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MAIS JE DEBLOGUE...

"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire.

C'est une intoxication indolore".

J. C. Guillebaud

Responsable de la Publication :  jmdarmian@club-internet.fr

Vendredi 31 août 2007
C’est désormais une belle douzaine de personnalités diverses de gauche qui a rejoint avec plus ou moins d’éclat les initiatives prises personnellement par Nicolas Sarkozy. Cette attitude soulève bien des polémiques. Surtout parmi les militants très inquiets de cette réaction à une proposition qui paraît pour beaucoup comme un débauchage des plus médiatiques des figures socialistes.
Il est extrêmement difficile de mettre tous les " ralliements " sur la même ligne car ils n’ont objectivement pas une signification identique. Et j’avoue que parfois les confusions ne sont pas totalement innocentes et au risque de choquer je ne partage pas nécessairement tous les anathèmes prononcés. En effet il y a une nette différence entre la participation à un gouvernement, organe de décision et une commission lambda organe de discussion.
L’omniprésence sarkoziste rend tous ceux qui ont accepté un maroquin dans l’obligation de mettre en œuvre la politique décidé par celui qu’ils ont combattu alors que les autres peuvent se contenter d’être minoritaires et donc rendre leur participation totalement inutile.
Le seul reproche que l’on pourra faire à Jack Lang, Jacques Attali, Hubert Védrine, Olivier Schrameck c’est qu’ils puissent uniquement servir de caution s’ils ne savent pas affirmer leur différence. Mais à aucun moment ils n’auront à exécuter un " ordre " de celui qui les a invités à participer alors que leurs homologues attributaires d’un poste dans l’équipe Sarkozy doivent réfléchir à la fameuse formule de Jean pierre Chevènement : " un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ".
Bernard Kouchner, Pierre Jouyet, Eric Besson ne sont aps des novices et savent bien qu’il leur faudra avaler des couleuvres. Le " French doctor " a déjà eu sa dose mais il est resté fidèle au poste. Les autres suivront. Quant à Fadela Amara elle a au moins comme excuse de ne pas savoir ce qu’il lui faudra supporter comme les " Jupettes " qui furent virées sans autre cérémonie qu’une annonce de remaniement sur le perron de l’Elysée ! Elle aura sûrement parfois du mal à se regarder dans la glace, quand Brice Hortefeux, vantera les mérites d’une politique totalement contradictoire avec celle qu’elle a défendu durant des années. A moins qu’elle s’achète des boules Kiés qui demeurent le meilleur moyen de ne pas avoir d’état d’âme.
ATTENDRE LE TERME DU CONTRAT
Les " sélectionnés " pour réfléchir sur un sujet qui préoccupe le Président de la République ne sont pas évidemment dans la même situation. Pour eux le jugement à porter sur leur attitude personnelle tombera quand on arrivera au terme du contrat signé avec Sarkozy. A tous les échelons de la société il faut admettre que toutes les tendances soient présentes dans un groupe ayant en charge une réflexion collective. Le principe même de la concertation repose sur le choix préalable de la diversité. Je ne suis donc pas de ceux qui font un procès en sorcellerie à des gens qui sont désignés pour réfléchir et a priori je leur fais confiance pour leur volonté de rester fidèle à leurs idées.
Par contre à l’arrivée il faudra savoir si leur " caution " valait pareil appui médiatique à une démarche. Je siège dans des commissions ou groupes de travail départementaux au titre de délégué des élus socialistes et républicains aux cotés de collègues élus de l’UMP ou de l’UDF, de responsables associatifs beaucoup plus à gauche que moi, des patrons, des syndicalistes… sans que jamais je puisse être suspecté de partager les convictions de celui qui préside. Si l’on prend par exemple le comité départemental ayant eu en charge le schéma départemental des déchets il y avait des dizaines de personnes de tous les horizons qui avaient accepté de dialoguer sur un sujet fondamental à l’invitation du Président socialiste du conseil général Philippe Madrelle. Le plan a été adopté à l’unanimité sans que l’on puisse accuser les uns ou les autres de " connivence " avec l’ennemi ! Il est vrai que les élus de droite n’ont pas posé de gros problèmes car ils ont souvent oublié de siéger. Il en est de même pour la commission départementale de l’accueil de la petite enfance dans laquelle la même diversité est garantie.
La seule différence c’est que les élus présents étaient proposés soit par l’Association des Maires de Gironde avec l’accord des partis politiques qui choisissent librement leurs représentants alors que dans le cas de Jacques Attali, Jack Lang, Hubert Védrine, Michel Rocard, Olivier Schrameck ils n’ont jamais sollicité l’avis de leur parti pour se rendre à l’invitation du Président. Ils ne peuvent donc pas prétendre porter d’autres arguments que les leurs et donc forcément à un moment ou un autre se retrouver en contradiction avec les concepts de leur parti d’origine. Et c’est probablement le reproche que l’on peut leur faire : ils ne portent pas à la fois les positions globales " socialistes " et expliquer qu’il ne représentent qu’eux-mêmes car c’est la négation absolue du système politique des partis. En avouant qu’ils ont fait un choix personnel ils " tuent " le principe de solidarité sans lequel il ne peut y avoir une issue favorable à la refondation du PS. On verra pourtant à l’usage si la sincérité ne s’use que si l’on s’en sert.
TENDANCE A TOUT MELANGER
Paradoxalement tous affichent le même argument. A quarante-huit heures de l’ouverture de l’université d’été du PS, à La Rochelle, le coup décoché par Michel Rocard est rude pour les socialistes. "C’est parce que je suis ­socialiste qu’on me l’a demandé, et parce que je le reste que j’accepte", a assuré pourtant Rocard, qui, à La Rochelle, devait participer à un débat sur le thème "Où en est la gauche ?". "Il a donné la réponse, ironise un socialiste : à droite, avec la droite et pour la droite !" Or Rocard jure qu’il conserve son libre arbitre. Rappelant qu'en tant que Premier ministre, il avait lui-même " fait plein de choses de ce genre ", il a estimé qu'il doit y avoir actuellement " une cinquantaine d'organismes analogues à cette commission-là, où l'opposition est représentée ". Il a indiqué encore qu'on avait fait appel à lu : " C'est parce que je suis socialiste qu'on me l'a demandé, et parce que je le reste que j'accepte ", a-t-il affirmé. Michel Rocard récuse les éventuelles critiques que pourrait susciter sa présence à ce comité, en affirmant que " la France est un pays bavard et chahuteur où on a tendance à tout mélanger ". Il a précisé avoir accepté " il y a cinq ou six jours " cette proposition sans en avoir discuté avec les socialistes. " On va le faire sans doute à La Rochelle ", a-t-il lancé. Jacques Attali se défend lui aussi d'être une " caution " pour Nicolas Sarkozy et sa politique " d'ouverture ", disant vouloir " travailler pour le pays ".
A Jouy-en-Josas dans les Yvelines, le président de la République s’est d’ailleurs flatté de mieux exploiter les richesses humaines du Parti socialiste. Il a déclaré : " Au fond, peut-être que je suis celui qui sait le mieux exploiter les richesses humaines du Parti socialiste …/… Ils ont des gens très bien, ils ne les utilisent point. Dans une autre vie, je pourrai peut être faire directeur des ressources humaines ". Ce qui a beaucoup fait rire ses amis du Medef qui apprécient l’humour de Nicolas Sarkozy et plus encore son cynisme ! Cette déclaration triomphale devrait pourtant réveiller de mauvais souvenirs chez bien des adeptes de l’ouverture. Les entrants dans les Ministères devraient constituer une… commission sur le sujet avec comme président Michel Rocard. Il a de l’expérience en matière d’ouverture
PEU CONCLUANT A L’ARRIVEE
Michel Rocard avait en effet sur ordre présidentiel en 88 constitué un gouvernement en mettant en pratique l'ouverture. La constitution du gouvernement Mitterrand-Rocard-Durafour comprenant plusieurs ministres transfuges de l'UDF, mettait le PS en état de choc. Cela d'autant plus, qu'au cours de la campagne des élections législatives, François Mitterrand et Michel Rocard faisaient tout leur possible pour empêcher qu'une nouvelle fois une majorité PS-PCF soit élue à l'Assemblée Nationale. Ainsi, François Mitterrand déclarait le 21 mai 1988 : "Il n'est pas sain qu'une seul parti gouverne. Cela ne correspond pas à la réalité française. Une majorité absolue de députés, ça ne veut pas dire une majorité absolue des suffrages".
Dans le même temps, il faisait pression pour que le PS investisse un nombre significatif de candidats Radicaux de Gauche mais aussi "centristes", tel… Lionel Stoléru, ou encore sensés représenter la "société civile", tels… Bernard Kouchner (tiens donc déjà !) ou… Bernard Tapie (on sait ce qu’il est adevenu). Dès le premier tour des élections législatives, les masses exprimaient leur rejet du gouvernement Mitterrand-­Rocard-Durafour en s'abstenant massivement. A l'issue du second tour, une majorité de députés du PS et du PCF était élue à l'Assemblée Nationale mais le PS n'obtenait pas, comme en 1981, la majorité absolue. La plupart des candidats représentants de l'ouverture n'étaient pas élus, certains ayant même été balayés dès le premier tour.
Après les élections, Michel Rocard remaniait son gouvernement en y intégrant sept ministres venus de l'UDF, dont Soisson, Durafour, Pelletier, Dorlhac, Rausch, de Baucée, Curien, Biasini… On sait ce qu’ils sont tous devenus et combien leur carrière politique fut brillante après leur passage dans des Ministères où ils ne réussirent jamais à s’imposer. Le problème c’est qu’au sein du gouvernement aucun des entrants de gauche n’a demandé au suffrage universel de confirmer ses choix et que quasiment tous (sauf Eric Besson) ne sont jamais allés au combat sur le terrain. Au moins eux ne seront pas taxés de cumuler des mandats ou d’empêcher les quadras d’accéder aux responsabilités. Ils prennent leur place. Rien que leur place. Sans trop se soucier des conséquences de leur acte. Le meilleur moyen d’avoir la conscience tranquille.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Jeudi 30 août 2007

C’est la rentrée pour tout le monde. Les écoliers ont bouclé hier matin en Gironde les cartables ou les sacs à dos pour prendre le chemin du lieu où ils tenteront d’accumuler un savoir. Cet acte social décisif a perdu de sa valeur car désormais on ne sait plus si l’intégralité de ce qu’il faut emmagasiner pour avoir une chance de s’insérer dans la vie s’acquiert à l’école. Il y a même de fortes chances pour que la répartition entre l’extérieur et l’intérieur de l’école ait basculé vers le versant externe. D’ailleurs l’UNESCO vient de fournir une réponse à cette nouvelle donne de tous les systèmes éducatifs.
L’acquisition et le partage du savoir passeront de plus en plus par les technologies tandis que les systèmes éducatifs traditionnels seront radicalement transformés, c’est ce qu’affirmaient récemment des experts lors d’une réunion organisée par l’UNESCO à Kronberg en Allemagne. En adoptant une Déclaration commune sur L’Avenir de l’acquisition et du partage du savoir, les experts de haut niveau ont également souligné qu’il fallait impérativement que, dans les secteurs privés et publics, les responsables acceptent les changements à l’œuvre au sein des organisations ou chez les individus en proposant des initiatives visant à faciliter et à stimuler l’acquisition et le partage du savoir et à surmonter les obstacles les plus courants.
Dans les décennies à venir, selon eux, l’acquisition des savoirs factuels perdra en importance. Il sera en revanche vital, outre d’avoir la capacité d’apprendre, de savoir se repérer dans des systèmes complexes et de trouver des informations pertinentes, de les évaluer, de les organiser et de les utiliser en faisant preuve de créativité. Jamais selon moi une telle perspective n’a été aussi vraie. Contrairement à l’opinion dominante qui considère que l’essentiel demeure l’acquisition de connaissances il faudrait sans cesse répéter que le fondement de la réussite deviendra la capacité qu’auront les futurs adultes à bâtir des stratégies pour obtenir le savoir qu’il faut au moment où il faut.
Dix-huit experts de renommée internationale représentant treize pays ont unanimement reconnu que les institutions d’acquisition et de partage du savoir s’apprêtaient à connaître des changements radicaux, principalement en raison du développement rapide des TIC. Au cours des décennies à venir, selon eux, les modèles d’acquisition du savoir, le rôle des enseignants et des formateurs, le cadre institutionnel et les méthodes d’évaluation seraient radicalement modifiés. Ils ont également insisté sur le fait que les institutions d’acquisition et de partage du savoir devraient accorder une importance accrue à l’épanouissement des capacités et des compétences sociales et affectives.

RESPONSABLES DE PROCESSUS D’APPRENTISSAGE

De l’avis de ces experts, les " apprenants " sont appelés à jouer un rôle de plus en plus actif dans l’acquisition et le partage du savoir, tandis que les enseignants se transformeront en responsables des processus d’apprentissage et en coach. Combine de fois l’ai-je répété ? Combien de fois ai-je tenté de persuader qu’il valait mieux " apprendre l’autre à pécher " que de l’alimenter en poisson selon une formule consacrée.
Les experts ont souligné la nécessité d’associer l’ensemble des parties prenantes, y compris le secteur privé, les universités et les communautés d’utilisateurs à l’élaboration de politiques et de stratégie de mise en œuvre à long terme. Les partenariats associant de nombreux partenaires offriront assurément des solutions effectives et viables en matière d’application des TIC à l’acquisition et au partage du savoir.
" Au cours des dix dernières années, nous avons constaté que les processus de développement mondiaux étaient de plus en plus tributaires de la capacité de produire, de diffuser et d’utiliser efficacement l’information et le savoir ", a déclaré Abdul Waheed Khan, Sous-Directeur général du secteur de la Communication et de l’Information de l’UNESCO. " Les difficultés d’accès au savoir aggravent de plus en plus la marginalisation et le dénuement économique, il nous faut donc impérativement associer nos efforts afin de réduire ces fractures. "
Comme l’a affirmé Walter Hirche, président de la Commission Allemande pour l’UNESCO, " le savoir est plus que jamais une condition essentielle pour décider soi-même de ses choix de vie ; la nécessité de développer continuellement les nouvelles TIC afin de garantir l’accès universel aux outils et aux contenus d’apprentissage est l’une des conclusions majeures de la Déclaration de Kronberg. " Cette rentrée se focalise souvent sur des bribes matérielles alors que souvent les fondamentaux sont oubliés. Il est certain que dans bien des établissements il n’y aura pas beaucoup de débats sur la pédagogie à utiliser afin de ne pas provoquer de fractures internes avant même la rentrée. Et pourtant ce texte de l’UNESCO, vieux de quelques semaines pourraient constituer la base d’une véritable refondation de l’ensemble des programmes et des fameuses instructions officielles. Depuis trop longtemps on se contente d’accumuler des savoirs mais jamais des e pencher sur les méthodes qui doivent y contribuer. Le métier n’est absolument pas le même selon l’option que l’on prend et surtout sa valorisation en sera tributaire.
Il en est qui ont sorti leur vieille " serviette " ou leur cartable new look. Ils les ont cirées ou dépoussiérées mais surtout ils ont peut-être réveillé quelques souvenirs. Il y a peut-être aussi ceux qui ont trouvé des écrits d’une autre époque sur l’autogestion et sur la nécessité par les citoyennes et les citoyens de prendre en mains leur destin. Ils doivent être jaunis car ils ne les ont pas sortis depuis belle lurette. Ce n’est plus à la mode. L’essentiel a été oublié !Le fameux ouvrage " Libres enfants de Summerhill ", dont bien des soutiens d’avant mai 68, s’inspiraient à sûrement disparu des tables de chevet. Et pourtant. Bien des enseignants devraient le relire. Cette école de Summerhill, établissement d'enseignement fondé en 1921 par Alexander Sutherland Neill afin d'y appliquer ses théories pédagogiques originales, correspondaient exactement aux vœux des experts de l’UNESCO.
Les principes du fonctionnement de l'école furent la liberté et une forme de démocratie basé sur l'égalité des voix pour sa gestion. Elle fonctionna durant des décennies et servit d’exemple à de nombreux enseignants du monde entier comme ce fut le cas pour l’école de Freinet à Vence ou celle de Montessori créée dans un quartier pauvre de Rome. 
Aucun de ces lieux ne niaient l’importance du savoir mais tous cherchaient surtout à apprendre à leurs élèves à savoir par eux-mêmes. Cette théorie fera tôt ou tard sa réapparition car comme le démontre véritablement le texte de l’UNESCO l’avenir passe par l’adaptabilité à l’évolution permanente des connaissances ainsi que par la capacité à s’auto-former dans des circonstances de plus en plus exigeantes. La somme de ce qu’il faut maîtriser évolue sans cesse vers le haut. Elle exige des efforts accrus malgré ce que les nostalgiques de l’école d’antan peuvent prétendre. Heureusement on a créé une commission pour redonner le moral et des salaires convenables aux… enseignants. Et on a choisi après avoir étrillé l’enseignement élémentaire de fins spécialistes qui connaissent parfaitement ce que c’est qu’apprendre à lire à des Cours Préparatoire ou à compter à des Cours élémentaires.

LES ADULTES DE DEMAIN

Michel Rocard pur produit de l’école traditionnelle de la République a défendu durant sa période PSU ces principes qui devaient conduire non seulement à une acquisition individuelle du savoir mais aussi à une véritable émancipation ultérieure des adultes de demain. Le voici en train de préparer ses cahiers pour se rendre au Ministère de l’Education nationale puisque depuis hier il est membre influent suppose-t-on (on ne comprendrait pas pourquoi il y serait allé) de le commission pour la revalorisation du métier d’enseignant. L'ancien Premier ministre socialiste (aucune dépêche ne se prive pas de le rappeler) a indiqué qu'il sera " simple membre " du comité.
Le ministère avait indiqué le même jour que ce comité serait placé "sous la haute autorité" de l'ancien Premier ministre. Un effet d’annonce supplémentaire dans un contexte où ils sont quotidiens et vite démentis par els faits. " C'est une grosse erreur ", a affirmé Michel Rocard. " Il ne s'agit pas d'une commission sous ma haute autorité : il y a un président, Marcel Pochard, ancien directeur de la fonction publique, et un rapporteur, je serai un membre de base. C'était très clair entre M. Darcos et moi, il y a eu un peu de baratin autour, mon nom est un peu plus voyant que ceux d'un certain nombre d'experts, c'est tout, cela n'entraîne aucune conséquence", a-t-il noté. "C'est parce que je suis socialiste qu'on me l'a demandé, et parce que je le reste que j'accepte", a-t-il affirmé.
Il faut constater que tour à tour les ministres adoptent la technique sarkoziste : créer une commission en liant aux résultats ultérieurs un personnage " médiatique " de l’opposition. Rocard ne sera quelles que soient ses qualités le faire valoir d’un groupe très à droite. Il devient de fait la caution morale d’un président qui a toujours affiché des propositions hostiles au milieu enseignant. Il aura beau affirmer ce qu’il reste de son socialisme on ne retiendra que sa signature au bas d’un énième rapport qui ne parlera pas de l’essentiel puisque ce serait de définir non pas le statut des professeurs dans la société mais bel et bien celui de… l’école elle-même !
Mais je déblogue…

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mercredi 29 août 2007
Si vous aimez provoquer des fins de repas familiaux ou entre amis qui tournent à l’aigre il vous suffit de lâcher le mot " impôts " et vous mettrez vite de l’ambiance. Il n’y a pas un autre moyen plus efficace pour faire partir tout le monde le plus vite possible. En effet rapidement se constituent deux clans : celui qui se prétendent oppressés par le fisc sous toutes ses formes et celui des fatalistes qui prennent la note reçue comme inévitable. En général le premier groupe est vite le plus véhément car s’il n’aligne jamais des nombres précis il affirme payer beaucoup sans véritablement avoir d’outils de comparaison. Pour les impôts locaux la sentence est rapide : c’est de la faute au Maire qui dépense l’argent n’importe comment. Peu de gens savent par exemple que pour accueillir un enfant à Créon l’an passé ans un établissement public (maternelle et collège) il aura fallu en 2006, toutes dépenses confondues que la Mairie mette près de 1 100 € en moyenne par élève. Il faut alors rapprocher ce résultat du bilan annuel du service public d’éducation présenté au Comité consultatif citoyen local, des affirmations autour du café de fin d’agapes. Il faut aussi y ajouter, par exemple en 2005 les sommes mises par l’Etat (surtout les salaires des enseignants et de tout le personnel accompagnant sauf celui payé par les mairies) qui ont atteint la dépense moyenne par élève, tous niveaux scolaires confondus, est, en France, de 6 970 € (en 2005). Ces dépenses moyennes par élève varient beaucoup selon le niveau d'enseignement : de 4 680 € pour un élève du préélémentaire à 13 560 € pour un étudiant en classe préparatoire aux grandes écoles. Il faut donc compléter avec ces estimations les sommes communales. Un enfant de crèche revient sur le territoire à la communauté de communes à environ 4 500 € qui viennent en plus de ce que donnent les familles.
Ces simples repères (et il pourrait y en avoir beaucoup d’autres) attestent de l’absence totale d’éducation citoyenne actuelle sur le thème de la fiscalité. Rares sont en effet les contribuables qui mettent en rapport le montant de leur feuille d’imposition communale et les services dont il bénéficie. Bien évidemment comme la solidarité entre les générations joue et doit jouer puisqu’à l’autre bout de la chaîne de la vie on peut préciser qu’une personne âgée créonnaise recevant un repas quotidien à domicile coûte environ 5 € au budget du CCAS soit entre 1500 et 2000 € par an. Mais quand il ouvre l’enveloppe du Trésor public il oublie qu’il bénéficie de cet avantage que la collectivité lui accorde volontiers mais qu’il ne saurait comprendre et voir. Impossible de le faire admetter autour de la table car celui qui paie beaucoup a souvent les revenus qui lui permettent de le faire et il se prétend toujours victime car non destinataire des bienfaits de la solidarité. Il est aussi très difficile de faire admettre la proportionnalité et surtout l’équité des efforts à effectuer dans l’intérêt général.
LES FRANÇAIS CRIENT MAIS NE SONT PAS IMPOSES
Il faut ensuite casser les pattes à quelques canards qui circulent sans que l’on parviennent à les stopper. Par exemple nous serions des victimes outrancièrement ponctionnés d’un Etat et de collectivités dispendieuses. Les Français sont-ils en fait plus matraqués par l'impôt sur le revenu que nos voisins de la Belgique, la Grande-Bretagne et la Suisse, où s'exilent les grandes fortunes pour échapper à l'ISF, sont-elles des édens fiscaux ? La société Landwell & Associés du réseau de Price Waterhouse a réalisé une étude européenne pour " le Nouvel Observateur ". Ce cabinet a calculé, pour différentes strates de revenus, les charges sociales (cotisations maladie, chômage, retraite...) et les impôts payés dans cinq pays européens. En France, la taxation des salaires faibles étant parmi les plus réduites d'Europe (un ménage sur deux ne paie pas l'impôt sur le revenu), ont été donc retenus des salaires relativement élevés pour cette comparaison. J’ajoute que les exonérations de taxe d’habitation sont aussi fort nombreuses et ceux qui en bénéficient oublient souvent d’en parler.
Cette étude du Nouvel observateur précise a d'abord analysé les taxes pesant sur les rémunérations des célibataires pour des revenus brut annuels de 40 000 et 80 000 €, soit des salaires mensuels sur douze mois de 3 300 et 6 600 € environ. Ce sont certes des niveaux nettement supérieurs au salaire net médian français (le revenu qui divise la société française en deux parties égales, c'est-à-dire que la moitié des salariés gagne plus et l'autre moins), qui s'élève à 1 500 €. Mais ce sont eux qui se plaignent beaucoup. Or l'étude impartiale montre que l'imposition des revenus en France est faible, et proche des niveaux pratiqués en… Suisse. Pour un revenu brut de 40 000 €, un Français paie globalement en impôts directs 3 570 € et un Suisse 3 014 €. En revanche, à Londres ce serait le double (6 724 €) et même plus du triple en Belgique (11 961 €).
Mais comme personne ne le sait on pleure à chaudes larmes sur notre situation. Il est faut ensuite y ajouter les fameuses charges que Nicolas Sarkozy va exonérer par exemple sur les heures supplémentaires. Et effectivement si l'on regarde le " salaire net en poche ", c'est-à-dire ce qui reste une fois que l'on a payé également les charges sociales, les écarts se resserrent. Les cotisations sont en effet plus lourdes en France. Mais elles assurent aussi une couverture maladie, chômage et retraite importante. Un salarié britannique paie beaucoup plus d'impôts sur le revenu, et peu de charges sociales. Il a l’impression de voir sur sa feuille de paye un total plus large que celui de ses voisins sauf que quand il est malade ou à la retraite s’il ne s’est pas privé toute sa vie, il est rapidement paupérisé. Son salaire net est donc supérieur à celui d'un célibataire français, mais il doit en effet en plus souscrire à titre personnel des assurances sociales privées et cotiser à des fonds de retraite. Si bien qu'en réalité son pouvoir d'achat réel n'est pas plus élevé mais pour un Français insouciant l’Angleterre, l’Irlande sont des eldorados qui leur coûtera cher au moment du décompte des annuités !
VIVE LA CSG
Le cabinet sollicité par le Nouvel observateur a également comparé la situation des couples mariés avec deux enfants. Là, le principe du quotient familial, qui accorde des parts supplémentaires en fonction du nombre d'enfants, donne un avantage décisif au système français. Ainsi, pour 42 000 € de revenus, un couple français paie… dix fois mois d'impôts sur le revenu qu'un britannique. Et les écarts avec nos voisins demeurent très importants, même pour des niveaux de revenus élevés... Alors les hurlements entre la poire et le fromage relève de l’exagération permanente et du concept français voulant qu’il faille se plaindre pour être crédible.
Ainsi un couple qui dispose d'un revenu brut annuel de 140 000 € acquitte un peu plus de 16 000 € d'impôt sur le revenu en France, contre plus de 67 000 € en Allemagne et en Grande-Bretagne et même plus de 81 000 € en Belgique, soit cinq fois plus. Le " salaire net en poche " est donc supérieur en France à celui des autres pays. Seul le système fiscal et social suisse se révèle plus généreux que le nôtre. Notre imposition des revenus s'avère donc parmi les plus compétitives d'Europe mais elle sert sans cesse de support aux effets d’annonce : crédits d’impôts par ci, déductions par là, exonérations de temps à autres.
En revanche, le niveau des charges sociales est plus élevé que chez nos voisins, et pèse sur le coût du travail. La création de la CSG par Rocard visait à terme à revoir de fond en comble le système. Ce n’était qu’une amorce d’une véritable solidarité dans les cotisations sociales proportionnelles à tous les revenus et pas seulement ceux du travail. D’ailleurs personne n’a encore osé y toucher alors que la TVA sociale est inique dans ses conséquences. En fait là où se creuse l’inégalité c’est dans la spécificité française des niches fiscales.
UN GRUYERE FISCAL
En France, elles se chiffrent à près de 400 mesures, alors que l’Allemagne en compte environ 180 et l’Angleterre 120. Le produit de ce manque à gagner fiscal s’élève à près de 50 milliards d’€, soit l’équivalent du produit de l’impôt sur le revenu ! Selon la loi d’orientation de la loi de finances, les niches fiscales les plus importantes en masse sont : la TVA à 5,5 % sur les logements sociaux (4,3 milliards d’€), les bons de capitalisation (3,5 milliards), la prime pour l’emploi (2,7 milliards) ou l’abattement de 10 % sur les pensions et retraite (2,3 milliards). La Corse comptabilise à elle seule 14 niches fiscales, pour un montant de 250 millions d’€.
Si certaines mesures peuvent être justifiées car elles touchent de nombreux français comme la prime pour l’emploi dont 8,7 millions de personnes bénéficient, ce n’est pas le cas de certaines mesures qui ne visent que des gens aisés (emploi salarié à domicile, PERP, FCPI, investissements dans les DOM-TOM ou dans le cinéma...), ou un nombre de privilégiés limités (aide à la pêche, exonérations de droit de successions en Corse qui ne visent que 250 personnes, les cessionnaires de chevaux...). Le Conseil des impôts s’était prononcé sur ces mesures qu’il avait qualifiées de " mille-feuille " fiscal, au " caractère peu transparent, inéquitable ou inutilement complexe de ces exceptions à la règle fiscale dont ne bénéficient que les plus informés ". Dans ses propositions cette institution se proposait de réexaminer l’efficacité et la nécessité de ces mesures qui remettent en cause la progressivité de l’impôt : ainsi les investissement dans les DOM-TOM permettent une réduction d’impôt moyenne de 60 000 € qui ne concernent que 6 400 contribuables !
Le service de la législation fiscale de Bercy étudie actuellement la création d'un second barème à l'impôt sur le revenu, afin d'instaurer un impôt-plancher au-dessous duquel aucun contribuable ne pourrait descendre, révèle Le Canard Enchaîné dans son édition d’aujourd’hui. Le ministère de l'Economie travaille pour 2008 à un projet " d'impôt minimum alternatif "" qui limiterait les déductions offertes par les niches fiscales, ont confirmé des sources concordantes. Attendons de voir.
Il s'agit d'éviter ainsi les " niches fiscales qui représentent les trois quarts du montant de l'impôt sur le revenu et permettent à certains d'échapper au fisc ", comment l'hebdomadaire. La manœuvre permettrait ainsi à l'Etat de récupérer " une partie des 45 milliards qui lui échappent " à cause de ces fameuses exonérations et de se donner une nouvelle image sur ce sujet après le vote du bouclier fiscal pour sa cleintèle.
Le problème est que ce principe minimal (" à revenu égal, impôt égal ") n'est pas respecté. Les exonérations et les niches fiscales se sont accumulées dans des proportions invraisemblables. Le résultat est que chaque contribuable considère qu'il fait les frais de ce système opaque et suspecte son voisin de mieux tirer parti des dispositifs en vigueur. Sur 500 milliards de francs de revenus de capitaux mobiliers (intérêts et dividendes) reçus chaque année par les ménages, seuls 100 milliards se retrouvent dans l'assiette de l'impôt sur le revenu. Les 400 milliards restants bénéficient d'exonérations diverses et variées : prélèvement libératoire, plans d'épargne qui n'ont souvent de populaire que le nom, assurance vie, etc. Tout cela dans un pays qui regorge d'épargne à ne plus savoir quoi en faire, et où les salaires sont imposables au premier franc !
Avant d'envisager toute baisse des taux d'imposition, il est indispensable de s'attaquer à cette " iniquité " flagrante entre revenus du capital et revenus du travail. Le problème est que le gouvernement vient de faire exactement l'inverse ! Mais c’est pas grave vous devez être nombreuses et nombreux chères lectrices et lecteurs à avoir votre petite " niche " à vous…celle qui creuse le déficit du système et permet surtout aux plus nantis d’afficher des zéros précédé d’aucun autre chiffre au bas de leur feuille d’opposition. J’approuve donc sans restriction la création d’un impôt plancher réaliste… dot il faut attendre les modalités concrètes afin que ce ne soit pas un attrape couillon de plus.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mardi 28 août 2007
Au lendemain de la mort d'une fillette de 15 mois mordue par un chien de combat à Epernay, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a appliqué la méthode Sarkozy : annonce illico de mesures, une foule de mesures dont on ne sait pas véritablement comment elles seront ensuite appliquées sur le terrain. Peu importe : il faut vite donner le sentiment de répondre à l’attente des téléspectatrices et téléspectateurs émus par un drame. Cette technique étouffe dans l’œuf les polémiques mais conforte le spitbulls.jpgentiment fondé que l’on ne traite dans notre pays que sous la pression des événements. Nul ne se pose la question de savoir si les trois lois déjà votées sur les chiens dangereux sont appliquées et surtout quels moyens on a donné aux gens qui doivent la faire appliquer. On va rajouter un texte à un texte pour tempérer l’émotion et au prochain drame on ajoutera un texte aux textes antérieurs pour à nouveau ne pas régler un problème de comportement social ! Mais dans la complexification n’a jamais constitué un gage d’efficacité.
 
MAM a donc prôné hier de nouvelle contraintes, en particulier une obligation de formation… des maîtres et une interdiction de certains croisements, mais aussi un contrôle plus approfondi de l'importation d'animaux domestiques. De plus, " une circulaire sera adressée dès (mardi) aux préfets pour qu'ils veillent à l'application stricte de la loi, qu'ils intensifient les contrôles sur la voie publique ". Mais elle n’a pas dit quels fonctionnaires, non remplacés par l’Etat, allaient mettre en oeuvre l’application de ces dispositifs alors que personne n’est réellement déjà capable de contrôler ceux qui existent. Comment peut-on croire un instant que l’on va créer des postes pour veiller sur les animaux agressifs et leurs maîtres " tapés " quand on supprime ceux qui sont chargés des enfants ? En fait dans quelques jours on aura enseveli l’émotion sous des mots.
 
D’ailleurs trois personnes ont été mordues à nouveau hier par un rottweiler et ont été hospitalisées à l'hôpital de Cambrai avec des blessures sérieuses mais sans danger pour leur vie, a-t-on appris auprès de la préfecture du Nord.
Le chien s'en est d'abord pris à son maître, un jeune homme de 24 ans, qui a été touché au poignet et à l'avant-bras droit, avant de mordre la mère et le père du propriétaire. Ils souffrent de " blessures sérieuses mais sans gravité ". Même les maîtres subissent les attaques de ces chiens alors on pourra imaginer toutes les formations du monde (qui les paiera ?) le problème subsistera. Est-ce que parce que le permis de conduire existe un conducteur ne demeure pas un homme potentiellement dangereux ? La violence des propriétaires ne sera jamais calmée par un stage. La loi actuelle n’est pas appliquée
 
MAM aura réussi à battre de vitesse son Président mal aimé (pas elle mais pas par un Français sur 3 comme le montrent les sondages) en réagissant plus vite que lui. Il n’est pas impossible que ce dernier aille aux obsèques de la petite victime d’une horreur absolue si c’est utile à son image… Mais sur le terrain on est bien loin de cette agitation médiatique ! Pas de fonctionnaires suffisant ? Aucun problème : on chargera le Maire de vérifier. Les communes se débrouilleront bien sans augmenter les impôts à pallier les carences sociales que l’Etat lui transfère avec un aplomb formidable.
 
LE SPECIALISTE DU CHIEN DANGEREUX
Il se trouve qu’à Créon nous connaissons depuis des années le problème des propriétaires de chiens dangereux. Il se pose même chaque jour ou presque comme d’ailleurs pour tous les canidés de toute taille et de tous poils incontrôlés. En effet on se demande dans la vie quotidienne réelle comment estomper l’inconscience des maîtres sauf à avoir un service spécialisé, payé par les contribuables, qui jour et nuit veillerait sur leurs " compagnons " dont ils ne s’occupent pas. Le rôle du Maire est simple : il lui faut détecter ceux qui ont un chien de première ou de deuxième catégorie et donc aller vérifier de près si le molosse relève des lois en cours sur la base d’un texte légal extrêmement compliqué : " Art. 211-1. - Les types de chiens susceptibles d'être dangereux (…) sont répartis en deux catégories : première catégorie : les chiens d'attaque ; deuxième catégorie : les chiens de garde et de défense. Un arrêté du ministre de l'intérieur et du ministre de l'agriculture établit la liste des types de chiens relevant de chacune de ces catégories. " Le Maire doit donc connaître le texte et se pencher, en technicien du chien qu’il est forcément, sur la nature du clébard auquel il doit demander les papiers ! C’est encore possible mais risqué ! Il peut à la limite avoir un doute et en regardant des photos distinguer un Staffordshire terrier d’un American Staffordshire terrier (ces deux types de chiens sont communément appelés "pit-bulls") ; un Mastiff, communément appelés " boer-bulls ", un Tosa, un Staffordshire terrier, un American Staffordshire terrier… ce qui vous l’avouerez est d’une simplicité biblique surtout quand vous ne pouvez pas légalement entrer au domicile de quelqu’un et que le chien est dans une propriété plus ou moins fermée.
 
Il ne peut pas plus s’intéresser au maître car la loi lui interdit formellement de prendre connaissance des motifs interdisant la possession de ces chiens que seuls les représentants de l’ordre peuvent posséder et encore sous certaines conditions : " Art. 211-2. - I. - Ne peuvent détenir les chiens mentionnés à l'article 211-1 : les personnes âgées de moins de dix-huit ans (le Maire n’a pas le droit de solliciter des papiers d’identité) ; les majeurs en tutelle à moins qu'ils n'y aient été autorisés par le juge des tutelles (comment avoir connaissance d’un tel acte) ; les personnes condamnées pour crime ou à une peine d'emprisonnement avec ou sans sursis pour délit inscrit au bulletin no 2 du casier judiciaire ou, pour les ressortissants étrangers, dans un document équivalent (alors là c’est totalement impossible) ; les personnes auxquelles la propriété ou la garde d'un chien a été retirée en application de l'article 211 ". Il faut donc saisir un Gendarme pour effecteur tous ces contrôles avant de vérifier si les déclarations légales ont été effectuées en mairie. Car d’une manière ou d’une autre tout part et tout finit… en mairie !
 
ALLEZ DONC A LA MAIRIE
Le Maire, dans les textes actuels, se trouve évidemment en première ligne puisque la loi a tout prévu pour qu’il puisse engager sa responsabilité en cas de drame : " Art. 211-3. - I. - Pour les personnes autres que celles mentionnées à l'article 211-2, la détention de chiens mentionnés à l'article 211-1 est subordonnée au dépôt d'une déclaration à la mairie du lieu de résidence du propriétaire de l'animal ou, quand il diffère de celui de son propriétaire, du lieu de résidence du chien. Cette déclaration doit être à nouveau déposée chaque fois à la mairie du nouveau domicile. Il est donné récépissé de cette déclaration par le maire lorsque y sont jointes les pièces justifiant de l'identification du chien conforme à l'article 276-2 ; de la vaccination antirabique du chien en cours de validité ; pour les chiens mâles et femelles de la première catégorie, le certificat vétérinaire de stérilisation de l'animal ; dans des conditions fixées par décret, d'une assurance garantissant la responsabilité civile du propriétaire du chien ou de celui qui le détient, pour les dommages causés aux tiers par l'animal. Les membres de la famille du propriétaire ou de celui qui détient l'animal sont considérés comme tiers au sens des présentes dispositions. " Avouez qu’il y aura forcément besoin d’un texte de loi supplémentaire car le précédent n’est pas encore assez compliqué. Le maire signe un récépissé qui prouve qu’il sait mais il lui faudra encore surveiller ce joli monde puisqu’il doit être le garant qu’aucun commerce n’est effectué à partir de ces animaux et qu’aucun croisement de " déclassification " habile n’est pratiqué. Il n’est pas prévu qu’il soit convié à vérifier les accouplements mais le nouveau texte de MAM pourrait l’envisager. Ensuite il lui restera à s’occuper de la dimension économique des trafics qui se déroulent bien entendu à la vue de tout le monde puisque c’est connu les venets de chiens sont déclarées !
Une fois la déclaration déposée, le bénéficiaire doit (en effet) satisfaire en permanence aux conditions énumérées ci-dessous  : " Art. 211-4. - I. - L'acquisition, la cession à titre gratuit ou onéreux, hormis les cas prévus au troisième alinéa de l'article 211 ou au troisième alinéa de l'article 213-7, l'importation et l'introduction sur le territoire métropolitain, dans les départements d'outre-mer et dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon des chiens de la première catégorie mentionnée à l'article 211-1 sont interdites. La stérilisation des chiens de la première catégorie est obligatoire. Cette stérilisation donne lieu à un certificat vétérinaire. Le fait d'acquérir, de céder à titre gratuit ou onéreux, hormis les cas prévus au troisième alinéa de l'article 211 ou au troisième alinéa de l'article 213-7, d'importer ou d'introduire sur le territoire métropolitain, dans les départements d'outre-mer et dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon des chiens de la première catégorie mentionnée à l'article 211-1 est puni de six mois d'emprisonnement et de 100 000 F d'amende… " Les effets d’annonce ne remplaceront jamais la réalité quotidienne. Maintenant pour contrôler comment le chien qui reste chez lui a été acheté ou si les petits sont revendus au black car bien évidemment personne ne déclare les naissances et les gains en liquide.
 
RIEN N’EST REGLE
Il se trouve qu’à Créon un jeune possède un chien de ce type qui terrorise le voisinage par ses escapades matinales ou nocturnes car il est laissé seul dans un enclos non " étanche " et sans muselière. Après des dizaines de remarques, un courrier à la Gendarmerie il a été constaté qu’aucune des règles légales n’avaient respectées auprès de la Mairie. Ce fut fait après que le maître ait trouvé l’argent nécessaire pour payer… l’assurance non souscrite ainsi que tous les autres documents. L’opération aura pris… plus de 2 mois. Le récépissé délivré a ensuite été déposé à la Gendarmerie mais le chien continue régulièrement à s’enfuir ce qui démontre l’inutilité de ces démarches purement formelles. Et la colère des voisins persiste ! Le danger existe : au maire de s’en occuper car ça devient plus cocasse puisque si le chien divague c’est du ressort de la police du Maire qui doit savoir que la loi n° 99-5 du 6 janvier 1999, relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux, a modifié dans une grande proportion les dispositions du Code rural relatives aux animaux errants ou en état de divagation. Il doit agir avec… les moyens dont il ne dispose pas !
 
Le texte renforce ses pouvoirs et bien évidemment met à… la charge des communes et des maires de nouvelles obligations : aux termes de l’article L. 211-22 du Code rural, " les maires prennent toutes dispositions propres à empêcher la divagation des chiens et des chats. Ils peuvent ordonner que ces animaux soient tenus en laisse et que les chiens soient muselés. Ils prescrivent que les chiens et les chats errants et tous ceux qui seraient saisis sur le territoire de la commune sont conduits à la fourrière ". Le maire est donc tenu d’intervenir pour mettre un terme à l’errance ou la divagation des chiens et des chats sur le territoire de sa commune. A ce titre, il doit prendre un arrêté municipal afin de prévenir les troubles que pourrait engendrer la divagation de ces animaux. Facile mais inapplicable dans les faits. La violation de cet arrêté sera sanctionnée par une contravention de première classe dont le montant s’élève à… 38 € (90 € pour un dépassement de vitesse de 5 Km heure). Notons que souvent les amendes ne sont pas payées parce que les propriétaires n’en ont pas les moyens.
Quelle que soit la taille de sa commune le maire doit faire construire ou financer une fourrière bruyante pour y placer le rottweiller qu’il aura… capturé et ensuite rechercher dans les plus brefs délais le propriétaire de l’animal et trouver ensuite une solution pour s’en débarrasser vers la SPA ou un autre refuge ayant de la place si personne ne veut le prendre en charge. Et on s’arrête là car il serait possible d’ajouter, d’empiler, de surcharger cette chronique de textes, règlements, décrets, lois qui sont dans les faits inapplicables et qui expliquent en définitive qu’une petite fille ait été tuée par le chien d’un mec, un vrai (du moins le croyait-il), violent et inconscient ayant dressé son chien… censé le protéger des attaques des autres. Le problème c’est que l’innocente victime n’en avait rien à faire de tous ces textes et ces annonces. Elle est morte de l’absurdité d’une société qui laisse croire que tout peut se régler par le transfert de responsabilité. Rien ne vaut la vie d’un enfant. Surtout pas celle d'un chien !
 
Mais je déblogue...
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : SOCIAL
Lundi 27 août 2007
Le moins que l’on puisse dire c’est que le sens de la fête simple, amicale, tolérante, paisible disparaît au fil des ans. Comme en plus la météo aura, ces dernières semaines, considérablement affaibli les initiatives prises dans le domaine de l’organisation de rendez-vous ouverts vers le maximum de personnes on peut s'attendre au pire. Tout ce qui aura été tributaire du ciel va se retrouver en équilibre financier instable compte tenu d’un climat défavorable et il est à craindre que l’an prochain bien des rendez-vous mettent carrément la clé sous la porte. Créon vient pourtant de boucler ses quatre jours des fêtes de la Rosière en tremblant toutes les heures face aux menaces des nuages non annoncées mais bel et bien omniprésents. Jeudi soirDSCN4464--2--copie-1.jpg une pluie clairsemée. Vendredi un déluge froid. Samedi un orage menaçant. Dimanche matin un ciel gris et bas. Et chaque fois l’angoisse pour la trentaine de bénévoles qui guettait la réponse du public. L’investissement en temps et les risques financiers prennent vite le pas sur les considérations philosophiques du le lien social.
D’abord il faut savoir que pour faire sortir les différentes générations de la certitude que pour vivre heureux il suffit de vivre caché ou replié le boulot n'est pas mince. Sans une motivation de fer il est impossible de croire dans l’issue de ce combat entre l’indifférence vis à vis de toutes les propositions locales. L’herbe des fêtes ou des animations est toujours plus verte à l’extérieur du pré du quotidien. L’influence de la télévision pèse sur les traditions qui, si elles n’ont pas l’onction de jean Pierre Pernaud, ne peuvent pas espérer lutter avec la vogue du modernisme. Les fêtes de village sont considérées comme des bagatelles pour attardés ou pour nostalgiques de l’époque où ils fréquentaient les manèges et le stands de pêche aux canards. On ne trouve plus grand intérêt à ce qui manque réellement d’extraordinaire. Le quotidien ne peut plus être banal. Il lui faut les paillettes de l’inédit permanent ce qui conduit inexorablement à la fin des traditions.
Les conséquences sont irrémédiables : les villages des zones périurbaines dans lesquelles subsiste un semblant de retrouvailles collectives deviennent de plus en plus rares s’ils n’ont pas réussi à l’attacher à une identité. Les manèges, les autos tampons, les baraques à frites, les stands de barbe à papa ne s’installent plus que dans des lieux où ils sont certains de recevoir du monde. Beaucoup d’entre eux s’orientent vers les zones côtières, les sites touristiques ou les parcs spécialisés. Chaque année une date disparaît sur leur planning ou devient plus aléatoire car il faut bien admettre que les organisateurs bénévoles se raréfient au moins autant que les éléphants au PS. 
Une génération, celle du " papy boom " ne trouvera pas forcément de relève pour relancer ces moments simples de vie collective qui étaient attendus avec impatience par les enfants n’ayant pas d’autres espoirs de distraction que celle de la venue des forains. Pour s’en convaincre il suffit de traîner autour des métiers installés sur une place communale et de constater que la majorité des accompagnateurs sont les… grands parents comme s’ils espéraient faire revivre aux enfants leurs propres plaisirs.
DIVERSITE ET IDENTITE
Depuis une trentaine d’années, la notion de tradition a d'ailleurs été radicalement mise en cause par les anthropologues sociaux. Ils ont vu en elle une construction de nature politique et idéologique, alors même qu’elle reste très présente et non critiquée dans les discours " indigènes ", chez les acteurs culturels locaux et les opérateurs touristiques par exemple. Les chercheurs distinguent visiblement les apparences de l’attachement dans une cité de quelques-uns à des rendez-vous réguliers et la perception qu’en ont les gens de l’extérieur.
Les exemples étudiés, choisis dans une région proche et réputée pour la haute conscience qu’elle a de sa spécificité culturelle, mettent en évidence la diversité des pratiques et les enjeux convoqués par les fêtes locales. Tout en montrant comment la tradition est une matière travaillée par les acteurs des fêtes qui la transforment à leur guise en ressource culturelle ou en patrimoine, il s’agira de poser la question fondamentale de la posture de l’ethnologue, pris entre volonté d’objectivation et désir d’empathie. 
Celles de Créon maintes fois étudiées par des universitaires débouchent sur un besoin fort et séculaire d’existence pour une ville neuve du Moyen Age. En effet ces dernières se sont toutes emparées d’un rendez-vous spécifique afin de nourrir leur spécificité sur un territoire qui ne tolérait pas toujours leur…installation. Pour exister les "nouvelles arrivantes" avaient vite besoin de se créer une identité. Ce fut surtout par des rendez-vous économiques que ces cités ont construit leur notoriété par les foires. Elles ont rythmé l’année avec les mêmes aléas que les fêtes actuelles (mauvais temps, pouvoir d’achat réduit, manque d’originalité…) avant pour la très grande majorité d’entre elles s’éteindre face aux changements des modes de consommation. C’est d’ailleurs la même fin qui attend les fêtes locales non raccrochées à une spécificité. Elles ont été rongées par un nouvelle forme de rencontre beaucoup plus " ciblée " comme l’on dit en marketing : les festivals !
INDISPENSABLES A LA QUALITE DE VIE
Certaines villes soucieuses de se tailler une place ans le concert des milliers d’animations proposées investissent des sommes considérables dans les "fêtes" (Dax, Bayonne, Mont de Marsan, Quimper, Luxey...) Elles savent que les retombées économiques sont réelles mais que surtout qu'elles offrent à bien des gens l’opportunité de la rencontre et du partage. Ce paramètre social n’est jamais mesuré et même pas pris en compte dans les effets induits de n’importe quel événement. Les fêtes comme toutes les animations sont présentées comme coûteuses, dispendieuses et jamais comme indispensables à la qualité de vie collective dans un espace de plus en plus cloisonné. 
Sur deux mois Créon aura ainsi rassemblé d’une manière ou d’une autre à raison d’une rencontre organisée par semaine plus de 6 000 personnes cumulées de tous horizons. Les soirées au Point Relais Vélo auront touché 2 800 participantes et participants, le rendez-vous jugé parfois ringard de la Rosière a mis 400 personnes autour des tables de repas plus toutes les autres venues au feu d’artifice, plus toutes celles qui se sont croisées ans la fête foraine ! Samedi prochain le forum de la vie associative dépassera le millier de visiteurs et le soir du 9 septembre on retrouvera avec le festival Ouvre la Voix plusieurs autres centaines de spectatrices et de spectateurs pour la première production commune sur scène de Rose et . Comme durant un mois un programme de diffusion des matches de la coupe du monde de rugby a été mis en place, comme le cinéma reprendra à " plein régime ", comme les soirées jeux de la ludothèque repartiront et que l’opération " Quartiers de fêtes " visant à rassembler les volontaires sur des secteurs géographiques de la commune a encore plusieurs étapes à franchir , il n’est pas présomptueux de prétendre à ce que 75 % de la population se soit, à un moment ou à un autre retrouvée réunie par l’échange.
MOURRIR DE FROID
Une fameuse phrase veut que les " peuples qui n’ont pas d’histoire soit condamnés à mourir de froid ". Elle n’a peut-être jamais été aussi importante. Diverses études sociologiques ont démontré que par exemple les idées extrémistes ont germé dans certains quartiers de Marseille dès que l’animation de proximité a disparu par désintérêt des habitants eux-mêmes. Elles ont gagné les plus petites communes rurales de la même manière car le phénomène d’abandon des veillées, des repas de Gerbaude, des soirées villageoises a conduit à l’hypnose télévisuelle permanente. Un monde virtuel s’est donc créée donnant une image de la réussite collective totalement abstraite puisque offerte sans aucune implication. 
Au cours de la fête on ne parle jamais que de la fête mais de la pluie et du beau temps, on ouvre des débats, on cause de la santé des uns ou des autres, de ce que sont devenus les enfants ou les petits-enfants, des qualité d’un repas ou d’un autre, on découvre d’autres musiques que celles dont on nous abreuve pour vendre de la star préfabriquée. Bref on sort des chemins préfabriqués de la communication aseptisée ou commerciale.
Chaque occasion favorisant la rencontre devient alors un véritable acte démocratique susceptible de changer la perception stéréotypée portée par des médias omniprésents. Je peux même dire que chaque fois que l’on arrive par une proposition permettant de faire évader durant une, deux, trois heures un citoyen de la pression télévisuelle c’est devenu un acte de résistance puisqu’il échappe à l’intoxication ambiante. Au moins il n’entendra pas ressasser durant ce laps de temps que Nicolas Sarkozy court avec ses gardes du corps sur la place d’Arcachon, que Camilla n’assistera pas à la messe souvenir pour Diana, que Nicole Ritchie a été libérée après 82 minutes de prison, que Bill Muray a été retrouvé ivre au volant d’une voiture de golf… et bien des nouvelles qui ne changeront rien à la réalité de son quotidien mais dont on le gave!  L’ordinaire ne fait plus recette mais c’est pourtant la chose la plus importante dont il faudrait se préoccuper quand tout va mal pour la socité. L'absence de dialogue débouche tourjours sur des conflits destinés à faire la fête à ceux qui la prônent!
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : SOCIAL
Dimanche 26 août 2007
La Grèce c’est, actuellement la France près de 60 ans en arrière. Une période dont de moins en moins de personnes se souviennent mais qui marqua les esprits avec des incendies d’une violence absolue en Gironde et notamment sur la commune de Cestas. Avec 81 morts et 140 000 ha détruits ils ont constitué une véritable catastrophe nationale dont les témoins créonnais rappellent que le ciel en fut obscurcit durant de longues heures. Avec quinze millions d'hectares de zones boisées, la France est régulièrement soumise à des incendies de forêt, plus particulièrement en région méditerranéenne, en Corse, les Landes et la Gironde. Face à ce constat, les collectivités locales mènent une politique de prévention active, dont la priorité est l'information du public et des usagers de la forêt.
On parle d'incendie de forêt lorsqu'un feu concerne une surface minimale d'un hectare d'un seul tenant et qu'une partie au moins des étages arbustifs ou arborés (parties hautes) est détruite. En plus des forêts au sens strict, les incendies concernent des formations subforestières de petite taille : le maquis, formation fermée et dense sur sol siliceux, la garrigue, formation plutôt ouverte sur sol calcaire. Généralement, la période de l'année la plus propice aux feux de forêt est l'été, car aux effets conjugués de la sécheresse et d'une faible teneur en eau des sols, viennent s'ajouter les travaux en forêt. Il faut noter que cheque zone a son type d’incendie ce qui complique parfois considérablement la lutte organisée contre ces phénomènes dont on sait que dans la majorité des cas ils sont liés à une intervention (volontaire ou involontaire) humaine.
Les feux de sol brûlent par exemple la matière organique contenue dans la litière, l'humus ou les tourbières. Alimentés par incandescence avec combustion, leur vitesse de propagation est faible mais leur durée peut être relativement longue. Les feux de surface brûlent les strates basses de la végétation, c'est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas. Ils se propagent en général par rayonnement et affectent la garrigue ou les landes. On trouve aussi les feux de cimes brûlent la partie supérieure des arbres (ligneux hauts) et forment une couronne de feu. Ils libèrent en général de grandes quantités d'énergie et leur vitesse de propagation est très élevée. Ils sont d'autant plus intenses et difficiles à contrôler que le vent est fort et le combustible sec.
LA GRECE APPELLE AU SECOURS
Il se trouve que les incendies deviennent de plus en plus violents et surtout de plus en plus fréquents. L’an apssé la l’Espagne et le Portugal avaient souffert de ce fléau parfois extrêmement dévastateur mais aussi difficilement maîtrisable. Le Premier ministre grec Costas Caramanlis a décrété, hier, l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire national, en raison des feux qui ravagent le pays et dont le bilan s'élève à au moins 49 morts, dont plusieurs enfants.
"L'état d'urgence est déclaré dans toutes les régions du pays (...) afin de stopper ce fléau et de commencer à réparer ce qui a été détruit dès que possible", a déclaré Costas Caramanlis au cours d'une intervention télévisée. C’est dire si la conjonction de la sécheresse, du manque d’entretien des espaces forestiers et une température caniculaire pénalisent un pays qui ne parvient plus à enrayer la progression dans le Péloponèse des flammes attisées par des vents violents.
Plusieurs villages ont été évacués en toute hâte et d’autres ont été entièrement ravagé par les incendies tuant des familles entières. Le problème c’est qu’il n’y a pas un seul front à contenir mais de nombreuses zones touchées éparpillées sur le territoire. Vingt-cinq nouveaux départs de feu avaient été recensés après la tombée de la nuit vendredi, portant le nombre total de foyers à 170 dans tout le pays, des îles Ioniennes (ouest) à Ionnina (nord-ouest), selon le porte-parole des pompiers. Les enquêteurs évoquaient dans certains cas la piste criminelle ce qui vient accentuer le désarroi.
De nombreux habitants et maires, encerclés par les flammes, téléphonaient aux chaînes de télévision, appelant au secours, paniqués. "Nous pouvons voir les flammes devant nous. Elles sont à nos pieds. Nous n'arrivons pas à respirer à cause de la fumée", expliquait par exemple une femme du village de Rodina à la chaîne Antenna, précisant qu'environ 20 personnes étaient prises au piège. De partout affluent des messages affolés réclamant des secours inexistants ou partis sur d’autres lieux. Cette situation a conduit le Premier Ministre grec à réclamer le soutien solidaire des autres pays de l’Union Européenne mettant en évidence l’absence d’une force d’intervention communautaire en matière de catastrophe naturelle alors que la réactivité d’une telle structure se révèlerait fondamentale dans le contexte climatique actuel.
ACCEPTE THEORIQUEMENT CRITIQUE PRATIQUEMENT
Si le rôle du centre de suivi et d'information du mécanisme de la protection civile (MIC) à Bruxelles est salué de manière unanime par les États membres, certains souhaiteraient en effet qu'il puisse disposer de moyens supplémentaires pour assurer une véritable veille opérationnelle.
La Grèce, par exemple, souhaitait que le MIC endosse des fonctions opérationnelles, en dehors de son rôle d'information. La Grande-Bretagne insiste pour que le MIC gère les crises internes et externes à l'Union européenne et elle a proposé la mise en place d'un groupe directeur de crise rassemblant la présidence, la Commission, le secrétariat général du Conseil et les États membres qui pourra recourir aux moyens de la Commission autant qu'aux capacités militaires des États membres. Le mécanisme communautaire de protection civile est à la fois bien accepté et critiqué pour certaines de ses insuffisances, qui se sont révélées lors de la gestion de crises externes à l'Union (tsunami, tremblement de terre au Pakistan). Lors de ces crises, la réponse européenne est en effet apparue morcelée, peu visible, avec un manque de coordination dans le déploiement sur le terrain et l'acheminement des secours, même si chaque État membre a répondu de manière significative aux besoins sur place. Des propositions précises ont donc été faites par les États membres, et en premier lieu la France, qui souhaite donner une plus grande visibilité à l'action européenne. Mais on traîne. On palabre. On se crispe. On se sépare en se promettant de se voir bientôt. Et durant ce temps la planète brûle ! En dépit des initiatives françaises, de nombreux États membres mettent l'accent sur la coordination des moyens et le retour d'expérience, et non sur la " communautarisation " des moyens.La création d'une véritable force de protection civile européenne est largement soutenue par les pays méditerranéens soumis à de nombreux risques communs (Espagne, Italie, Portugal, Slovénie, Chypre et Malte) mais aussi par la Belgique et le Luxembourg. En revanche, un groupe de pays souhaite restreindre les initiatives de l'Union européenne en matière de protection civile, au profit d'un réseau d'experts qui seraient mis à la disposition des Nations unies sans réelle visibilité européenne. Les pays nordiques (Danemark, Suède) préfèrent en effet inscrire leur action dans le cadre des Nations unies, organisation avec laquelle ils travaillent parfaitement. Les Pays-Bas, et à un degré moindre la Grande-Bretagne, privilégient le cadre de l'OTAN. Le Royaume-Uni plaide davantage pour la responsabilité des États membres. En effet, si le Portugal va jusqu'à souhaiter une mise en commun (une mutualisation) des moyens de lutte contre les catastrophes naturelles, en particulier les incendies, cette position est loin d'être partagée. De nombreux pays souhaitent que les États membres restent maîtres de leurs propres ressources et de leur compétence nationale. Par ailleurs, pour les crises de nature régionale en Europe (feux de forêt en Europe méridionale, inondations en Europe centrale), la question est plutôt celle du renforcement des efforts d'investissement des États membres concernés.
DES CLIVAGES PARALYSANTS
Un clivage réel existe donc entre la France, la Belgique, le Luxembourg et les pays méditerranéens qui souhaitent donner une véritable visibilité à l'Union européenne et d'autres pays, dont principalement les Pays-Bas qui souhaitent mettre en valeur leur action dans le cadre de l'OTAN. En conclusion, de nombreux pays accepteraient sans doute une plus forte assistance communautaire dans le domaine des transports pour faciliter l'acheminement jusqu'au théâtre d'opérations. Il pourrait être question de renforcer l'aide communautaire pour l'emploi de moyens spécialisés (pompes de grande capacité, hôpital de campagne) mais le financement communautaire devrait être marginal (la responsabilité des transports restant de la compétence des États membres). Autant dire que la nature continuera à brûler, que les villages seront encore inondés, que les population européennes seront appelées à devenir solidaires quand le périls sera tellement fort que le refus de mutualisation ressemblerait à de la non assistance à pays en danger.
L’Europe ne se construira que sur des actions concrètes et visibles par les peuples. Elle est née de la volonté concrète des certains décideurs de ne plus la voir se déchirer dans des conflits meurtriers. Rassemblant désormais des pays de tous les niveaux et de toutes les cultures elle a du mal à conserver le principe de l’unanimité dévastatrice pour le progrès tant les égoïsmes sont omniprésents, à tous les niveaux, en politique. La Grève brûle et chacun envoie des moyens disparates et dispersés avec un temps de réaction de plusieurs jours alors qu’il aurait fallu une réponse forte, cohérente, solide en quelques heures. Il en va ainsi dans de nombreux domaines du quotidien où l’Europe n’est vécue que comme un conglomérat d’intérêts divergents mais pas comme un territoire solidaire prêt à rassurer les peuple sur leur avenir et surtout leurs difficultés. Et ce n’est pas l’exemple des incendies de Grèce qui va renforcer dans ce pays comme dans d’autres une vision efficace des traités et autres textes abscons qui sont censés faire le bonheur des gens malgré eux.
Mais je déblogue…

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Samedi 25 août 2007
Que se passe-t-il depuis quelques jours ? Il souffle un vent bizarre sur la Gauche. Une sorte de mistral gagnant que l’on n’attendait plus et des bruits que l’on n’entendait plus. Une brise vivifiante que l’on ne connaissait pas depuis belle lurette. Les déclarations se succèdent et elles changent brutalement de tonalité. On a même l’impression qu’elles sont faites pour influencer les discours qui vont venir dans les prochains jours lors des universités d’été ou les journées parlementaires. Il faut même envisager qu’elles soient provocatrices afin justement d’obliger un certain nombre de caciques à sortir de l’ombre dans laquelle ils se sont réfugiés. Impossible de ne pas lier ces "tribunes libres " à l’outrance des déclarations et des comportements de Nicolas Sarkozy. Dans le fond il en oblige les plus " timorés " à durcir le ton et les " ralliés " potentiels à faire profil bas. Son allégeance à la politique de Bush, sa bévue sur les exonérations rétroactives oubliées sur les emprunts immobiliers, son choix vers la France des propriétaires qui n’a pas un rond pour faire face à la hausse des prix et à celle des… taux d’intérêt que va décider la BCE, les procès démagogiques pour les coupables jugés médicalement irresponsables, la franchise médicale que Sud-Ouest évaluait hier à 100 € vont bien contraindre un certain nombre de " sociaux-opportunistes " à se démarquer plus fortement des propositions présidentielles. Et on peut imaginer qu’il n’y aura bientôt des gens qui deviendront par miracle encore plus à gauche que ceux qui le furent en étant méprisés pour leur archaïsme.
En effet certaines et certains socialistes anticipent car le pire est à venir et il vaudra mieux se distinguer vite pour ne pas apparaître comme étant un résistant de la dernière heure. Cette attitude très répandue dans notre pays consiste à se déclarer encore plus anti libéral que les anti-libéraux originels quand on sent que le vent tourne. Et il commence à tourner. On voit un frémissement : aucune refondation de la Gauche ne passerait par la tendance " chamalo " car elle se terminerait par un " tous pareils " qui depuis plusieurs années détruit la crédibilité des progressistes qui ne s’assument pas. L’influence des éditorialistes et commentateurs qui ne cessent de répéter que les idéaux historiques de la gauche sont condamnés car peu " lisibles ", peu " sérieux ", peu " réalistes " va finir par s’atténuer sous l’influence de la réalité.
Hier matin dans un article du quotidien régional Sud-Ouest consacré, par exemple, à un triste fait divers ayant vu un huissier violemment agressé dans l’exercice de sa fonction il était étonnant de retenir des propos tenus une responsable de la Banque de France ( ?). Ils avaient matière à faire réfléchir les fans du Président d’un République pris dans la foule enthousiaste des vacanciers retraités d’Arcachon et qui a pris aux plus pauvres pour gaver les plus riches. Cet dame là, que l’on ne suspectera pas d’être une Trotskiste attardée, déclarait avec lucidité que " les cas de surendettement sont en constante augmentation en France depuis 1978, selon une étude de la Banque de France datée de juillet dernier. En Gironde, nous traitons 4 000 dossiers de surendettement par an ", déclare Mme Viala qui sait de quoi elle parle car elle vit quotidiennement cette réalité !
La responsable du service surendettement à la succursale bordelaise de la Banque de France assure que " la recrudescence des dossiers coïncide avec la mise en application de la procédure Borloo de rétablissement personnel qui vise l'effacement des dettes sous certaines conditions. " Tous les dossiers ne font pas l'objet d'une procédure de saisie. Mais le président de la chambre syndicale des Huissiers avoue être en contact avec des personnes dans des situations de plus en plus difficiles : " Il y a un phénomène net de paupérisation. Des personnes qui ne s'auto-restreignent pas, qui ne savent pas prendre les précautions nécessaires. Hier, je traitais de petites affaires de crédit à la consommation. Aujourd'hui, ce sont des affaires plus conséquentes. Les saisies ne représentent cependant que 3 à 5 % de mon activité. " Un constat déjà fait dans ces chroniques mais qui ne semblent pas toucher le comportement électoral des gens ayant voté pour celui qui les ignorent ostensiblement. Le réel socialiste ou de gauche est là. Il n’est plus dans les querelles byzantines sur le sexe de l’ange salvateur qui conduira le combat.
SE MONTRER PERCUTANT
Dans une tribune du journal Le Monde (elle a eu la décence de ne pas opter pour " Pravda-Match " comme d’autres) Martine Aubry met les pieds dans le plat où tout le monde veut manger. Pour le Maire de Lille, le PS doit renoncer aux " querelles de chapelles ou de générations " et se montrer " percutant " dans ses propositions pour contrer " la politique dure, inefficace et injuste " de Nicolas Sarkozy. Tiens donc on commencerait à parler des vrais problèmes et ne pas se soucier des avoir si les éléphants doivent mourir sous les attaques des lionceaux et si les querelles de ménage ont influencé le vote du peuple !
La maire socialiste de Lille a résumé, dans une tribune datée d’aujourd’hui, les 100 jours du chef de l'Etat: "Ouverture dans le style, la communication et les symboles. Fermeture dans les faits, quand la démocratie est fragilisée par une personnalisation excessive du pouvoir au détriment de la transparence (...), fermeture quand les valeurs de la République sont oubliées par la partialité et l'injustice des décisions ". Je suis certain que les habitués de L’AUTRE QUOTIDIEN qui ont la fidélité des lectrices et des lecteurs curieux retrouveront des dizaines de pages écrites sur ce thème sans avoir soulevé un autre intérêt que celui des " mouchards " garants de la doctrine du temple. Il ne faut plus que jamais ne pas avoir raison avant les chefs.
" Malgré l'habileté et l'assurance de notre président, une telle politique ne peut conduire qu'à des lendemains qui déchantent", estime-t-elle. Bien dit mais… déjà écrit ! Face à cela, Martine Aubry appelle le Parti socialiste à " affirmer une gauche solide sur ses valeurs et percutante sur ses propositions ". C’est à rêver debout. Elle devrait l’expliquer à Jack Lang, Bernard Kouchner, DSK, Rebsamen, Sapin et bien d’autres convaincus que le salut est dans l’indulgence au prétexte que " l’on n’aurait pas fait mieux "
"Ne perdons pas notre temps dans des querelles de chapelles et de générations (...) La renaissance de la gauche est possible si nous cessons de parler chacun pour soi ou de nous interroger sur le nom de notre représentant à la prochaine élection présidentielle, et si nous nous mettons au travail pour dire aux Français ce que proposent les socialistes et la gauche", poursuit l'ancienne ministre. Puisse-t-elle entendue ! Je n’ose y croire. Martine Aubry plaide pour une " renaissance " des " valeurs " de la gauche (je croyais que ce concept était préhistorique !) : "liberté égalité, fraternité, justice, solidarité, laïcité. Nous devons convaincre les Français que l'aspiration à l'épanouissement individuel va de pair avec le progrès collectif", écrit-elle.
DES DEBATS NON TRANCHES
Quand on rapproche ces propos de ceux de Philippe Martin Député PS du Gers dans Libération on se pince. Reviendrait-on aux fondamentaux ? Il est encore bien trop tôt pour savoir si la peopolisation socialiste ne reprendra pas le dessus mais c’est encourageant. Le président du Conseil Général du Gers n’y va pas par quatre chemins en parlant du PS : " Comprendre pourquoi ses dirigeants, à force de querelles recuites, de débats non tranchés et d’un goût parfois immodéré pour les plans de carrière à court terme sont devenus, à leur corps défendant, les acteurs de nos déconvenues. Cette approche suppose que nous admettions, par principe, qu’une critique n’est pas un procès et qu’un tabou qu’on a pas le courage d’aborder, demeure un frein dans cette quête de vérité. Le discrédit collectif qui nous frappe est injuste pour ces centaines d’élus locaux socialistes qui font leur travail dans la fidélité à leur engagement de jeunesse et inventent au quotidien un socialisme de proximité. Seulement voilà, l’addition de nos expériences locales, fussent-elles régionales, ne saurait constituer le grand projet que les Français nous réclament ! " Impossible que L’AUTRE QUOTIDIEN n’apprécie pas cette analyse car c’est le fondement de son existence !
" Nos compatriotes veulent un horizon et des propositions concrètes pour améliorer leur vie quotidienne. Ils veulent aussi les mots pour comprendre où nous allons. Nicolas Sarkozy a gagné la bataille idéologique, il a aussi remporté la bataille sémantique en rendant intelligibles ses propositions quand les Français en étaient à se demander si nous croyions aux nôtres. Ordres, contre ordres, difficile d’y voir clair et d’avancer droit dans ces conditions. Voilà lepremier défi à relever, celui dela clarification. Clarification des priorités, clarification du discours, lesquelles conduiront naturellement à une clarification des alliances "
AYONS LE COURAGE
" Pour y parvenir, il nous faut d’abord dresser la liste des obstacles supposés à cette entreprise (…) s’interroger sur la composition sociologique du Parti socialiste et se demander quelles sont les catégories sociales que nous voulons, en priorité, représenter et défendre. Exercice délicat, tant l’hétérogénéité de notre " corps militant " s’est accrue avec les années et le rythme soutenu des alternances pouvoir opposition. Les militants des quartiers populaires ou des territoires ruraux dont l’adhésion remonte aux débuts des années 70 et qui restent souvent très attachés à l’union de la gauche, cohabitent désormais avec des adhérents plus récents qui nous apportent un regard neuf et des idées utiles, mais qui bouleversent aussi - ayons le courage de le dire - nos habitudes en subordonnant la marche des affaires aux circonstances, qu’il s’agisse de la ligne politique, de l’ordre de nos priorités ou des alliances futures (…)
" Les divergences idéologiques sont importantes au Parti socialiste. Sont-elles surmontables ? Pas sûr. En tout cas, pas à n’importe quel prix ! Entre ceux qui continuent de penser que les écarts entre classes sociales grandissent et justifient la poursuite de l’esprit de lutte, et ceux qui se résignent à n’avoir pour seul objectif que d’atténuer les effets de la mondialisation, le claquage idéologique nous guette à chaque congrès (…) Une société où l’on célèbre chaque jour d’avantage la réussite individuelle au détriment de l’engagement collectif, des citoyens résignés par un discours mondial déniant aux hommes politiques la capacité de peser vraiment sur le cours des choses et la vie des gens sont plus propices au renoncement et à la capitulation qu’à la renaissance et au combat. Raison de plus pour le mener ! "
D’autant qu’un certain Olivier Besancenot estime 0 SON TOUR dans une interview au Parisien de hier que son parti, la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), doit céder la place à une nouvelle organisation plus fédératrice. "la LCR n'a plus vocation à exister", déclare-t-il. "Nous voulons rassembler tous les anti-capitalistes et tous les partisans d'un changement de société dans une nouvelle formation. (...) Ce n'est pas un énième cartel d'organisations mais une opportunité pour la gauche radicale d'écrire une nouvelle page de son histoire", dit-il. Attention le facteur ne sonnera pas deux fois. Il sait que c’est maintenant où jamais que le temps est venu de se refaire… la cerise grâce à Nicolas Sarkozy et aux errements de celles et de ceux qui au lieu de le combattre se contente de ferrailler comme des d’Artagnan d’opérette.
Mais je déblogue…
Cet homme là est d’une lucidité rafraîchissante. Il apporte le bonheur dans le pré de mes idées. Je ne changerai pas un iota à sa contribution même si je dois y gagner la réputation de n’être qu’un archaïque invétéré !Aucun militant sincère ne peut nier l’authenticité de cette analyse qui constitue en fait le problème clé de la refondation du PS.Car beaucoup plus que d’une refondation le PS a surtout besoin d’une clarification de sa situation. Le reste découlera de cette volonté d’appeler socialiste ce qui l’est et de ne pas adapter le concept aux circonstances propices à l’élection d’une telle ou d’un tel !
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
 

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Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan :   "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.

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