Samedi 30 juin 2007
L’entrée des femmes dans la vie politique restera encore durant au moins une bonne décennie un sujet d’actualité dans la vie politique. Il est vrai que si durant des siècles elles ont joué un rôle indirect dans la gestion publique de la société, leur apparition en première ligne suscite parfois des réactions condamnables mais pourtant bien réelles. Les générations actuelles ont oublié que le simple droit de vote ne leur a été accordé que par le 21 avril 1944 par le Gouvrenement provisoire de la République Française, confirmé par l'ordonnance du 5 octobre, mais il ne sera utilisé que le 29 avril 1945 pour les élections municipales, puis en octobre pour les élections à l'Assemblée constituante.
Ce n’est qu’en 1947 que Germaine Poinsot-Chapuis (MRP) devient la première femme nommée ministre de plein exercice (Ministre de la santé publique et de la famille) et il faut attendre… 1989 pour que Catherine Trautmann (PS) devienne la première femme maire d'une ville de plus de 100 000 habitants, Strasbourg et 1991 pour que la malheureuse Edith Cresson (PS) soit nommée la première femme nommée premier ministre. Toutes les 3 ont payé chèrement par la suite leur arrivée sur le devant de la scène politique. Et il faut bien avouer que, si 60 ans après l’arrivée d’une femme ministre dans un gouvernement, la situation a évolué il demeure encore bien du chemin à parcourir pour que l’on reconnaisse que le principe même de l’égalité serait l’inexistence de quotas. Lentement les mentalités évoluent mais la fragilité de cette avancée démocratique devient chaque jour plus évidente.
La gauche n’est pas encore parfaite dans le domaine.
Elle a encore d’ailleurs bien des archaïsmes, des soubresauts et plus encore des non-dits. Des efforts comptables ont été effectués mais ils doivent être accompagnés par des changements de mentalité parmi les occupants des postes clés qui ne sont pas encore véritablement évidents. Beaucoup d’entre eux sont pour la parité chez le voisin mais surtout pas chez eux.
SOLIDARITE PLUS FORTE
Depuis 1995, bien que non obligatoire, j’ai personnellement imposé cette parité dans la liste des municipales de Créon ainsi qu’au sein du bureau exécutif de la communauté de communes du Créonnais. Personne ne m’en a été reconnaissant : bien au contraire ! Malgré quelques épiphénomènes inévitables cette décision n’a apporté que des bénéfices à la vie collective sans en altérer pour un iota le fonctionnement des structures. Il y a eu des divergences légitimes d’appréciation des situations et des contextes mais elles n’ont jamais été liées à une appartenance à un sexe ou à un autre. Au contraire le constat, après 12 ans de coordination de ces structures, la solidarité à mon égard aura été indéniablement beaucoup plus forte parmi les femmes que parmi les hommes ! C’est une réalité incontestable !
On ne souligne, à mon avis, pas assez que si malgré des défauts incontestables, des propos parfois malheureux, le PS n’est pas parfait… la Droite affiche tout de même un tout autre comportement. Statistiquement la situation est même catastrophique mais bizarrement elle ne fait absolument pas l’objet de commentaires désobligeants dans les médias. A quel déchaînement aurait-on assisté dans le paysage audiovisuel français si n’importe quel " éléphant " avait barri aussi bêtement que Patrick Devedjian, qui a traité de "salope" l’ex-députée Anne-Marie Comparini, dans un reportage diffusé mercredi par la chaîne de télévision lyonnaise TLM et relayé sur Internet ?
D’ailleurs pourquoi parle-t-on d’éléphants au PS alors que des Raffarin, des Gaudin, des Poncelet, des Méhaignerie, des Juppé seraient… des enfants de chœur nés de la dernière pluie électorale ! Les femmes ont toujours été les bienvenues parmi eux et Dévedjian se place… sur une terrain éminemment politique quand il formule une critique à l’égard de l’une de ses ex-collègues. Le déchaînement au sein du PS pour un pareil comportement aurait frôlé le tsunami idéologique ! Là son insulte (qui n’a rien de différence idéologique ou d’une appréciation sur une campagne) passe quasiment inaperçue !
UNE VISION DE LA POLITIQUE
Rachida Dati a dû pourtant déjà penser qu’un jour son tour viendrait car elle a estimé que l'insulte faite à Anne-Marie Comparini ne correspondait pas à sa vision de la politique : "Il n'est pas tolérable qu'on puisse qualifier (ainsi) une femme, politique ou pas", a-t-elle dit interrogée par la presse lors d'une visite qu'elle effectuait au Palais de Justice de Paris. Interrogée pour savoir si Patrick Devedjian pouvait être passible de poursuites, elle a refusé de s'exprimer davantage sur ce sujet, soulignant qu'elle n'avait pas entendu les propos concernés.
François Fillon a déclaré prudemment hier à quelques journalistes qui l'interrogeaient à l'issue d'une cérémonie à Nantes "Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? Il ne faut jamais insulter les gens et encore moins les élus". "M. Devedjian s'est excusé. Pour moi, l'incident est clos", a-t-il ajouté.
Patrick Devedjian, a en effet réitéré des excuses, cette fois-ci publiques, à l'adresse d'Anne-Marie Comparini, lors d'une conférence de presse vendredi au conseil général des Hauts-de-Seine dont il est président.
"J'ai présenté dès hier des excuses privées à Anne-Marie Comparini et des excuses publiques par voie de communiqué", a-t-il déclaré. Vendredi matin, Anne Comparini avait réclamé des excuses publiques.
a-t-il déclaré. Vendredi matin, Anne Comparini avait réclamé des excuses publiques.
"Je regrette profondément ces propos qui étaient une exclamation à la suite d'une parole", a ajouté Patrick Devedjian. Le président du conseil général des Hauts-de-Seine a également insisté sur le fait qu'il "croyait que ces propos étaient privés", n'ayant pas vu les caméras qui le filmaient. En quoi ceci change-t-il leur réalité ?
a ajouté Patrick Devedjian. Le président du conseil général des Hauts-de-Seine a également insisté sur le fait , n'ayant pas vu les caméras qui le filmaient. En quoi ceci change-t-il leur réalité ?
"Je ne suis pas machiste, je suis avec beaucoup de femmes autour de moi", a précisé Patrick Devdjian avant de reconnaître que ses propos étaient "une faute".
a précisé Patrick Devdjian avant de reconnaître que ses propos étaient "une faute".
CHOQUANTS ET DEPLORABLES
De son côté, Anne-Marie Comparini avait dénoncé plus tôt des "propos choquants, déplorables. Comment peut-on, dans notre pays, créer la culture du débat si on parle ainsi de ceux qui défendent des valeurs différentes?", a souligné l'ex-députée UDF. "Pour les femmes, en politique, c'est très difficile si on peut les traiter ainsi", a-t-elle ajouté. "Ces propos témoignent là aussi d'un manque de respect à toutes les femmes, parce que ce mot qu'il a prononcé, c'est une atteinte à la dignité des femmes". Je suis encore plus respectueux pour cette femme car à sa place j’aurais probablement était moins " soft " !
Anne-Marie Comparini a précisé que, "pour le combat des femmes", Patrick Devedjian " ferait bien de s'excuser publiquement. Il faut qu'il explique les raisons qui ont motivé ce mot", a-t-elle déclaré en précisant qu'il lui avait téléphoné jeudi soir "très tard". Interrogée sur le contenu de cet appel, elle a répondu: "Demandez-lui. Ce n'est pas moi qui ai soulevé la tempête, c'est lui". On n’a pas eu la suite…
En attendant l’UMP avait tout tenté pour empêcher la diffusion du reportage. Le directeur d’antenne de TLM, Jean-Pierre Vacher, a expliqué que M. Havard, par ailleurs secrétaire général de l’UMP dans le Rhône, "était très gêné et nous a demandé de ne pas le diffuser, mais M. Devedjian savait qu’il était filmé, et nous trouvons assez déplorables de tenir de tels propos, donc nous l’avons laissé dans le reportage". Ce journaliste mérite le respect car il y en a bien d’autres qui auraient oublié la séquence en cause. Il est certain par exemple que bien des propos tenus publiquement sur Véronique Fayet, candidate du MoDem à Bordeaux ont été de la même veine. On ne les a pas trop lus dans la presse mais ils ont parfois été encore plus blessants. Il est certain aussi que l’on a vite oublié ceux qui avaient été proférés sur Philippe Meynard, avant qu’il ne soit Maire de Barsac. L’homosexualité n’est pas épargnée à droite et les dérapages ont été nombreux et le sont encore à l’égard d’un élu suspecté d’avoir été… honnête avec ses convictions. Inutile de nier que tout le monde rit des plaisanteries surtout quand elles concernent le camp adverse !
L’HOMOSEXUALITE EST UNE MENACE
Le sommet de l’intolérance a été établi par Christian Vanneste, député UMP du se distingue par ses propos, reconnus comme des injures en raison de l'orientation sexuelle selon la loi du 30 décembre 2004. Le député UMP Christian Vanneste a en effet été reconnu coupable d'injure homophobe par le tribunal correctionnel de Lille pour les propos suivants, tenus dans la presse en janvier et février 2005 : " l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité ( …) " ; " je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel. Ce serait dangereux pour l’humanité (…) " ; " Pour moi leur comportement est un comportement sectaire " ; " Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement (…) ". À la fin de la procédure, il devra verser 3 000 € d'amende ainsi que 2 000 € de dommages et intérêt, plus 1 500 euros de frais de justice à chacune des trois associations plaignantes.
Christian Vanneste a donc déposé sans sourciller le 6 juillet 2006 une proposition de loi visant à supprimer dans l'article 32 alinéa 3 de la loi du 29 Juillet 1881 la condamnation pour… diffamation envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle. De plus sa proposition de loi, si elle est adoptée empêchera un ministère public d'engager des poursuites lorsque diffamation a été commise envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle et empêchera les poursuites engagées contre sa propre personne pour les mêmes faits. Pas mal pour l’éthique politique ! Il aura probablement le soutien de Devedjian !
Son procès en appel devant la Cour d'Appel de Douai a eu lieu le 12 décembre 2006 : la confirmation de la peine infligée en première instance a été demandée par le magistrat et l'arrêt rendu par la Cour d'Appel le reconnaît coupable, et confirme sa peine.
Le jour même, Christian Vanneste a annoncé qu'il se pourvoyait en cassation et qu'il irait, si nécessaire, devant la Cour européenne des Droits de l'Homme. Ce recours n'est pas suspensif et le député devra s'acquitter de sa peine s'il veut voir reconnu son pourvoi en Cassation. En attendant il a été réélu député avec plus de 58 % des suffrages exprimés ! Comme quoi le verdict des urnes est parfois plus populiste que populaire !
Mais je déblogue…
Par Jean-Marie DARMIAN - Publié dans : ACTUALITE
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Vendredi 29 juin 2007
Hier dans la chronique quotidienne je m’inquiétais des effets d’annonce gouvernementaux dont on ne sait plus s’il s’agit d’une technique maîtrisée ou d’une sorte de happening permanent. Je ne pensais véritablement pas en avoir une illustration aussi rapide. Elle vient, encore une fois, du Ministre de l’Education qui a annoncé sans cesse sa volonté de respecter à la lettre la feuille de route Sarkozy. Prudent il n’était pas parti aux législatives en Dordogne car le risque était trop grand. Et à cet égard il a été plus malin que son mentor bordelais. Il a donc conservé son maroquin et il veut démontrer qu’il le mérite puisque c’est la nouvelle règle du fonctionnement du système social qui ne tardera pas à déboucher dans le système éducatif.
Dès l’installation du nouveau Président de la République il annonçait une volonté farouche de supprimer sur plusieurs années la fameuse carte scolaire avant de battre en retraite. Les retombées de sa réformette attendues n’étaient pas en adéquation avec les espoirs électoraux qu’elles généraient. Il a donc tenté en début de semaine de mettre en avant (voir ci-dessous) les fameuses études surveillées dont avait causé le maître de l’Elysée. Il a effectué de belles déclarations positives en soulignant que l’in ne verrait plus à terme un enfant désœuvré dans les villes et villages de France après la sortie des classes. Une promesse qui ne lui coûtera pas cher car il partira avec ce qui existe déjà et qu’il devrait compléter dans le cadre des politiques en place dans les secteurs sensibles au titre des fameux collèges " réussite " mis en place par de Robien ! Tout devait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes éducatifs possibles.
Hier il y a eu le revers de la belle médaille offerte au moment de la distribution des prix. Xavier Darcos a vite délivré le message le plus conforme avec le programme Sarkozy. Le reste s’était pour rire. Il avait fait une blague aux élèves et à leurs parents puisque par ailleurs il a envoyé un message fort aux Recteurs et aux Inspecteurs d’Académie : transformez vous vite en chasseurs de postes " inutiles ", visez juste et récupérez tout ce qui peut être récupéré. Discrètement l’ouverture a sonné. On va donc traquer les gens qui ne sont pas… face aux élèves. Contrairement à ce qui a été annoncé, il n’y aura aucun moyen pour mettre en œuvre les facettes du programme sarkoziste : plus de sport, plus d’encadrement, plus de post scolaire !
AUX ALENTOURS DE 10000
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a donc fait preuve d’une grande imagination en estimant "aux alentours de 10.000" le nombre de ceux qui seront supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, lors d'une interview sur BFM TV. 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine "des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux", a précisé le ministre à l'antenne.
Tout n’est pas perdu puisque le nombre exact des suppressions d'emplois à l'Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l'Education nationale. Xavier Darcos avait rencontré le ministre du Budget dans la matinée. Ces réductions de personnel s'inscrivent dans le cadre d'un objectif gouvernemental: celui de ne pas remplacer 30 à 40.000 fonctionnaires. Nicolas Sarkozy avait promis lors de la campagne qu'il ne remplacerait pas un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Xavier Darcos le fait ! Le ministre a donc préconisé un certain nombre d'aménagements de l'offre scolaire, comme l'idée de "regrouper des options", "changer les programmes" et recourir aux heures supplémentaires pour les professeurs.
"Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements", a-t-il expliqué. Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août". Il y a fort à parier que ce sera aux alentours du 15 car on sait que la société française est extrêmement mobilisée durant cette période. Au moins sur la plage de Deauville, en ouvrant Le Figaro, les électrices et les électeurs de Sarkozy auront la certitude que le " petit " tient ses promesses.
Soutenu par Claude Allègre, lui au moins, il sera parvenu à dégraisser le mammouth ! Il commencera d’ailleurs dès la rentrée 2007 avec quelque 5000 suppressions d'emplois déjà prévues en septembre, un héritage laissé par son prédécesseur au ministère de l'Education Gilles de Robien. En toute tranquillité car sous les plages en France il n'y a pas de pavés en été!
UN TRISTE SORT A 68 ANS
Pendant que les faucheuses du service public se déchaîne, le Président de la République prend des mesures audacieuses et en adéquation avec la situation conflictuelle qui se prépare. A ses ministres le sale boulot, à lui la " com ! " Il assume des décisions courageuses qui vont modifier le quotidien des Françaises et des Français qui lui ont fait confiance. Il a pris position sur le triste sort de Guy Roux que l’on empêche de récolter quelques millions d’€ de plus grâce à un contrat d’entraîneur signé à 68 ans avec le Racing Club de Lens. Il a fait savoir par l'intermédiaire de son porte-parole qu'il " considère que c'est plus la règle qui est vieille que Guy Roux ". Aussitôt on assisté à une prise de position complémentaire de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, qui, hier matin s’est déclarée " émue " par le sort de ce vénérable entraîneur.
Lequel Guy Roux se régale. Lors de l'annonce de son retour sur les terrains, début juin après deux ans de retraite, il avait ironisé: " A cet âge, le général De Gaulle ne savait pas qu'il allait être président aussi longtemps et François Mitterrand n'en était qu'à son premier mandat. " Mercredi soir, il en rajoutait : " Pour le travail il y a deux positions: on peut considérer que je ''bouffe'' le travail d'un jeune. Mais d'un autre côté je suis un héros: au lieu de toucher ma retraite je continue à cotiser, a encore déclaré Guy Roux. On a dit que tout le monde allait devoir travailler jusqu'à 68 ans. Je montre l'exemple et on me critique... ". C'était en quelque sorte un caviar, du bain béni pour Sarkozy qui justement cherchait à convaincre que pour gagner plus il fallait travailler plus et surtout… plus longtemps ! L’homme au bonnet apporte la preuve manifeste qu’on peut bosser dans l’encadrement et dans l’éducation au sens large jusqu’à un âge avancé. Il ne pouvait pas laisser passer pareille aubaine.
LES SUPPORTEURS ET LES PARENTS
Imaginez donc un peu la tension qui règne dans la perspective de la rentrée. Tout le monde est sur les dents. On multiplie les communiqués de presse de tous les cotés pour déverser sa désapprobation. Certes les banderoles ne sont pas encore prêtes et Nicolas Sarkozy pourra poursuivre paisiblement s course quotidienne sur tout le front de l’actualité. Rassurez vous les supporteurs lensois se mobiliseront plus facilement pour manifester leur mécontentement que les parents des élèves. Vous allez voir que dans le Nord des centaine de personnes vont vite ses rassembler pour soutenir le " retraité actif " mais que personne ne va broncher en constatant que les effectifs sont surchargés dans les classes des collèges et des lycées. Les conseils d’administration ne pourront que constater les dégâts et les conseils des écoles se plaindront amèrement de la qualité des frites à la cantine, de la sévérité excessive des animatrices des services périscolaires, de la difficulté de se garer devant la porte de l’établissement.
Il passera, dans la hiérarchie de l’actualité, tellement de leurres que plus personne ne se s’intéressera réellement aux décisions fondamentales qui pèseront sur le véritable quotidien des gens. Pour peu que Johnny regagne la France le jour de la rentrée des classes, que la France du rugby s’extasie sur le comportement des troupes du Secrétaire d’Etat aux Sports, que le nouveau Loft ait quelques scènes croustillantes et les 15 000 postes d’enseignants supprimés sur deux exercices budgétaires, la disparition de la solidarité indispensable qu’on le veuille ou non du RMI, l’exonération des plus hauts revenus… passent comme des cartes postales de vacances à la Poste.
Il est vrai que Guy Roux est un exemple, un parangon de réussite sociale, une icône du football et que personne ne peut s’en passer. Du prof de gym trop payé de son fils ou de sa fille en revanche, comme on ne le voit pas à Téléfoot ou sur Canal +, s’il disparaît du collège ou du lycée personne ne s’en plaindra. D’abord parce que les exemptés de gym (de plus en plus nombreux) n’auront plus à subir ses foudres. Ensuite, cette matière n’est pas jugée indispensable à la réussite sociale car il suffira après les cours de décréter " l’état obligatoire de jogging " pour les élèves volontaires. Enfin le plupart d’entre eux ne font plus jouer au foot quand les collégiens ou les lycéens le veulent. Alors de grâce ne vous plaigniez pas car vous auriez pu avoir Guy Roux comme Ministre de l’Education nationale et alors là vous auriez vu si le mammouth aurait filé droit.
Mais je déblogue…
Par Jean-Marie DARMIAN - Publié dans : ACTUALITE
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Jeudi 28 juin 2007
Le gouvernement actuel a mis au point une technique très sommaire ais efficace de faire du neuf avec de l’ancien. Cette méthode a une avantage : elle ne coûte pas cher et peut être renouvelée à l’infini dans la mesure où elle est déjà financée par les autres. Il s’agit simplement de chercher une idée populaire déjà mise en œuvre et de la présenter comme une décision nouvelle prise par un Ministre proche des préoccupations des gens. Dans ce domaine le nouveau Ministre de l’Education, Xavier Darcos, ne parait pas mal du tout. Il avait inventé… les dérogations à la carte scolaire dont on sait qu’elles ont toujours existé sur la base d’un dossier convenable déposé auprès d’une commission spéciale dans laquelle se trouve le chef d’établissement concerné. Bien évidemment cette " nouveauté " reste soumise aux disponibilités de places dans le collège ou le lycée concerné, ce qui en relativise immédiatement la portée. Là il vient de faire encore plus fort en imaginant les services périscolaires…qui existent déjà !
Xavier Darcos, a en effet annoncé mardi sur France 3 la mise en place après… l'Ecole de dispositifs d'études dirigées, d'activités éducatives et sportives, afin d'éviter que les élèves dont les parents travaillent "tombent dans la logique de la rue".
Ces nouvelles activités qui seront organisées par les établissements après le temps scolaire s'adressent aux "élèves qui, à… 16h 00 (diantre où a-t-il pris cette heure de sortie puisque aucune école ne sort à 16 h ?) rentraient chez eux et ne trouvaient pas leurs parents parce qu'ils travaillent et qui étaient incapables de préparer eux-mêmes leurs devoirs ou un travail scolaire", a expliqué le ministre. "Livrés à eux-mêmes", ils risquaient de "tomber dans la logique de la rue", a-t-il précisé.
DES PROFS PAYES AU BLACK
Dénombrant "trois objectifs dans ce projet", Xavier Darcos a cité d'abord "l'accompagnement scolaire au sens étroit des études dirigées pour les élèves qui en ont besoin", soulignant que celles-ci seront notamment menées par "les professeurs qui le souhaitent, payés en heures supplémentaires… non fiscalisables". Incroyable voici désormais que l’Etat officialise le paiement des enseignants au noir ! Il va s’exonérer des charges sociales et donc générer la suppression des services jusque là financé normalement par les communes. Du jamais vu dans l’histoire de la République : on va supprimer des postes d’animatrices et d’animateurs de la fonction publique territoriale en payant en heures supplémentaires non fiscalisées… les enseignants ! Darcos va également participer aux décisions de Nicolas Sarkozy en supprimant un poste de fonctionnaire partant à la retraite sur deux et donner du boulot en plus à celles et ceux qui acceptent de tuer l’emploi des autres ! On appelle cette situation : la valorisation du mérite !
Il a évoqué ensuite des "activités éducatives qui permettent aux jeunes de se former, de s'ouvrir, d'aller plus loin dans leurs recherches", activités animées par "un grand nombre d'acteurs prêts à le faire", comme les "associations partenaires de l'Ecole", "les aides éducateurs" ou les dispositifs mis en place par les mairies et les conseils généraux. Tiens donc il récupèrera les efforts souvent consentis depuis très longtemps dans le cadre des contrats enfance liant les communes et la Caisse d’Allocations Familiales et qui ne coûteront pas un sou au budget de l’état. Le seul problème c’est que depuis le 14 août 2006… la CAF a décidé de ne plus soutenir ces initiatives au même taux qu’antérieurement contrairement aux volontés ministérielles de Xavier Darcos !
TOUJOURS PLUS AVEC TOUJOURS MOINS
Enfin, reprenant un thème de campagne de Nicolas Sarkozy, il a décidé de "concentrer en ces fins de journée des activités sportives plus importantes, puisqu'à moyen terme, le président de la République souhaite que nous doublions le temps sportif à l'Ecole et autour de l'Ecole". Avec des postes en moins chez les profs de gym, parmi les instituteurs ou institutrices USEP. Bien entendu. Interrogé, en effet, sur les moyens humains que nécessitent ces nouvelles activités, le ministre a estimé que "l'Education nationale doit comme tout le monde contribuer" au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. "Mais on peut peut-être trouver des moyens pour rendre des services éducatifs nouveaux, il faut s'organiser, travailler différemment, il faut faire en sorte que l'offre éducative évolue", a-t-il expliqué.
Selon Le Parisien paru hier, ce plan prendra effet dès… la rentrée prochaine dans les collèges "Ambition réussite" (où se trouvent les élèves socialement les plus défavorisés), avant d'être généralisé d'ici trois ans.
Ce "service d'accompagnement éducatif", selon les propos de Xavier Darcos tenus dans le journal, aura lieu "de 16 h30 à 18 h 00, avec une priorité pour les sixième et cinquième". "Idéalement, quatre jours par semaine, mais on aura du mal à l'organiser le vendredi après-midi. La solution la plus vraisemblable est de tabler sur trois jours", a-t-il ajouté. Quelle incohérence ! Personne n’a véritablement compris comment en milieu rural, comme à Créon on va garder au collège, des jeunes jusqu’à 18 heures alors que les bus de ramassage scolaire quitteront le collège à 16 h 45. Il s’agit purement et simplement d’une " mesure poudre aux yeux " car on sait depuis longtemps que les établissements scolaires ne disposent pas des moyens nécessaires pour animer correctement les foyers socio-éducatifs existants. Et là on propose d’allonger la durée de la journée scolaire quand on ne sait pas comment faire vivre celle qui existe ! 
PAS DAVANTAGE DE RECRUTEMENTS
Pour le ministre de l'Education, comme "la logique du gouvernement n'est pas de recruter plus" d'enseignants, "nous allons donc avoir un besoin massif d'heures sup. Je vais en discuter dès lundi avec Eric Woerth", le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a-t-il indiqué. En fait on va rémunérer au black (sans charges sociales) des fonctionnaires afin de pouvoir allègrement supprimer des centaines de postes. Il est certain que ce type de décision va contribuer au rétablissement des comptes des organismes sociaux et notamment ceux des caisses de retraite ! pourquoi ne pas subventionner les emplois actuels via les relais associatifs ? Il existe par exemple autour du collège de Créon l’association Familiale laïque qui anime sur tout le territoire de la Communauté de Communes un soutien scolaire financé par… le Conseil général et la Communauté.
Il existe le même système à l’école élémentaire (services périscolaires communaux, aide aux devoirs avec arc en ciel, école multisports, soirées USEP) dont le financement est assuré par la Mairie ! Pourquoi supprimer la moitié des postes d’enseignants mis à disposition des associations pérIscolaires départementales au niveau national alors que toutes elles œuvrent en faveur de l’accompagnement post-scolaire ? L’association départementale des Pupilles de l’Enseignement Public que je préside aura perdu… 3 enseignants mis à disposition au cours des 5 dernières années et bientôt ne pourra plus assumer les missions que… Xavier Darcos prétend développer avec son soutien. Cherchez la tromperie!
Remarquez que d’ici septembre tout peut encore changer. En effet quand on regarde comment opère le gouvernement Sarkozy rien ne garantit que les effets d’annonce soient suivis des faits. Valérie Pécresse vient d’en faire les frais : " retenez moi où je vais faire une malheur avait-elle annoncé aux universités. Vous allez voir ce que vous allez voir… On ne va pas céder à des trublions gauchistes se prétendant héritiers de mai 68 . Les universités seront autonomes, sélectives et dirigées comme des entreprises ! Et tout ça en une semaine ! ". Dommage : les trois sujets controversés, objets des critiques des syndicats, qui étaient la composition des conseils d'administration, la question de l'autonomie et la sélection à partir de la quatrième année ont purement été supprimés.
Sarkozy l’a promis : il fera son programme et tout son programme ! En l’occurrence les universités resteront identiques, sans moyens financiers et sans avancées positives notables. Sauf une : il n’y aura toujours pas de recrutement de personnel avec davantage d’étudiants. Pour le reste, ce sera le changement dans la continuité ! A moins que ce ne soit déjà l’époque des réformes en soldes qui s’ouvre.
Mais je déblogue… 
Par Jean-Marie DARMIAN - Publié dans : ACTUALITE
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Mercredi 27 juin 2007
Un homme averti en vaudrait deux. Sauf s’il est au gouvernement. En général il est désigné pour gouverner, donc, selon un principe très ancien, pour prévoir et malheureusement il semble que sa capacité s’arrête aux limites du lendemain avec surtout aucun regard sur le passé. Cette tendance au sein d’une équipe Fillion, dénuée de l’expérience nécessaire dans l’exercice du pouvoir, ne va pas tarder à le démontrer aux Français. Chaque jour il faut déjà que l'Elysée bouche un trou ouvert dans la coque. 
Première reculade sur la loi relative aux universités où Valérie Pécresse sera désavouée tôt ou tard par Nicolas Sarkozy comme De Villepin l’avait été sur le CPE. MAM ne va tarder à se faire secouer si les émeutes du dimanche soir dans certaines villes de la couronne parisiennes, jusque là camouflées par le silence des médias, se reproduisent. Roselyne Bachelot qui enfle comme la grenouille se prenant pour le bœuf risque d’exploser en se piquant sur le forfait médical. Borloo s’est éjà fait dézinguer par un Fabius maître de son sujet sur la TVA sociale. Les autres suivront dans la mesure où le Président de la République va travailler avec le regard rivé sur la ligne des sondages et que si sa cote plonge il en rendra vite responsable les malheureux ministres. La rentreé risque bien d'être fatale à certaines et certains pour peu que les événements soient contraires.
Comme personne ne songe à anticiper mais à gérer selon les médias et leurs centres d’intérêts, il y a fort à parier que selon la température estivale… on reparlera par exemple de la canicule. Depuis l’hécatombe (au sens propre) de l’été 2003 on a seulement pondu des circulaires destinées à transférer les éventuelles responsabilités sur les maires et on a incité les personnes âgées à s’acheter des bombes aérosols. Pour le reste on continue comme si rien ne s’était réellement passé. Or la situation s’aggrave et les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets qui ont été oubliés.
LA VERITE LONGUE A VENIR
Les certificats de décès de la canicule, l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) en collecté pas moins de 56 000 du mois d'août 2003. Et les épidémiologistes les ont examinés avec le maximum d’attention. Les résultats indiquent déjà où, quand et combien de personnes sont décédées à cause de la… canicule. Un tableau instructif.
Le chiffre, d'abord est enfin officiellement établi : 15 000 victimes. Pile-poil l'estimation communiquée deux semaines plus tôt par les Pompes funèbres générales ce qui tendrait à prouver que l'entreprise privée est donc actuellement le vecteur d'information le plus réactif du pays! Ce bilan confirme, en tout cas, l'ampleur de la catastrophe. Avec la même méthode de calcul, le bilan de la sécheresse de 1976 s'établit à " seulement " à 6 000 morts... d'ailleurs passés totalement inaperçus à l'époque.
Quel gouvernement aurait pu résister à une catastrophe de 15 000 personnes dans un autre pays que la France ? Quels ministres en poste au moment de ce désastre pouvaient espérer poursuivre sans mal leur carrière et même se retrouver promu quelques années plus tard ? Quel système social ne se préoccuperait pas davantage de ce risque que de celui que représente le départ vers l’étranger des non protégés par le bouclier fiscal ?
Dans les maisons de retraite en général, la surmortalité a été plus élevée qu'à domicile ou à l'hôpital: deux fois plus de morts qu'en temps normal! Et encore, le chiffre de 2 640 décès en excès en 2003 ne tient pas compte des pensionnaires qui ont été transférés aux urgences et y sont morts. Enfin la courbe du nombre de morts épouse fidèlement celle de la température, du 1er au 20 août. Aucun décrochage n'apparaît dans la dernière semaine de la canicule, alors même que des consignes de prévention étaient largement diffusées. " Les messages envoyés n'ont eu aucun effet, tout simplement parce qu'ils ne faisaient écho à aucun épisode connu dans la population ", commentait le directeur du laboratoire de santé publique de Marseille. Rassurez vous la France en a tiré les leçons et le gouvernement actuel est prêt à réagir immédiatement si la situation devient rapidement aussi grave qu’en Europe de l’Est depuis plusieurs jours.
LA CANICULE FRAPPE A L’EST
La canicule qui sévit en effet en Europe du sud-est, avec des températures dépassant les 40 degrés, a déjà fait 40 morts, dont 29 en Roumanie. La chaleur, exceptionnelle pour ce début de l'été, a en outre causé la mort de quatre personnes en Grèce, trois en Albanie, deux en Croatie, une en Turquie et une en Bosnie. En Roumanie, touchée depuis près d'une semaine, huit départements et la capitale Bucarest ont été placés en alerte orange. Bucarest est "une plaque chauffante", annonçait la chaîne d'information en continu Realitatea TV, évoquant les températures de plus de 45 degrés qui accablaient la capitale à la mi-journée.
Le ministère de la Santé multipliait les mises en garde à l'adresse des personnes âgées, des enfants et des cardiaques, invités à éviter les sorties. Des tentes de premiers soins ont été dressées au fil des jours dans la capitale roumaine et dans d'autres villes, proposant aux passants de l'eau et la possibilité de faire contrôler leur tension. Les services d'ambulance sont inondés de milliers d'appels depuis une semaine pour répondre notamment à de nombreux évanouissements.
La Bulgarie n'est pas non plus épargnée. Si aucun décès n'était enregistré, les évanouissements se multiplient dans le pays, victimes de températures supérieures à 40 degrés. La Grèce, où la canicule a déjà tué quatre personnes, vivait mardi au ralenti sa journée la plus chaude depuis le début de l'année, avec des services publics exceptionnellement fermés à midi, le mercure devant atteindre les 44 degrés à Athènes et dans le centre du pays. En Turquie, une personne a trouvé la mort mardi à la suite de la forte chaleur que connaît le pays depuis quelques jours. Les autorités ont décrété trois jours de congé pour les malades souffrant de problèmes chroniques, les handicapés et les femmes enceintes. La barre des 40 degrés est également atteinte depuis plusieurs jours en Albanie, où trois morts ont été recensés. Les coupures d'électricité perturbent le fonctionnement des systèmes de conditionnement d'air dans les hôpitaux, les lieux publics et les habitations, avec le risque d'aggraver la situation. Même pic de chaleur en Croatie (deux morts), particulièrement dans l'est et les îles du sud, et en Bosnie (un mort), ainsi qu'en Macédoine et en Serbie, où aucun décès lié à la chaleur n'était officiellement répertorié.
LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE TUE ET TUERA
Partout la canicule sévit. Partout on constate que ce phénomène n’a été pris en compte par aucune politique de santé publique dans des pays très en retard. Le réchauffement climatique tue et tuera près de chez nous et pas seulement en Afrique. Désormais les réalités sont constantes et les effets se répètent comme si personne n’était capables d’anticiper ce qui ne relève plus de la prévision mais de la certitude. En France, on revivra donc exactement les mêmes problèmes : décès des personnes fragiles et incendies dévastateurs pour la nature. Mais
En Italie, les nombreux incendies attisés depuis lundi par un vent violent et une canicule dans plusieurs régions du sud continuaient de mobiliser hier matin les pompiers et la protection civile, notamment près de Palerme où des habitations sont menacées. Mais si le sud de l'Italie souffrait aussi de la canicule et des incendies qui y sont liés, les caprices du ciel étaient différents dans d'autres pays de l'Europe de l'ouest et particulièrement l'Angleterre, où des pluies torrentielles ont provoqué des inondations causant la mort de trois personnes. Mais, rassurez vous, en France on veille. Et notamment dans le secteur de la santé !
"Il y a eu une réunion hier au ministère de la Santé pour dire que tout va bien alors que l'on s'achemine vers des fermetures massives l'été qui devraient concerner environ un tiers des 200 000 lits d'hospitalisation que compte la France", s'est indigné Patrick Pelloux le célèbre responsable national des urgentistes.
L'Assistance publique Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait pourtant annoncé, en fin de semaine dernière, une moyenne de 2% de lits ouverts supplémentaires par rapport à l'été 2006 pour assurer le fonctionnement des urgences. Un taux "fantaisiste" pour Patrick Pelloux. Selon lui la constat est impitoyable : "les budgets de la plupart des hôpitaux sont en effet déjà dans le rouge, avec un déficit cumulé de 800 millions d'€ et dans ces cas-là, les personnels sont la variable d'ajustement. En cas de vague de chaleur, la situation de crise sanitaire risque de se répéter avec des patients qui resteront sur des brancards durant 24 à 48 heures, faute de lits disponibles". Le porte-parole des médecins urgentistes, Christophe Prud'homme, a signifié que ses collègues seraient prêts à "s'associer à des familles qui porteraient plainte si un de leurs proches décédait sur un brancard cet été, faute de lits et de personnels pour le prendre en charge".
Patrick Pelloux, qui avait déjà alerté l'opinion au début de la canicule de 2003, a également critiqué le projet gouvernemental d'instaurer des franchises médicales sur les soins. "Ce système risque d'entraver l'accès aux soins des plus démunis qui dans ces cas-là se tournent vers les urgences qui ne peuvent pas être la voiture-balai du système sanitaire", a prévenu ce " French Doctor " qui n’a accepté, lui, aucun poste ministériel. Il ne sera audible que quand il sera trop tard. Et, surtout il ne faut pas inquiéter les vacanciers potentiels.
Alors bronzez tranquille Roselyne Bachelot veille et diffusera des communiqués de presse pour pallier le manque de lits dans les hôpitaux. Les effets d’annonce sont toujours plus efficaces que les mesures concrètes. Surtout sur les courbes des sondages.
Mais je déblogue…
Par Jean-Marie DARMIAN - Publié dans : ACTUALITE
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Mardi 26 juin 2007
Lors d’un déplacement au Burkina Faso, j’ai parcouru librement le pays pour traverser les régions dans lesquelles se cultive le coton. J’ai en mémoire, alors que nous roulions le long de la frontière avec le Ghana, une minuscule charrette tirée par un âne résigné le long d’une piste ocre. Suivi par deux jeunes hommes avec lunettes de soleil et tenue impeccable, le brave animal ramenait vers le village une sorte de meringue blanche cinq ou six  fois plus volumineuse que le véhicule servant à son transport. Une vision de cette Afrique condamnée à produire à bas prix des matières premières pour que nous puissions ensuite lui renvoyer des produits manufacturés à des prix élevés pour leurs revenus. Cette image, volée au milieu de nulle part, illustre pour moi la fracture réelle entre le Nord et le Sud dans une mondialisation outrancièrement tournée vers le profit.
Ces deux paysans aux allures décalées transportaient quelques kilos de neige dont ils ne tireraient qu’une poignée de fra ncs leur permettant de survivre durant peu de temps. Leurs regards pourtant accompagnés d’un sourire toujours aussi franc portaient toute leur misère et leur envie. Ces Européens surgis de la poussière de leur 4x4 japonais ne leur semblaient sûrement pas partager leurs soucis. Ils les imaginaient comme les autres, riches, égoïstes, lointains. Leur " or blanc " était bien loin de la réalité de ces échanges commerciaux pervertis qui enfoncent toujours les plus faibles pour gaver toujours les plus forts. Ils se contentèrent de solliciter quelques pièces pour un cliché nous permettant de sauver les apparences tant nous ignorions la réalité économique de l’Afrique du coton.
Célestin Tiendebeogo, le président de l’Association cotonnière africaine, qui regroupe les sociétés d'exploitation de 14 pays africains, dont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad, n'en finit pas, pour sa part, de tirer la sonnette d'alarme. : "Nous sommes déjà à l'agonie et, si rien n'est fait d'ici la fin de la campagne actuelle, nous mourrons". La situation préoccupante du coton africain, concurrencé par les productions fortement subventionnées des Etats-Unis et, à un moindre titre, de l'Union européenne, avait été l'un des dossiers prioritaires que l'Organisation mondiale du commerce (0MC) avait promis de régler rapidement, lors de sa conférence de… décembre 1995 à Hong Kong. Depuis, les engagements n'ont été suivis d'aucune décision pratique et l'état économique des filières du coton, qui représentent le pilier majeur de certains Etats d'Afrique sub-saharienne, s'est encore dégradé. Ainsi, le déficit du secteur avoisine-t-il, aujourd'hui, 600 millions d'€.
Les producteurs de coton doivent faire face au triple effet d'une baisse des prix du coton (la situation pourrait s'améliorer à terme), d'une parité défavorable entre le franc CFA, le dollar et l'€, et de l'augmentation des prix des différents composantes liées à la production, comme les pièces détachées pour tracteur ou les produits chimiques d'origine pétrolière.
BIENTOT UN MILLIARD DE DEFICIT
Un paysan, comme celui que nous avions croisé, consacre désormais 40% de ses revenus, voire 70% dans certains cas, à payer les engrais et les pesticides. Ce qui l'amène, bien souvent, à diminuer la fréquence et l'intensité des traitements, au détriment des rendements et de la qualité. Tout cela risque de ruiner les efforts entrepris depuis une dizaine d'années en matière de productivité et de compétitivité. La menace est prise d'autant plus au sérieux que la production de l'Afrique - 10 à 15% des tonnages mondiaux - peut être facilement compensée par une augmentation des tonnages des premiers de la classe, la Chine, l'Inde, les Etats Unis et le Pakistan.
Pour Célestin Tiendebeogo, le déficit global pourrait, bientôt, dépasser le milliard d'€. Déjà, certaines sociétés nationales, qui achètent la production des petits producteurs, frôlent la cessation de paiement. "Nous ne réclamons pas de subventions. Juste que les Etats-Unis arrêtent de financer leurs fermiers et que nos Etats nous aident à reconstituer nos fonds propres", indique le président de l'ACA, qui rappelle que le coton fait vivre près de 20 millions d'Africains. Le coton constitue une ressource vitale pour la plupart des pays de la région : au Bénin, il représente 75 % des recettes d’exportation ; au Mali, " seulement " la moitié des ressources en devises ; au Burkina Faso, autre grand producteur, ce sont 60 % des recettes d’exportation et plus du tiers du produit intérieur brut (PIB). Pour le Tchad, c’est le premier produit d’exportation. En dehors des devises obtenues, le coton offre de multiples bénéfices. L’huile obtenue à partir des graines représente l’essentiel de la consommation d’huile alimentaire au Mali, au Tchad, au Burkina Faso, au Togo et une proportion importante en Côte d’Ivoire et au Cameroun. Sans parler de l’alimentation pour bétail dérivée du coton.
LES RAVAGES DE LA PRIVATISATION
Avant leur privatisation, les sociétés nationales cotonnières livraient la totalité de leur production (à l’exclusion des semences) aux usines locales. La filière assurait aux agriculteurs l’écoulement de leur récolte (à charge, pour eux, d’acheter les engrais, à ces sociétés quasi monopolistes) et alimentait des usines de petites transformations (huileries notamment). Mais avec la privatisation, notamment celle de l’égrenage à partir du milieu des années 1990, les usines privées ne se sentent plus tenues de livrer leur production de graines aux huileries locales, qui tournent au ralenti . C’est de cette manière que la crise de la vache folle a eu des conséquences indirectes en Afrique. En effet, l’interdiction de l’utilisation de farines animales dans l’alimentation des bovins a provoqué en Europe une forte demande de tourteaux, produits de substitution aux farines carnées.
La graine de coton étant utilisée dans cette production, les fabricants se sont tournés vers l’Afrique, offrant des prix supérieurs à ceux du marché local. Résultat : l’exportation prive les huileries locales de graines de coton. Non seulement on leur achète leur production largement en dessous du prix réel du marché mondial mais en plus on démolit leur fragile système d’autosuffisance.
Pour le continent noir, les dégâts dépassent le secteur cotonnier. Durant les bonnes années, en effet, les groupements de producteurs réinvestissaient les revenus de l’" or blanc " : réfection des pistes, construction d’écoles ou de dispensaires. La fibre constitue ainsi la première exportation du Burkina Faso et du Mali.
Les subventions américaines représentent trois fois le total de l’aide publique au développement des Etats-Unis au continent noir. En 2004, le Mali a ainsi perdu 43 millions de dollars en recettes d’exportation, alors que le soutien financier que lui apporte Washington s’élève à 38 millions de dollars. A la baisse des cours du coton s’ajoute la hausse des prix du carburant, qui renchérit d’autant les coûts de production, notamment dans les pays enclavés comme le Burkina, le Mali et le Tchad. La ruine menace et le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement sort d’une tournée africaine avec justement un passage au Bénin pour rassurer tout le monde.
SEULEMENT SURVIVRE
"La France n'a jamais opté pour le pillage des talents et des compétences africaines. Bien au contraire, elle entend lutter pour une bonne circulation de la matière grise entre les deux continents", a déclaré ce brillant adepte du dialogue Nord-Sud. "Les compétences africaines doivent pouvoir retourner dans leurs pays si elles le décident " a-t-il ostentatoirement ajouté au Benin. Des paroles totalement démagogues quand on connaît la catastrophe qui menace les pays, comme celui où il était, qui tablaient sur le coton pour seulement survivre. " La France est décidée à accompagner le développement de l'Afrique aux côtés des Africains eux-mêmes. C'est cela la notion d'immigration choisie ", a précisé, sans rire, Brice Hortefeux en visite de travail au Bénin.
S'exprimant lors de l'inauguration d'une avenue de Cotonou, dont 90 pour cent du financement ont été assurés par la France, il a affirmé que l'aide au développement constituait une priorité absolue du président français, Nicolas Sarkozy. "Aucune nation en Europe ne ressent autant que la France la profondeur des besoins de l'Afrique, un continent en plein essor", a affirmé M. Hortefeux, assurant que son pays va accroître son aide au développement. Il a simplement oublié de livrer les statistiques prévues pour les reconduites à la frontière de ces hommes qui sont étranglés, laminés par les fermiers américains ou européens gavés de Dollars ou d’Euros et qui rêvent d’une vie forcément meilleure en Europe. Quelle rétorsion la France propose-t-elle contre le dunping américain?
Les Beninois, produisent 330 000 tonnes de coton de première qualité, sans aucun contrôle sur les prix. Ils cultivent du coton et récoltent des déficits. D'autres, en Europe, en Amérique et en Asie, sèment le même coton et récoltent des subventions. Et on vient leur parler de commerce équitable... C'est une injustice. Et ce n’est pas fini car année après année le déficit se creuse !
Les deux paysans sur la piste ocre du Burkina Faso apprécieront les promesses de Brice Hortefeux sur le codèveloppement qui ne les engagent pas du tout puisqu’ils ne les ont jamais entendues et qu’ils ne les entendront jamais. Pour eux il faudra travailler toujours plus pour gagner toujours moins.
Mais je déblogue…
Par Jean-Marie DARMIAN - Publié dans : ACTUALITE
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Lundi 25 juin 2007
J’ai regardé avec attention hier les interventions télévisées de Ségolène Royal. J’ai pu constater qu’un certain nombre des chroniques de L’AUTRE QUOTIDIEN qui avaient paru, en leur temps, iconoclastes ne le seraient plus actuellement. Je me réjouis que sur l’Europe par exemple on parle de la nécessité de ne pas bâtir celle que voulait le fameux Traité constitutionnel dont les électrices et les électeurs français n’avaient pas voulu.
Sur les délocalisations dont j’avais cru entendre, lors du débat sur feu le Traîté constitutionnel, qu’elles ne constituaient pas un " véritable danger " pour la France car elles devaient s’inclure dans une mondialisation positive, que la mise à niveau obligatoire des législations sociales, que l’harmonisation de la fiscalité… il y avait véritablement un rapprochement avec des thèses que je pensais passéistes ou même, selon les moments, archaïques.
Il en va de même sur la puissance de Nicolas Sarkozy qui cumulaient les fonctions et donc les moyens et qui surtout profitait d’une facile manipulation médiatique. J’ai pu constater avec plaisir que dans ce domaine aussi Ségolène Royal avait évolué positivement. Victime selon elle d’une trahison du rédacteur en chef de l’AFP sur les modalités d’annonce de sa rupture avec François Hollande, illustrant ainsi ce que je n’ai cessé de dénoncer : on adore les médias quand ils vous encensent on les haït lorsqu’ils vous causent des ennuis. Ce n'est que quand on les utilise à son profit que l'on les soutient. 
Ce système totalement perverti aurait du être vivement dénoncé par tout le Parti socialiste bien avant que le vent tourne. Les exemples ne manquent pas mais peu de monde a le courage de les dénoncer sous peine d’être sanctionné. On va à la télé épancher ses états d’âme mais on évite soigneusement de parler de ce qui fâche.
Ainsi durant environ 4 ans, Nicolas Sarkozy a bâti sa stratégie sur une technique médiatique simple : je créée ou j’exploite un fait inquiétant pour l’opinion dominante et… ensuite je prétends y apporter une solution. Mon image y gagne ainsi en proximité et en efficacité.
Claude Bartolone dans l’émission Ripostes de hier soir à redit ce que je pense depuis des mois : les Françaises et les Français n’ont pas voté pour des programmes mais pour des images. Et à ce jeu là Sarkozy avait beaucoup d’avance car il avait patiemment labouré le terrain médiatique avec le soutien de ses " amis " et de ses " frères ".Ségolène Royal n’a jamais pu rattraper ce retard bien qu’elle ait été portée par les médias lors de la campagne interne. La défaite de Fabius et DSK fut surtout pour eux celle de l’image. L’utilisation forcenée du concept des " éléphants " aura été funeste pour leurs parcours. Elle le reste encore.
Même si je fais parano ou obsédé du complot, je ne peux m’empêcher de penser que tous les événements des banlieues ne furent jamais spontanés. Les multiples images diffusées, les multiples reportages réalisés, les diffusions répétées de certains mots comme " émeutes ", " racaille ", " casseurs "… confortaient le sentiment d’insécurité latent non pas dans les grades villes mais… dans les campagne sou les villages ne vivant qu’avec la télé comme dame de compagnie ! Tout fut calculé, maîtrisé, exploité afin que Nicolas Sarkozy apparaisse comme étant le seul susceptible de garantir cette répression dont j’entends parler dans absolument toutes les conversations que je peux avoir avec des gens de toutes tendances. Pour être vécu comme celui qui fait, qui agit, qui apporte des solutions… il faut avoir un problème à régler ! Les médias et essentiellement la télé ont beaucoup contribué quand il le fallait à construire une image de sauveur providentiel à celui qui s’est installé à l’Elysée. Quand c’était utile car maintenant… le processus n’a plus aucune utilité.
SILENCE TELE
Un fait récent démontre qu’il y a bien eu manipulation dans certaines rédactions sous influence. Vous vous souvenez de l’importance donnée aux incidents de la gare du Nord fin mars dont tout le monde s’accorde à reconnaître maintenant qu’ils ne furent pas si spontanés qu’on a bien voulu le dire, Ils ont joué un rôle dans la campagne grâce à un malheureux fraudeur de ticket de train désormais totalement oublié. Or la semaine dernière des dizaines de jeunes ont cassé des vitres et du mobilier urbain de la gare RER de Cergy-Saint-Christophe et les vitrines de commerces environnant, à Cergy à la sortie d'un concert de rap gratuit. Des sources judiciaires et policières ont confirmé vendredi cette information, parue le jour même dans Le Monde mais repris sans grand tapage que par peu de " Jités ".
Le quotidien a en effet publié un article sur ces violences, s'interrogeant au passage sur le peu d'échos qu'elles ont suscitées. "Dans un autre contexte, écrit l'auteur de l'article, ce type d'événement aurait probablement suscité une large couverture médiatique. Les violences urbaines intervenues, le soir du second tour des législatives, à Cergy (Val-d'Oise), n'ont donné lieu qu'à des articles dans l'édition locale du Parisien. Les faits sont pourtant graves".
Huit jeunes ont été interpellés au cours de ces violences qui se sont déroulées dimanche entre 22h et minuit en marge d'un concert du festival de cultures urbaines, baptisé "100 contests", qui se déroulait du vendredi au dimanche, ont précisé des sources judiciaire et policière.
Six ont été laissés libres à l'issue de leur garde à vue faute de preuves et deux jeunes majeurs ont été jugés en comparution immédiate mardi et mercredi. L'un a été condamné à… dix mois de prison ferme pour avoir cassé un distributeur de boissons dans la gare. L'autre a été condamné à… trois ans de prison dont deux ferme pour avoir incendié une voiture de police municipale qui se trouvait aux abords de la gare RER.
OU ETAIT L’AFP ?
Aucun jeune et aucun policier n'a été blessé durant le concert et au cours des violences qui s'en sont suivies, selon le directeur du préfet du Val-d'Oise, Gérard Gavory. Quelque 120 policiers dont la moitié de CRS, 46 tirs de flash-balls et 25 grenades lacrymogènes pour repousser les émeutiers… Tout ce beau monde est intervenu au plus fort des violences, a précisé la préfecture après un certain temps de réflexion.
Le rédacteur en chef de l’AFP que l’on murmure être très proche de la droite (Ségolène Royal a pu le préciser) a préféré gâcher le sursaut républicain des Français en annonçant la rupture conjugale de l’année. Mais dans ses priorités rédactionnelles il a occulté cette information sur de très graves incidents qui auraient encore accentué l’échec du président fraîchement élu sur sa capacité à… remettre de l’ordre ! A l’autre bout du fil on était également peu réceptif.
Dimanche dernier vers 21h 30, les organisateurs de "100 contests" avaient en effet arrêté le concert "à la fois parce qu'ils aveint eu peur de mouvements de foule qui auraient pu être liés selon eux à des affrontements entre bandes et parce qu'ils s'était mis à pleuvoir", expliquait une source policière. "Du coup une foule de jeunes, dont certains étaient très mécontents, s'était dirigée vers la gare de Cergy où une cinquantaine d'entre eux s'en était pris au mobilier de la gare et aux vitrines d'un bar et d'une pharmacie", avait-elle ajouté. Bizarrement cette information sur des faits se situant à quelques kilomètres des plateaux de télévision où l’on causait des résultats des élections législatives, la nouvelle n’est pas parvenue via l’AFP ! Imaginons un instant que les mêmes affrontements aient eu lieu il y a seulement quelques mois : images dès les journaux de la nuit et le lendemain visite sur les lieux du Ministre de l’Intérieur promettant des sanctions exemplaires !
L’AUTOCENSURE PERMANENTE
Selon une source judiciaire, il y avait 400 jeunes dans et aux abords de la gare RER au moment de l’émeute dont "une partie seulement" ont pris part aux violences. Selon Gérard Gavory, "ce n'est pas une bagarre entre bandes" qui est à l'origine des violences. "Sur les vidéos surveillance du concert, on voit des mouvements de foule mais pas d'affrontement et il n'y a pas eu de blessés", explique une source policière. Toujours de source policière, des jeunes ont envahi les voies de chemin de fer quand ils sont arrivés dans la gare. Le trafic a dû être interrompu ce qui a provoqué l'afflux de voyageurs et des bousculades dont "les jeunes ont profité pour casser", selon cette source.
Samedi dernier, à la sortie d'un autre concert, les forces de l'ordre étaient intervenues pour disperser des jeunes qui tentaient de bloquer la route, a précisé une source policière. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Val-d'Oise et croyez moi on aura une réponse rapide. Sûrement aussi vite que pour la gare du Nord.
Cette réalité aurait pu illustrer parfaitement le contexte actuel d’un système médiatique national totalement muselé par un travail de fond sournois incitant tout le monde à l’auto censure. Car le mal est là : il n’y a même plus de débat sur les options journalistiques car la volonté générale se résume à ne pas avoir d’emmerdements avec ce que l’on diffuse. Comme il n’y a plus de concurrence réelle entre les diverses chaînes et les quelques quotidiens nationaux survivants on anticipe sur les volontés des gens qui comptent. On se tait. On zappe. On oublie. On ne fâche surtout pas. On va dans le sens de l’opinion dominante voulant que les uns soient " bons " et les autres " mauvais ", que le peuples soit idiot et que tout n’est pas bon à dire ! En revanche dès que l’on a une laine à tirer sur une personne sans trop de défense, on y va vite car le riSque est limité.
Ségolène Royal a été piégée. Je veux bien l’admettre par cette diffusion anticipée de sa séparation. Elle ne l’est pas toujours car elle sait aussi parfaitement exploiter à son avantage le système en contrant sur Canal + puis sur TF1 l’impact des décisions du Conseil national de son propre parti. Le samedi elle demeure dans la France paisible, le lendemain elle sacrifie aux obligations de la France médiatique. Comme tous les autres : elle jongle entre la tentation du silence et celle de la parole. Au fait Nicolas Sarkozy aurait glissé ce conseil à ses nouveaux ministres : " on a jamais vu un ministre perdre son poste pour avoir refusé un interview, par contre on en a vu beaucoup le perdre pour en voir accordé un… ". Il sait au moins de quoi il parle.
Mais je déblogue…
Par Jean-Marie DARMIAN - Publié dans : ACTUALITE
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