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MAIS JE DEBLOGUE...

"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire.

C'est une intoxication indolore".

J. C. Guillebaud

Responsable de la Publication :  jmdarmian@club-internet.fr

Dimanche 30 septembre 2007
" Souvent les courants d'air proviennent de ce qu'il y a trop d'ouvertures. Ne nous calfeutrons pas, mais restons couverts ", a souligné le chef de file des sénateurs UMP Josselin de Rohan. Il a très sévèrement mis en garde, hier, la majorité présidentielle contre les risques de poursuivre sa politique d'ouverture vers les plus faibles représentants de la gauche techno. " L'œcuménisme a ses limites ", a lancé le sénateur du Morbihan dans son discours de clôture des journées parlementaires UMP devant le premier " collaborateur " du Président, François Fillon. Cette apostrophe musclée a été lancée alors que Nicolas Sarkozy a exprimé à plusieurs reprises son intention d'aller " plus loin " dans l'ouverture. Il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère à far breton.
" Il est vain d'escompter rallier à tout prix des personnes qui ne partagent en rien notre conception de la gestion des deniers publics, notre vision de l'économie, notre approche de la solidarité sociale. Il est même dangereux d'introduire dans une équipe des ferments de division en ouvrant leurs portes à des personnages qui font passer leurs ambitions personnelles avant la recherche de l'intérêt général ",a ajouté Josselin de Rohan dans une allusion aux tentatives lancées en direction de personnalités comme Jack Lang dont on murmure qu’un retour au Ministère de la culture est sérieusement envisagé par l’Elysée. Les sénateurs ne se voient pas encore marcher à un an du renouvellement de 2008 emboîter le pas d’une politique basé sur le principe " les ennemis d’hier sont les amis d’aujourd’hui et seront les soutiens de demain " . 
Ils auront suffisamment de difficulté comme en Gironde à retrouver leur fauteuil pour se méfier d’un Nicolas Sarkozy qui imposerait des corps étrangers dans le jeu. Un contexte déjà beaucoup plus compliqué quand on connaît en plus l’implication des centristes dans la gestion des collectivités locales et surtout parmi les grands électeurs se réclamant de ce fameux camp des " apolitiques ".
LABORATOIRE EXPERIMENTAL
Dans un discours très critique, Josselin de Rohan a par ailleurs exprimé les craintes des sénateurs UMP sur la réforme des institutions préparée par la commission présidée par Edouard Balladur. " Nous refusons que soit remise en cause la Constitution de la Ve République, ce qui signifie que nous récusons tout retour au régime d'assemblée ou toute instauration d'un régime présidentiel ", a-t-il résumé car il voit d’un très mauvais œil une révision qui réduirait forcément les prérogatives du Sénat que déjà de Gaulle avait voulu supprimer ! or on sait qu’il faudra en janvier 2008 lors du Congrès les trois cinquièmes de l’ensemble des Parlementaires pour que les désirs sarkozystes se transforment en réalités.
D’ailleurs alors que l'instauration d'une dose de proportionnelle pour l'élection des députés est à l'ordre du jour, il a exprimé l'attachement " inébranlable " des sénateurs UMP au scrutin majoritaire. " Notre loi fondamentale ne saurait servir de laboratoire expérimental pour les faiseurs de système ni donner prétexte à l'organisation d'un concours Lépine constitutionnel permanent ", a-t-il lancé, réclamant une " pause de longue durée " après l'adoption de la réforme en préparation. Enfin il a donné une leçon devant des rangs clairsemés à celui qui se croît un peu trop le maître du monde politique hexagonal.
Le premier " collaborateur ", ministre du culte sarkozyste, avait un léger sourire durant cette charge similaire à celle d’un Chabal bien élevé tentant de détruire le camp adverse. Le président du groupe UMP au Sénat a également prévenu que les parlementaires de la majorité seraient " des auxiliaires vigilants du redressement de nos finances publiques " devant celui qui annonçait la " faillite ". " Nous observons une grande interrogation et une forte attente de l'opinion ", a-t-il déclaré en soulignant que " l'heure des choix et des décisions difficiles approche ". Après le désaveu de la commission des lois du Sénat qui a retoqué l’amendement Mariani sur les test ADN on pressent que les Ministres qui vont vouloir se présenter au palais du Luxembourg pour le débat budgétaire vont se faire rares ou porter pâles.
  LA ZIZANIE AU GRAND JOUR
S'exprimant à son tour, Patrick Devedjian a pourtant défendu la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy. " Le changement n'est possible que par le rassemblement des talents et l'abandon de l'esprit de clan ", a fait valoir le secrétaire général de l'UMP. " Le talent n'a pas de parti " a-t-il ajouté niant l’évidence et cherchant surtout à éviter à tout prix un combat politique lors des prochaines échéances électorales.
" L'ouverture, ce n'est pas un coup politique ni un gadget médiatique ", mais " une démarche de réconciliation des Français ", a affirmé M. Devedjian. Cette démarche " est destinée à durer pendant tout le quinquennat " et " doit se prolonger à l'occasion des élections municipales ". Il a prévenu que les listes UMP aux municipales devront donc accueillir " des candidats représentatifs de la diversité du pays " et " des personnes issues d'autres tendances politiques dès lors qu'elles se retrouveront sur le même projet municipal ". On peut pas dire que l’unité règne donc dans le la majorité présidentielle. Etonnant que les journalistes commentateurs petites mains de la confection de l’opinion dominante ne mettent pas en exergue, avec leur zèle habituel déployé sur les querelles intestines du PS, celles qui animent la vie interne de l’UMP. Il ne faut cependant pas rêver !
Il est vrai que l’ébullition a gagné les sociaux-opportunistes de la majorité présidentielle. Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération venu du parti socialiste, vient en effet d'annoncer la création du parti "Gauche moderne". " Je fais le pari qu'on peut être de gauche (sic) et allié à Sarkozy. Comme il y a eu des gaullistes de gauche, nous sommes des sarkozystes de gauche (sic) ", a déclaré le maire de Mulhouse., prévient-il. " Mes listes ne feront pas l'ouverture avec celles du PS mais elles accueilleront sans doute de nombreuses personnes désireuses de rénover la gauche ", précise-t-il, ajoutant que le président de la république a encouragé sa démarche. Le contraire serait étonnant. Il reste à savoir quelles sont les forces réelles dont dispose Bockel quand on sait qu’il a manœuvré pour en garder une partie au sein du PS à toutes fins utiles et qu’il en a fait sortir une autre cohorte pour constituer son pseudo parti qui ne survivra pas au prochain remaniement ministériel. Heureusement qu’il est à la tête d’un Ministère totalement inutile comme celui de Besson et qu’il ne court donc pas de risques de contrarier sa nouvelle idole.
 FABIUS S’ASSUME CLAIREMENT
Hier en fait le seul qui est resté ancré sur ses positions demeure Laurent Fabius que je suis certain, les perroquets de l’opinion dominante trouveront arriéré et dépassé. Il a ainsi participé à un rassemblement de réflexion qui a eu lieu hier après-midi à Sciences Po Paris. Elle a été ouverte par Claude Bartolone et plusieurs responsables du PS ont participé aux tables rondes, notamment Jean-Christophe Cambadélis, Alain Vidalies, Benoît Hamon, Anne Hidalgo, Arnaud Montebourg et Hubert Védrine. Henri Weber a expliqué que ce rassemblement avait pour objectif de démontrer que Laurent Fabius " n'était ni affaibli, ni isolé ". Il en plus été clair, offensif, fidèle à ses engagements antérieurs. Il n’a pas varié d’un iota pour son malheur car personne ne lui en sera reconnaissant et surtout pas les médias. Il a fortement exprimé son refus " d'entrer dans des querelles fratricides au PS " et de " disputer le championnat d'Europe des paillettes et des people ", l'ancien Premier socialiste plaidant pour une stratégie axée sur " le rassemblement de la gauche " avec une formation " renouvelée ". Il a peu de chance d’être entendu par cette base du PS qui reste engluée dans ses rancœurs et ses mélodrames quotidiens. " S'il y a besoin de solidité, de crédibilité, de solidarité, là tout est ouvert ", a-t-il ajouté. " Mais si c'est des paillettes et des people, ce n'est pas ma conception des choses ". or il semble que l’époque des apparences ne soit pas encore finie et que le combat frontal souhaitable ne soit pas la tactique la plus partagée. On verra bien par exemple qui partira au combat sur Bordeaux pour juger de l’engagement solidaire des uns ou des autres.
Estimant que la stratégie devait être " celle d'un rassemblement à gauche ", il a jugé que le Parti socialiste devait être " renouvelé " avec " des jeunes et des moins jeunes et des hommes et des femmes qui ne soient pas socialistes", a-t-il dit.
Laurent Fabius a par ailleurs critiqué fortement le projet gouvernemental d'instauration de franchises médicales, contre lequel plusieurs manifestations ont eu lieu samedi en France. C’est clair, net et sans concession. Au moins on sait ce qu’il en pense. " Maintenant, on va demander aux malades de payer pour les malades ", a-t-il observé. " Vous ne vous soignez pas par plaisir et la Sécurité sociale, jusqu'à présent, c'est de demander des efforts financiers. Il pourrait y avoir des efforts pas seulement sur les revenus du travail mais aussi sur les revenus du capital, et puis il y a sûrement des économies de dépenses à faire ", a-t-il ajouté. " Mais enfin, là, vraiment, les gens, c'est à partir de janvier, qu’ils vont s'apercevoir de ce qu'est la taxation des malades ". Une nouveauté qui va singulièrement trancher avec l’augmentation importante des revenus des médecins dont on a déjà oublié qui l’a accordée au détriment de l’équilibre de la sécurité sociale.
C’est certain que ce discours tranche beaucoup avec celui que l’on a entendu par exemple de la part de certains caciques socialistes sur les régimes spéciaux et sur la tentation de faire moderne en gommant les différences fondamentales entre Gauche et Droite. Même à l’UMP ils en veulent plus. Il s’aperçoivent que les transfuges ou les tenants de la gauchisation de la droite ou de la droitisation de la gauche ne finiront jamais leurs jours ensemble. Les uns d’une manière ou d’une autre finiront par avaler les autres. C’est la loi de la nature.
Mais je déblogue...
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Samedi 29 septembre 2007
Je n’arrive pas à comprendre comment des élus locaux peuvent avoir des attitudes éloignées des principes républicains qu’ils sont sensés porter au nom du peuple. Comment admettre qu’ils portent une écharpe tricolore héritée de la Révolution et se comporter comme des monarques niant toute valeur aux principes de l’égalité et de la fraternité entre les hommes ? Et quand, en plus leurs décisions touchent des enfants je n’arrive plus à me contenir. Ainsi le maire de Digoin en Saône et Loire, a donné ordre à ses agents de ne pas ouvrir ses services aux familles de sans papiers F45-20Donnery-20cantine-20bio.jpgcomme s’il devait collaborer avec des décisions iniques au pays des Droits de l’Homme. Ce collègue qui veut probablement se montrer digne de la confiance que lui ont témoigné ses électrices et ses électeurs témoigne du véritable comportement d’une Nation ayant perdu ses valeurs sous les coups de boutoir d’une doctrine lepéniste banalisée.
Ainsi l’effet de cette décision aura été immédiat : Gracia, 5 ans, et Béni, 3 ans, scolarisés à la maternelle du Centre de Digoin, n'ont plus accès à la cantine. Digoin (Saône-et-Loire), ses 9 324 administrés, ses bords de Loire, son Cada (Centre d’accueil pour demandeurs d’asile) et... sa cantine scolaire. Depuis jeudi, Gracia et Béni en sont donc privés. La mère des deux enfants a en effet reçu un courrier portant l'en-tête de la mairie lui précisant que ses enfants se seraient plus acceptés au restaurant scolaire.
Agée de 41 ans et originaire de la République démocratique du Congo, la mère, Florence est arrivée avec ses deux enfants en France en novembre 2005. Depuis le mois de juin, elle est sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière. Or le maire UMP de Digoin a décidé de ne pas contrarier la préfecture. L'édile étant "injoignable" hier, son directeur général des services a confirmé la décision à Rue89 . " La décision a été prise au mois de juin, et la mairie n’a pas souhaité interférer dans la décision de la Préfecture. La scolarisation est obligatoire, mais pas la cantine. Nous ne sommes pas tenus d’accepter ces enfants. Il existe d’ailleurs un règlement, qui précise que la mairie se réserve le droit de donner la priorité aux enfants de la commune, ainsi qu’aux enfants dont les deux parents travaillent. " L’excuse est à la hauteur de la démarche : nulle !
NE PAS CONTRARIER LA PREFECTURE
La mère avait pourtant déjà scolarisé ses enfants dans la commune bourguignonne l’an dernier. Elle était alors hébergée au Cada, qu’elle a dû quitter lorsqu’ est arrivée la décision de la Préfecture. Suite à la procédure de reconduite à la frontière, elle a d’abord quitté Digoin, avant de s’y réinstaller en septembre. Gracia et Béni ont manqué la rentrée mais se sont inscrits en bonne et due forme à l’école - et à la cantine - en début de semaine. Ils ont fait deux repas avant d’être priés de ne pas y revenir. " Enceinte de huit mois passés, leur mère est concrètement inexpulsable et accouchera d’un enfant français d’ici quelques jours ", fait valoir Jean-Michel Labonne, militant local du Réseau Education sans Frontière qui rappelle qu’au printemps, un cas similaire s’était posé à Oyonnax, une petite ville de l’Ain.
Joint par Libération, la mairie de Digoin a également confirmé l'interdiction de cantine pour ces enfants d'origine congolaise, dont la mère fait l'objet d'une procédure d'expulsion depuis juin. " Contrairement à la scolarisation, la cantine n'est pas une obligation, explique le responsable des services administratifs de la ville UMP (n’en soyez pas étonné). La maire a donc décidé de ne pas se mettre en travers de la décision de la préfecture. Cette décision vaut aussi pour ceux qui ne peuvent payer la cantine ".
Incroyable que l’on puisse pénaliser des enfants de maternelle en les privant d’un repas collectif ne coûtant que 2 ou 3 Euros au prétexte que leur mère… est sur notre territoire sans documents dont la valeur est purement symbolique pour eux. Que l’on en arrive à être aussi peu attentif à l’autre devrait interpeller bien des citoyens de ce pays sur l’évolution profonde des mentalités. 
Seulement une petite quinzaine de personnes ont manifesté hier devant l'école maternelle Centre de Digoin pour protester contre " cette décision scandaleuse, entachée d'irrégularité ". Dans un communiqué, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), affirme avoir accueilli la décision du maire " avec stupeur et consternation " et dit étudier " toutes les suites judiciaires à donner à cet affront fait à la dignité des enfants et de leurs familles" .
 "Instrumentaliser politiquement des enfants pour servir une politique à la fois cruelle et inhumaine relève de l'indécence, de l'immoralité et de l'irresponsabilité", estime le Mrap.
DU GRAIN A MOUDRE
Il est vrai que, dans le milieu scolaire, la " bourde " commise par l’inspection académique du Haut-Rhin le 17 septembre dans toutes les écoles du département a donné une idée des ravages que peut faire le zèle administratif. Il fut d’ailleurs une époque où l’on a demandé aux directeurs d’école de recenser des enfants ainsiq eu els enseignants juifs pour une " déportation " potentielle. Là, en 2007, il faut rappeler que les enseignants alsaciens avaient eu droit par mail à ce message :
" Mesdames et Messieurs les Directeurs,
Avez-vous connaissance de scolarisation d'élèves "sans papier" dans votre établissement ?
Dans l'affirmative, veuillez nous le faire savoir dans la journée par e-mel ou par téléphone 
au 03 89 21 56 ** ou 03 89 21 56 **. En vous remerciant. DVS/3"
Certes un contre ordre est parvenu très vite et a annulé cette demande dont on pourrait se demander au moins quel en fut l’auteur. Je comprends donc qu’à Digoin l’on ait été tenté par cet esprit d’entreprise de devancer les sollicitations des autorités. Ce que l’éducation qui n’a plus rien de nationale n’a pas pu faire, un élu l’a réalisé démontrant au contribuable que lui au moins ne nourrit pas de bouches " illégales " avec les impôts locaux. Une magnifique leçon de gestion ! 
Elle donne du grain à moudre à Gay MacDougall émissaire de l’ONU de
retour d'une mission de 10 jours en France. Cette brave femme qui a le sens de la mesure a déclaré, hier, qu'un racisme " pernicieux " perdure en France, où des minorités sont reléguées dans des " ghettos " sans espoir de promotion sociale. Regrettant " l'ambiguïté " du discours politique à cet égard, Gay McDougall s'est " rendue compte que le racisme était un sentiment pernicieux dans la société " française. Si elle s’était rendue dans la splendide ville de Digoin elle aurait pu accentuer le poids de ses mots
" Des personnes qui ont beaucoup travaillé, qui ont respecté toutes les règles du jeu et qui croient sincèrement aux principes de la République française se retrouvent piégées dans des ghettos urbains où le taux de chômage dans certains cas peut dépasser les 40% ", a affirmé lors d'une conférence de presse l'experte américaine, qui s'est rendue notamment dans des banlieues défavorisées de Paris, Marseille et Strasbourg. Les jeunes d'origine immigrée " se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l'identité nationale française qui ne leur convient pas ", a-t-elle ajouté.
DES TESTS ADN POUR TOUS
Gay McDougall a noté des " pas en avant très importants " dans un pays qui " rejette historiquement le concept même de minorité parce que contraire aux principes de la République ", comme l'autorisation prévue de statistiques par origines ethniques, jusqu'à présent interdites en France, et le débat lancé sur la " discrimination positive " par le président Nicolas Sarkozy.
Par ailleurs, Gay McDougall a regretté " l'ambiguïté " de certaines mesures et déclarations des responsables politiques français sur l'immigration, citant notamment le débat sur l'introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial et la mise en avant systématique de la notion " d'identité nationale ".
L'émissaire doit présenter un rapport à Genève en mars lors de la prochaine session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU… J’espère qu’elle citera le prénom de ces deux gamins de Digoin qui ne peuvent pas manger dans un service public français afin de démontrer que nous sommes sur la bonne voie !
Certains maires, avant les municipales, pourraient ainsi aller plus loin et envisager de demander en plus, au moment des inscriptions, un test ADN de filiation avant d’admettre les enfants au restaurant scolaire. En fait ils faciliteraient la tâche de ses malheureux Préfets et Sous-Préfets qui rament pour faire " capturer " leur quota de sans papiers et seraient ainsi bien vus par les autorités de tutelle. Remarquez je plaisante mais on a trouvé à toute époque des gens " bien pensants " capables de pareilles initiatives. Si Gay McDougall veut en connaître je lui en présenterai sans aucun problème.
Je propose par ailleurs que l’on fasse des tests ADN de tous les maires afin de rechercher si certains d’entre eux ne seraient pas, par hasard, des fils ou petit-fils d’immigrés arrivés sans papiers sur le territoire national. Si c’est le cas il faudrait leur interdire de percevoir une indemnité de l’Etat français et vite les exclure des tables des conseils où ils siègent. On pourrait débuter par Digoin !
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Vendredi 28 septembre 2007
Le libéralisme fait des ravages dans le système social hexagonal. Pan après pan il détruit tous les avantages acquis depuis des décennies sous l’influence d’une Europe de la libre concurrence. Les citoyens piégés économiquement dans le coût des services et la baisse de leur pouvoir d’achat se rassurent en espérant que cet affrontement autour des prix leur permettra de conserver une part de leur qualité de vie. Dans les secteurs marchands que sont devenus la téléphonie, dans celui de l’électricité ou du gaz où les notions de service public global on été laminées on commence à mesurer l’impact des privatisations. Désormais les usagers devenus des clients ou des consommateurs se retrouvent face à des situations dont ils n’avaient absolument pas prévu l’importance sur leur budget.
Ainsi imposer la libre concurrence sur le marché de l’énergie devient désormais une obsession européenne dont les conséquences pourront être dramatiques pour bon nombre de foyers. La loi qui ouvrait soit disant largement le marché de l’électricité et du gaz n’est en application que depuis le 1er juillet dernier. Elle n’est même pas entrée dans les faits que déjà elle doit être rapidement amendée tant elle cause des soucis en raison de ses incohérences. Suite à une proposition de loi de Ladislas Poniatowski, les particuliers auront le droit de retourner aux tarifs réglementés de l’électricité et du gaz en emménageant dans un nouveau logement. Rien ne dit cependant que ce changement sera définitif, tant les offensives répétées de la Commission européenne pour une plus grande libéralisation pèsent sur la législation française. En effet depuis le 1° juillet un client qui quittait le régime dit réglementé (EDF) était condamné à vie à accepter les tarifs proposés par d’autres opérateurs dont EDF mais pas sur les bases de celui qu’ils avaient quitté. Après la période euphorique de la signature du contrat l’abonné devenait en effet otage de l’opérateur choisi puisqu’il ne pouvait plus légalement faire le chemin inverse. On en arrivait même à ce qu’un locataire puisse engager définitivement le propriétaire en effectuant le mauvais choix et ainsi hypothéquer la rentabilité du logement. 
UNE LEGISLATION COMPLEXE
Depuis le 1er juillet, les consommateurs ont en effet le choix : soit rester au tarif réglementé, celui qui était offert par EDF et GDF, fixé par un décret gouvernemental, soit accepter le jeu de la concurrence, en passant au tarif dérégulé, fixé par son fournisseur d’énergie. Il s’agit d’un pari : les prix peuvent baisser ou bien exploser (ce qui s’est passé pour les entreprises, qui avaient le droit de passer aux tarifs dérégulés depuis 2004). Et ce pari doit être mûrement réfléchi car il est bel et bien impossible de revenir en arrière, en retournant au tarif réglementé. Mais, pour les Français qui déménagent depuis le 1er juillet, le choix n’existe pas. Si les précédents locataires ou propriétaires du logement sont passés à la concurrence, le retour est impossible. Concernant les logements neufs, la législation est complexe : obligation de passer aux tarifs dérégulés pour le gaz, mais pas pour l’électricité. Comprenne qui pourra…Résultat, un système "injuste et incohérent" , selon la Commission des Affaires économiques sénatoriale. Injuste car "il va exposer certains ménages à des hausses probables de leur facture d’électricité en les privant de la possibilité de bénéficier d’un tarif réglementé, alors même qu’ils n’auront jamais souhaité explicitement faire le choix de la concurrence" . Incohérent, car "cela va conduire à la création de deux marchés immobiliers, celui des logements pouvant bénéficier des tarifs et celui des logements n’y ayant plus droit". Ce système est véritablement absurde !
Le texte prévoit un retour au tarif réglementé, en cas de déménagement, pour l’électricité et le gaz mais seulement jusqu’en 2010. Et l’hypothèse d’une réversibilité totale a été écartée. "Il ne faut pas énerver Bruxelles" , confient les rédacteurs de cette modification de la loi initiale car la Commission européenne voit d’un mauvais œil le système français de double tarif. Elle a déjà ouvert en juin une enquête sur les tarifs réglementés pour les entreprises et pourrait bien faire de même pour les consommateurs. Mais pas tout de suite pusique Bruxelles est engagé dans un autre combat sur le terrain énergétique : celui du démantèlement d’EDF et de GDF. Mais à long terme, l’avenir des tarifs réglementés paraît bien incertain et celui des comptes en banque des " clients " aussi;
DES SOMMES CONSIDERABLES
Tous les parlementaires, qu’ils soient pour ou contre la fusion de GDF avec SUEZ, devraient, avec un peu moins d’idéologie partisane, amender le projet de loi pour permettre aux consommateurs qui auraient quitté le tarif régulé du gaz ou de l’électricité de pouvoir y revenir, notamment en cas de dérives des prix sur les marchés dérégulés.
Le consommateur qui va souscrire à une nouvelle offre en apparence alléchante d’EDF ou de GDF va-t-il en effet se rendre vraiment compte qu’il bascule définitivement sur des marchés dérégulés, non concurrentiels et donc fortement inflationnistes ?
En l’absence de modification du texte, indépendamment du projet de fusion le gouvernement a lancé dans le mur des milliers, des centaines de milliers de consommateurs, car les marchés du gaz et de l’électricité dans lesquels se retrouveront enfermés ces consommateurs ne peuvent pas être concurrentiels à court et moyen terme. La libéralisation s’effectue dans le cadre d’un postulat qui aujourd’hui est faux : celui d’un marché où la concurrence peut jouer. Et l’on connaît l’évolution du prix de l’énergie ainsi que son poids sur le budget des ménages.
Si l’écart entre le prix régulé et le prix dérégulé était de 66 % comme c’est le cas pour les entreprises aujourd’hui, la facture moyenne du consommateur qui éclaire et chauffe sa maison individuelle à l’électricité passerait de 1400 à 2324 € par an (soit 924 € de plus). Une catastrophe pour les familles ayant choisi, avec une prime apparemment alléchante, le chauffage électrique. Leur pouvoir d’achat au nom du libéralisme européen se trouverait amputer de sommes considérables
Comment admettre qu’après des décennies de péréquation tarifaire (nous payons tous le même prix du KWh), deux consommateurs voisins, l’un abonné à EDF au tarif régulé et l’autre à EDF à un tarif dérégulé, payent le même service avec un écart de prix de 66% ?
Comment imaginer que le gouvernement et les parlementaires ne tirent pas les leçons de l’expérience des PME et ne prévoient pas une possibilité de retour au tarif régulé tant que ces marchés ne seront pas réellement concurrentiels et stabilisés ?
Si d’aventure la loi actuelle devait rester en l’état, le gouvernement prendrait le risque de soumettre les ménages qui auront cru à tort aux vertus de la concurrence à une inflation intolérable de ces énergies indispensables, et au final de faire échouer sa propre réforme. Mais on semble parti pour un retour à une mesure transitoire permettant, comme bien d’autres de passer le cap des municipales. Il arrivera pourtant un moment où il faudra franchir la ligne blanche et basculer de l’autre coté d’une privatisation aux conséquences insoupçonnées par les citoyens.
DES CONDAMNATIONS SIGNIFICATIVES
L’Europe en tuant les services publics dits " à la française " a détruit l’un des fondements républicains : celui de l’égalité d’accés sus services publics. Partout les barrages craquent. Dans le domaine marchand, l’énergie représente le véritable enjeu du XXI° siècle. Tout le monde le sait mais tout le monde diffère les retombées directes ou les dégâts collatéraux en se disant qu’il arrivera bien un moment où cette notion n’aura plus aucun intérêt. Pourtant dans tous les pays où l’on a antérieurement appliqué cette concurrence outrancière les seuls gagnants ont été les actionnaires et les vrais perdants ont été les usagers transformés en consommateurs taillables à merci.
Le système se met en place sur les apparences. On sait bien que les opérateurs privés de téléphonie ont été condamnés quelques années après leur apparition à une énorme amende pour… entente illicite sur les tarifs sans soulever de violentes manifestations des " grugé "s durant des mois.
La première chambre de la Cour d'appel de Paris a en effet sanctionné l'entente illicite passée entre Orange, Bouygues Telecom et SFR. Les trois opérateurs mobiles avaient été condamnés à 534 millions d'€ d'amendes, qu'ils ont déjà versées à l'État en 2005. La Cour d'appel de Paris a, en revanche, rejeté deux demandes formulées par l'UFC: aggravation de la sanction et transmission du dossier au procureur de la République, qui aurait pu décider de porter l'affaire au pénal, engageant dans ce cas des poursuites à l’encontre des dirigeants de l’époque. Ils sont aujourd'hui à l'abri.
L’Union Fédérale des Consommateurs a transmis la bagatelle de 12 530 demandes d’indemnisation au tribunal de commerce de Paris, et estime que le montant par abonné pourrait atteindre 60 €. Mais l'UFC déplore la lourdeur de cette procédure basée sur l'agrégation de demandes individuelles. " Notre action concerne moins de 0,1% des 20 millions de victimes. Les procédures existantes sont donc manifestement inadaptées et seule une véritable action de groupe permettrait une réparation intégrale de ce contentieux de masse ". L'association milite pour l'adoption en droit français des actions de groupe de consommateurs . Il vaudrait mieux qu’elle aboutisse avant que le courant ne passe plus véritablement entre abonnés et opérateurs privés d’électricité.
Mais je déblogue… 
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : SOCIAL
Jeudi 27 septembre 2007
Il y a des mots qui ne peuvent pas être prononcés dans le monde politique actuel sans soulever une tempête. Alors on utilise des litotes, des effets spéciaux, des atténuations pour dire ce que l’on devrait dire mais sans le dire. L’exemple le plus frappant a été fourni par les déclarations de François Fillon se voulant plus sarkoziste que Sarkozy. En lâchant par exemple " faillite " il s’est probablement condamné aux travaux forcés à Matignon. Il est en effet interdit à tout autre que le " chef " d’utiliser le poids des mots. Bernard Kouchner a été réduit au silence qui tue en ayant voulu utiliser comme menace les " bombardements ". Désormais Christine Lagarde va être définitivement bannie pour voir osé faire une confidence sur " l’austérité ". Personne ne veut de pareille promesse. Comme celle de la " rigueur " qu’Henri Guaino a vite écartée comme une erreur de communication dangereuse. Bien des ministres devraient aller en stage de formation à l’Académie Française pour espérer devenir immortels en politique ! En effet il joue souvent leur tête sur un mot malheureux car criant de vérité.
En fait les mots qui font mal sont souvent expédiés comme des ballons d’essai français en période de Coupe du monde. On les cache mais on finit par les extraire de la mêlée avant d’échouer à quelques mètres de l’en but. En général ils sont inexploitables car ils suscitent illico une réplique fulgurante dont on ne se rétablit jamais véritablement. On les remet dans le maul pour les enterrer et créer durant quelque temps un point de fixation afin de trouver un autre angle d’attaque. Le bon. Celui qui reviendra au même objectif mais qui trompera l’adversaire avec une manœuvre plus habile.
Ainsi après la présentation en conseil des ministres du projet de loi de finances pour 2008, la majorité a sans surprise salué mercredi un budget " de grande qualité " (avez-vous remarqué que ce que fait une majorité est nécessairement de grande qualité ?), alors que l'opposition accuse le gouvernement de dissimuler dans ses cartons un " budget caché ", qui se traduirait par une douloureuse " cure de rigueur " et " d'austérité " après les municipales de mars. Tiens donc… il y aurait une arrière pensée derrière des lignes budgétaires ? On n’effectuerait donc qu’un effet d’annonce pour faire patienter les citoyens enthousiasmés par cette présentation a minima d’une situation catastrophique. La faillite nous voilà… La rigueur nous suivra…L’austérité arrivera !
UN BUDGET POUR 3 MOIS
C'est François Hollande qui a le premier sonné la charge. " Il y a, a-t-il affirmé un budget affiché et un budget caché" " a prévenu le premier secrétaire du Parti socialiste. Le second " sera révélé au lendemain des élections municipales et accentuera les mesures de rigueur ", a-t-il annoncé. Une tactique qui se tient même si certains prétendent que Nicolas Sarkozy aurait fait l’impasse sur les deux prochains scrutions peu susceptibles de modifier la donne politique nationale. " On nous présente un budget pour les trois premiers mois de l'année 2008 ", a renchéri Michel Sapin, ancien ministre des Finances . " Il y a un autre budget derrière qui est en train de se préparer, c'est le fameux budget de la rigueur "! Celui que Christine Lagarde a peut-être par inadvertance déjà annoncé " en employant récemment le mot " rigueur " celui qui tue les espoirs et sape les sondages.
" Il pleut toujours aussi mouillé! Les riches n'ont pas de souci à se faire, ils finiront bien l'année 2008. Quant aux autres, ils vont continuer à se serrer la ceinture et à tirer la langue ",
Le PS a aussi épinglé le " laxisme " du gouvernement sur le déficit. Il " ne fait rien pour réduire les déficits et laisse filer l'endettement ", s'est inquiété François Hollande, " nous sommes le seul pays de la zone euro qui s'enfonce dans les déficits ". Un message relayé par… le Nouveau centre, pourtant allié de l'UMP. " Les économies ne vont pas encore assez loin! ", a sermonné le député Charles de Courson. " Ça n'est pas acceptable. (...) Nous nous sommes tous engagés, la majorité présidentielle, à supprimer tout déficit public à la fin de la législature ", a-t-il rappelé comme pour se dédouaner au cas où l’austérité serait prochainement de sortie. Il a donc demandé au gouvernement d'ajouter deux mesures à sa copie lors du débat sur le budget 2008 au Parlement cet automne: " supprimer ou réduire fortement "… les exonérations de charges sociales des " très grandes entreprises " et " plafonner les niches fiscales ". C’est fou le nombre de membres de la majorité qui vont finir par rejoindre la Gauche tant il tienne un double discours ! Autant dire que cet habitué de l’hémicycle n’a pas manqué de s’approprier les critiques que ses collègues formulent en privé mais ne lâchent pas en public !
UNE OPERATION MARKETING
L'hypothèse de croissance de 2 à 2,5% pour 2008 a également fait grincer des dents et a alimenté des conversations de couloir. La Gauche n'a pas manqué de relever que le gouvernement avait promis, dans l’enthousiasme du sarkozisme triomphant, un " choc de confiance " dans la foulée du " paquet fiscal " voté cet été dans l’enthousiasme que l’on sait. " On nous a expliqué au début de l'été qu'on dépensait 15 milliards d'€ pour créer un choc de confiance, qui devait se traduire par un choc de croissance. En réalité, le gouvernement prévoit une croissance qui est la même que celle de l'année dernière ", a tonné le Henri Emmanuelli, ancien président de la commission des Finances de l'Assemblée, critiquant une opération " marketing ". Elle repose sur la… remise à plus tard de l’inavouable puisque le principe du droit français applicable à tout budget de la plus minable des communes, c’est qu’il doit être " sincère et véritable " ! Sauf pour l’Etat puisque c’est lui qui s’autocontrôle et s’auto-excuse !
A charge pour le député PS Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée, de relever les " contradictions " et " incohérences " du gouvernement et du Premier ministre François Fillon. " Pourquoi avoir parlé de faillite après avoir proposé de dépenser 15 milliards de dépenses supplémentaires en régime de croisière? ", a annoncé le meilleur spécialiste des finances publiques. En définitive cette mesure deviendra un coeur de main spécifique réservé aux amis : une récompense pour l’œuvre de soutien antérieure.
C'est un budget 2008 " de grande qualité, qui témoigne d'une détermination de croissance vigoureuse et d'une gestion rigoureuse des finances publiques ", a proclamé Christine Lagarde en quittant la commission des Finances de l'Assemblée. " On est dans un budget très maîtrisé ", a appuyé Eric Woerth, à ses côtés. Alors de quoi s’inquiète-t-on ? Rassurez-vous, dormez tranquille : vos fins de mois ne seront angoissantes qu’après le 31 mars.
FAITES CE QUE JE DIS…
Le problème c’est que dans la gestion publique locale, la plus basique, on exige des maires qu’ils présentent sous leur responsabilité un budget " sincère et véritable ". Les juges administratifs sont d’ailleurs prêts à sanctionner tout document qui ne reposerait pas sur ces deux principes et d’ailleurs ils ne s’en privent pas. L’équilibre doit non seulement être absolument respecté mais en plus il est exigé des marges d’autofinancement aussi larges que possible. Des systèmes informatisés signalent vite le moindre écart entre la norme et la réalité. Les finances locales sont sous étroite surveillance et génère des demandes d’explications précises des services officiels d’un Etat qui passe son temps à ne pas respecter le moindre principe exigé des autres. Le fameux principe du " faites ce que je dis mais pas ce que je fais " n’a jamais été aussi patent.
Le budget 2008 a été mis en place avec la volonté de masquer une cruelle réalité le plus longtemps possible en se disant que si la supercherie marche il sera bien temps ensuite de revenir au choix des mots : " rigueur ", " austérité ", " faillite "… qui ont été mis sous le boisseau pour 7 mois. Durant cette période l’Etat va vivre à crédit décalant toutes ses aides et cherchant à gagner du temps en complexifiant les démarches pour obtenir des aides annoncées mais non financées.
C’est facile à vérifier. Pour la seule communauté de Communes du Créonnais sur le budget actuel l’Etat via la CAF doit actuellement 450 000 € de contributions destinées à respecter un contrat pourtant signé (les fonds de… 2006 ne sont toujours pas totalement soldé), une subvention accordée pour une maison du Patrimoine naturel (32 000 €), une contribution pour le Relais services publics (10 000 €), la Dotation de Développement Rural pour un multi-accueil (120 000 €)… Ajoutons les remboursements de TVA décalés (37 000 €) pour avoir une idée exacte de la fiabilité des dispositions prises dans le budget 2008 déjà rongé par les dettes antérieures. La dette vis à vis de la communauté est... supérieure aux rentrées fiscales attendues pour 2007 !
Aucun maire, aucune collectivité locale pourrait se permettre une pareille négligence ce qui n’empêche pas les autorités qui représentent l’Etat, parfois avec zèle, de mettre en doute la gestion des élus locaux vers lesquels le budget 2008 va purement et simplement transférer les défaillances criantes d’une nation exsangue. Nicolas Sarkozy aurait répondu à un sénateur, président de conseil général UMP qui s’inquiétait de cette situation : " De toutes les manières vous serez obligés d’augmenter les impôts locaux qui sont trop bas dans notre pays. Alors débrouille toi… car on ne reviendra pas en arrière ". Ca a le mérite de la clarté : la rigueur, l’austérité, la faillite c’est pour els autres.
Mais je déblogue…
a complété le député communiste Jean-Pierre Brard à la sortie de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, où la ministre de l'Economie Christine Lagarde et le ministre du Budget Eric Woerth étaient venus présenter le budget 2008 aux députés. Enfin à celles et ceux qui étaient là pour écouter une litanie de mauvaises nouvelles car du coté de l’UMP c’est plutôt la soupe à la grimace.
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mercredi 26 septembre 2007
Les débats sur la réforme des institutions, c’est à dire en fait la Constitution, ont débuté. Les propositions constitueront bien évidemment des révélateurs de la volonté réelle d’appropriation du pouvoir par le leader actuel de la majorité parlementaire. En fait la commission présidée par Edouard Balladur et magnifiée par la présence de Jack Lang risque bel et bien d’accoucher d’une souris dans la mesure où tout le monde a oublié qu’en joignant leurs forces, le PS et le MoDem pourraient bloquer la réforme, qui nécessite les voix des trois cinquièmes des parlementaires lors d’un Congrès. Hier d’ailleurs, François Hollande n'a pas hésité à brandir la menace : si le PS ne dispose pas " seul de la minorité " de blocage, " tout parlementaire qui viendrait nous rejoindre dans une affirmation des droits du Parlement renforcés serait le bienvenu ". Une manière comme une autre de prévenir que toute tentative de passage en force sur la présidentialisation du système politique français relèverait du casus belli. Et ce sera probablement sur cette vision de la gouvernance que butera l’essentiel des ambitions de Nicolas Sarkozy.
Pas question d'accroître le pré carré de l'hôte de l'Elysée : hostile au " régime présidentiel ", François Hollande a prévenu hier que le PS ne votera pas la réforme des institutions si celle-ci accorde " davantage de pouvoirs " au président et sans " rééquilibrage " en faveur du Parlement. Tout l’enjeu d’une éventuelle réforme réside dans cet équilibre difficile à trouver mais qui représente le cœur de toute modification.
S'il s'agit " d’introduire sans le dire un régime présidentiel, nous allons vers un malentendu ", a averti hier le numéro 1 des Socialistes au terme de son audition devant la commission sur la réforme des institutions. Il a donc insisté sur son opposition manifeste à " tout pouvoir supplémentaire donné au chef de l'Etat " et à toute " diminution du rôle du Premier ministre ". François Fillon a dû lui passer un coup de fil pour le remercier de ce véritable soutien dans une période où il n’est considéré que comme un collaborateur présidentiel moins important que les cadres de l’Elysée. En effet toutes les informations réelles, tous les démentis cinglants sont portés par Claude Guéant et Henri Guaino qui semblent avoir être beaucoup plus d’influence que n’importe quel membre du gouvernement actuel.
En fait, sans attendre le verdict de la commission Balladur, Nicolas Sarkozy a purement et simplement fait entrer dans les faits la présidentialisation du système français. Chaque jour une preuve de cette mutation arrive puisque c’est lui qui " conduit les affaires de la France " alors qu’il ne devrait que les " guider ". Le meilleurs signe possible de cette volonté de gommer le Premier Ministre réside dans le souhait sarkoziste de pouvoir se présenter devant le Parlement.
LANG EN PARAVENT
Nicolas Sarkozy propose en effet d'autoriser le président à venir devant le Parlement, ce qui ne s’est jamais fait afin de placer l’hôte de l’Elysée au-dessus des querelles politiciennes présentes dans les enceintes de l’Assemblée ou du Sénat. En effet la Constitution ne prévoit qu’une motion de censure pour le gouvernement alors que rien ne sera opposable à une déclaration présidentielle.
François Hollande a refusé sans ambiguïté toute modification sur ce sujet " pour des raisons de logique institutionnelle " provoquant l’ire de… Jack Lang, membre de la commission et partisan d'une présidentialisation du régime. Une preuve supplémentaire de la réalité de l’engagement de l’ex-Ministre de la Culture qui n’a véritablement plus aucun lien réel avec son parti d’origine. Il sera vite en phase avec celui qui lui vaudra un discrédit total à l’issue d’une carrière faite de revirements incessants.
Il est en effet en opposition totale avec le Parti socialiste qui souhaite un " renforcement " des droits du Parlement avec notamment l’interdiction pour le gouvernement de recourir à l'article 49-3 de la Constitution (adoption d'un texte sans vote) pour les lois ordinaires et que l'utilisation des ordonnances et de la procédure d'urgence (une seule lecture d'un texte à l'Assemblée et au Sénat) soit restreinte. Mais surtout François Hollande a plaidé pour que les parlementaires aient leur mot à dire sur le champ diplomatique. Le PS veut qu'ils soient consultés " préalablement " à tout engagement des forces armées.
La participation de la France à une opération de maintien de la paix hors du cadre des Nations unies ferait de même l'objet d'une " autorisation " préalable du Parlement. Quand on se souvient des déclarations récentes de Bernard Kouchner parti en guerre contre l’Iran on ne peut qu’approuver cette disposition. Il n’est pas certain qu’elle fasse plaisir au pensionnaire de l’Elysée qui verrait au contraire de ses espoirs de renforcement de son rôle. Ce serait admettre de fait qu’il n’est plus le " chef des armées ". Pas sûr qu’il aime alors qu’il est parti pérorer à l’assemblée générale de l’ONU sur les misères d’un monde qui ne tient déjà plus aucun compte de ses états d’âme.
PROPORTIONNELLE ET ETRANGERS
En revanche la commission devrait trouver des raisons d’espérer dans l’introduction d’une dose de proportionnelle dans la composition de l’Assemblée nationale. En fait cette modification ne devrait absolument pas diviser les partis concernés car elle offrirait aux apparatchiks de tous poils une véritable opportunité de s’installer définitivement dans le confort des élections en nécessitant pas de travail quotidiens sur le terrain. On trouvera vite un nombre convenable d’une soixantaine de bénéficiaires de cette initiative professionnalisant l’accession aux fonctions de députés. Il y aura bien des candidats à une place dans les dix premières places de la liste nationale.
Les socialistes ont fait aussi du vote aux élections locales des étrangers installés en France depuis cinq ans un cheval de bataille. " Nous avons une occasion peut-être historique de le faire dans le consensus ", a plaidé François Hollande, rappelant que Nicolas Sarkozy s'y est montré favorable. Le problème c’est que l’on ne sait plus ce qui restera des promesses balancées dans quelques meetings de campagne. Reconnaître à tous les gens en situation régulière le droit de s’exprimer par les urnes comportent des risques pour la Droite très préoccupée de coller à l’opinion dominante proche sur ces sujets de thèses de Le Pen ! La commission devrait pourtant adopter cette proposition… afin d’effacer la fâcheuse image portée par les tests ADN (figurez vous que même Raffarin a des doutes sur la mesure) et la chasse aux étrangers lancée par Brice Hortefeux !
Pour le PS les citoyens pourraient saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) en cas de " manquement grave " de la justice. Le droit de pétition et le référendum d'initiative citoyenne seraient institués… ce qui profiterait par exemple sur le thème des OGM mais qui, selon moi, pourrait devenir dangereux que un autre comme le rétablissement de la peine de mort ! 
D’ailleurs si la commission, qui doit rendre ses conclusions à la fin du mois d'octobre, choisissait d'aller dans le sens d'une présidentialisation, le PS exigerait qu'on change de mode de ratification constitutionnelle et qu'on organise un référendum ce qui illustre la véritable différence existant sur le fonctionnement de la démocratie entre la Droite et la Gauche. Il reste à savoir comment se positionneront Bayrou et ses sénateurs sur ce sujet car pour exister le PS aura besoin de trouver des alliés ! Mais comme toutes les commissions celle-ci va aller dans le sens souhaité par le " patron ". 
LE COUP D’ETAT INSTITUTIONNEL
" On s'achemine progressivement vers un régime présidentiel. "
Selon lui, " la première étape " de la présidentialisation " a été franchie en 1962 avec l'élection du président au suffrage universel ; la deuxième a été le quinquennat et l'inversion du calendrier ; la troisième serait le renforcement des droits du Parlement, qui constitue l'essentiel de nos réflexions ; la quatrième serait la suppression de la responsabilité du gouvernement devant le Parlement ". Cette idée fâchera sans doute les défenseurs de la Ve République attachés au maintien d'un " tandem " à la tête de l'exécutif. Mais Edouard Balladur a le mérite de tirer toutes les conséquences des évolutions dans la pratique politique, évidentes depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. En définitive pour l’ex-Premier Ministre il faut répondre aux agissements actuels de son " élève ". La réforme institutionnelle ne serait qu’un transcription dans le Constitution du fait accompli. Une sorte de coup d’Etat permanent à la Sarkozy qui serait officialisé !
Par ailleurs, Edouard Balladur s'est prononcé pour la suppression du référendum obligatoire pour les futures adhésions à l'Union européenne, inscrit dans la Constitution depuis 2005. Cette obligation avait été, à l'époque, demandée par Alain Juppé et soutenue par… Nicolas Sarkozy pour rassurer la partie de l'électorat de droite hostile à une adhésion de la Turquie… Il pourrait même ajouter que on n’aurait plus jamais recours au verdict du peuple pour tout ce qui concerne les actes européens. Il n’est pas utile dans ces cas de réveiller de mauvais souvenirs.
Mais je déblogue…
Edouard Balladur la dit et semble d'ailleurs prêt, sans aucune retenue, à hâter ce changement qui fera frémir les Gaullistes. Dans une interview au " Monde ", le président du Comité évoque en effet, ni plus ni moins que " la suppression de la responsabilité du gouvernement devant le Parlement ". Jugeant la Constitution " ambiguë " sur le rapport entre président et Premier ministre, il explique : " L'article 20 prévoit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation, alors qu'en fait c'est le président qui la détermine, mais c'est le gouvernement qui en est responsable devant le Parlement, alors que le président, lui, ne l'est pas ". Et d'ajouter : " Pour manifester au président qu'elle n'est pas satisfaite de l'action qui est la sienne, l'Assemblée ne peut s'en prendre qu'au Premier ministre, qui n'est pas celui qui décide en dernier ressort. " Et il sait de quoi il parle. Là encore Fillon a apprécié ce constat qui le dédouane sur sa responsabilité et qui dans le fond correspond parfaitement à la situation dans laquelle il se trouve.
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Mardi 25 septembre 2007
Ce qui est présenté dans les chroniques de L’AUTRE QUOTIDIEN depuis des mois vise à démonter le système de l’opinion dominante créée et entretenue par les médias dominants. Ils assemblent les faits d’actualité afin d’offrir à leur clientèle ce qu’elle attend. Une démonstration permanente que l’actualité devient un produit comme un autre, plus ou moins commercialisable. Il faut bien avouer que ce rôle caricatural d’un système extrêmement structuré convient parfaitement à une société des certitudes galopantes. On croît plus que l’on analyse. On admet plus que l’on apprécie. On ignore plus que l’on veut savoir. Nicolas Sarkozy, brillamment conseillé, vit sur ce contexte qui permettant l’auto valorisation par simplement l’omniprésence. Rares sont ceux qui se révoltent face à cet abus de position dominante. En effet, pour les raisons énoncées ci-dessus la tentation est grande de renoncer au combat par simple affaiblissement de la culture citoyenne. Toutes les initiatives sont donc les bienvenues.
Une association lancée en juillet, le « Rassemblement pour la démocratie à la télévision » (RDT), a incité début septembre, par le biais d'un communiqué, les rédactions à participer à une « journée nationale sans Sarkozy dans les médias »… le 30 novembre. Soit un an tout juste après l'annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Donc, dans l'idée que cette journée devienne « une grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse », « pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir, ce jour-là, des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien, s'il vous plaît ». Une respiration dans le monde oppressant de médias sous influence
Le RDT, présidé par un sociologue de 52 ans, Pierre Bitoun, encourage vivement les citoyens à diffuser l'appel. Basée à Tours, l'association revendique une centaine de membres, dont 64 fondateurs depuis sa création en juillet dernier. Elle se définit comme « indépendante de toute organisation politique, propose une action novatrice, ambitieuse, qui touche au cœur même du système d'influence : les sondages (interdire leur réalisation dans les trois mois précédents un scrutin électoral) et les journaux télévisés (démocratiser les journaux de TF1 et France 2) ». Des tâches incroyablement utopique qui auraient pu être déterminées par des partis politiques dynamiques et non usagers du système que condamne cette prise de position tant elles relèvent du civisme le plus élémentaire. D’ailleurs le Parti socialiste a décidé de réagir face à ce monopole de l’image destiné à vendre du Sarkozy comme on vanterait les mérites d’une lessive lavant plus blanc que blanc.
Même ma petite fille Léa, me confiait, l’autre matin, dans la voiture, en allant à l’école, en entendant France Infos, avec la vérité des remarques des enfants de 5 ans : « Ce Nicolas Sarkozy on le voit partout. J’en ai assez. Il est même sur la télé dans la véranda ! » J’en suis resté muet car je ne lui avais jamais parlé d’un personnage qu’elle n’a pas encore besoin de connaître et d’apprécier.
Le directeur de cabinet de François Hollande l’a entendue car il a annoncé, hier, l'envoi imminent d'un courrier du PS au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) afin de lui demander de tenir compte de « l'omniprésence » de Nicolas Sarkozy dans les médias. Lors d'un point presse, Stéphane Le Foll a indiqué « qu'une lettre de François Hollande va être adressée au CSA concernant l'expression dans les medias, car la règle des trois tiers équilibrée entre gouvernement, majorité et opposition est totalement bouleversée par le Président de la République. Ce dernier n'est pas comptabilisé dans cette règle, alors même qu'il est omniprésent et occupe tout l'espace médiatique, à l'image de la semaine dernière". 
CHAINES REQUISITIONNES
Dans un communiqué, le député socialiste Didier Mathus écrivait que « la semaine qui s'achève aura marqué un paroxysme dans l'accaparement des médias par le président de la République". Jeudi soir « les deux principales chaînes ont été réquisitionnées pour permettre à M. Sarkozy de commenter sa propre action pendant 50 minutes à l'heure de plus grande écoute », critiquait-t-il. La situation est véritablement de ce genre puisque jamais personne n’est conduit à apporter la moindre contradiction aux propos d’un homme politique débarrassé désormais de tout complexe. Il considère que la France médiatique est à son service puisque quasiment tous ceux qui la possèdent sont des proches, des « frères », des « amis », des « partisans » et que les autres soumis au diktat économique finissent tôt ou tard par disparaître.
« Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes? », ironisait le député PS, dénonçant une « dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes ». Il n’a pas tort : la lettre directe aux enseignants témoignent de cette volonté d’aller jusqu’au plus près sans que soit clairement définie la frontière entre l’information collective et la propagande personnelle. La situation « pose donc désormais un problème clair pour l'équilibre de l'expression démocratique dans notre pays", estimait Didier Mathus, en jugeant que « le CSA devait réagir ». A moins qu’il soit d’une désarmante naïveté, ce député sait bien que son exigence ne sera absolument pas respectée.
Didier Mathus poursuivait : « Si le Président de la République se comporte désormais en chef de la majorité, monopolisant les antennes selon son bon vouloir, alors le CSA doit prendre des décisions pour imposer un retour à un minimum d'équité et de pluralisme dans l'expression publique ». Didier Mathus rappelait avoir déjà interrogé le CSA en juillet dernier… sans aucune réponse précise !
Le CSA signale d’ailleurs pour qu’il nourrisse pas trop d’illusion pour sa part sur son site internet qu'il ne prend pas en compte les interventions du président de la République pour l'équilibre des temps de parole, « car celui-ci ne peut être assimilé à aucune des catégories donnant lieu à un décompte (gouvernement, majorité parlementaire, opposition parlementaire, autres formations) ». Circulez il n’y aura que Sarkozy à voir !
FAITS GRAVES ACCUMULES
Les syndicats de journalistes ont appelé hier au sursaut une profession en proie, selon eux, à un profond malaise et veulent mobiliser pour défendre l'indépendance des rédactions et le pluralisme de la presse qu'ils jugent « extrêmement menacés ».
« Jamais la profession ne s'est aussi mal portée depuis 1946 », a estimé David Larbre, représentant du Syndicat national des journalistes (SNJ, majoritaire), au cours d'une conférence de presse réunissant (fait extrêmement rare) l'ensemble des syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SPC-CFE-CGC, SJ-FO).
Enumérant longuement les « faits graves » qui se « sont accumulés au cours des derniers mois », il a dénoncé pêle-mêle le refus de la direction du JDD de publier une information sur Cécilia Sarkozy, une « censure » à la Tribune sur un sondage concernant Nicolas Sarkozy, « l'intervention du cabinet du ministre de l'Education nationale pour faire modifier un article de l'AFP », la perquisition des locaux du Canard Enchaîné, la nomination d'un proche du président de la République à TF1 ou la tentative du propriétaire de La Tribune, LVMH, de racheter les Echos.
Pour les syndicats, cette dernière situation, « inédite en France », est le symbole de la « dérive actuelle »« une majorité des organes de presse sont détenus par des industriels, qui ont des liens très étroits avec le pouvoir ». Si ce sont eux qui le disent et pas moi probablement seront-ils davantage crédible bien que j’ai au moins 20 ans de recul sur les sujets évoqués !
« Si vous travaillez chez LVMH, chez Bouygues, chez Lagardère, vous êtes de plus en plus surveillés, sur certains dossiers, votre papier va être lu, relu, parfois (...) modifié », a estimé M. Larbre. Or, cette « dérive » intervient dans un contexte de « précarisation galopante des journalistes, dont 20% sont au chômage et 30% vivent de piges », ont souligné les syndicats. « Les plans sociaux se multiplient, notre statut est attaqué extrêmement violemment, les journalistes ont de plus en plus de mal à faire leur travail », ont-ils déploré.
Rappelant que « deux tiers des Français n'ont pas confiance dans les journalistes », selon des sondages, Dominique Candille (SNJ-CGT) a lancé : « il faut que la profession se mobilise pour qu'elle cesse de jouer, souvent malgré elle, les faire-valoir du président de la République ou des patrons de presse ». Ouf on a cru que les présentateurs et els rédactions des Jités nationaux étaient représentatives d’une profession. Heureusement que derrière les écrans il y a parfois une poignée d’irréductibleS qui cherchent au minimum à ne pas suivre l’opinion dominante qui fait leurs ventes et leur audimat. Ils tentent désespérément de faire vivre une certaine idée de leur métier . « Il faut qu'on dise qu'on veut faire notre métier, mais que les contraintes économiques et politiques sont telles qu'on ne peut pas bien le faire! », a-t-elle plaidé.
DES GARANTIES STATUTAIRES
Unis pour la première fois depuis quinze ans, les syndicats de journalistes travaillent depuis juillet pour obtenir l'annexion à la convention collective des journalistes des chartes internationales garantissant l'éthique professionnelle et, surtout, une disposition législative « garantissant l'indépendance juridique des rédactions ».
Ils présenteront des « propositions concrètes » en ce sens lors d'un meeting à Paris. Les syndicats planchent sur le dossier avec le groupe socialiste et le groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), mais ont indiqué attendre également des réponses des groupes parlementaires UMP et Nouveau Centre. « Ce serait extrêmement grave s'il n'y avait pas de réponse positive de la part de la majorité » sur le sujet, ont-ils averti.
Ils ont, à cet égard, dénoncé le silence de la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, qu'ils ont demandé à rencontrer à plusieurs reprises depuis son entrée en fonction, sans obtenir de réponse, selon eux.
Les syndicats appellent également l'ensemble de la profession à manifester devant l'Assemblée nationale le 5 novembre dans le cadre de la journée d'action européenne pour les droits des journalistes. Un rassemblement auquel sont aussi appelés les citoyens, « sans qui on ne pourra rien changer ». Et c’est là que ces pauvres syndicalistes sont des utopistes. Les citoyens dont ils attendent un soutien se moquent pas mal de savoir qui tire les ficelles dans un quotidien, un hebdo ou un journal télévisé. Ils absorbent la bouillie pré mâchée qu’on leur fabrique car elle ne réclame aucun effort que celui de l’installation sur le canapé. Depuis maintenant des années je mets en œuvre la fameuse démocratie participative que semble réclamer les gens bien pensants. Des dizaines d’heures de ma vie consacrée au dialogue, à l’information directe, à la pédagogie citoyenne pour… des résultats sans commune mesure avec un passage à la télé dans une émission de divertissement.
Les journalistes oublient que nous sommes dans la société de la facilité. On adore le « tout prêt » dans tous les domaines de telle manière que l’on puisse transposer la responsabilité sur le fabricant. Il en va de même dans le domaine de l’information. Inutile de penser que les citoyens vont aller chercher autre chose que ce qu’on leur amène sur un plateau de télé ou à la une d’un tabloïd people. Il leur faudra d’abord convaincre pour devenir crédibles… Tenez jeudi nous donnons une conférence de presse avec Martine Faure députée socialiste pour présenter aux médias départementaux une autre vision que celle sarkoziste de la rentrée… Je vous dirai combien de journalistes se sont déplacés pour entendre et transmettre une autre version de la vie présente. On reparlera ensuite de la mobilisation au service d’une certaine idée du journalisme.
Mais je déblogue…
 
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
Lundi 24 septembre 2007
Désormais nous y sommes habitués : Nicolas Sarkozy a un avis sur tout. Il suffit d’une éternuement quelque part pour qu’aussitôt il surgisse pour apporter une réponse péremptoire jamais vérifiée faisant l’effet d’un cautère sur une jambe de bois. Il passe, cause, repart et promet des mesures spectaculaires qui n’arrivent qu’en vrac avec des aberrations désastreuses. Tout cet été il a fait un festival d’effets d’annonces ou de gestes, symboliques de son mépris pour les réalités. Il vit dans le monde sarkoziste virtuel des jeux de rôles. La planète s’effondre financièrement et lui s’installe dans un villa un palace aux Etats Unis, temple du billet vert. Il plante le décor d’un acte d’allégeance pur et simple à Bush alors que jamais ce dernier n’a été aussi catastrophique. Il va faire ses joggings pour les caméras au pays du dollar quand l’Euro court vers le gouffre entraînant avec lui tous les espoirs de croissance qui avaient été annoncés à grand coups de menton !
En effet, le seul événement sur lequel le Président Premier Ministre reste très peu prolixe c’est bel et bien sur le sujet de la hausse constante de la monnaie européenne. Un lettre sur la crise financière à son ex-copine Angela aura constitué avec quelques phrases à l’emporte pièce la seule doctrine en la matière. Dans l’immédiat il a revêtu sa tenue de chasse : chasse aux immigrés et chasse aux fonctionnaires ! Il canarde dans tous les coins car il sait que l’opinion dominante préfère en effet les proies faciles aux gibiers inatteignables. Même son " collaborateur " installé à Matignon avoue que le pays va devenir bientôt totalement ingouvernable tant il souffre financièrement de tous cotés (déficit record de la Sécu ce matin), après maintenant plus de 5 années consécutives de gestion ultra libérale dogmatique. " La faillite " dont cause Fillon vise certainement celle de ces trois premiers mois de présidence sarkoziste et dont il commence à prendre ses distances afin d’éviter d’assumer des décisions prises à l’Elysée.
Or, vendredi, François Fillon, en visite en Corse a affirmé à Calvi : " Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer ". Il a oublié que le même jour le dollar franchissait la barre de 1,40 pour un petit Euro ce qui donnait encore moins de crédibilité à la méthode Coué voulant que la croissance permette de remettre au " vert " tous les feux qui clignotent. Aussitôt le président a réagi. Pas celui de la France mais celui de la Banque centrale européenne. Jean-Claude Trichet, a jugé qu’effectivement les " finances publiques françaises sont en très grande difficulté ", hier sur Europe 1, et que le premier ministre français avait eu " raison de le souligner ". en termes de niveau des dépenses publiques, alors " qu'il y a 8 ans, ils étaient tous devant nous, ces Scandinaves ", a ajouté M. Trichet. La situation des finances publiques françaises est " évidemment un poids très lourd pour l'économie ", a-t-il poursuivi. Sur le cours de l’Euro qui relève de sa responsabilité il reste beaucoup plus discret et met en garde contre les ingérences politiques réclamées, maintenant, même ceux qui condamnaient farouchement cette proposition de tenants du non au traité européen !
" Nous battons les Finlandais, les Danois ",
LA RESIGNATION PREND LE POUVOIR
On ne saurait trouver en effet pire exemple de la résignation qui caractérise l’idéologie libérale dominante que celui de la parité entre l’euro et le dollar. Pour ne rien faire, banquiers centraux, hommes politiques, experts et journalistes " bien pensants " enchevêtrent trois types d’arguments de nature différente, mais qui sont également faux, pour qui se donne le temps de la réflexion : il ne faudrait rien faire ; on n’aurait pas le droit d’intervenir ; on n’aurait pas les moyens d’intervenir. Pourtant tout est faux et il est temps de réagir car la catastrophe menace.
Les 12 économies de la zone Euro connaissent ainsi une quasi-stagnation depuis 2001, que traduisent la remontée du chômage et de la pauvreté, malgré toutes les manipulations statistiques dont la France est l’exemple le plus tonitruant. Alors que le reste du monde (y compris les pays européens non adhérents à l’Euro) repart, nous continuons à faire un dangereux sur-place pour deux raisons : nous nous sommes privés de tout instrument de relance, en abandonnant la politique monétaire à la Banque Centrale européenne et en renonçant à la politique budgétaire, du fait d’un Pacte de stabilité stupide, certes " suspendu ", mais dont les méfaits se prolongent.
La France n’a aucun espoir à court terme de relance du commerce extérieur car c’est précisément ce que la baisse record du dollar vient de contrecarrer : les marchandises du reste du monde, qui suivent plus ou moins les évolutions du dollar (notamment celles de la zone asiatique par exemple), deviennent trop compétitives pour celles de nos douze pays, ce qui restreint nos débouchés, aussi bien sur le marché intérieur (hausse des importations) que sur les marchés mondiaux (baisse des exportations). C’est évidemment exactement le contraire pour les USA, et on comprend que l’administration Bush encourage plus ou moins discrètement la dévalorisation de sa monnaie, comptant sur ce stimulant pour renforcer la reprise économique dans son pays, avant les élections de novembre prochain. Nicolas Sarkozy sûrement en difficulté avec son hot-dog ou son hamburger a oublié d'en causer avec son pote George.
DES MESURES DE FACADE
Même chez Airbus, l'un des fleurons de l'industrie française et européenne, on tire ouvertement la sonnette d'alarme. " Si l'euro devait continuer à monter à 1,45 dollar, ce serait un milliard d'euros d'efforts supplémentaires à trouver " pronostiquait ainsi fataliste, Fabrice Brégier, directeur général délégué d'Airbus.. Ce dernier rejoint là en fait… Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, pour qui ce différentiel entre les deux monnaies fait courir " des risques d'asphyxie " aux entreprises nationales. Pendant ce temps le Président se délecte de la réforme des régimes spéciaux et de la suppression programmée d’un poste de fonctionnaire sur deux partant en retraite… tout en signant un chèque en blanc sur une revalorisation des statuts des " survivants ". Son annonce aura eu un effet immédiat : jamais on a constaté dans les services publics visés autant… de demandes de départs en retraite sur les bases actuelles, ce qui, on s’en doute va nettement améliorer la situation des caisses de répartition ! Les partants ne cotiseront plus mais en revanche feront valoir leur droit de prélèvement sur des régimes déjà déficitaires. Mais du moment que ça fait plaisir à l’opinion dominante c’est intéressant pour l’image ! On cache la misère par la polémique.
Rien ne décrit donc mieux le degré de résignation qui caractérise les milieux politiques européens que le principe nettement faux que depuis le traité de Maastricht, les gouvernements auraient perdu tout droit d’intervenir. Ce traité avait sans doute bien des défauts, mais la façon dont ses anciens partisans le chargent aujourd’hui démagogiquement de toutes leurs impuissances, pour tenter de calmer une opinion qui a quelques raisons de tomber dans l’euro-scepticisme, ne rend pas service à la construction européenne. Il suffit pour s’en convaincre de lire l’article 111 du Traité (alinéa 2) : " Le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, soit sur recommandation de la Commission et après consultation de la BCE, soit sur recommandation de la BCE, peut formuler les orientations générales de politique de change vis à vis de ces monnaies. Ces orientations générales n’affectent pas l’objectif central du Système Européen de Banques Centrales, à savoir le maintien de la stabilité des prix ". C’est d’ailleurs ce qui s’est produit, au mois de janvier, quand à quelques jours d’intervalle la BCE et l’Eurogroupe (qui réunit les ministres des Finances des 12) ont publié un communiqué pratiquement identique, s’inquiétant pour la première fois de la " volatilité excessive " des parités. Le problème est que cette prise de conscience est bien tardive et surtout n’est encore accompagnée d’aucune mesure convaincante.
DONNER DE LA VOIX ET DES EUROS
Trois moyens sont classiquement avancés pour qu’une zone influence la parité de sa monnaie et évite qu’elle tombe trop bas ou dépasse une hausse acceptable. Par ordre d’efficacité croissante, on trouve d’abord les déclarations des autorités officielles, qui peuvent calmer les spéculateurs, si ces derniers ont la conviction que les autres moyens seront mobilisés en tant que de besoin. On attend celles de Nicolas Sarkozy ou celle de Christine Lagarde préoccupés par d’autres enjeux.
Le second moyen est celui de la baisse du taux d’intérêt : dans la situation actuelle, la marge d’espoir de voir Jean Claude Trichet et ses collègues aller dans ce sens est extrêmement faible car ils sont obsédas par l’inflation ! Il est donc peu vraisemblable qu’une baisse de 1% de la rémunération des avoirs détenus en euros suffise à en détourner des spéculateurs, qui font des gains en capital de plusieurs dizaines de " pour cent " avec le niveau actuel de parité ! 
Il reste alors le troisième moyen, de loin le plus puissant, celui-là même qu’emploie depuis 1999 la Banque centrale du Japon : l’intervention directe sur le marché des changes, achetant des dollars, sous la forme d’emprunts d’État ou la fourniture via la planche à billets de tous les Euros souhaités par les spéculateurs. Les libéraux soutiennent encore que cela ne saurait suffire, au motif que les échanges d’actifs financiers sont très supérieurs aux réserves des banques centrales. Cet argument très répandu est particulièrement stupide, d’abord, parce que la grande masse des actifs financiers qu’on inclut dans un tel calcul ne servent pas à spéculer sur les marchés des changes. Ils oublient également cette réalité élémentaire que si elle le veut, l’euro étant attaqué à la hausse, qu’il suffirait à la BCE d’en fabriquer autant qu’on en demande, et que ce pouvoir est évidemment illimité !
La vraie raison du renoncement actuel est purement politique : une bonne partie, si ce n’est la plupart, des gouvernements de la zone euro ne veulent pas ou n’osent pas s’opposer au gouvernement de Bush, qui entend se faire réélire, à l’aide d’un dollar faible. Tant pis, pour l’emploi, les exportations, les industries européennes et la " faillite " de la France ! En espérant devenir la meilleur ami de Bush Nicolas Sarkozy a fait le pari risqué que les Américains pourraient donner un coup de pouce à l’économie française. 
Absurdité totale quand on sait combien chez eux, l’économie l’emporte sur tout le reste et que rien ne sera fait pour détruire une parité dollar-euro qui avantage considérablement les multinationales planétaires. Aujourd'hui rien ne peut empêcher la course folle de l’Euro voulue par nos amis américains que Sarkozy va saluer demain avec déférence et respect.
Mais je déblogue…
par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
 

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Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan :   "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.

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