je sais, par avance, qu’il n’aura pas un destin extraordinaire.
J’ai du mal à assumer à cause de cette "foutue" barrière de la langue accentuée par l’absence réelle de pratique. J’en souffre véritablement face à Angelo et Térésina avec lesquels je voudrais partager tout ce qui fait notre sensibilité commune. Je comprends que l’Europe des Peuples soit difficile à bâtir quand celle des familles me paraît impossible… Cette confrontation entre mes désirs de passé et les réalités présentes me perturbe car elle me laisse un goût d’inachevé.
L’ORGANISATION D’UNE CEREMONIE
Hier Jacques Chirac est allé à Tours assister à une cérémonie de remise de décrets de naturalisation à 138 nouveaux Français. Le 24 avril dernier, le comité interministériel à l'intégration réuni à Matignon avait décidé de rendre obligatoire dans toutes les préfectures et sous-préfectures l'organisation d'une cérémonie pour marquer l'acquisition de la nationalité française. En 2004, 169.000 personnes ont acquis la nationalité française contre 145.000 en 2003. Sur six personnes naturalisées en 2004, trois étaient originaires du Maghreb, un d'Afrique et un d'Asie, selon un rapport de la direction de la population et des migrations. Au-delà des statistiques, des appréciations plus ou moins racistes, il me faut profiter de ma propre expérience pour effacer le caractère superficiel de cette manifestation. Elle n'a pas d'autre fondement que de travailler une image libérale face à celle de l'ange expulsateur de Neuilly.
En effet, les difficultés que je rencontre au niveau de la deuxième génération d’immigration paraissent bien faibles à l’égard de celles que peuvent vivre les arrivants actuels. Ce contact direct avec un pan entier de mon histoire familiale me permet d’apprécier la vie de ces jeunes qui ont un pied entre deux pays, deux langues, deux cultures. D’abord il leur faut faire leur deuil avec plus ou moins de résistance de leurs racines ou de leur avenir. Une situation beaucoup plus facile quand on est aux deux extrêmes du système social : réussite de l’intégration ou échec patent des espoirs mis en en elle. Il n'ya plus d'autre alternative proposée par le système français. J’imagine combien ce doit être un déchirement d’autant plus important que l’écart entre les repères est grand. L’Italie et la France ne se tournent pas le dos…mais qu'en est-il des autres pays d'où viennnent les immigrés actues et le nôtre.
Parmi ceux que Chirac a adoubé Français il y avait certainement des " abîmes " culturels qui ne se combleront pas mais qui au contraire se creuseront. J’imagine ce qui me serait arrivé si, par hasard, je m’étais retrouvé avec mon père réexpédié dans un pays dont je ne baragouine que quelques phrases standard. Seuls celles et ceux qui ont éprouvé cette difficulté de communiquer avec ses origines peuvent comprendre le désarroi éventuel des déracinés "ré-enracinés" de force sur leur terre natale qui n’a rien de nourricière.
BLESSURE PROFONDE ET IRREMEDIABLE
Mon père pleure, privé de parole par la maladie. Pour lui le traumatisme de l’absence de dialogue avec ce couple qui le ramène sur une période finalement très heureuse, se mue en blessure profonde et irrémédiable. Les mots qu’il aimait tant manier comme des hommages à ses parents ne viennent plus et me voici traducteur de celui qui ne peut plus renouer avec son enfance.
Ils sont là, Angelo et Térésina, prés de lui, attentionnés, impressionnés, apeurés après plus de 1300 kilomètres en automobile pour ne pas pouvoir échanger. C’était tellement beau et gai quand ils pouvaient se réunir par la langue. Mon père en ne renonçant jamais à ses origines sans renier sa naturalisation m'a prouvé qu’il fallait toujours être fier de sa différence. Elle enrichit car elle permet d’avoir un zeste de supériorité sur les autres. J’ai sans cesse observé ce principe : l’immigration est un atout supplémentaire si l’on sait la retourner à son avantage. Je suis par exemple stupéfait que la France soit incapable d’exploiter les langues, les cultures diverses qu’elle a sur son territoire.
Un exemple ? Trouvez-vous normal l’imbécillité consistant à imposer dans un collège l’anglais (première langue) et l’espagnol (seconde langue) à un jeune qui parle couramment le turc, l’arabe, le vietnamien ou le bulgare ? Ne vaudrait-il pas mieux après le choix de sa première langue (anglais ou espagnol) le consolider dans celle dont il ne maîtrise pas la bonne pratique ? Le taux d’échec n’en serait-il pas inférieur ? La valorisation de sa culture en donnerait-il pas au jeune une autre idée de son pays d’accueil ?
C’est en stigmatisant, en rabaissant, en écartant le savoir " non officiel " de l’autre que l’on pave l’enfer scolaire de bonnes intentions sans grand intérêt. Ah ! si on m’avait appris l’italien combien je serais heureux aujourd’hui car enfin j’aurais à ne pas parler avec les mains et un dictionnaire. Il n’y a rien de plus humiliant quand on en veut pas rompre ses racines et devenir une plante hors sol que de perdre l'usage des mots. Le garder ce n'est pas trahir sa Patrie d'adoption, c'est la soutenir.
Le communautarisme n’est que le reflet de notre société uniformisatrice qui oublie que nous somems que les minuscules pièces d’un puzzle extrêmement complexe. Se souvenir d’où l’on vient n’a jamais empêché de savoir où l’on va. Faut-il encore que l’on vous donne les " outils " pour " tricoter " les liens qui permettent de ne pas sombrer dans la nostalgie ou dans l’euphorie. Tout hier avec Angelo et Térésina j’ai navigué à vue entre les deux. Dommage. J'aurais préférer rester simplement dans le présent partagé!
Mais je déblogue…
 
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Jeudi 29 juin 2006
Il y a embouteillage au portillon. Chacun se précipite pour, avant que ne ferme le self service médiatique, il ait sa part de gâteau. On se bouscule car les places sont chères en une période où les "convives" recherchent d’autres centres d’intérêts que ceux des menus habituels. Ils se régalent d’émotions beaucoup plus fortes depuis queleus temps mais très éloignées des plats plus ou moins épicés que proposent les candidats aux étoiles. Ces derniers savent en effet que le temps presse. Dans quinze jours les clients auront l’esprit ailleurs. Il faut donc obligatoirement se positionner avant que les vacances occultent, chez les citoyens, toute capacité d’appropriation des préoccupations des candidats de tous bords.
En une dizaine de jours les déclarations ne manquent pas. Sarkozy est passé par Agen pour un meeting de propagande interne destiné à galvaniser les troupes. Le facteur intérimaire Besancenot a délivré son courrier de candidature ce qui a eu l’heur d’agacer Marie Georges. Chirac est sorti de sa réserve pour lui voler une part de sa quiétude en laissant planer le doute sur sa candidature à une troisième étoile. De Villepin a ressassé ses certitudes qu’il est incontournable lors d’une douzième causerie passionnante avec la presse. Hier Lionel Jospin, l’ermite de Ré, est sorti de sa retraite qui n’en est plus une depuis belle lurette. Le lundi 3 juillet Laurent Fabius passera par la Gironde, département qui pourrait lui être le plus favorable. Et, apothéose royale, Ségolène effectuera une tournée de reconnaissance le jeudi 6 juillet pour apporter la bonne parole… Ensuite vous ne reverrez tout le monde qu’à la rentrée… ou dans vos magazines favoris. La canicule menace à cause de la surchauffe médiatique.
 Le seul qui ait réussi, mais c’est une habitude, à rafraîchir l’atmosphère n’est autre que "l’ermite de Ré"… En annonçant, sans annoncer, tout en annonçant sa candidature par un somptueux papier dans Le Monde il avait levé un coin du voile Il l'a quasimnt totalement levé sur... TF1 hier soir. Un retour en deux phases qui sera probablement suivi d’un appel solennel de ses amis pour qu’il sorte de sa réserve pour sauver le soldat PS. Il n’y a pas un seul homme politique génétiquement normal qui ait résisté aux sollicitation de ses amis. Ah ! les amis combien de résurrections ont-ils réussies ?  Hier soir les déclarations de Lionel Jospin coïncidaient avec la réunion pour un dîner semestriel, de plusieurs de ses proches, ex-collaborateurs à Matignon, parlementaires et responsables du parti socialiste… Un pur hasard !
LE DOUTE N’EST PLUS PERMIS
C'est son fidèle ami Daniel Vaillant qui l’avoue a bon escient : " Aujourd'hui, Jospin n'est que témoin. Pour être acteur, il faut que la scène soit installée et le décor en place ! " Soit. Mais s'il n'y manque que cela, on comprend que les opposants au " remake " Jospin fassent grise mine car, depuis qu’il s’est exprimé sur TF1, le doute n’est plus permis. Son "pitbull de garde" Claude Allègre a d’ailleurs ajouté un élément supplémentaire à cette stratégie en effectuant une déclaration lèse majesté qui a révulsé les royalistes. Le gars volcanique ne fait jamais d'éclats sans être en service commandé! 
Lionel Jospin a donc fait un pas important vers la candidature à l'élection présidentielle en déclarant simplement que la question était "ouverte" et qu'il y répondrait à l'automne au moment de la désignation du candidat socialiste. "Pour moi aujourd'hui, à quelques mois de ce moment où les décisions devront être prises, cette question est une question ouverte", Lionel Jospin, attendu comme le Messie, selon ses proches, aura 69 ans le 12 juillet. Il a posé plusieurs conditions à sa candidature. Il a expliqué qu'il se présenterait au vote des militants socialistes "s'il apparaissait le mieux placé pour rassembler les socialistes, la gauche, le pays", "assumer la charge de l'Etat", "exercer la fonction présidentielle dans la situation difficile de la France d'aujourd'hui" et "pour proposer aux Français des orientations pour sortir de la crise dans laquelle nous sommes". Autant dire que les conditions seront vite réunies…
Il vient, tout bonnement, de " tuer " par des paroles pas autant sibyllines qu’on voudra bien l’écrire, DSK et Jack Lang. Ils ont véritablement du temps à perdre s’ils persistent dans leur campagne car désormais ils n’ont plus aucune chance de survivre. Le choc avec le pouvoir Royal en train de se mettre en place va vite prendre des allures de règlements de comptes très anciens.
TOUT SOIT NICKEL A LA RENTREE
Tous ces voyages, ces annonces, ces rencontres ne sont rentables que si médiatiquement ils trouvent un relais. Et, là aussi, la guerre fait rage avant les vacances pour que tout soit nickel avant la rentrée. Il y eut France Soir qui a bénéficié d’un traitement de choc il y a seulement quelques semaines. Nul ne sait véritablement si le quotidien survivra à sa métamorphose historique. Serge July a été officiellement débarqué de Libé… en crise. Le propriétaire ne souhaite plus se convertir en mécène… mais aussi, et plus certainement, infléchir la ligne éditoriale dans la perspective des présidentielles.
Depuis hier on ajoutera Paris Match dont le mythique Directeur est prié d’aller choisir ses unes ailleurs. Il est vrai qu’Alain Génestar avait assumé la publication, sur la première page de son magazine, d'une photo de Cécilia Sarkozy accompagnée… Impossible qu’un tel crime journalistique ne soit pas durement sanctionné par la famille Lagardère dont on sait que via EADS et ses amis elle doit se faire pardonner quelques imprudences à l’égard du… Ministre de l’intérieur garant de la liberté de la presse ! Aucun homme politique n’avait encore eu la peu de Génestar.. C’est fait. Devinez quel en est l’auteur ?
Ces grandes manœuvres vont se poursuivre dans la presse quotidienne régionale avant le mois de septembre. La valse des directeurs des rédactions va s’accélérer car il est impensable qu’il subsiste quelques îlots de résistance. Ils vont être réduits afin que la pensée dominante putative puisse se renforcer à la rentrée. Lionel Jospin le sait et il lui faut absolument se faufiler afin de distiller par petites touches successives l’idée même de son retour. La tactique est risquée car elle nécessitera l’utilisation de fenêtres de tir extrêmement précises. Hier elle était ouverte pour deux jours en raison de la mise en sommeil du Mondial allemand. Il ne restera ensuite que la semaine avant le 14 juillet, date réservée aux confidences présidentielles.
SE METTRE EN VEILLEUSE
La France va se mettre en veilleuse. Elle va pratiquer la bronzette, se focaliser sur les exploits à l'eau claire des cyclistes du tour de France, se saucer dans sa piscine chèrement payée. On oubliera vite que tous les problèmes sont unqiuement décalés dans le temps.
Droopy ira montrer son intimité à Brégançon et il accompagnera Sainte Bernadette à la messe du dimanche matin pour y donner des pièces jauens à la quête. Crin Blanc restera à Matignon de peur qu'on lui vole son bureau durant les congés. Le Roquet de Neuilly installé au Camping eds Flots bleus pédalera sur les pistes d'Arcachon, sera reçu à la Mairie de Gujan Mestras et se montrera calin avec Cécilia afin  que Paris Match ait de belels photos à publier. Lionel Jospin reviendra en Ré pour préparer un programme qui ne sera pas socialiste.
Laurent Fabius méditera en Ariège sur les raisons qui le font dédaigner par les médias. Ségolène étudiera studieusement tous les sondages afin de coller à l'opinion la plus porteuse. Il faudra que François Hollande se fâche pour que sa compagne reste un peu à la maison! Martine Aubry rêvera d'une candidature pouvant durer plus de 35 heures. Le Pen Se taira et vivra dans le silence absolu.
Les vacances seront tristes, très tristes. Il nous manqueront tous le soir au camping quand claquent les boules de pétanque et piaillent les mômes. Patience. La rentrée n'est plus très loin.
Mais je déblogue... 
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mercredi 28 juin 2006
Il y a une formidable injustice dans la corrida : on sait par avance qu’une issue fatale attend le taureau.  Il lui faut une prestation exceptionnelle pour espérer avoir la vie sauve. Et encore seule la caste des Miura entre dans la légende, celle qui parfois se moule dans le bronze à l’entrée d’une arène. Dans leur habit de lumière les matadors s’évertuent à contrôler les moindres inspirations de ces animaux imprévisibles. La moindre erreur, d'un coté ou de l'autre, ne se pardonne pas. Elle se paie au prix fort d’une blessure dont on sait qu’elle peut être mortelle.
Dans les gradins de l’anneau coloré, on ne pressent pas quel est majoritairement le préféré du fauve ou du" meneur du jeu".
Ils étaient donc toutes et tous venus, de bleu ou de rouge vêtus, afin de soutenir, hier soir, le "taureau" français ou le "torero" espagnol dans un face à face que l’on savait, par avance là aussi, décisif. Une corrida avec mise à mort! Pas une place vide. Pas une seconde de silence. Pas l’ombre d’une défaillance. La passion ruisselait des tribunes. Elle envahit très vite l’espace magique de l’affrontement.
A la fois massif et agile, "Zinédine", symbolisait à merveille cette caste dont on espérait le réveil. Plus fin, plus délié, "Ribery" attendait de se lancer dans des courses folles destinées à tout bouleverser sur son passage. Méthodique, appliqué, laborieux, "Makélélé" ressemblait à ces combattants qui tentent d’être sur tous les fronts à la fois. "Thuram" encaissait les piques adverses multipliant les coups de têtes rageurs pour éloigner la pression…"Sagnol" bien campé sur ses "pattes" se préparait à défendre son corral... "Henry" ne pensait qu'à secouer le bel ordonnancement de la quadrilla adverse. La ganaderia bleue avait belle allure  
CORRIDA AUX MULTIPLES FACETTES
Le premier tercio vit donc entrer, tour à tour, les combattants français, sur le plateau de lumière. Une " corrida " aux multiples facettes dont les Ibériques, avec un Raul assisté de ses peones, cherchèrent à vite s'accaparer la maîtrise. Immédiatement on s’aperçut qu’il n’y aurait pas beaucoup d’écart entre les belligérants. Chaque passe générait en effet une clameur d'espoir. 
La force des uns contrasta avec l’application artistique des autres. Soucieux de ne pas subir les attaques musclées de leurs adversaires, les matadors multiplièrent les " véroniques ", histoire de prendre en mains la" faena". La réponse fut vigoureuse avec des soubresauts sans cesse à la limite de l’orthodoxie. A la fois vifs et puissants, les Français semblaient dans un bon soir.
Ils rêvaient davantage de grands espaces, prenant leur élan pour encorner ces petits bonhommes rouges adroits et un tantinet sûrs d’eux. Les " barbelés " des étapes antérieures durant lesquelles l’angoisse les avait marqués, tenaillaient visiblement encore un peu les entrailles de ceux qui n’avaient pas encore endossés leur statut de " fauves ".
Le tercio des banderilles qui suivit ne fit guère vibrer les travées. L’alternance des affrontements ne laissait pas présager un coup de théâtre. L’académisme de l’affrontement fut donc singulièrement perturbé quand un " matador " trébucha sous une pichenette incongrue de Thuram. En s’effondrant il entraîna une sanction de la présidence. La faute imputable à un moment d’égarement offrit à un geste que l'on crut déjà victorieux.La bête blessée ne faiblit pourtant pas beaucoup.  Elle contribua à persuader les sceptiques de l’inutilité d’un combat qu’ils avaient annoncé perdu d’avance. Ils devaient exulter sur leur canapé devant leur écran alors que dans l’arène les craintes de voir le combat cesser trop tôt fit quelques ravages. On sentit pourtant illico que les ressources demeuraient intactes.
EFFACER L'AFFRONT 
En petit taureau furieux, Ribéry, court sur pattes, fila prestement effacer l’affront. Habilement lancé par un Vieira dominant de sa stature le "corral", il affronta le picador pour filer l’expédier cul par dessus tête, dans la " talanquère ". Un formidable élan, une exceptionnelle résurrection. Cazillas sur les fesses, le nez sur le sol, le clan des toréadors n’allait jamais se remettre véritablement de cette réaction immédiate de l’un des taurillons fraîchement débarqués dans la cour des grands. Que l’un des plus inexpérimentés des candidats à la gloire puisse berner ainsi les plus célèbres des spécialistes espagnols donna des ailes à ses congénères.
Il allèrent fièrement à la corne. Ils résistèrent à toutes les tentatives de déstabilisation de jeunes ambitieux désireux de ne pas perdre la face. On dit qu’il y a un moment clé dans une corrida, c’est celui où le taureau prend le pas sur le manieur de la cape ! Il ne vint pas avant que chacun parte pour un repos mérité… mais on sentait que la volonté n’abandonnerait pas la "ganaderia" de Domenech.
On eut à peine le temps de se souvenir des mauvais moments passés que, le plus léger des " novilleros ", Malouda, manqua d’un rien l’envoi à l’infirmerie des certitudes espagnoles. On ne trembla plus jamais car la faena ne fit jamais tourner en " bourrique " ceux qui se voulaient être devenus des bêtes de combat. Du classique, de l’appliqué, de l’attendu mais rien qui puisse mettre les genoux à terre des adversaires paraissant sûrs de leur force. Le temps leur donna pourtant raison.
Un coup de corne du fougueux Vieira offrit un avantage psychologique définitif. Son port de seigneur, sa carcasse raide et pourtant proche de la liane rappelait que l’on pouvait toujours contourner la technique avec un brin de naturel. La victoire avait choisi son camp. Elle ne l’abandonnera pas tant le ciel semblait préférer le bleu à toute autre couleur.
LA FIN NE RECOMPENSE PAS TOUJOURS LA BRAVOURE
Il restait à entamer ce fameux tercio de mise à mort… dont on sait que malheureusement la fin ne récompense pas toujours la bravoure. L’issue, plus ou moins nette, reste cependant le moment clé de ce spectacle cruel de l’élimination directe. Il y eut donc une longue faena de muleta. Le travail à pied du matador à l'aide d'une petite cape rouge était censée préparer un " taureau " requinqué à la mort. Les Espagnols ne songeaient plus alors à soigner leurs passes, ils tentaient vainement de mettre à mal un opposant robuste sous les piques. Ils s’affolaient de plus en plus, oubliant la prudence qui sied en telle circonstance. En cherchant à se venger trop vite ils ouvraient les portes du drame. Le danger vient en effet toujours, dans cette sorte de va-tout fébrile,  des moments d’inattention. La plus grande corrida ne repose sur aucune certitude. elle peut basculer en une fraction des econde. L’issue n’en a jamais été assurée.
Il suffit de tomber sur un " vieux " rusé et revanchard pour que la mort ne tombe pas du " bon " coté. Zinedine que tous les commentateurs ibériques annonçaient moribond porta ainsi, rageusement, un dernier coup fatal. Extraordinaire renversement des pronostics… Aucune "queue" et aucune "oreille" ne manquaient à la ganaderia bleue.
Il lui restait à apprendre la samba. Une toute autre aventure…car on sait que la facilité est probablement le plus grand péril qui menace les vainqueurs et il faut le savoir le plus dur pour les taureaux de combat c'est de durer!
Mais je déblogue...
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : SPORT
Mardi 27 juin 2006
Lorsque vous ne pouvez pas utiliser le poignard ou un revolver pour tuer votre opposant vous avez la situation de la pousser au suicide en l’acculant à la ruine ou au déshonneur. La tactique de l’étouffement est certes plus lente mais elle peut être efficace. Il suffit de serrer peu à peu, de restreindre la liberté, de supprimer les subsides, de rogner sur ce qui fait le quotidien, d’instiller du poison dans chacun des actes. Le summum de cette technique repose sur la capacité à accomplir discrètement son œuvre de telle manière que la mort soit progressive.
Le gouvernement actuel s’affirme comme un maître en la matière. Il agit en catimini. Il ne survit que par l’illusion. Il s’arrange pour donner la change sur son honnêteté alors que, chaque jour, il truque, il triche, il camoufle. Mieux, sans vergogne, il se débarrasse de toutes ses responsabilités pour accabler les autres et donner l’impression qu’il agit dans l’intérêt de... ses victimes. Une sorte de Landru qui attendrait son heure pour dépouiller ses proies et faire disparaître leur corps… Les électrices et les électeurs étant totalement insensibles aux méfaits qui se commettent sous leurs yeux le délestage continue de plus belle.
Les transferts de charges vers les collectivités locales deviennent tellement catastrophiques qu’il y fort à parier que ces dernières vont s’effondrer dans les prochains mois ou les prochaines années. Il est en effet impossible que ces réalités quasiment quotidiennes ne finissent pas par " tuer " politiquement les élus des communes dénués de toutes réserves ou de toute défense. Il va falloir se résoudre à crier au secours tant l’année 2007 s’annonce comme mortelle pour les finances locales.
L’ETAT EST RUINE
D’abord, il n’est pas inutile de répéter, de répéter sans cesse que l’Etat est ruiné. Entre la dette colossale, la baisse de la consommation, la diminution forcenée des prélèvements, une croissance poussive, il lui sera quasiment impossible de régénérer ses finances au plus bas. Et, au lieu d’accroître ses richesses, l’Etat se contente de sabrer des emplois, des crédits pour finir par augmenter la misère en créant davantage de précarité, de pauvreté et donc en diminuant forcément ses rentrées (cotisations sociales, impôts, TVA…) et, pour tenter de se sauver, il pratique la fable que La Fontaine consacre aux deux ânes.
L’un est chargé de "sel" et l’autre d’éponges… Ce dernier se moque de son collègue qui a l’impression de batifoler avec son fardeau léger. Les conseils régionaux, les conseils généraux, les communautés de communes et les communes ont eu ce sentiment privilégié de pouvoir gérer à leur guise le poids de l’imposition jusqu’à maintenant où se profile la traversée délicate du torrent de la période élective. Le bât de l’âne portant le sel va fondre durant ce passage délicat alors que celui portant les éponges va se gorger d’eau et entraîner par le fond Aliberon.
Un ânier, un sceptre à la main
Menait, en empereur romain,
Deux coursiers à longues oreilles…
On connaît tous " l’ânier " qui, hier soir, s’est exprimé avec un aplomb à nul autre pareil sur la réussite incontestable de sa tactique. Il sait bien le bougre que tout le monde se moque parfaitement de savoir ce que transportent les pauvres bourricots de base. 
LA SIGNATURE DU PREFET SANS VALEUR
Or par exemple, dans moins d’un mois, Créon aura terminé et payé le premier Point Relais Vélo de France avec un engagement précis de l’Etat (25 % de subvention). Trois ans plus tard les 127 000 € n’ont toujours pas été réglés et la signature du Préfet n’a donc aucune valeur. Pour la maison du patrimoine naturel du Créonnais (ex-gare de Sadirac) qui sera inaugurée le samedi 1° Juillet à 11h, les partenaires habituels (Conseil régional 25 %, Conseil régional 31 %°) ont fait face à leurs décision en temps et heure. L’Etat pourtant lié avec elles par contrat (Pôle Touristique Rural) n’a même pas encore donné signe de vie… et annonce qu’au mieux les fonds arriveraient en 2010 ! Dans les deux cas il faut pourtant régler les entreprises et faire fonctionner le "reste" sans les fonds accordés.
Je peux vous annoncer que, pour la première fois de son histoire, le Conseil général de la Gironde sera dans l’incapacité de présenter un budget supplémentaire en ce milieu de semaine. Il lui manque en effet 40 000 000 d’€ que la commission impartiale d’évaluation des transferts a reconnu être dus par… l’Etat ! Or cette somme là représente 4 points de fiscalité supplémentaire. En 2007, si le phénomène s’amplifie, vous aurez droit à 8 % de hausse minimum… Le Conseil régional avance des crédits pour achever les travaux sur le Pont d’Aquitaine. La banqueroute est là mais on continue les effets d’annonce qui n’engagent que ceux qui les écoutent.
Hier est arrivée la pire des nouvelles pour la Communauté de Communes du Créonnais : la CAF signataire de contrats, jusque là fiables, permettant d’assurer le fonctionnement des structures pour l’enfance va ramener sa contribution de 70 % à… 55 % et en plus calculera sur la somme versée en… 2005 ! Parents préparez vos carnets de chèques car les tarifs vont en prendre une sacrée secouée et il est déjà certain que les impôts communautaires vont effectuer un bond fulgurant. Là encore les signatures n’ont aucune valeur. Aux élus à se débrouiller pour faire avaler la pilule aux usagers ou aux contribuables.
Et chaque jour, les cas similaires arrivent, s’entassent dans les mairies. La bonne gestion pour Matignon et Bercy qui ne paient rien et qui, quand ils payent appliquent des délais totalement illégaux si l’on se conforme à leurs exigences. Les obligations de la mauvaise gestion pour ces galeux de la base qui doivent jongler avec les lignes de trésorerie, les emprunts, le décalage des projets.
Si l’on se fie aux statistiques de 2003, le poids de l’imposition locale représentait en % du Produit intérieur brut les pourcentages suivants en Europe : Danemark 16,9, Suède 16,5, Finlande 9,5, Italie 6,9, Lettonie 5,1, République tchèque 4,6, Autriche 4,5, Hongrie 4,4, France 4,3… Estonie 4,3, Pologne 3,8, Slovénie 3,1, Espagne 3,0, Lituanie 2,7, Allemagne 2,6, Belgique 2,4, Luxembourg 2,4, Portugal 2,2, Royaume-Uni 1,7, Slovaquie 1,6, Pays-Bas 1,5, Irlande 0,6, Chypre 0,5… Cette situation n’a pas échappée aux stratèges de Bercy qui pensent que les collectivités ne prélèvent pas assez et qu’il est temps de les forcer à augmenter la dose.
Dans ces conditions, le contribuable peut sérieusement douter de l'efficacité de cette proximité apportée par la décentralisation lorsqu'on lui demande de mettre la main au portefeuille pour financer des dépenses de fonctionnement en forte hausse. C'est que chaque pouvoir abandonné par l'Etat central s'accompagne de la création d'une nouvelle strate. Le " mille-feuille " français en compte quatre entre les communes, les groupements intercommunaux, les départements et les régions. Et aucun des intéressés ne veut entendre parler de rationalisation.
Alors l’Etat se régale…il les attend au virage des budgets 2007, année électorale nationale où l’on annoncera une baisse des prélèvements quitte à accroître tous les déficits. Alors que c’est couru d’avance partout en France on augmentera les taxes locales. Un pur hasard !
Mais je déblogue… 
 
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Lundi 26 juin 2006
Samedi prochain prendra fin le "sursis" accordé par Nicolas Sarkozy aux jeunes sans-papiers scolarisés et à leurs familles pour quitter la France. L’ouverture de la chasse " officielle " sera ensuite prononcée. En amont de cette date, le Réseau éducation sans frontières (RESF) a multiplié les parrainages, partout dans le pays, pour tenter de les protéger d'une expulsion ou même les "cacher".
Drôle de situation où va débuter une immense partie de cache-cache cruel. Les opposants à cette opération organiseront même une cérémonie d'ouverture de la " chasse à l'enfant " à Paris afin de montrer concrètement ce qui va arriver. Onajoutera aussi un titre au Ministre de l'Intérieur en le nommant "ministre de la chasse à l'enfant'" car notre société s'est davantage mobilisée pour protéger les tourterelles que pour ces gosses là. Un minstère a donc son utilité!
A Marseille, des adultes sans papiers et leurs enfants, ont été "parrainées" dans les mairie des 15e et 16e arrondissements, alors qu'un étudiant tunisien, Fathi Toualbi, étudiant en DEA de météorologie à la faculté d'Aix-en-Provence, a été "expulsé par bateau, à destination de la Tunisie".
"Il devait pouvoir finir son diplôme pour s'inscrire en thèse et on n'a pas voulu lui laisser le temps de finir les examens qui lui manquaient alors que la faculté avait informé la préfecture que c'était réalisable", a fait savoir Florimond Guimard, un des animateurs de RESF à Marseille. "La préfecture vraisemblablement, dans ce bras de fer, a voulu aller coûte que coûte jusqu'au bout, mais dans quel intérêt ? C'est inexplicable et c'est un scandale". Bien évidemment les adultes vont vite apparaître dans la ligne de mire.
A Strasbourg, un "pique-nique de la solidarité" a réuni les parents d'élèves d'une maternelle de Strasbourg, venus soutenir une écolière... de cinq ans risquant, avec sa famille guinéenne, une expulsion du territoire français. La mère Fatouma Diakité, arrivée en France en septembre 2000, a fait depuis cinq demandes de régularisation au titre de l'asile politique, puis à titre exceptionnel et humanitaire. Sans papier ni travail, elle vit avec une autre famille dans un studio en attendant une décision de la préfecture. Ce sont les deux exemples du week-end mais ils seront probablement suivis de bien d’autres… Dans tous le pays on va traquer, repérer et mettre le plus vite possible sous le contrôle de la police ces familles qui ont pris la France pour une terre d’asile
LE COMMENCEMENT D'UN CALVAIRE
" Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, n’a pas été choisie par hasard car le sursis que M. Sarkozy a été obligé d'accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera au moment où les mobilisations des écoles, des collèges et des lycées faiblira par l’éparpillement des enseignants et des parents. En guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains.
S’ils sont arrêtés, le grand jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller simple vers un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue, papa et maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges.
A l’arrivée, ce sera pour la plupart l’extrême misère : pas de logement ou le bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en trouver. Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront pour les raisons pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs tortionnaires à l’étranger. Pour les enfants, pas d’école, dans des pays où la scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache derrière les chiffres records d’expulsions annoncés avec satisfaction par le ministre de l’Intérieur : des milliers de vies propulsées dans l’indigence et parfois achevées sous la torture ! " (1)
 
ATTEINDRE DES QUOTAS
L’augmentation réitérée de la pression sur les services préfectoraux et policiers pour atteindre les quotas d’expulsions assignés par Sarkozy provoque des dérives inéluctables. En particulier nous assistons à une détérioration sans précédent des gardes fous démocratiques censés protéger toutes les personnes vivant dans ce pays : français, étrangers avec ou sans papier. Les barrières morales fondamentales semblent avoir sauté, y compris la protection sacrée des enfants : mise en rétention de mineurs - parfois même de nourrissons -, traque policière d’adolescents, interpellations dans les établissements scolaires et les centres de vacances... Ces faits sont d’une extrême gravité. L’essentiel c’est que fin 2006 le Roquet de Neuilly puisse obtenir un tableau de "chasse à l’enfant" significatif. Il sera décoré sur le front par ses pairs car on sait bien que tous les exploits méritent un hommage de la part de l’Etat. Vous savez dans le domaine de la chasse, chacun conte ses exploits et ses cartons. Il en aura à mettre en valeur. Vous pouvez être certains que les télés suivront en caméra cachée quelques rafles significatives pour que le Peuple en ait pour son argent. Les vancances sont sacrées et donc sur la plage on oubliera vite ces expulsions d'une autre époque.
UN POEME COMME ARME
J’aime beaucoup un poème de Jacques Prévert que tous les professeurs ayant encore un brin de motivation en faveur des textes à apprendre par cœur devrait présenter avant le départ en vacances de leurs élèves. Un acte citoyen, un geste symbolique, une décision totalement laïque , une manière habile de former des esprits critiques sans enfreindre la nécessaire neutralité. Je serais tellement heureux si cette consigne simple était donnée : apprenez leur " la chasse à l’enfant " pour dénoncer les décisions du Roquet de Neuilly sur les " sans papiers ".
Dans les faits notre " homme " de l’immigration choisie a engagé la politique de l’expulsion choisie. Alors enfants de France, récitez (je sais ce n’est plus à la mode) ce texte qui résume parfaitement ce qui va se passer dans quelques jours au nom de la république française, au nom de la liberté, le l’égalité et plus encore de la fraternité. Dans vos concerts, dans vos spectacles de fin d’année scolaire dédiez à vos parents, à vos copains, à vos maîtres ces lignes. Copiez ceci, adaptez le illustrez le et adressez le à votre Maire, au Préfet, au "Ministre de la chasse à l'enfant" :
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu'est-ce que c'est que ces hurlements
Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant (…)
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Maintenant il s'est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant
Pourchasser l'enfant, pas besoin de permis
Tous le braves gens s'y sont mis (…)
Ne Vous forcez pas à tout apprendre mais gardez l'essentiel. Contant l’histoire d’une enfant qui s’enfuit d’une maison de redressement (pas encore militaire mais ça ne saurait tarder) quittant à la nage une île il illustre l'angoisse de la poursuite injuste. Les familles immigrés que l’on pas su empêcher de s’installer sur notre territoire sont elles aussi dans une sorte de bagne du silence. Elle ne peuvent que vivre dans la clandestinité, dans la peur permanente, enfermées dans l’angoisse de perdre leur espoir de constuire autrement leur avenir.
Notre incapacité à faire respecter les frontières européennes (l’élargissement a conforté cette carence) constitue la première faille d’un système purement théorique. Concrètement il prend l’eau de tous les cotés car aucun état n’a les moyens financiers et humains de rendre étanche son espace.
" Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! ". Si vous entendez ce cri " silencieux " dans les rues des villes ou dans quelques villages sachez que je suis disponible pour l’étouffer avec tous les parrainages républicains qui paraîtraient utiles…
Et je vous promets que le déclamerait le poème de Prévert comme un hymne àa la fraternité.
(1) extraits de la pétition de Resf à signer d'urgence sur www.educationsansfrontieres.org
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Dimanche 25 juin 2006
Toute forme de responsabilité publique a ses travers et ses contraintes. Elle recèle aussi bien des plaisirs qu’il faut savoir cultiver et cueillir au bon moment. Ce jardinage de la conscience est beaucoup plus exigeant que celui qui consiste à aller faire ses emplettes aux rayons des supermarchés de l’idéologie. Il nécessite une présence constante pour entretenir les plates bandes où germent ses propres convictions et qu’il faut sans cesse désherber car y poussent continuellement les herbes folles des idées reçues. Pourtant il est indéniable que le jour où l’on doit arrêter c'est quand cette passion du terrain on n’a plus sa place dans la vie. Hier j’ai donc, jardiné toute la journée, afin de ne pas vivre artificiellement au crochet d’autres producteurs.
Rencontre le matin avec le directeur d’une association d’aide à domicile pour un dialogue sur les avantages de cette formule. L’occasion de prendre en compte les besoins des personnes âgées que le Centre Communal d’Action Sociale a de la peine à satisfaire à cause de la rigidité de sa structure. Un échange formateur, constructif et qui me permet d’envisager des mutations importantes dans les prochains mois. Et c’est d’autant plus important que des réformes allant dans le sens de la " marchandisation " du secteur " rentable " des services au 3° et 4° âges se profile à l’horizon 2007. Personne, dans la gestion publique, n’a les mains " vertes " pour régler, par je ne sais quel talent surnaturel, la " pousse " des structures nouvelles, il faut davantage confiance aux conseils de ceux qui ont une expérience réussie en la matière.
UNE ATTITUDE MEPRISANTE
Après un tour de ville pour finir de distribuer l’hebdo municipal " Créon hebdo " et donc forcément discuter avec les commerçants ou leur clientèle sur tout et rien, je rentre avec de multiples petits travaux repérés à faire dans le centre ville. Mauvais balayage, herbes folles, dalles descellés, stationnement anarchique à maîtriser, poubelles encore mises devant les portes 48 heures avant la collecte… et bien d’autres choses que je ne verrais jamais en voiture.
Croire que ce qui peut apparaître comme des " broutilles " à l’égard des fameux grands problèmes de société ne compte pas dans la vie publique relève d’une attitude méprisante. J’ai été profondément marqué par le discours d’investiture qu’avait prononcé devant les députés le 29 juin 1988. Un passage de ce texte qu’il faudrait faire relire par tous les candidats du PS actuel à l’élection présidentielle tant il était prémonitoire sur de nombreux points, évoquait justement le quotidien et son influence sur le comportement collectif, notamment dans les banlieues. Il avait osé affirmer que la qualité des cages d’escaliers de certains immeubles laissait présager des événements violents car elle mettait en évidence le mépris que la société avait à l’encontre des habitants qui les fréquentaient. Les détails passés à la loupe des commentaires prennent en effet, parfois, des allures de catastrophes. Mieux vaut donc les prendre en compte et éviter que toyt dégénère.
UN BAIN DE REALITE
Midi : le plaisir pur. Rencontre avec la vingtaine de jeunes filles qui ont fondé avec le soutien de l’animatrice du Bureau Information Jeunesse le groupe de danse " Give Me Five ". Elles ont mis en place un pot amical pour remercier toutes les personnes qui les ont aidées à mettre en œuvre leur projet. Un moment à savourer. Elles ont franchi tous les obstacles. Elles seront prises en charge. Elles ont osé aller à la rencontre du public. Elles ont donné une note solidaire à leur opération en versant le trop perçu à la fondation Bergonié. Je discute avec chacune d’entre elles pour savoir où elles en sont de leur vie. La majorité travaille en lycée professionnel. Elles portent toutes l’angoisse de leur avenir.
Frappant et émouvant car leur réussite hors temps scolaire efface un peu ce sentiment de ne pas avoir de perspective sûre. Je voudrais tant pouvoir les aider, les soutenir, leur apporter comme élu une touche d’espoir. Je me renseigne sur leurs jobs d’été car j’ai conscience de l’importance de ces " stages réels " dans le monde du travail. Un véritable bain de réalité dans une jeunesse bien plus stressé que je le fus durant la même période.
Changement de monde mais pas de modification de la responsabilité collective. La maison de retraite ouvrait hier après midi ses portes aux familles des résidents. Un moment de partage autour d’autres jeunes rassurants, ceux du Jeune Orchestre Symphonique de l’Entre Deux Mers. L’heure passée me plonge à nouveau dans le monde du silence, celui de souffrances muettes, des gestes inutiles, des regards perdus. Je remarque combien la musique peut transpercer les murs de l’apparente indifférence, à des petits signes. Celles et ceux qui ont un proche à coté d’eux qui leur tient la main, qui leur parle, qui les aide vivent différemment ce concert, par arpport aux autres.
Une heure à observer, à aimer sans le dire. Un autre bain moins vivifiant mais au moins aussi profitable que l’autre de réalité.
REFLET DE LA SOCIETE
Il me reste à passer par la Mairie pour célébrer un mariage. Il est discret, respectueux, empreint de sincérité. Ce n’est pas toujours le cas. Il unit en plus deux cultures puisque l’épouse a des racines laotiennes fortes. Un mariage donne souvent un reflet de la société. Celui si, simple mais élégant, avec des rires et des larmes, du silence et des applaudissements, des gens heureux ou inquiets. Tout le monde vient me remercier d’avoir été là. Bizarrement ils apprécient, eux qui viennent des grandes villes, que le Maire célèbre lui-même les cérémonies de ce type dans une ambiance peu formalisée… Ils quittent les lieux laissant derrière eux cette tendresse, ce sentiment de paix, cette sérénité dont sont porteurs les Laotiens. Je suis heureux d’avoir été leur témoin institutionnel.
Le club de judo m’attend dans la salle de l’espace culturel pour sa journée de clôture de la saison. Beaucoup de parents sont passés le temps que leur gamin se présente sur le tatamis puis ils sont repartis. En fin d’après-midi au moment de la remise des récompenses ou des nouveaux grades, il manque beaucoup de monde à l’appel. Désastreux pour le moral des dirigeants bénévoles et des professeurs mais il serait inutile de le nier, révélateur d’un comportement social.
D’abord, ces familles devenues consommatrices de loisirs organisés, n’ont aucun respect pour la vie de club reposant sur l’intérêt collectif. Ensuite le culte de l’enfant roi conduit à ne l’associer qu’à des moments mettant en valeur sa réussite. Si ce n’est pas le cas il s’agit forcément d’une injustice ou plus sûrement d’un mauvais fonctionnement de la structure qui le reçoit. Enfin on ne peut pas passer sous silence la suractivité de quelques uns d’entre eux qui les fait courir d’un lieu à un autre sans qu’il puisse fixer leur passion sur une spécialité. Tout le côté positif de la journée se déroule devant une poigné de fidèles alors qu’elle réside justement dans la mise en valeur des comportements et pas, comme c’est souvent le cas, uniquement des performances.
LE FILS DES UNS, LE COPAIN DES AUTRES
me reste à poursuivre le programme de l’opération " Quartiers de fêtes " engagée vendredi soir dans la formidable ambiance du repas du secteur de la Gare. Plus d’un centaine de convives qui m’offre qui ses haricots couenne, qui se paupiettes, qui sa tajine, qui son rosé, qui son rouge de derrière les fagots, qui son Cognac véritablement hors d’âge, qui ses œufs au lait, qui son gâteau maison, qui son fraisier, qui ses cerises, qui ses prunes à l’eau de vie…^Inimaginable ce que ça peut faire du bien de partager. Je suis le " fils " des uns, le " copain " des autres. Je me dépouille de cette fonction qui me colle à la peau. J’écoute d’une table à l’autre. J’absorbe les humeurs des uns et des autres. Je me nourris de leurs préoccupations, de leurs analyses, de bribes de critiques mais surtout je m’enrichis de leur bonne humeur jusque tard dans la nuit.
Hier soir j'ai continué en allant prendre un apéritif dans l’un des plus récents lotissements de la commune.  Ambiance différnte. Tout est plus discret et plus secret. des mini-groupes se forment. Les nouveaux arrivants dialoguent déjà avec une vingtaine de familles. Le taux de participation n’est pas formidable mais l’essentiel réside dans la pérennité de l’initiative. Un verre de punch me servira à nouer le dialogue. Il me permet de me rassure. Tous sont unanimes: ils ne regrettent pas d’être venus à Créon.
La journée se terminera sous le préau de l’école où se sont réfugiés les habitants du quartier du Bosquet. Eux sont soudés, au complet, dans un rassurant mélange des générations, des opinions, des statuts sociaux. La paella permet de ne plus être le Maire mais un invité comme les autres. Les bouteilles se comparent. Les plats circulent… Je suis bêtement heureux de tout ce que je reçois. J’ai véritablement l’impression rassurante d’être un élu du peuple. Et pour moi c’est un cadeau inestimable.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Samedi 24 juin 2006
La vérité finit toujours par vous rattraper même si vous courez plus vite que tout le monde. Ben Johnson en fut l’illustration parfaite et désormais il faut bien convenir que Lance Armstrong en devient l’incarnation. Le paradoxe réside dans le fait que l’EPO, les corticoïdes, les hormones de croissance, les transfusions, qui font de vous un surhomme vous ramènent de plus en plus souvent sur terre. " L’extra-terrestre " n’était qu’un soutier de laboratoire mais, dans le fond, il n’aura jamais à répondre de cette métamorphose car l’escroquerie sportive n’existe pas à posteriori. Or, j’ai souvenir des propos de ce garçon courageux (que j’ai maintenant l’occasion de côtoyer dans un autre contexte) : Christophe Bassons. Ce Tarnais au caractère bien trempé avait dénoncé un milieu dans lequel régnait l’omerta alors qu’aucun observateur lucide ne pouvait croire dans une domination caricaturale de quelques surdoués ou de ressuscités. Son constat impitoyable ne reçut aucun véritable écho car, les orgnaisateurs, préoccupés par l'image de leurs épreuves ne lui accordèrent aucun crédit.
Lorsqu’il fut contraint à abandonner le Tour de France sous la pression du peloton qui ne supportait pas ses prises de position anti-dopage, Christophe en a eu gros sur la patate car il était certain que les chaudières programmées pour la grande boucle tournaient à plein régime. Seulement il fallait surtout ne rien dire. Tout le monde connaissait les astuces de nombreux coureurs pour échapper à des contrôles extrêmement prévisibles. Par exemple les limiers les plus perspicaces notaient que les préparations des vainqueurs potentiels se déroulaient dans des contrées lointaines et selon des calendriers communiqués au dernier moment.
La tactique consiste à tabler sur deux carences du système de répression : le manque de moyens financiers qui empêchent de payer aux contrôleurs agréés des voyages onéreux, les délais de réaction qui ne correspondent pas à la vitesse de déplacement. Lance Armstrong aura chaque année utilisé ces réalités à son profit durant toute sa carrière. En toute impunité. Christophe lui ne s'y résoudra jamais et ne tiendra pas, sous les critiques, au-delà du Tour 99 !
J’ai une pensée particulière pour lui car il a oublié un principe clé de la société actuelle : il ne faut absolument jamais avoir raison avent tout le monde car on froisse l’opinion dominante, celle qui croit que ses idoles ne vivent que d’amour et d’eau fraîche.
Pourtant l’étau se resserre, car à peine retraité, Armstrong était déjà sur le banc des accusés. Un mois après sa septième et dernière victoire sur le Tour de France, il était mis en cause dans une affaire de dopage. L’Equipe affirmait que le coureur cycliste américain avait menti lorsqu’il a déclaré, à plusieurs reprises, au long de sa carrière, n’avoir jamais utilisé aucun produit dopant, puisque des tests avaient mis en évidence des traces d’EPO dans ses urines prélevées lors du Tour de 1999. Ce fameux Tour au cours duquel Christophe Bassons avait été banni des pelotons. De quoi vous donner un sourire jaune...
RACONTE SOUS SERMENT
Depuis on n'a plus aucun doute. Le 28 octobre 1996, Lance Armstrong amaigri, mal en point, qui n'a plus grand chose à voir avec un coureur professionnel, rencontre ses médecins avant son opération consistant à enlever des métastases qui ont touché le cerveau. Au moment d'établir le nécessaire protocole post-opératoire de rigueur après une intervention de cette ampleur, l'Américain, entouré de sa petite amie de l'époque, Lisa Shiels, de son premier entraîneur, Chris Carmichael, et son épouse, mais aussi de ses proches et amis, est sondé sur d'éventuelles consommations de produits dopants. C'est une quetion de vie ou de mort!
La suite, c'est Betsy Andreu, la compagne de l'ex-coureur américain Frankie Andreu, ancien meilleur ami d'Armstrong qui, présente ce jour-là, l'a raconté sous serment devant le tribunal de Dallas dans le cadre d'une procédure judiciaire, dite d'arbitrage, engagée, à l'initiative du septuple vainqueur de la grande Boucle, contre sa propre compagnie d'assurance, SCA Promotions. Voici son témoignage : "(Le docteur) a commencé à lui poser des questions banales. Je ne me souviens pas. Et tout à coup, boum, avez-vous déjà pris des produits dopants? Et il répond, oui. Il demande lesquels. Et Lance répond: EPO, hormones de croissance, cortisone, stéroïdes, testostérone."
Frankie Andreu, fidèle d'Armstrong sous le maillot de l'US Postal et très proche de l'Américain à l'époque pour l'aider à traverser cette épreuve, était lui-même présent ce jour-là. Il confirme: "Je ne sais pas comment le docteur a formulé sa question, mais la réponse était qu'il avait pris de l'EPO, de la testostérone, des hormones de croissance et de la cortisone." Autre personne ayant assisté à ces aveux, Stephanie McIlvain, salariée d'un des sponsors d'Armstrong et amie du coureur US, n'a elle pas confirmé cette version des faits, niant que l'Américain avait admis s'être dopé. Une surprenante volte-face quand on sait que celle-ci avait, le 21 septembre 2004, soit un an avant de comparaître devant le tribunal de Dallas, soutenu, lors d'une conversation téléphonique avec... Greg Lemond, qu'elle répèterait la confession d'Armstrong face à ses médecins si elle devait être amenée à témoigner: "Si je suis citée, je le ferai (...). Car je ne vais pas mentir. Tu sais, j'étais dans cette pièce. J'ai entendu." Une conversation qui, toujours selon Le Monde, aurait fait l'objet par Lemond d'un enregistrement versé au dossier! C’est plus clair que les urines soumises au contrôle anti-dopage…
LUI QUI FUT HAI
Christophe Bassons doit aujourd’hui se poser bien des questions. Lui qui faut haï comme aucun autre coureur le fut et qui compte encore ses amis sincères sur les doigts de la main. Il lui suffirait de se rappeler ce qui fut prononcé sur son compte pour se réconforter sur la mentalité de quelques acteurs actuels du monde du cyclisme. Il est trop timide pour le faire alors je vais le faire à sa place.
Jean-Réné Bernaudeau formateur de jeunes talents qui " marchèrent " à la " Brioche vendéenne " (ancien coureur professionnel, directeur sportif) : "Laissez-le, c'est qu'un connard, faut pas lui adresser la parole."
Stéphane Heulot (co-équipier), suite à son abandon dans le fameux Tour 99: "C'est lâche (...) On est 22 à la Française qui avions tous envie de faire ce Tour. Il a pris la place de quelqu'un et se retire sans véritable raison."
Lance Armstrong en personne : "Ses accusations ne sont pas bonnes pour le cyclisme, pour son équipe, pour moi ni personne. S'il pense que le cyclisme fonctionne comme cela, il se trompe et c'est mieux qu'il reste chez lui".
Bernard Hinault : "Bassons a eu tort de dire qu'il était propre et que les autres étaient sales (...). Il a dit que les autres étaient mus par l'argent, mais s'il a fait ces articles, c'est bien qu'il était payé pour le faire ? Et j'ai lu qu'il avait multiplié par trois ses contrats dans les critériums, c'est donc qu'il n'est pas si blanc que ça." Fermez le ban sur la pire des formes de cynisme. 
La preuve que l’on ne peut pas nécessairement avoir une vision honnête quand on se trouve dans un milieu qui vous nourrit… ou vous fait bien vivre. Rappelez vous l'affaire VA-OM en football. Qui avait payé au prix fort sa franchise? Jacques Glassmann. Qui se souveint de son courage? Il n'a eu que la sanction que méritent dans notre socité ceux qui dévoilent une vérité pas bonne à dire...
Mais je déblogue...
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : SPORT
 

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Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan :   "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.

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