MAIS JE DEBLOGUE...
"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on
respire.
C'est une intoxication indolore".
J. C. Guillebaud
Responsable de la Publication : jmdarmian@club-internet.fr
En baissant pavillon devant l’économique, le monde politique actuel aura tout bonnement laissé s’installer la mondialisation. Les enjeux du plein emploi fait que plus personne n’ose élever la voix quand tousse le PDG d’une multinationale. Ainsi les médias attendent avec au moins autant d’impatience une déclaration de Carlos Gosnh sur les accords éventuels entre Renault, Nissan et General Motors qu’un entretien de Dro  opy Chirac avec PPDA et Pujadas. Le contenu a des conséquences autrement supérieures aux facettes de la rentrée… politique réputée politicienne. Les universités d’été seront vite éclipsées, les programmes mis à mal par les débats qui se préparent sur un sujet emblématique du renoncement des élus à réguler un système qui les effraie. Un " patron " d’un certain niveau a, en effet, désormais beaucoup plus d’impact sur le territoire qu’un élu national. La tendance ambiguë consiste donc à laisser aux PDG d’importance revendiquer la liberté absolue d’agir mais de leur accorder sur les fonds publics le maximum d’aides sans contre partie. Comme les décisions supposées plombant l’efficacité économique, des réglementations sociales dénoncées comme trop contraignantes, des décisions réputées inapplicables circulent dans la société et accréditent l’idée selon laquelle le libéralisme constituerait la seule panacée aux difficultés évidentes. Ainsi l'enjeu de la fusion entre Gaz de France et Suez va d’ailleurs vite prendre le pas sur tous les autres problèmes de la rentrée.
LE DEPECAGE CONTINUEL
Dans un tel contexte la révolte des députés UMP les plus influents devient plutôt atypique et comique Ils se rendent bien compte que le dépeçage continuel des grandes entreprises de ce qui fut le service public n’a pas été à ce jour très rentable pour l’emploi. Aucune privatisation imposée par l’Europe ou consentie pour des pures raisons idéologiques n’a généré d’autres profits que pour le capital. La précarité s’est installée pour les salariés et les usagers vérifient chaque jour le service n’est plus ce qu’il était.
Un exemple : une entreprise coupe accidentellement un câble téléphonique sur Créon desservant huit abonnés dont une personne âgée seule. France  Télécom demande au minimum huit jours pour réparer ce qui constitue une interruption manifeste du service… Les câbles électriques ne supportent pas la chaleur au centre de Bordeaux, à Ambés ou dans le Blayais et EDF met des dizaines d’heures à rétablir la distribution aux abonnés. Et, partout, les mêmes insatisfactions montent. Au nom de la rentabilité et de la concurrence obligatoires des réseaux solides se délitent ou disparaissent. Des pages entières de publicité ont été déployées dans les grands quotidiens pour vanter les vertus de la fusion GDF-Suez. Ce n'est pas un hasard : l'enjeu idéologique est de taille!
Et, par ailleurs, l’UMP tout de même inquiète sur les conséquences de cette décision se veut plus de gauche que la gauche (c’est parfois assez facile !) et tente de sauver les meubles. Des plans B (Villepénistes) ou C (Sarkozistes) fleurissent afin de tenter de contourner l’obstacle mais il est certain que ce ne sera pas la pression populaire sur ce sujet qui fera reculer les " ayatollahs " libéraux. En renonçant à contrôler le secteur de plus en plus sensible de l’énergie les " politiques " jouent véritablement l’avenir du pays à quitte ou double. Les générations futures règleront la note!
EFFICACITE DE LA GESTION LIBERALE
Le contexte général devrait pourtant donner à réfléchir aux citoyens sur l’efficacité de la gestion libérale réputée responsable. Les stocks options sur lesquelles peu de monde au sein du PS a la conscience tranquille a provoqué quelques larmes de crocodile mais pas une réponse à la hauteur du scandale. Si la bonne gestion d’une entreprise se juge au montant de ce que l’on emporte lorsque l’on est viré, les indemnités des députés et des ministres relèvent du SMIG. Peut-on considérer que le PDG du futur groupe " GDF-Suez " sera plus efficace que celui dont le salaire et les indemnités sont plafonnés au sein de Gaz de France ? La démesure n’a jamais constitué un gage de réussite.
Quant à l’honnêteté  dans la gestion privée il faut bien convenir qu’elle mériterait d’être examinée de plus près. La récente affaire Faurecia vient de mettre en lumière des pratiques que l’on ne prête selon la rumeur populaire qu’aux… politiques. L’entreprise française dont Peugeot et Citroën possèdent plus de 71 % des parts devait être parfaitement contrôlée par les… commissaires aux comptes, les administrateurs, les experts en gestion puisqu’elle est en train de se noyer sous… les pots de vin ! Un " système de distribution " en tous genres qui touche essentiellement les constructeurs allemands. Il est vrai que cette brillante entreprise qui avait déjà licencié…7 000 personnes sur ses sites d’Europe de l’Ouest afin de délocaliser à l’Est et en Asie affichait une perte nette de 182,5 millions d’€ et pour les 6 premiers mois de 2006 seulement 48,2 millions d’€ de trou.
Faurecia aurait distribué parfois pour une seule marque plus de 800 000 € de cadeaux, de voyages, d’avantages divers pour obtenir la fourniture en équipements pour les automobiles Audi, BMW, Volkswagen, Ford et Opel. Excusez du peu ! Un exemple de gestion transparente qui avait donné lieu à la publication d’un code d’éthique interne à l’entreprise pour rassurer les actionnaires qui d’ailleurs ne faisaient guère confiance à leur filiale puisque les constructeurs français qui passaient pour 40 % de commandes étaient tombés à 10 % ! Il est certain que cette situation mise à jour de l’autre coté du Rhin ne peut avoir cours ailleurs dans cette Europe du libre échange, de la concurrence frénétique et surtout de la recherche permanente du profit maximum au détriment de toute considération humaniste.
LE PIEGE DE L’ACTIONNARIAT OUVRIER
La grande braderie va donc reprendre. Elle finira par concerner finalement tous les secteurs de l’activité économique et plus particulièrement ceux qui seront fondamentaux dans l’avenir proche. Comment ne pas trouver sous le conflit en cours de généralisation au Moyen Orient les enjeux de l’énergie ? Comment ne pas être préoccupé par ceux à venir autour des ressources en eau potable ? Qui peut rester indifférent au pillage des forêts amazoniennes ou des ressources en matières premières des pays africains ? Dans tous les cas, le politique court après des puissances économiques colossales qui peuvent faire et défaire les gouvernements, les régimes, les carrières.
Les enjeux financiers sont tels que la démocratie devient souvent un handicap pour les développer, les faire prospérer. Il faut donc, par tous les moyens, interférer dans des débats qui n’ont plus rien d’idéologiques. En prenant le contrôle de quasiment toute la presse écrite, en s’accaparant le monde de la radio puis celui de la télévision, le milieu économique a stérilisé le monde politique en développant le principe de l’opinion dominante et de la pensée unique avec droit à des marges réduites de 5 à 10 % abandonnées à l'extrême gauche!
Son prochain objectif en France s’affirme chaque jour d’avantage : éviter une confrontation trop forte aux présidentielles. Il faut arriver à ce que l’erreur du traité constitutionnel européen ne se reproduise pas et, pour cela, on va éviter un choix alternatif trop fort. On fera référence au coût des programmes, aux dégâts éventuels sur l’emploi, au désastre pour l’entrepreneur, aux nécessités de s’adapter à la mondialisation et on ainsi rognera les ailes gauches les plus affirmées.
Droopy Chirac l’a d’ailleurs compris en proposant de vite lier le sort des ouvriers à celui du capital, vieux rêve gaullien. Le serpent de mer du donnant donnant, annulant la différence a ressurgi ! Lors de sa traditionnelle conférence de presse du 14 juillet, il a fait l’éloge de l’actionnariat ouvrier, à développer, selon lui, au sein des entreprises . Il remet par là au goût du jour la participation pour tous, initiée par le général de Gaulle, il y a près de quarante ans... La participation, créée en 1967 et mise en place par accord collectif, est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés et facultative pour les autres, avec l’objectif diversement atteint de redistribuer une partie des bénéfices aux salariés... Quand il y en a ! Tous les PDG l’ont bien compris avec… les stock options et chez Faurecia ils ont même fait mieux en les distribuant avant même de connaître le résultat du travail.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
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Je devrais pourtant y être habitué : il n’y a rien de pire que les retours. Je suis certain que ça vous est arrivé de vous dire que, dans le fond, si vous aviez su, vous ne seriez pas parti afin d’éviter d’affronter ce sentiment douloureux de devoir reprendre des repères que vous vouliez absolument vous débarrasser. Le propre des vacances c’est justement de permettre à la fois de ressentir le plaisir de " l’ailleurs " mais, aussi et surtout, de vous altérer le moral car elles vous ramènent tôt ou tard à " ici et maintenant ". Et plus vous avez rompu avec la pression sociale habituelle et plus vous avez envie d’y échapper.
Me voici donc dans l’antichambre de la rentrée ne connaissant pas encore tous les soucis spécifiques qui m’attendent demain matin. En attendant depuis Canet de Salars, sans télé, avec seulement le matin, le silence impressionnant d’un coin de nature près du Lac de Pareloup, j'ai vite eu l’impression de me prendre la tête, toute l'année, pour des faits dont les autres pourraient s’occuper avec plus de motivation et de talent. Seule la revue de presse quotidienne partant du local ou du régional (Centre Presse ou le Midi Libre) au national ou à l’international (Libé et L’Equipe) me permettait d’observer un monde qui ne semblait ne plus me concerner.
Etrange sensation que celle qui vous déconnecte des malheurs des autres, qui vous rend indifférent à ce qui passionne ou inquiète la planète entière mais que vous n’arrivez pas à prendre en compte. Le poids des mots ne compense pas le choc des images. Leur absence relativise tout : les " exploits " du Tour de France, les gesticulations du Roquet de Neuilly, les déclarations solennelles de Droopy Chirac, les événements pourtant dramatiques du Liban, les cris de vierges effarouchées du monde sportif affolés par un dopage omniprésent. Plus rien ne vous paraît dramatique car vous avez le recul du temps et du récit effectué par d’autres… ce qui vous permet de ne plus devenir un témoin direct, impliqué dans l’événement. L’intensité de la dépression du retour repose sur cette brutale confrontation directe avec l’actualité illustrée. Il faut se faire violence pour ne pas reconnaître que l’indifférence ne constitue pas la solution à tous les problèmes de conscience. En effet, le propre des vacances c’est de vous rendre égoïste, préoccupé parfois uniquement par votre corps, vos proches, vos repas, vos sorties… Plus, d’ailleurs vous effectuez ce transfert égocentrique et plus votre réadaptation collective deviendra douloureuse. Aoûtiennes et aoûtiens autant vous prévenir : gardez le contact avec le monde réel car en septembre vous allez souffrir!
LA CONSTANCE DES PROBLEMES
La lecture de la presse aveyronnaise m’aura permis de ne pas me transformer en Robinson potentiel. En effet, elle m'a aidé à me ressourcer, à me reconstituer un moral car paradoxalement elle témoigne de la constance des problèmes rencontrés par toutes les collectivités. J'ai eu durant 15 jours la détestable impression qu'il y avait une justice et que les emmerdements n'étaient pas que pour moi. Ca fait un bine immense!
Appel du Président du Syndicat départemental de traitement des déchets pour qu’un élu courageux accepte de … proposer un espace utilisable pour le stockage des produits ultimes non dangereux venant des ordures ménagères. Personne n’en veut et la moindre esquisse de projet dans un département peu peuplé suscite immédiatement une mobilisation hostile locale. Et pourtant personne ne sait qu’en faire !
A Barraqueville des panonceaux, des banderoles appellent à manifester contre un centre privé de collecte des boues des stations d’épuration… Il ne se fera pas ici mais les " égolos locaux " n’ont pas d’ailleurs à proposer. En attendant personne nes ait qu'en faire!
En revanche à Millau on oublie avec ferveur les oppositions forcenées à la construction du viaduc réunissant les falaises du Causse par un trait faisant la fierté de l’Aveyron. Les comités contestataires d’antan se sont dissous dans la nature…et les recours multiples et variés sont classés dans les greffes des tribunaux administratifs.
Personne ne se plaignait en Aveyron de la canicule dont on sait là-bas dompter les effets pervers par une solidarité familiale encore forte. En revanche Rodez grognait amèrement de la non prévision du phénomène global "troisième âge" en sollicitant des aides de l’Etat pour construire les places d’accueil manquant cruellement pour les personnes âgées dépendantes.
Et de partout la notion de fêtes, de culture estivale, de rencontre entre producteurs et consommateurs, de valorisation des loisirs pour espérer recueillir une part des retombées d’une saison touristique de plus en plus courte et surtout marquée par les difficultés économiques réelles de ceux qui passent par là. La tentation est grande de faire le maximum de fuc sur les touristes... et on y cède volontiers! Les agriculteurs tirent la langue comme leurs troupeaux. Les rares PME se délocalisent vers des cieux plus aidés en terme de reconversion et les élus en appellent à Saint Sarkozy qui est passé signer son bouqin écrit au black à Palavas devant des foules enthousiastes!
Le ministre de la culture est ui aussi passé sur le retour d'Avignon où il avait collecté les tomates, pour promettre des millions et des millions d’Euros pour un musée du peintre Soulages et il est reparti car le dossier ne verra le jour qu’en 2010 ! Alors d’ici là… il passera des bulletins dans les urnes !
Le club de football ruthénois va mettre la clé sous la porte victime des errances d’une Fédération préoccupée par le cas Zidane mais oublieuse des difficultés des structures de base.
Ah j’allais oublier l’essentiel : la constitution d’un comité de soutien à une candidature royale et les Montebourriens aussi rares que les maisons dans le Larzac ! Chaque jour je me disais que le retour ne serait pas trop délicat car mon bain d’actualité quotidienne ne m’éloignait guère de ce qui m’attendait à Créon.
MA CURE DE DESINTOXICATION
En ouvrant l’Equipe j’entamais en revanche ma cure de désintoxication. L’exploit à la force saine du mollet nécessitait un regard critique que je ne trouvais pas dans ceux du grand quotidien sportif… Les journalistes présents sur le Tour ne subodoraient absolument rien. Ils ressemblaient quotidiennement à ces apôtres qui ont raconté avoir vu Jésus marcher sur l’eau, multiplier les pains et les poissons ou faire se lever et marcher Lazarre Landis. N’ayant pas vu les images probablement hallucinantes de l’Américain grimpant les cols à l’allure d’un TGV , je me suis converti en croyant non pratiquant… par la seule puissance de cet Evangile quotidien qu’est l’Equipe.
Au moins, au temps d’Antoine Blondin on savait que dans son billet du jour le dopage était présent. Il le trouvait au comptoir d’un bistrot et s’il devenait dithyrambique il le faisait avec tellement de dérision que personne ne pouvait le prendre au sérieux. Ses successeurs pratiquent eux, avec une telle avidité le journalisme alimentaire qu’ils finiraient par donner, à un menu cancérigène le label bio. Le problème c’est qu’à force de superlatifs, d’absence d’esprit critique, de louanges télévisuelles constantes il n'est plus du tout possible de croire dans le moindre exploit. Le monde du sport est infiniment plus pourri que celui de la politique. Depuis, la fameuse loi des séries a focalisé sur des pratiques identiques dans l’athlétisme et… c’est véritablement un miracle que le Mondial de football n’ait pas encore été entaché d’une tricherie de ce genre. D’ailleurs c’est être bien naïf que croire que les Bleus et les autres ont fonctionné à l’eau claire. Il y a eu eds résurrections suspectes, des énervements ambigus.
ARTICLES SOBRES, CLAIRS… INCONTESTABLES
" Libé " avait en revanche un excellent chroniqueur quotidien qui n’a cessé d’écrire qu’il était humainement impossible sans dopage d’accomplir les ascensions au rythme où elles l’ont été (notamment l’Alpe d’Huez) car scientifiquement un homme ne peut pas développer naturellement une force suffisante pour sprinter dans des montées de ce type. Toute performance peut-être mathématiquement évaluée, Professeur de sport et ancien entraîneur de Festina, Antoine Vayer dirige AlternatiV, une cellule de recherche sur la performance, à Laval et il n’a pas cessé un instant de remettre en cause lucidement les "exploits" de Landis. Des articles sobres, clairs et…incontestables car reposant sur la raison et pas la passion, la science et pas la croyance ! Du vrai journalisme fait par un non journaliste et c’est là qu’est le problème. Dommage que Holtz ne l’ait jamais invité sur son plateau d’après étape… Il aurait décoiffé !
Personne n’a voulu l’entendre car les images de gloire se vendent bien et France Télévision (avec votre argent de contribuable) pilier du système avait besoin de sensationnel pour redresser des audiences de plus en plus faibles. Car dans le fond si la télé ne pervertissait pas le système en achetant à prix d’or des courses de dupes, des sprints de météores, des matches d’excités (au moins en Ligue 1 en France on risque rien au vu des prestations diffusées !) des confrontations de géants il serait inutile de se doper…
En fait en vivant durant quatorze petits jours sans images je me suis offert des vacances dangereuses car je me retrouve en état de manque. Oui, je l’avoue j’ai vite voulu voir la télé. Pour me rassurer et vérifier qu’elle était bien devenue l’opium du Peuple. Et là j'ai vu l'horreur de la mort anonyme sous les bombes ou les roquettes au Liban, le Roquet de Neuilly accueillant des enfantssouriants en vacances, des coureurs supersoniques de 100 mètres... Enfin de quoi me redonner le moral!
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN
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ACTUALITE
La valeur éducative du sport de compétition s’éteint peu à peu pour devenir le fidèle reflet d’une société en décomposition. Marchandisation outrancière, négation de la notion de plaisir pour la remplacer par celle de record, tricherie plus ou moins organisée pour dépasser les limites du corps humain, comportement raciste autour des pelouses, violence exacerbée sans aucun rapport avec les enjeux sportifs : les dérives deviennent tellement préoccupantes que le Roquet de Neuilly, à l’affût de tout ce qui peut le rendre populaire, s’en est emparé. Lui qui pédale, lors de ses vacances à La Teste de Buch, est un expert en matière de hooligans et, il l’a affirmé, il va Karchériser, dans le monde du ballon rond, le Kop de Boulogne au Parc des Princes et ailleurs. Il est vrai que, s’il attend que les clubs et la Ligue Nationale de Football fassent le ménage, il lui faudra au moins un ou deux morts. On ne chassera pas, en effet, les « clients abonnés » car ce serait se priver d’un revenu substantiel et, plus encore, générer la menace de voir CANAL +, extrêmement discret sur le sujet, diffuser des matchs de "haut niveau" devant des travées vides. Il a bien fallu attendre que quelques cyclistes ou athlètes meurent sur le bord d’une route pour que la lutte anti-dopage bouge un peu. La chute du nombre des licenciés chez les 14-18 ans constatée dans toutes les disciplines va détruire la pyramide sportive mais on continuera à pratiquer des spécialisations précoces destructrices de la motivation durable. Et tout est ainsi. la planète du sports ne tourne plus rond !
5 BLESSES ET 22 INTERPELLATIONS
La récente mise à sac d’un relais d’autoroute a légèrement ému les responsables du PSG Lors d'une conférence de presse, son président Pierre Blayau a une nouvelle fois dénoncé l'attitude absurde d'une partie des supporters parisiens qui se sont violemment affrontés lors du déplacement du PSG à Nantes, samedi, en championnat, occasionnant… le seul score positif de la soirée : 5 blessés et 22 interpellations. "Je voudrais présenter mon indignation et ma consternation devant ces actes d'une extrême gravité, qui ne sont pas le fait de vrais supporters du club (sic) mais qui relèvent de délinquants de droit commun", a déclaré le président de la formation parisienne. Ajoutant que le PSG "est pris en otage de cela", Blayau a tenu à présenter ses excuses aux victimes de ces pseudo supporters. Tout en réaffirmant que le club et les pouvoirs publics "continuent de lutter" contre ces débordements, Sarko a donc été contacté ! Blayau en attendant le sauveur Sarko et sa loi de Karchérisation a tenu à hausser le ton à moins d'une semaine de la réception de l'OM au Parc des Princes dont on sait qu’il constitue le moment le plus dangereux de la saison. Le parc des Prince sera transformé en forteresse avec des centaines de CRS et de gardes mobiles, des centaines de « stadiers », des véhicules anti-émeutes, des murailles pour séparer les belligérants : une véritable vision de la fraternité du sport.
Les forces de l’ordre deviendront peut être un soir supérieurs au nombre de spectateurs Ainsi pour le choc PSG-OM de vendredi soir pas moins de 1.100 fonctionnaires de police seront réquisitionnés, en tenue ou en civil. Soit le double de l’an passé, pour la même confrontation...
PREVOIR … CE QUI EST INEVITABLE
Les renseignements généraux désormais plus préoccupés par les matchs de foot que les meetings politiques, craignent deux phénomènes explosifs. Ils auraient travaillé depuis plusieurs jours pour tenter de prévoir… ce qui paraît inévitable ! Leur première crainte a trait à la mobilisation secrète des « habitués » des affrontements violents. Au sein des groupes de supporters parisiens, on préparerait un accueil sans concession des Phocéens. Une bande « commando » triée sur le volet parmi les plus excités se prépare à chasser le Marseillais dès aujourd’hui en gare de Lyon. Dans les associations très proches des milieux d’extrême droite on va tenter de pratiquer la technique de l’essaimage en sortant du Kop de Boulogne pour semer la panique dans d’autres lieux et casser du supporter phocéen. Leur seconde inquiétude est liée au refus des responsables du PSG d’attribuer des billets aux… supporters Ultras marseillais. Ces derniers auraient contourné cette interdiction de vente et possèderaient plusieurs centaines de billets achetées sur le marché parallèle. Au lieu d’être visibles, repérables, « surveillables », « encadrables » ils profiteront de cette exclusion de fait pour se répartir dans tout le Parc. La pire des situations. Hier toute la journée, dans le secret, les services officiels auraient planché sur un schéma tactique. Pas celui des deux équipes en présence mais sur celui qui éviterait un affrontement sanglant et dévastateur dont on craint qu’il soit inévitable ! Ils ont prévu toutes les évolutions possibles avant, pendant et après le match. Bientôt on enverra les CRS à l’entraînement, tous les jours, pour permettre à 22 mecs de gagner sur un seul match ce que la compagnie entière de ne gagne pas en un mois ! Mieux on leur faire du sport pour qu’ils soient aptes à courir après un… hooligan !
9000 € D’AMENDE
Le pire c’est que le racisme le plus abject s’est invité désormais autour des rectangles verts en Italie, en Angleterre, en France et même en Espagne. L’autre soir je regardais sur la rencontre Réal Saragosse- Barcelone. Insulté le brillant jouer camerounais Samuel Eto’o a souhaité quitter la pelouse devant les propos et les gestes haineux des supporters adverses. Il a longtemps hésité avant de contribuer aux buts victorieux de son club ce qui n’a pas arrangé la folie ambiante car il ne s'agissait pas que de quelques spectateurs mais pratiquement de l'ensemble du stade. « J'ai décidé d'arrêter de jouer car ils s'en sont pris à ma couleur de peau, a-t-il expliqué mais je suis resté parce que le boss m'a dit que la meilleure façon de les faire taire était de rester et de les battre. C'était la seule chose qui pouvait me faire changer d'avis." La sanction… impitoyable est tombée sur le Réal Saragosse : une amende de 9.000 €, même pas la consommation en eau minérale d'un mois par le club, par la Fédération espagnole de football pour ces incidents, mais Eto'o estime que les pénalités financières ne sont pas suffisantes. Il faut frapper plus fort. Cause toujours tu m'intéresses. Qui songerait honnêtement à lui donner tort ? Le seul endroit peu recommandable où il ne faut pas envoyer son enfant actuellement c’est un stade de Ligue 1 de football. Tout ce qu’il ne faut pas voir ou entendre du sport lui sera montré en exemple. Un soir au moment où partait l’autobus des gamins créonnais auquel on offrait un déplacement pour une rencontre de ces Girondins qu’ils vénèrent je suis allé dilaoguer avec eux. « Tu aimes aller voir les Girondins ? ai-je demandé à un gamin connu pour son caractère turbulent - Oui , - Et pourquoi ? - Je peux crier "enculé l’arbitre!" sans me faire engueuler ! ». J’en suis resté scotché.
Bientôt il me dira simplement qu'il peut prendre toutes les drogues possibles et devenir célèbre, gagner beaucoup d'argent pour n'être sansctionné que quand il sera trop tard! Alors pensez le sport et son image dans tout cela ! Mais je déblogue…
Chronique publiée le 2 mars 2006
Le développement durable a fait une entrée fracassante dans la gestion locale. Il est vrai qu’il faut réagir encore plus vite qu’on ne le pense tant la situation empire de jour en jour. La planète, dans sa globalité, étouffe, s’use, se débat mais meurt lentement sans affoler outre mesure la très grande majorité des gens qui la conduisent à sa perte. Chacune et chacun d’entre eux et donc forcément quasiment toutes et tous pensent que les efforts sont à effectuer par les autres mais qu’ils ne sauraient remettre en cause leur propre comportement. Chaque geste du quotidien (ouvrir un robinet, se déplacer vers l’école, choisir des produits ménagers, allumer un appareil ou un bouton électrique, trier ses papiers, sortir sa voiture du garage…) devient désormais un véritable acte citoyen. Le principal problème vient du fait que les consciences ne sont pas encore prêtes à le considérer comme tel et un fossé se creuse sur la base de la dose de l’égoïsme coulant dans les veines des uns ou des autres.
Le message global a du mal à passer car les arguments ne mettent pas encore assez en évidence la responsabilité individuelle par rapport à un problème présenté comme lointain, ésotérique et destiné à des peuples oubliés. La trouée de la couche d’ozone, la fonte de la banquise, la déforestation en Amazonie, la pollution des rivières sibériennes, les fuites radio actives de Tchernobyl, la dispersion des pollens OGM dans les grandes plaines américaines, l’avancée du Sahel n’empêchent pas de dormir les Européens car il leur semble qu’ils n’ont pas de conséquences sur leur avenir proche. Tout homme se sent désormais invulnérable individuellement mais fragile collectivement sans pour autant remettre en cause ses attitudes personnelles. Ils sont prêts à se mobiliser avec véhémence contre un grand contournement de Bordeaux, un centre de stockage de déchets ménagers, une antenne de téléphonie, un forage d’eau potable sans se rendre compte que ce qu’ils vivent comme des atteintes à leur environnement ne sont que les conséquences d’attitudes collectives coupables.
Le développement de la planète n’a en effet, depuis des décennies, de durable que les atteintes qu’il lui cause. Axé sur le profit il ne résiste pas à la pression de lobbies terriblement présents. Les rares accords mondiaux sont détournés, abandonnés ou parfois lentement, trop lentement, appliqués. Le fossé se creuse et risque de se transformer en abîme si par malheur la Chine et l’Inde manifeste le même dédain que les Etats Unis sur les conséquences de leur passage à la société de consommation.
CHANGEMENT RADICAL DES MENTALITES
On ne souligne pas assez que l’avenir passera par un changement radical des mentalités. Et dans ce secteur il y a encore 99 % du chemin à accomplir car la parcellisation des programmes conduit à en nier l’obligatoire transversalité. Ainsi il est vain d’imposer aux aménageurs des normes de construction dites Haute Qualité Environnementale (H.Q.E.) quand il n’y a pas sur le marché d’entreprises prêtes à les mettre en œuvre ou que leur nombre très restreint interdit la concurrence. Le système éducatif prend du temps à prendre le virage des énergies nouvelles et les ouvriers qualifiés manquent singulièrement dans ce domaine. Quand ils arriveront le retard sera probab lement déjà conséquent.
Comment inciter les gens à passer au solaire quand trop peu d’artisans ont le label nécessaire à l’installation des équipements ? Est-il utile de prôner le système du puits canadien quand peu de monde en connaît le principe ? Peut on continuer à inciter à acquérir des véhicules électriques quand on voit les frais induits de la moindre réparation ? Les maisons bois sont demandées mais les concepteurs fiables ne sont pas nombreux…et aucun " pavillonneur " n’en propose. Une bonne part de la mutation passera par une forte réorientation des formations initiales et continues. Les filières actuelles figées et standardisées ne préparent pas nécessairement à une révolution culturelle. L’avenir va vite pourtant dépendre de la vitesse à laquelle on saura répondre à ce défi.
LES CONSTRUCTEURS, LES EXPLOITANTS NE SE FORCENT PAS TROP
Par ailleurs le profit reposant sur la consommation ou même dans certains cas sur la surconsommation il est patent que les constructeurs, les exploitants ne se forcent pas trop pour mettre en œuvre des principes du développement durable. Il en va ainsi dans le domaine du pétrole, de l’eau ou de l’électricité. Chaque goutte, chaque m3, chaque Kw épargné constituent un manque à gagner défavorable aux actionnaires qui sont aussi quelques fois des consommateurs révoltés. Le chantage à l’emploi menace. Des filières entières sont en cause. Elles sont bien installées. Elles tiennent le marché. Elles maîtrisent la recherche. Elles constituent de gigantesques groupes de pression. Leur poids n’est pas apparent mais n’empêche qu’il s’exerce sur des chois essentiels.
L’Assemblée nationale après avoir examiné la motion de censure " courant clair " va, bizarrement poursuivre l’examen de la nouvelle loi sur l’eau. Le projet actuellement en débat est loin de faire l'unanimité. Un an après son adoption au Sénat, agriculteurs, écologistes et consommateurs s'affrontent sur le principe du "pollue ur-payeur". Ce dispositif a été écarté du texte présenté la semaine dernière par la ministre de l'Ecologie Nelly Olin. Le projet dont l'objectif est de parvenir à "un bon état écologique" de l'eau d'ici 2015 doit être voté le 30 mai par les députés. On verra quels sont les élus de la majorité UMP actuelle qui appliqueront ce principe sur un problème concret qui est au cœur des préoccupations planétaires.
Dix ans de tergiversations pour aboutir à la version finale du texte et deux ans de débats publics n'ont pas suffi à concilier les positions des protagonistes, ni sur le prix de l'eau ni sur la répartition des taxes ou les moyens de réduire les pollutions. Seul point de consensus: la nécessité de réaliser des économies d'eau en France après trois années de sécheresse consécutives. Pour le reste aucun consensus n’est en vue.
Mais l'enjeu pour les associations de défense des consommateurs ne se limite pas au seul retour à un "bon état écologique", conformément à une directive européenne datant d'octobre 2000. La facture a en effet plus que doublé en quinze ans et varie du simple au double selon les départements.
Une étude de l'Institut français de l'environnement menée entre 1998 et 2001 montre que le coût de l'eau a progressé en moyenne en France de 8% entre 1998 et 2001 en raison essentiellement du coût de l'assainissement des eaux polluées.
PRIX ABUSIFS, PAYSANS MÉNAGÉS
Côté qualité, des experts du Muséum d'Histoire naturelle jugent "inquiétant" l'état sanitaire de 50% à 75% des eaux françaises. Seules 25% parviendront à un "bon état" écologique en 2015, estiment-ils. La Bretagne, importante région agricole, est dans la ligne de mire. En 2004, la pollution de ses eaux par les nitrates avait valu à la France d'être condamnée par la Cour de justice européenne pour non-respect de la directive sur la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.
Les pesticides, les herbicides et les engrais sont directement incriminés. Le projet de loi prévoit de taxer les gros pollueurs comme les agriculteurs, préconisant un classement de leurs produits en catégories "dangereux" et "très dangereux". Ils seront taxés à hauteur de 1,2 € à 3 € par kilo. Insuffisant, répondent écologistes et consommateurs qui réclament l'application du principe "pollueur-payeur" et dénoncent un texte qui ménage les paysans au détriment des particuliers. En effet en période estivale, les agriculteurs utilisent 79% de l'eau consommée en France contre 10% pour les particuliers. Or, le budget des agences de traitement de l'eau est financé à hauteur de 85% par les particuliers contre 1% pour les agriculteurs et 15% pour les industriels.
Le projet de loi propose de relever la part des paysans à 4%, un niveau jugé insuffisant par l'UFC qui se demande si "les consommateurs vont continuer à payer pour dépolluer une eau essentiellement souillée par les autres".
Dans le concert de protestations du monde paysan, seule la Confédération paysanne prône "la mise en place de redevances selon le principe "pollueur-payeur", de façon proportionnée".
Le développement durable est bien loin de ce débat essentiellement économique. Il durera probablement beaucoup moins longtemps que celui lié aux économies d’eau car l’affaire paraît réglée d’avance. L’électorat des maïsiculteurs ou des céréaliers n’est pas prêt à accepter de payer pour une ressource qu’il considère comme sa propriété et inépuisable.
Mais je déblogue…
Ecrit et publié avec Reuters le 22 mai 2006
Je vais, exceptionnellement, vous proposer un scénario de « politique… friction ». Je sais, vous n’allez pas y croire car comme tout ce qui donne un caractère irrationnel à l’avenir n’a aucun intérêt à part distraire quelques instants aux tristes réalités. Vous conviendrez cependant que, quand Jules Vernes parle de voyage sur
la Lune , d’exploration, 20 000 lieux sous les mers, personne n’est convaincu qu’un jour la réalité dépassera ses rêves. Et pourtant…
La politique est moins enthousiasmante que l’aventure et j’ai beaucoup de chance que vous m’abandonniez avant la fin du film que je me projette sur l’écran noir de mes nuits blanches. Tenez bon, si vous le pouvez, et cramponnez vous, aux repères que je vais vous donner afin de franchir sans trop de désespoir la ligne d’arrivée.
D’abord vous devez, comme dans les grandes œuvres du répertoire, admettre l’unité de temps, de lieu et d’action afin de vérifier que tout relève, dans les « classiques », du théâtre démocratique.
Cette saga des temps modernes se déroule donc durant les prochains douze mois, en France et pour les élections présidentielles. Tous les éléments sont réunis pour que les actes successifs tiennent les spectatrices et spectateurs potentiels en haleine sur fond de petits assassinats entre amis…et d’une intrigue savamment ficelée !
ACTE 1 : Jacques Chirac, retrouvant ses esprits, sait ce qu’il doit à Alain Juppé. Il faut absolument redonner sa place sur le devant de la scène à celui qui a expié sa faute en sirotant du sucre d’érable par des températures à pas mettre « le meilleur d’entre nous » dehors. C’est donc, depuis plusieurs mois, une priorité pour une cellule spécialisée, depuis que l’inéligibilité de l’ex-maire de Bordeaux ait été réduite à un an. Elle a travaillé sur les détails de son retour vers les sommets de l’Etat. Partant du principe qu’il fallait démontrer qu’Alain Juppé, sanctionné par les juges, avait conservé la confiance des « gens d’en bas », les conseillers en communication ont inventé les étapes successives de son « come back » après que l’on ait épluché le code électoral.
Impossible, dans le cadre du calendrier « normal » de préparer cette remontée à la surface indispensable pour contrer le Roquet de Neuilly puisque aucune élection partielle n’est « organisable » moins d’un an avant l’échéance normale d’un mandat.
Il devenait donc indispensable, pour un retour au Palais Bourbon, que l’une de deux circonscriptions bordelaises soit libérée et pourvue avant le 18 juin 2006. C’était le plus facile…car on était dans les temps.
C’était en revanche plus compliqué pour revenir au Palais Rohan (Maire) car l’échéance était au… 18 mars 2006 sur les bases d’un durée constante du mandat ! Vous avez suivi ? Oui. Alors écoutez la suite !
ACTE 2 : L’Elysée fait monter au créneau des élus réclamant le report d’un an des municipales pour cause de surplus de scrutins en 2007 alors que Sarkozy s’affirme haut et fort hostile à cette idée… On chosit donc d’aller présenter le nouveau calendrier au Sénat !I
Sarkozy ne peut rien car les Sénateurs, ne lui devant rien et étant ravis de l’aubaine consistant à allonger leur bail avec le Palais du Luxembourg d’un an (2008) se prononcent aisément en faveur de cette idée. Les Députés suivent… Le tour est joué : la date limite pour de municipales partielles est repoussée au… 18 mars 2007. On verra bien après ce que l’on fera !
Dans l’immédiat le stratagème est en place : la voie royale du retour s’élargit. Alain Juppé pourra désormais revenir sur scène en deux temps pour médiatiser son retour dans le cœur du peuple. On jouera paisiblement sur ces opportunités pour replacer dans la course l’ancien Premier Ministre : élection législative partielle en juin 2006 et élections municipales intégrales à Bordeaux, après démission collective à l’automne de la même année (octobre ?).
Plus rien ne s’y oppose légalement d’autant qu’Alain Juppé a le choix du temps, du lieu et de l’action pour écrire triomphalement une nouvelle page de son roman d’amour avec la capitale du Duché d’Aquitaine à laquelle il avait lancé un « adichats » plein d’espoir ! Il suffit d’utiliser les fenêtres de tir ouvertes par la loi.
ACTE 3 : L’opération est parfaitement montée car elle tient compte du contexte. En allant sur la circonscription « Le Bouscat Bordeaux Nord » la victoire sera plus aisée que sur celle de « Bordeaux Centre ». Une occasion lui sera en effet offerte de démontrer à la fois son respect pour Hugues Martin qui a gardé la place au chaud à
la Mairie (ce dernier restera député) et l’adhésion que suscite son retour. Cette victoire prévisible servira de base au coup de théâtre indispensable : des municipales à Bordeaux en 2006 !
D’une part en provoquant ce type d’élection un peu plus d’un an avant l’échéance modifiée Alain Juppé peut alors espérer faire mieux que les…50,96 % du 11 mars 2001 (un sondage discret le prouve) qui, dans le fond n’étaient pas si intéressants que cela pour le nombre de délégués à
la Communauté Urbaine de Bordeaux. D’autre part Gilles Savary le rival socialiste potentiel a levé le camp… et ses 20 % qui constituaient pour un premier tour une performance honorable avaient sauvé les meubles de
la Gauche !
S’il arrivait à 60 % face à une liste hétéroclite et mal préparée Alain Juppé pourrait redistribuer les sièges communautaires et… placer, quelques mois avant les « vraies » municipales, Alain Rousset dans une situation intenable à
la CUB (la perte de Saint Aubin Médoc et 2 conseillers bordelais de droite supplémentaires le mettraient en minorité !). Ce serait le troisième fleuron du retour au bercail !
ACTE 4 : Pour l’ensemble de son œuvre Alain Juppé retrouverait alors une côte de popularité conforme au rôle que veut lui voir jouer Chirac face au Roquet de Neuilly. Au sein de l’UMP d’abord et ensuite dans la campagne présidentielle en préparation. Si par hasard Sarkozy prenait le large (on pressent qu’il le fera à la rentrée) pour voguer en solitaire le Ministère de l’Intérieur irait comme un gant au fidèle des fidèles…dans une période critique.
La suppléante du « re-nouveau » député de Bordeaux (Chantal Bourragué ?) retrouverait alors le Palais Bourbon perdu de vue quelques semaines…ce qui la consolerait de son sacrifice. Le scénario serait parfait.
Sarko aurait face à lui le « candidat aux deux têtes » : celle de « beau gosse » de De Villepin et celle « énarchqiue » de Juppé ! Le coup du dédoublement deviendrait imparable et Droopy pourrait savourer un sens tactique lui ayant permis de tirer un véritable feu d’artifice de fin de règne.
ACTE 5 : Droopy pourrait même s’offrir un ultime pied de nez : démissionner, pour raison de santé, avant la fin de son mandat pour coincer des Socialistes incapables de désigner leur candidat avant… novembre 2006. Un moment d’habileté suprême car, alors, le seul recours de la bande à Hollande serait d’en appeler, toutes rivalités cessantes, à Yoyo, présenté comme le Sauveur ! J’entends d’ici les arguments en faveur d’un duo de choc : Jospin (Président)-Royal (Première Ministre) susceptible de clouer au sol Lang, Strauss Kahn et… Fabius pris de court par un calendrier désastreux. Une véritable tragédie…de « politique friction » heureusement totalement imaginaire. D'ailleurs cette hypothèse est désormais sans fondement.
Mais, vous le savez bien, vous qui êtes des lectrices ou des lecteurs fidèles, : je déblogue…
Chronique publiée le 1° février 2006
Les hasards des passions font que je suis, actuellement, face à un énorme pensum à lire. Il constitue l’ouvrage de référence sur l’affaire Dreyfus. Fait de textes courts, précis, extrêmement documentés, ce « dictionnaire » écrit sous la direction de Michel Drouin, malheureusement trop volumineux pour être « populaire », devrait c onstituer, un siècle après la réhabilitation définitive du capitaine le plus célèbre de l’Histoire de France, (ce fut le 12 juillet 1906), une référence pour l’analyse des événements actuels. Il contient et illustre en effet, deux vices redoutables de notre société réputée républicaine : l’erreur judiciaire et l’antisémitisme. Or, il se trouve que, depuis des semaines, toute l’actualité tourne autour de ces tristes réalités. Au fil des pages, je frémis en suivant, avec une précision scientifique, l’évolution d’un dossier beaucoup plus révélateur qu’on ne le croît de la réalité hexagonale passée et… actuelle. L’acharnement terrible mis pas des accusateurs, des procureurs, des juges, des hommes politiques pour faire condamner un innocent et, plus encore, pour ne pas reconnaître ensuite leur erreur n’est pas sans rappeler des facettes de l’affaire d’Outreau. Le déchaînement autour des juifs, au début d’un XX° siècle du progrès, confinait au nazisme rampant. Le dramatique fait divers ayant frappé Ilan Halimi a surgi dans notre quotidien pour rappeler que, ce que Brecht appelait « la bête immonde », demeure une menace pour l’humanité. La conjugaison de ces deux événements me plonge dans la plus grande perplexité car elle témoigne du recul indéniable de la raison, de la culture, de l’éducation réelle, de la tolérance.
IMPITOYABLE CUREE MEDIATIQUE
Quand je parcours l’horrible séquence de quasiment 12 ans de la vie d’Alfred Dreyfus, j’ai envie de dénoncer encore plus fort, avec plus de véhémence, les ravages de « l’opinion dominante », tant elle a joué un rôle prépondérant dans son calvaire. Cette impitoyable curée médiatique pour d’abord dénoncer, ensuite avilir et enfin détruire un homme aura constitué la pire des tortures. Quelle souffrance a dû endurer Dreyfus ! Notre société a pourtant renforcé, décuplé ces pratiques d’acharnement sur des coupables susceptibles d’exorciser les démons silencieux que porte une société durant un laps de temps déterminé. Même s’il n’y avait pas encore le choc des images il y avait le poids extrême des mots. Des assommoirs ! Comment des journalistes ont pu, chaque matin, se regarder dans une glace après avoir écrit, le lendemain de la dégradation d’un Capitaine innocent affrontant ses bourreaux avec un stoïcisme remarquable, les commentaires suivants : « Son attitude à la parade d’exécution achève de le condamner selon moi. Pour s’être prêté aussi docilement, aussi passivement, à un pareil supplice, cet homme ne doit avoir aucune sensibilité morale. Pas un geste de révolte, pas un cri d’horreur, pas une larme, pas un murmure. C’est vrai qu’il a plusieurs fois protesté de son innocence mais toutes ces protestations sonnaient faux. On y sentait aucune chaleur humaine. On aurait dit la voix d’un automate… » écrivit par exemple Marcel Paléologue dans un « Journal de l’affaire Dreyfus ».
« Le voici devant moi à l’instantanée du passage, l’œil sec, le regard perdu vers le passé, sans doute puisque l’avenir est mort avec l’honneur. Il n’a plus d’âge. Il n’a plus de nom. Il n’a plus de teint. Il est couleur traître. Sa face est terreuse, aplatie et basse, sans apparence de remords, étrangère à coup sûr, épave de ghetto… ». ajouta Léon Daudet dans Le Figaro. « Quand il s’avança vers nous, le képi enfoncé sur le front, le lorgnon sur son nez ethnique, l’œil furieux et sec, toute la face dure et qui bravait, il s’écria, que dis-je ? il ordonna d’une voix insupportable : « Vous direz à la France entière que je suis innocent ! » « Judas, traître ! » ce fut une tempête… » éructa Maurice Barrés dans Le Figaro. On sait où finirent Léon Daudet et Maurice Barrés sur l’échiquier politique ! Ils ne furent jamais condamnés pour leurs propos atroces, pour leur haine purulente, pour leurs accusations honteuses.
OBSERVATION HUMILIANTE
Actuellement la justice s’ébroue et se débat afin d’échapper à l’observation humiliante que lui inflige le monde politique, celui qu’elle haït plus que tout. Il dissèque publiquement les dysfonctionnements d’une entité inattaquable. La justice, comme toutes les institutions, a toujours eu horreur que l’on mette en doute la moralité, la fiabilité des siens car ce serait introduire le doute sur sa qualité collective conduisant les citoyens à perdre leurs illusions sur l’équité du système judiciaire. Et, par les temps qui courent, les j  uges , confrontés à une « exigence de résultats », n’ont pas besoin de tels révélateurs, de plus télévisés, pour en arriver là ! Le monde à l’envers : les stylos, les micros, les caméras, les claviers se tournent vers les juges et non vers les accusés potentiels. Pas facile de passer du rôle d’observateurs à celui d’observé ! Dreyfus, malgré toutes ses dénégations, malgré l’absence de preuves « sincères », malgré toutes les manquements à la rigueur dans l’investigation a sans cesse eu, face à lui, une machine collective à broyer. La commission d’enquête parlementaire censée porter le regard du Peuple sur le fonctionnement d’un pouvoir garant de sa liberté ne semble pas intéressée par le rôle joué par les médias dans l’affaire d’Outreau. Elle n’a pas prévu d’auditionner les auteurs des « fuites », les relayeurs de rumeurs, les « juges » de la plume du micro, de la caméra ou du clavier. Elle ne semble pas s’inquiéter de ces connections entre justice et presse dont on sait désormais l’effet dévastateur. Dreyfus en fut la victime exemplaire. Il n’y a plus de Zola pour sauver l’honneur !
UNE COALITION CONTRE NATURE
Pris en otage par une hiérarchie ravie de se construire des certitudes sur sa loyauté et son patriotisme, le Capitaine condamné à croupir sur l’Ile du Diable, aura été la victime expiatoire de cet antisémitisme rampant dans la société française. Indubitablement il est toujours là, il rôde, il se reconstitue en réaction à un autre racisme. L’extrême droite organise quelques dérapages de temps en temps pour entretenir la flamme des ses troupes nostalgiques. Le négationnisme sert de socle aux attaques ciblées. Mais maintenant les antisémites historiques ont reçu en renfort les intégristes constituant ainsi progressivement une coalition contre nature. Les profanateurs de cimetières juifs rejoignent les lanceurs de cocktails Molotov sur les synagogues dans une haine sommaire dont les « Barbares » auront été les ignobles disciples. Ils cultivent une haine commune tout en étant férocement opposés. D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, qui rejoignent d’ailleurs ceux du CRIF, on avait pourtant constaté une baisse des actes antisémites en France. En effet, on comptabilisait en 2004, 974 actes antisémites, tandis qu’en 2005 ont été recensés, 504, soit moins de 48%. Dans près de 50 % des actes antisémites, les auteurs restent inconnus et, dans 42 % des cas, ils «se rattachent à une problématique proche orientale », selon la terminologie des Renseignements Généraux. Dans les cas de menaces, 36 % des auteurs connus sont proches de l'extrême droite. L’atroce mort d’Ilan Halimi ne plaide plus pour la sérénité… La justice devra être à la hauteur ! La presse aussi ! Mais je déblogue…
Chronique publiée le 22 février 2006
Plus personne ne veut être " vieux ". " Agé(e) " c’est tout juste alors vieux, vieille ou vieillard c’est impensable. Nous sommes partis sur le concept inimaginable de l’immortalité potentielle. Tout le progrès a été axé sur ce souci qui hante les esprits du plus grand nombre : quitter ce monde le plus tard possible et considérer que la mort est l’affaire des autres.
Je suis frappé, par exemple, quan d j’observe la lecture qu’ont certaines personnes des carnets d’obsèques de Sud-Ouest. Selon leur ancienneté dans l’exercice, il repère le plus vite possible la localité et les noms avant de chercher l’âge du défunt. Et là quand il constate qu’il s’agit d’un septuagénaire la réflexion vient inévitablement : " le pauvre, il était encore jeune ! ". Et plus le temps avance et plus le constat désolé s’applique à des gens ayant dépassé les trois-quarts de siècle. Bientôt les octogénaires seront considérés comme des victimes de ce mal irrémédiable qu’est la mort. Certes on sait que la longévité augmente et qu'en un siècle elle a fait un bond considérable mais elle semble ne plus avoir de limites !
CHANGEMENT DE CAP POUR LES ESPERANCES
Ainsi, en France, l'espérance de vie des hommes ayant déjà atteint 70 ans, avait constamment oscillé entre 7 et 9 ans supplémentaires du début du XIX° siècle à la seconde guerre mondiale. Elle avait dépassé 13 ans en 1997. Chez les femmes, le progrès a démarré un peu plus tôt, entre les deux guerres, et l'on est passé d'un niveau jusqu'alors à peu près constant de 8 à 10 ans à près de 17 aujourd'hui. On note le même changement de cap pour les espérances de vie à 80 et 90 ans et si les progrès récents paraissent moins rapides à ces âges qu'à 70 ans, c'est seulement en raison de l'échelle du graphique arithmétique. En effet, les gains relatifs sont tout aussi importants : un progrès de plus de 60 % chez les hommes et un quasi doublement chez les femmes.
Les cas d'extrême longévité ont toujours fasciné. Ainsi d'après la Bible, le premier homme, Adam, aurait vécu… 930 ans et d'autres après lui auraient fait encore mieux, tels Hénoch mort à 965 ans ou le champion des champions, Mathusalem, avec ses 969 ans ! Si un jour quelqu’un vous dit que vous datez de Mathusalem, méfiez vous c’est quasiment une insulte. Tout cela n'est bien évidemment que légendes. La Bible est pleine d'images épiques et l'âge des patriarches, comme si elle devait vendre, avant le paradis, la longévité terrestre. Pour les jeunots arrivés après le déluge, les estimations sont d'ailleurs beaucoup plus " modestes " : 275 ans pour Abraham, 180 pour Isaac, 147 pour Jacob, 110 pour Joseph... Ce qui rapproche évidemment des espoirs actuels. À une époque plus récente, les centenaires du Caucase ou ceux de quelques vallées andines ont défrayé la chronique, sans parler des centenaires de la Géorgie américaine. Si ces cas ont pu paraître, un temps, plus vraisemblables, on sait aujourd'hui qu'ils ne correspondaient à aucune réalité car il ne s’agissait que d’interprétations " civilisées " de rythmes vitaux totalement imprécis.
UN PATRIMOINE GENETIQUE SPECIFIQUE
Ce sont là en fait trois références d'un phénomène très classique : dans beaucoup de sociétés, les vieillards inspirent déférence et respect et, lorsque l'état civil des individus n'est pas solidement établi, les âges déclarés pour les très vieux sont la plupart du temps surestimés. Il suffit alors qu'une argumentation spécifique, déniché par un spécialiste, rende la chose plausible (comme, par exemple, les effets de la vie en haute montagne ou de la consommation de produits naturels, quand ce n'est pas l'hypothèse d'un patrimoine génétique spécifique à une population isolée) pour que naisse une légende...
On cherche désespérément de se raccrocher à des éléments réputés scientifiques. La nourriture arrive en premier. Le yaourt a tenu la route. L’oignon cru a été loué. L’huile d’olive est devenue le nec plus ultra et l’on murmure que dans quelques décennies il sera possible de faire fortune avec des oliveraies sophistiquées classées " grand cru " dont on vendra les " premières pressions " à prix d’or. On parle des huiles de poisson. On cherche… on cherche…on invente… de telle manière que le consommateur rêvant d’éternité vivante, et non pas potentielle, trouve les produits de l’espoir.
Dans cette aventure, les femmes distancent de très loin les hommes. Les effets cumulés de la surmortalité de ces derniers, à tous les âges de la vie, conduisent en effet à un extraordinaire déséquilibre entre les sexes : après 100 ans, il ne reste plus qu'un homme pour sept femmes. En fait, cette proportion change très vite aux très grands âges : elle est encore d'un homme pour quatre femmes à 95 ans, mais n'est plus que d'un homme pour dix femmes à 104 ans.
LE DESESPOIR DES QUADRAS
C’est probablement ce constat scientifique qui a provoqué le désespoir des " quadras " du Parti socialiste, probablement réunis pour un banquet " macro bio " dans un restaurant parisien. Ces ténors prometteurs de la vie politique française ont vu venir le danger : les " vieux " ne semblent pas décidés à leur faire une place au soleil. Pire ils s’incrustent et prennent racines démontrant que la valeur peut attendre le nombre des années. Et le pire c’est que si les femmes s’installent elles resteront fidèles au poste encore plus longtemps que les hommes ! Dramatique… Regardez un peu pour les Présidentielles qui s’annoncent en 2007 : Le Pen affichera 79 ans au compteur de sa haine ; Chirac aura 75 ans , Jospin atteindra les 70 ans et Arlette Laguiller avec ses 67 printemps sera la benjamine des revenants… autant dire que l’avenir est devant elle.
Dans un article récent du Monde (5 février) la classe biberon socialiste se rebelle en mettant en avant le fait qu’ils deviennent les oubliés de la politique et que, parole des quadras, le P.S. le regrettera un jour. Brimés par les femmes qui piquent 50 % des places au moment où leurs ambitions peuvent éclore, doublés par les éléments les plus prometteurs de la seconde ou troisième génération de l’immigration, écartés par les papis flingueurs des courants ils sentent le pouvoir leur échapper. Il ne leur reste plus beaucoup d’espace de progression et il leur faut nécessairement pousser vers la sortie les nantis de l’âge.
Le seul problème c’est que ces critiques liées au poids des ans et à l’excès d’expérience en politique les fâchent avec l’électorat des retraités qui n’aime guère que l’on dévalorise ses égaux dans la vieillesse. Jospin en a fait les frais en se lâchant sur l’âge de son rival aux présidentielles. Les " seniors " (ont ne dit surtout plus les vieux) ont la rancune tenace quand on leur demande hâtivement de débarrasser le plancher.
Au fait j’ai 59 ans aujourd’hui… Poussez pas !.. Poussez pas ! Poussez pas!.. Il y aura de la place pour tout le monde !
Mais je déblogue…
Chronique publiée le 17 février 2006
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LES "UNES"
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AU JOUR LE JOUR
Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan : "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant
de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut
envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.
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