L'Autre Quotidien page d'accueil

 

MAIS JE DEBLOGUE...

"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire.

C'est une intoxication indolore".

J. C. Guillebaud

Responsable de la Publication :  jmdarmian@club-internet.fr

Lundi 24 mars 2008

La flamme olympique n’éclaire plus le monde de la manière dont le souhaitait le Baron Pierre de Coubertin. Nous ne sommes plus en effet dans un siècle des lumières mais plu sûrement dans celui d’un obscurantisme rampant. Le mythe olympique, car il s’agit bel et bien d’un mythe et non d’une réalité, a du plomb commercial et politique dans les ailes. La blanche colombe s’envolant au-dessus d’un site hanté par les Dieux de l’Olympe sert de cible à tous les tireurs d’élite de la planète.

" La force de l’olympisme est la puissance de la dramaturgie contemporaine " explique Jean Pierre Augustin professeur à l’université de Bordeaux 3. Le mythe sacralise les jeux. Ce mythe met en scène l’épopée de l’Homme sur notre planète. Elle se perçoit parfaitement dans les cérémonies d’ouverture des jeux qui revête une importance symbolique destinée à effacer les différences sociales pourtant terribles existant sur la planète. Si les pays se battent pour obtenir ce moment planétaire c’est souvent pour faire oublier leurs turpitudes liées à un régime discutable, une pratique sociale discutable, un comportement écologique discutable. Ils veulent se conférer une virginité par le feu : celui de la flamme olympique.

Le second volet de l’olympisme se traduit par la force politique d’une gouvernance mondiale que la politique est incapable actuellement d’imposer en raison du système de fonctionnement de l’ONU. Toutes les nations sont inscrites aux Jeux Olympiques et donc peuvent se rassembler en faisant semblant de se respecter. C’est la seule organisation internationale qui réunit les 200 nations du monde.

Le troisième point fort de ce mouvement sportif est ostentatoire grâce à une médiatisation outrancière de ses compétitions dont certaines n’oint véritablement qu’un intérêt extrêmement limité. Les J.O demeurent la seule grande manifestation de la planète. Ce phénomène est largement amplifié avec l’essor des retransmissions télévisées qui inondent les chaumières, les cases, les igloos ou les appartements. C’est ce barnum que les nations (voire les nationalistes) s’arrachent à prix d’or pour en tirer un bénéfice en terme d’image.

QUATRE PERIODES DIFFERENTES

L’historique de l’olympisme se classe en quatre grandes périodes. La naissance à la fin du XIXème siècle, grâce au combat de Pierre de Coubertin, qui n’a pas lâché prise devant les Anglais mais qui n’a pas toujours été aussi clair qu’on le prétend dans la " légende " sur ses objectifs.

La deuxième époque surgit pendant l’entre-deux guerre. Le communisme affronte les fascismes. L’URSS refuse l’olympisme, le considérant comme une vitrine de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Elle décide donc de créer des jeux " parallèles " plus populaires (ou populistes, exactement). En revanche, les fascismes investissent l’olympisme (1936, les J.O de Berlin, où les équipes doivent défiler avec le bras levé, si les jeux J.O auraient eu lieu en 1940 ils se seraient déroulés au Japon, etc.).

On en connaît les conséquences

La troisième période apparaît avec l’après-guerre. L’URSS décide de rentrer dans l’olympisme. Son entrée se fait à Helsinki. Elle y envoie énormément d’athlètes féminines, pour insister sur l’idéologie d’égalité. Après la chute du mur, une quatrième phase naît. L’olympisme est alors accaparé par l’économie qui l’exploite sans vergogne au nom de la mondialisation galopante. Enfin, les jeux olympiques mettent en évidence un autre point très important en géopolitique actuelle : la domination des pays du Nord sur ceux du Sud. Tous les pays ne sont pas à égalité et les JO le démontrent amplement. Depuis près de 20 ans, pour tenter de remédier à ces déséquilibres patents, les pays francophones ont instauré les " jeux de la francophonie " et les anglophones ceux du Commonwealth. Les pays du Sud sont aussi nombreux que ceux du Nord. De plus l’organisation se fait en alternance. Une fois sur deux, ils se déroulent dans un pays pauvre (sur les quatre jeux de la francophonie, un a eu lieu à Madagascar et un autre à Niamey) mais ils sont encore très éloignés de la notoriété olympique. On peut même craindre que les difficultés économiques actuelles de la France et des autres pays européens finissent par " tuer " cette alternative peu populaire !

La cérémonie d'allumage de la flamme olympique a lieu aujourd’hui, sur le site d'Olympie, en Grèce. Les images ont bien entendu été vendues aux partenaires privilégiés. Le porte flamme n’a pas encore de logos mais ça ne saurait tarder. Gazprom ou GDF vont s’intéresser de près à l’énergie de cette flamme portée de mains en mains et qui va tenir lieu de fil conducteur à la vie sportive. En raison d'un temps couvert, la torche n'a pas été allumée à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition, mais par une flamme obtenue selon ce procédé il y a plusieurs jours, et conservée depuis lors.
L'allumage devrait se faire de la même façon car les prévisions météorologiques sur la région sont mauvaises, incitant les autorités grecques à avancer d'une heure la cérémonie, qui eu donc lieu à 9h 00 au lieu de 10h 00. Au cours d’un cérémonial ayant peu évolué depuis les JO de Berlin de 1936, lorsque cette manifestation eut lieu pour la première fois à Olympie, la flamme a été allumée par une " grande prêtresse " entourée de danseuses.
La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis. Il l’a confiée à la nageuse chinoise Luo Xuejuan, médaillée d'or la même année, lançant un relais de 137.000 km à travers les cinq continents jusqu'à son arrivée à Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux. En fait c’est ce jour là que se jouera la réalité de la mondialisation. Bine plus que les épreuves sportives, la cérémonie d’ouverture risque bel et bien d’être l’enjeu politique réel de ces JO. Les absences seront scrutées, les présences seront admirées. En effet on pourra être dans la vitrine ou éviter d’y être ! Difficile actuellement de prévoir quelle sera la position de Speedy Sarko alors que l’on connaît déjà celle de George W. Bush : il sera de la fête car ils e voit mal critiquer les Chinois pour leur intervention au Tibet alors que les troupes US ont envahi au nom des mêmes principes l’Irak ! Quant à la France son silence actuel s’explique pour plusieurs raisons. La France, membre comme la Chine du Conseil de sécurité de l'ONU, a besoin de soutien sur plusieurs question cruciales : le Darfour, le Liban, l'Iran, l'élargissement du Conseil de Sécurité et surtout qu’en Afrique les Chinois ont pris le contrôle d’une bonne part d’un continent sur lequel la France n’a plus d’influence forte comme autrefois.
Par ailleurs en novembre dernier, lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Pékin, Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, a signé un contrat faramineux: la vente de deux réacteurs de deuxième génération EPR à la Chine, contrat considéré comme le plus important de l'histoire du nucléaire civil. Et, dans la foulée, (vous ferez le lien) Areva est devenue partenaire officiel des Jeux Paralympiques de Pékin en 2008.L 'encre de Chine sèche lentement, c’est bien connu. Si Paris se montrait un peu trop critique, les autorités chinoises pourraient bien reprendre leur signature qui s’efface sans problème dans un pays où lé vérité commerciale d’un jour n’est pas celle du lendemain ! Alors que se multiplient donc les appels au boycott, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a estimé que les Jeux constituaient au contraire une opportunité d'ouverture pour la Chine.
" Nous pensons qu'en ouvrant la Chine au regard du monde à travers les 25.000 représentants des médias qui assisteront à la manifestation olympique, le pays changera. Les jeux Olympiques sont une force au service du bien "

Tout le monde va tenir le même langage en expliquant que le fait qu’ils soient des milliers à Pékin aux frais de leurs médias, des gouvernements, des fédérations, de l’organisation, choyés dans des hôtels de luxe construits à la hâte constitue une avancée positive pour les Droits de l’Homme en Chine ! On verra quand ils auront fini les agapes olympiques quelles seront les retombées… pour le Peuple !

"ON INVOQUERA COUBERTIN

" Cause toujours tu ne nous intéresses pas "

Il suffira alors de revenir aux fondamentaux : pour Coubertin, il s'agissait de magnifier aux yeux du monde la supériorité de l'Occident, et surtout de prouver dans le cadre des jeux, la perfection de " l'homme blanc ", autant sur le plan physique que spirituel. Pour cet homme d’une Droite pure et dure, la beauté des corps répondant à l'antique esthétique des athlètes grecs ne pouvait se retrouver que chez des compétiteurs Européens. Cette supposée perfection européenne devait donc se manifester de façon éblouissante par une supériorité de performances, cela au détriment des autres "races" considérées comme inférieures. " À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance ", se plaisait à alléguer sentencieusement notre preux humaniste de Coubertin, sûr de son fait. Sa vision on ne peut plus simpliste des peuples de la planète ne faisait guère place à la demi mesure : " Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! C'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. " (Cf son ouvrage : " Education anglaise "). Voici le véritable cadre idéologique de la renaissance des jeux Olympiques modernes : les femmes interdites d'accès, les Nègres, Indiens et autres métèques tolérés dans le rôle de faire valoir. On retiendra d'ailleurs que pour la troisième olympiade de 1904 à St Louis (USA), les compétitions furent organisées séparément, ceci en fonction de la "race" des compétiteurs. Les organisateurs américains considéraient en effet les Pygmées, Turcs, Syriens et autres Sioux comme des trublions exotiques, indignes d'être comparés à la fine fleur de l'athlétisme WASP (suprématie anglo-saxonne blanche).

Quant à Coubertin, malgré le succès grandissant des J.O modernes, il ne cessa de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l'éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Il y voyait un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition… Sur ces bases là il sera aisé de démontrer que ce qui se passe au Tibet n’est pas si grave que l’on veut bien l’écrire. L’important sera donc bel et bien de ne pas participer… à la cérémonie rituelle d’ouverture mais il serait bien étonnant que Nicolas Sarkozy et Carla aient le courage de se priver de ce moment de gloire !

Mais je déblogue…

 

La flamme olympique n’éclaire plus le monde de la manière dont le souhaitait le Baron Pierre de Coubertin. Nous ne sommes plus en effet dans un siècle des lumières mais plu sûrement dans celui d’un obscurantisme rampant. Le mythe olympique, car il s’agit bel et bien d’un mythe et non d’une réalité, a du plomb commercial et politique dans les ailes. La blanche colombe s’envolant au-dessus d’un site hanté par les Dieux de l’Olympe sert de cible à tous les tireurs d’élite de la planète.

" La force de l’olympisme est la puissance de la dramaturgie contemporaine " explique Jean Pierre Augustin professeur à l’université de Bordeaux 3. Le mythe sacralise les jeux. Ce mythe met en scène l’épopée de l’Homme sur notre planète. Elle se perçoit parfaitement dans les cérémonies d’ouverture des jeux qui revête une importance symbolique destinée à effacer les différences sociales pourtant terribles existant sur la planète. Si les pays se battent pour obtenir ce moment planétaire c’est souvent pour faire oublier leurs turpitudes liées à un régime discutable, une pratique sociale discutable, un comportement écologique discutable. Ils veulent se conférer une virginité par le feu : celui de la flamme olympique.

Le second volet de l’olympisme se traduit par la force politique d’une gouvernance mondiale que la politique est incapable actuellement d’imposer en raison du système de fonctionnement de l’ONU. Toutes les nations sont inscrites aux Jeux Olympiques et donc peuvent se rassembler en faisant semblant de se respecter. C’est la seule organisation internationale qui réunit les 200 nations du monde.

Le troisième point fort de ce mouvement sportif est ostentatoire grâce à une médiatisation outrancière de ses compétitions dont certaines n’oint véritablement qu’un intérêt extrêmement limité. Les J.O demeurent la seule grande manifestation de la planète. Ce phénomène est largement amplifié avec l’essor des retransmissions télévisées qui inondent les chaumières, les cases, les igloos ou les appartements. C’est ce barnum que les nations (voire les nationalistes) s’arrachent à prix d’or pour en tirer un bénéfice en terme d’image.

QUATRE PERIODES DIFFERENTES

L’historique de l’olympisme se classe en quatre grandes périodes. La naissance à la fin du XIXème siècle, grâce au combat de Pierre de Coubertin, qui n’a pas lâché prise devant les Anglais mais qui n’a pas toujours été aussi clair qu’on le prétend dans la " légende " sur ses objectifs.

La deuxième époque surgit pendant l’entre-deux guerre. Le communisme affronte les fascismes. L’URSS refuse l’olympisme, le considérant comme une vitrine de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Elle décide donc de créer des jeux " parallèles " plus populaires (ou populistes, exactement). En revanche, les fascismes investissent l’olympisme (1936, les J.O de Berlin, où les équipes doivent défiler avec le bras levé, si les jeux J.O auraient eu lieu en 1940 ils se seraient déroulés au Japon, etc.). On en connaît les conséquences

La troisième période apparaît avec l’après-guerre. L’URSS décide de rentrer dans l’olympisme. Son entrée se fait à Helsinki. Elle y envoie énormément d’athlètes féminines, pour insister sur l’idéologie d’égalité. Après la chute du mur, une quatrième phase naît. L’olympisme est alors accaparé par l’économie qui l’exploite sans vergogne au nom de la mondialisation galopante. Enfin, les jeux olympiques mettent en évidence un autre point très important en géopolitique actuelle : la domination des pays du Nord sur ceux du Sud. Tous les pays ne sont pas à égalité et les JO le démontrent amplement. Depuis près de 20 ans, pour tenter de remédier à ces déséquilibres patents, les pays francophones ont instauré les " jeux de la francophonie " et les anglophones ceux du Commonwealth. Les pays du Sud sont aussi nombreux que ceux du Nord. De plus l’organisation se fait en alternance. Une fois sur deux, ils se déroulent dans un pays pauvre (sur les quatre jeux de la francophonie, un a eu lieu à Madagascar et un autre à Niamey) mais ils sont encore très éloignés de la notoriété olympique. On peut même craindre que les difficultés économiques actuelles de la France et des autres pays européens finissent par " tuer " cette alternative peu populaire !

La cérémonie d'allumage de la flamme olympique a lieu aujourd’hui, sur le site d'Olympie, en Grèce. Les images ont bien entendu été vendues aux partenaires privilégiés. Le porte flamme n’a pas encore de logos mais ça ne saurait tarder. Gazprom ou GDF vont s’intéresser de près à l’énergie de cette flamme portée de mains en mains et qui va tenir lieu de fil conducteur à la vie sportive. En raison d'un temps couvert, la torche n'a pas été allumée à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition, mais par une flamme obtenue selon ce procédé il y a plusieurs jours, et conservée depuis lors.
L'allumage devrait se faire de la même façon car les prévisions météorologiques sur la région sont mauvaises, incitant les autorités grecques à avancer d'une heure la cérémonie, qui eu donc lieu à 9h 00 au lieu de 10h 00. Au cours d’un cérémonial ayant peu évolué depuis les JO de Berlin de 1936, lorsque cette manifestation eut lieu pour la première fois à Olympie, la flamme a été allumée par une " grande prêtresse " entourée de danseuses.
La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis. Il l’a confiée à la nageuse chinoise Luo Xuejuan, médaillée d'or la même année, lançant un relais de 137.000 km à travers les cinq continents jusqu'à son arrivée à Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux. En fait c’est ce jour là que se jouera la réalité de la mondialisation. Bine plus que les épreuves sportives, la cérémonie d’ouverture risque bel et bien d’être l’enjeu politique réel de ces JO. Les absences seront scrutées, les présences seront admirées. En effet on pourra être dans la vitrine ou éviter d’y être !
 Difficile actuellement de prévoir quelle sera la position de Speedy Sarko alors que l’on connaît déjà celle de George W. Bush : il sera de la fête car ils e voit mal critiquer les Chinois pour leur intervention au Tibet alors que les troupes US ont envahi au nom des mêmes principes l’Irak ! Quant à la France son silence actuel s’explique pour plusieurs raisons. La France, membre comme la Chine du Conseil de sécurité de l'ONU, a besoin de soutien sur plusieurs question cruciales : le Darfour, le Liban, l'Iran, l'élargissement du Conseil de Sécurité et surtout qu’en Afrique les Chinois ont pris le contrôle d’une bonne part d’un continent sur lequel la France n’a plus d’influence forte comme autrefois.
Par ailleurs en novembre dernier, lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Pékin, Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, a signé un contrat faramineux: la vente de deux réacteurs de deuxième génération EPR à la Chine, contrat considéré comme le plus important de l'histoire du nucléaire civil. Et, dans la foulée, (vous ferez le lien) Areva est devenue partenaire officiel des Jeux Paralympiques de Pékin en 2008.L 'encre de Chine sèche lentement, c’est bien connu. Si Paris se montrait un peu trop critique, les autorités chinoises pourraient bien reprendre leur signature qui s’efface sans problème dans un pays où lé vérité commerciale d’un jour n’est pas celle du lendemain ! Alors que se multiplient donc les appels au boycott, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a estimé que les Jeux constituaient au contraire une opportunité d'ouverture pour la Chine.

Tout le monde va tenir le même langage en expliquant que le fait qu’ils soient des milliers à Pékin aux frais de leurs médias, des gouvernements, des fédérations, de l’organisation, choyés dans des hôtels de luxe construits à la hâte constitue une avancée positive pour les Droits de l’Homme en Chine ! On verra quand ils auront fini les agapes olympiques quelles seront les retombées… pour le Peuple !

ON INVOQUERA COUBERTIN

" Cause toujours tu ne nous intéresses pas " pensent sûrement les Chinois. Ils savent pertinemment que les enjeux financiers sont tels que personne ne pourra courir le risque de boycotter cette manifestation. Les multinationales ont davantage de pouvoir que le conseil permanent de l’ONU. Les Fédérations sous perfusion des sponsors ne peuvent plus reculer. Les médias qui lorgnent vers le pactole que représentent la pub durant la durée des JO vont éluder le problème. Aucun pays n’ayant réellement la conscience tranquille en matière de Droits de l’Homme les Chinois sauront se montrer patient ! pensent sûrement les Chinois. Ils savent pertinemment que les enjeux financiers sont tels que personne ne pourra courir le risque de boycotter cette manifestation. Les multinationales ont davantage de pouvoir que le conseil permanent de l’ONU. Les Fédérations sous perfusion des sponsors ne peuvent plus reculer. Les médias qui lorgnent vers le pactole que représentent la pub durant la durée des JO vont éluder le problème. Aucun pays n’ayant réellement la conscience tranquille en matière de Droits de l’Homme les Chinois sauront se montrer patients !

Il suffira alors de revenir aux fondamentaux : pour Coubertin, il s'agissait de magnifier aux yeux du monde la supériorité de l'Occident, et surtout de prouver dans le cadre des jeux, la perfection de " l'homme blanc ", autant sur le plan physique que spirituel. Pour cet homme d’une Droite pure et dure, la beauté des corps répondant à l'antique esthétique des athlètes grecs ne pouvait se retrouver que chez des compétiteurs Européens. Cette supposée perfection européenne devait donc se manifester de façon éblouissante par une supériorité de performances, cela au détriment des autres "races" considérées comme inférieures. " À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance ", se plaisait à alléguer sentencieusement notre preux humaniste de Coubertin, sûr de son fait. Sa vision on ne peut plus simpliste des peuples de la planète ne faisait guère place à la demi mesure : " Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! C'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. " (Cf son ouvrage : " Education anglaise "). Voici le véritable cadre idéologique de la renaissance des jeux Olympiques modernes : les femmes interdites d'accès, les Nègres, Indiens et autres métèques tolérés dans le rôle de faire valoir. On retiendra d'ailleurs que pour la troisième olympiade de 1904 à St Louis (USA), les compétitions furent organisées séparément, ceci en fonction de la "race" des compétiteurs. Les organisateurs américains considéraient en effet les Pygmées, Turcs, Syriens et autres Sioux comme des trublions exotiques, indignes d'être comparés à la fine fleur de l'athlétisme WASP (suprématie anglo-saxonne blanche).

Quant à Coubertin, malgré le succès grandissant des J.O modernes, il ne cessa de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l'éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Il y voyait un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition… Sur ces bases là il sera aisé de démontrer que ce qui se passe au Tibet n’est pas si grave que l’on veut bien l’écrire. L’important sera donc bel et bien de ne pas participer… à la cérémonie rituelle d’ouverture mais il serait bien étonnant que Nicolas Sarkozy et Carla aient le courage de se priver de ce moment de gloire !

Mais je déblogue…

par Jean-Marie DARMIAN publié dans : ACTUALITE
recommander

Commentaires

L'important serait effectivement de ne pas participer aux jeux, mais je penses aussi qu'il faudrait une véritable prise de conscience des citoyens à grande échelle, qui devraient individuellement boycotter leur télévision et l'ensemble des médias (journaux, magazine...). N'oublions pas quand même que les entreprises audiovisuelles, de nombreux journaux (etc...) se foutent complètement des "droits de l'homme" et leur préfèrent "les droits de retransmission" et mieux encore s'accrochent aux chiffres de l'Audimat comme des vampires assoiffés... Alors imaginez un peu : des parts d'audience et des ventes des journaux  tellement ridicule qu'ils perdraient des millions par jour !!!... Imaginez leur tête !!! Pensez vous que les médias du monde en entier accepteraient de perdre autant...??  je crois même qu'ils ne resteraient pas jusqu'à la fin des jeux ...!!! en tout là ce serait la vraie victoire des Droits de l'Homme !!!  Je sais que c'est très utopique mais c'est clair et net dans mon esprit je ne regarderais pas les jeux et s'il le faut  je m'isolerais totalement en refusant toutes infos durant cette période . Il y a tellement de chose à faire de plus important !!!
commentaire n° : 1 posté par : FABRICE le: 24/03/2008 20:03:06
RSF a rendu cette cérémonie un peu moins indigne.

La flamme olympique va passer par la France aussi non ? ce sera peut être le moment de faire quelque chose ...

Pour le commerce il me semble que la chancelière allemande a reçu récemment le Dalaï Lama au grand damn des autorités chinoises et il ne paraît pas que le commerce sino-germain se soit affaibli depuis par rapport au commerce sino-français, bien au contraire !!! Donc mauvais argument.
commentaire n° : 2 posté par : youkaidi le: 24/03/2008 22:08:30
Il semble que même dans la gauche française, tout le monde ne soit pas d'accord sur le côté "dictature" de la Chine. Oui, par exemple, sur le blog "http://eldiablo.over-blog.org/" vous pourrez lire quelques textes expliquant que le Dalaï-lama est un monstre qui aime que son peuple soit esclave... C'est assez triste de voir que ce sont les mêmes qui sont pro-palestiniens et anti-israélien... Oui, d'un côté on défend un peuple parce qu'il souffre, et de l'autre, on en défend un qui opprime. Certains communistes ont une ouverture d'esprit très petite ! Oui, tout ce qui est "opposé" aux américains est "bon" et tout le reste est "mauvais" ! C'est dommage car cela nuit à la résolution de problèmes destructeurs pour l'Homme.
commentaire n° : 3 posté par : E.M. (site web) le: 24/03/2008 22:26:30
J'ai honte d'avouer que j'étais quasi ignorante en matière d'histoire de l'Olympisme, et que j'ai découvert, au travers de cette chronique, la personnalité de Pierre de Coubertin que l'on nous montre généralement sous un jour beaucoup plus flatteur...j'ai donc, comme d'habitude, beaucoup appris en lisant cette chronique.
Que pouvons nous faire pour soutenir les Tibétains et montrer notre volonté de voir enfin la Chine respecter les droits de l'Homme? Hélas, les intérêts économiques -et politiques - en jeu, ne nous permettent guère de rêver, je le crains. Un boycott, même s'il constitue la solution idéale, n'aurait de sens que s'il pouvait emporter l'adhésion de toutes les nations....et nous savons déjà que ce ne sera pas le cas. L'absence des chefs d'états et de gouvernement à la cérémonie d'ouverture honorerait ceux qui la décideraient. Mais pouvons nous espérer que notre Président envisagera une seule seconde de renoncer à paraître à ce grand spectacle médiatique comme il les aime tant!
Il y avait aussi la solution du brassard vert, aux couleurs du Tibet , qu'auraient pu porter les athlètes des pays démocratiques en signe de protestation. C'était la solution proposée par la Ligue des Droits de l'Homme : mais le CIO s'y oppose au prétexte que ce serait une manifestation "politique".
Les JO sont devenus une affaire de fric, et la défense des Droits de l'Homme est renvoyée au second plan.
Et dire que l'on va célébrer en décembre prochain le soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme que le monde doit au niçois René Cassin !
commentaire n° : 4 posté par : Annie PIETRI le: 24/03/2008 23:47:20

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Adresse de trackback pour cet article :

http://ann.over-blog.com/trackback.php?ref=117549&ref_article=18042235
ajouter un commentaire créer un trackback  

REJOIGNEZ NOUS

Inscription à la newsletter

LES "UNES"

Aux commentateurs… Tous les commentaires sont les bienvenus, sauf les propos grossiers, racistes ou hors sujet qui seront exclus.

AU JOUR LE JOUR

Jean Louis Bianco (PS) à propos de l'envoi de troupes françaises en Afghanistan :   "Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.

Catégories

GRAINS DE SEL

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus